Catégorie : Transition écologique

SIVOM : Révélation sur le centre de méthanisation !

Lors du conseil communautaire du 7 avril 2022, Guy Geoffroy, président du SIVOM, nous a fait une révélation étonnante qui permet de mieux comprendre le coût du traitement des ordures ménagères sur notre portefeuille…

Un fleuron en manque de matières premières et de clients !

Le SIVOM, c’est le « bébé » de notre maire. Le centre de traitements de compostage et de méthanisation de Varennes-Jarcy est pour lui un objet d’orgueil qu’il ne cesse de mettre en avant. Pourquoi pas !

Le Journal du tri, n°64, été 2022, P.8

Et pourtant, l’histoire de ce centre, né en 2006, n’a pas été des plus joyeuses avec entre autres, en août 2013, un incendie retentissant qui a détruit cet équipement très novateur. Cet incident permettra la réalisation d’importants travaux afin d’augmenter la capacité de traitements des déchets. En janvier 2016, doté de trois broyeurs, le centre de tri-méthanisation-compostage est la seule usine de ce type de la région Ile-de-France.

Le Journal du tri, n°64, été 2022, P.8

Les objectifs de ce centre ont été rapportés par la presse locale et le site internet du SIVOM. D’après ces sources, les nouvelles capacités de traitement devaient permettre de répondre aux besoins des entreprises et syndicats voisins qui gèrent la collecte et le traitement des déchets. Autrement dit, ce centre devait, par sa dimension régionale, être capable de traiter de très grandes quantités d’ordures ménagères.

La réhabilitation permettra également la mise en service d’une ligne de traitement spécifique afin d’accueillir, dès le 1er janvier 2016, l’apport de déchets organiques de gros producteurs comme les restes de cantines des établissements scolaires de la Région Ile-de-France ou encore des déchets de marchés et de l’industrie agroalimentaire.

SiVOM, ACTU, 7 Octobre 2016

Or, depuis deux ans que nous consultons le très succinct rapport annuel du SIVOM qui est présenté au conseil municipal, c’est cette capacité d’accueil et de traitement qui nous a fait douter du bien fondé de tels objectifs. Et l’intervention de Guy Geoffroy a conforté notre analyse. N’aurait-il pas les yeux plus gros que le ventre ? A moins que ce ne soit l’inverse…

Sur les 3 digesteurs de déchets ménagers de Varennes-Jarcy, 1 seul est utilisé à l’heure actuelle pour nos besoins propres et pour les 18 000Tonnes venant des 6 autres communes

Intervention de Guy Geoffroy au Conseil communautaire du 07/04/2022

Ainsi, les équipements qui ont été mis en place au SIVOM avant même la création de GPS étaient totalement surdimensionnés. A tel point que les 18 000 Tonnes du syndicat SMITOM LOMBRIC provenant des communes de Cesson, Lieusaint, Nandy, Réau, Savigny-le-Temple et Vert-Saint-Denis ajoutées aux 44 000 tonnes des 15 communes de notre syndicat intercommunal, n’utilisent qu’un seul digesteur sur les trois prévus !

N’était-il pas possible, avant de décider d’un tel investissement, de procéder à une étude de marché et de faisabilité préalable ? Le président du SIVOM ne s’est-il pas laissé emporter par son attelage ?

Un surdimensionnement et un surcoût qui interrogent

Il ne s’agit pas dans cet article de faire une analyse critique du procédé et de la technologie de notre centre de méthanisation qui a des avantages reconnus par beaucoup de spécialistes. L’analyse porte plutôt sur la taille de ce centre de méthanisation et de compostage qui a couté très cher à la collectivité et donc aux citoyens.

Car ce centre n’accueille pas les restes de cantines des établissements scolaires de la Région Ile-de-France et encore moins les déchets de marchés et de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2006, seul un syndicat a répondu favorablement à la proposition de méthaniser leurs déchets.

L’offre renouvelée par Guy Geoffroy lors du conseil communautaire en dit long sur l’échec d’un tel modèle économique de GIGA centre, unique en Ile de France, qui ne fonctionne qu’à moins de 30% de sa capacité totale pour 250 000 habitants.

Intervention de Guy Geoffroy ,
CR du conseil municipal du 14/12/2020

Et que dire des conséquences écologiques pour les habitants d’un tel giga centre qui se situe géographiquement au cœur d’un hyphotétique développement ? Il faut imaginer qu’il faudrait les déchets de 500 000 habitants supplémentaires pour rendre totalement fonctionnel les trois digesteurs. Il faut songer aux nuisances qui seraient causées par le va et vient des camions qui apporteraient à Varennes-Jarcy des tonnes et des tonnes de déchets d’ordures ménagères de communes lointaines (poubelles vertes). Le bilan écologique ne serait pas fameux !

Rapport 2021 du SIVOM, P.56 = 62%

A cela s’ajouterait le transfert des refus de traitement vers un autre centre pour les incinérer. Ce qui est déjà le cas pour les 21 communes (20 000t/an vers Vaux-le-pénil).

Rapport 2021 du SIVOM, P.58

Quant au compost produit, seule une petite partie est aujourd’hui utilisée par les agriculteurs et les habitants dépendant du SIVOM. Le rapport du SIVOM ne donne aucun pourcentage précis mais il semblerait que la part vendue aux agriculteurs est très réduite.

Rapport 2021 du SIVOM, P.52

Que ferions-nous de tout cela si ce n’est de le renvoyer par camion vers les autres syndicats ou encore de procéder à un enfouissement.

Rapport 2021 du SIVOM, P.61

Enfin, ce surdimensionnement et le coût d’une telle installation interrogent également quant au curieux modèle de gestion financier qui est appliqué ici. Le coût par habitant est de près de 25% supérieur à la moyenne nationale. Rien que ça ! Et qu’en dit la Cour des Comptes ? Le graphique montre également que le coût du traitement des ordures ménagères est supérieur à la moyenne dans notre giga centre de méthanisation.

Rapport 2021 du SIVOM, P.66

Le candidat G. Geoffroy qui pense être le seul à pouvoir être un VRAI député, a oublié d’être modeste. Une fois de plus, nous ne pouvons que déplorer sa vision politique qui consiste à avoir la plus grosse…usine de traitement, la plus grosse mairie avec un bureau de ministre, la plus grosse piscine avec son bassin nordique chauffé à 28°C en extérieur…

Son modèle économique de giga centre de méthanisation est contestable. Nous pouvons légitimement nous demander si le bilan de ce centre entre dans les critères de la transition écologique ? Ne serait-il pas préférable de multiplier pour chaque syndicat intercommunal des structures à taille acceptable et plus écologiquement compatibles ? C’est ce que nous aurions proposé.

La coulée verte une nouvelle fois menacée !

Décidément, le maire ne l’aime pas beaucoup notre coulée verte ! Après avoir projeté, en catimini, de stériliser 2 100 m2 de la plaine centrale, près de la piscine, au moyen d’une dalle bitumée, la majorité municipale, qui, comme vous le savez, a brusquement fait machine arrière sur ce projet, persiste et signe. Voici qu’ils s’attaquent à présent, sans l’avoir crié sur les toits, à une autre partie de notre coulée verte : le parc de l’Abreuvoir !

Pourquoi s’attaquer une fois de plus à la coulée verte ?

Au cœur de cette nouvelle attaque ressurgit la question de la vente du centre de loisirs du Chêne et de la création d’un petit centre périscolaire dans l’enceinte de l’école du Chêne.

Depuis les interventions au conseil municipal du groupe « Agissons pour Combs », nos multiples articles sur cette question, nos informations auprès des familles, notre rassemblement devant la mairie, la majorité fait profil bas sur cette question mais continue d’agir dans l’ombre. Tout en maintenant son objectif de vendre un équipement public indispensable, elle a été contrainte de répondre aux critiques des parents et des personnels municipaux animant les centres périscolaires ou de loisirs…

Permis de construire :
plan masse au 1/500e de mars 2021 :
pas d’espace de jeux ni d’espace vert !

En effet, le maire et sa majorité, coupés des réalités et des besoins des enfants, n’avaient pas pensé une seconde que les enfants devaient pouvoir jouer et s’amuser en extérieur.

Une entrée près des poubelles :
La création d’un nouveau cheminement dans la trame verte
va permettre de ne plus passer près des poubelles !

La preuve la plus évidente est le positionnement du nouveau centre périscolaire. Les fenêtres et la porte d’accès sont tournées vers les bâtiments du groupe scolaire « Le Chêne » et non pas vers l’espace vert. Même le plus mauvais des architectes n’aurait pas osé faire une implantation de ce type sans y être contraint par le maître d’ouvrage (le client) et sans émettre de fortes réserves.

Un centre tourné vers l’école :
aucune fenêtre ni porte côté espace vert
et cela n’est pas modifiable !

Un projet incohérent dès le départ

C’est surtout la preuve que l’intention initiale était la suivante :

  • Limiter l’emprise au sol de ce centre en restant dans l’enceinte du groupe scolaire
  • Limiter les frais au maximum (pas de budget prévu autre que quelques plantations sur les côtés du nouveau bâtiment)
  • Vendre au plus vite le centre de loisirs pour remplir les caisses défaillantes

Or, nos mobilisations ont eu des résultats :

  • La vente a été retardée, subterfuge couramment utilisé pour très probablement faire oublier ce scandale
  • Un espace de jeux pour les enfants et suffisamment spacieux pour faire oublier celui du Chêne (7 000 m2) a été mis à l’ordre du jour
  • Un effort de communication a été provoqué, insistant sur le bien-fondé d’un tel projet et la prétendue grande vétusté de l’ancien centre.
Nouvel accès et nouvelles limites :
il ne restera de cette partie de la coulée verte
qu’un simple cheminement !

La seule solution pour réaliser un espace de jeux était alors de s’attaquer à la coulée verte en la réduisant de 3 000 m2. Après tout, cet espace restera vert et qui ira se plaindre de cela ? Nous ! Pourquoi ? Parce qu’il suffisait de rénover le centre historique du Chêne et conserver cet espace ouvert à tous les habitants et non plus seulement aux enfants du centre périscolaire quelques heures par jour.

La protection de la coulée verte est un enjeu majeur

Cette nouvelle attaque de la trame verte se fait une fois de plus alors que la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) aurait dû inciter le gel de tels projets (champs de foire, centre périscolaire …) et une mise entre parenthèse du bétonnage. Or c’est le contraire qui s’est produit dès le début de ce 5ème mandat. Celui qui se présentait en 2020 comme un « vrai maire » avec un vrai programme (et qui veut demain être un VRAI DÉPUTÉ !) multiplie les projets incohérents et se précipite pour signer un plan de Relance Logement avec l’État dont les effets vont être dévastateurs.

Espace vert dédié au centre périscolaire :
que va devenir cette allée en enrobé ?

La coulée verte est la colonne vertébrale de l’urbanisation de notre commune depuis les années 60/70, c’est à dire au moment de la création de la ville nouvelle. La ville rue qui s’étirait de l’église Saint Vincent à la gare s’est alors étendue vers le sud autour de cette coulée verte. C’est dire combien elle est essentielle, véritable poumon ouvert à tous les habitants. Elle nécessite que s’engage une véritable réflexion globale pour la mettre en valeur et y favoriser la biodiversité (et ce n’est pas les mini-forêts qui sont la solution). Ce débat doit avoir lieu lors de la révision du PLU mais il semble d’ores et déjà bien mal engagé.

Devenir de la première clôture
installée il y a peu ?

En effet, les débats sont déjà orientés par la majorité pour détourner l’attention et ne pas trop évoquer la trame verte. Pour la majorité le cœur de la ville est situé à la Coupole afin de justifier la réfection du parking de Lidl.

Venez participez à nos futurs réunions-débats !

Et pourtant, la trame verte est un enjeu majeur pour repenser la ville frappée de plus en plus durement par le réchauffement climatique. D’ailleurs, la protection de la trame verte a été au cœur des débats lors de la simple modification du PLU en 2018.

Il pourrait d’ailleurs être préjudiciable de généraliser la mise en place de cette trame de protection sur tous les espaces verts de la commune car cela conduirait à interdire tous travaux…

Position du maire et de sa majorité dans le rapport du commissaire enquêteur lors de la modification du PLU, Juin 2018, P.27

La position du maire et de sa majorité était déjà sans appel :

  • Refus de réviser le PLU pour se donner encore du temps pour bétonner sans contrainte alors que cela était une promesse depuis 2014
  • Refus de protéger la coulée verte en mettant en avant des arguments qui ont été dénoncés par le commissaire enquêteur
  • Refus d’entendre les remarques faites par les habitants
  • Vente de 1,5 hectare du parc Central

 Ces espaces méritent cependant une règle de protection

réponse du commissaire enquêteur à la position du maire sur la question de la protection de la trame verte (juin 2018, P.27)

Nous ne pouvons que regretter que le projet initial si mal réfléchi dès le départ oblige la majorité à chercher une solution palliative qui au final s’attaque une fois de plus à la trame verte. Nous aurions fait autrement, dans la concertation, en rénovant l’ancien centre. Il ne restera qu’un cheminement pour passer de la rue du Chêne à la rue de l’abreuvoir.

Afin de mieux protéger la trame verte, il faut que le maximum de citoyens participe à la réflexion sur la ville de demain. Nous vous invitons dès à présent à des ateliers et des réunions publiques qui débuteront en septembre après les vacances scolaires. Nous vous y inviterons bien évidemment.

Biodiversité : Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Pris en flagrant délit ! Lundi 28 mars, le Parc Central a longuement résonné du vacarme des tronçonneuses en pleine période de nidification et de reproduction de notre petite faune sauvage. Il serait pourtant si facile de ne pas être si destructeur et de faire autrement…

S’il vous plaît, pas d’élagage pendant la période de nidification !

L’information circule bien de nos jours. Aussi, devrions-nous tous être conscients que la biodiversité et les activités humaines ne font pas bon ménage. Nous devrions jouer sur le registre de la discrétion au contact de la nature qui peut être gravement perturbée par toute cette gamme de tronçonneuses, broyeuses et autres engins à moteurs thermiques que la technologie a mis à notre disposition et dont nous faisons grand usage que ce soit dans nos forêts, nos parcs publics ou nos jardins.

Élagage intempestif le 28 mars

Une sorte de trêve a cependant fini par s’instaurer parmi les forestiers, les professionnels des espaces verts responsables et les particuliers attentifs à la nature. Une trêve vertueuse qui se situe, chaque année, entre la fin du mois de février et le début du mois d’août. Période durant laquelle il faut éviter de toucher aux arbres et aux haies afin de respecter la période de reproduction de la petite faune sauvage. Dont les oiseaux.

A Combs-la-Ville, les ornithologues vous diront que nous sommes entrés dans cette période de reproduction et de nidification depuis déjà la mi-mars. Aussi est-ce avec étonnement que les usagers du Parc Central ont eu la mauvaise surprise, lundi 28 mars dernier, de constater la présence d’une entreprise d’élagage dans le parc. Cette entreprise, sans retenue, « nettoyait » les taillis et s’employait à abattre plusieurs arbres. Le vacarme ambiant aidant, les hôtes habituels de ces lieux – troglodytes, mésanges et autres pouillots véloces – avaient pris la fuite ! Ce 28 mars, en quelques heures, plusieurs couvées ont sans aucun doute été perdues…

Abattage :
une broyeuse en action et des arbres
qu’on abat en dépit de toute logique !

Proscrire le recépage ! !

Les taillis et les buissons sont importants pour les passereaux. C’est dans ces taillis et ces buissons – et non dans les arbres, comme on serait tenté de le croire – que 90 % des espèces d’oiseaux trouvent refuge et nourriture.

Recépage de noisetiers : les écureuils (et les promeneurs)
n’auront qu’à aller chercher leurs noisettes ailleurs cette année…

Au Parc Central, les entreprises intervenantes ont pris pour habitude d’effectuer des coupes très sévères dans ces taillis, ne laissant que des moignons de branches près du sol. On appelle cela, le recépage. Cette habitude témoigne d’une technique sylvicole totalement dépassée. Elle est normalement destinée à « éclaircir » les taillis. De fait, elle fait souffrir le végétal et est contre-productive. En effet, la repousse du végétal se fait plus dense encore ! Qu’à cela ne tienne : on effectuera un nouveau recépage et le végétal finira par rendre les armes !

On le voit donc, le recépage constitue une technique très discutable, ne répond à aucune nécessité et reste, de toute façon à proscrire totalement en période de reproduction !

Élagage sur des branches basses d’un des cèdres
du Parc Central l’an dernier.
Quelle utilité ? Aucune ! Un risque majeur d’affaiblissement
de l’arbre car le diamètre de coupe est trop important…

Notre étonnement est d’autant plus grand que le service Développement durable de la mairie a pris position également pour cette trêve… que, finalement, la mairie et son service technique ne respectent pas !

Des alternatives existent pourtant…

Certaines communes autour de la nôtre – Quincy-sous-Sénart, par exemple – appliquent cette trêve. Et ce que peut faire Quincy, pourquoi notre maire, Président des « éco-maires » de France, ne pourrait-il pas se décider à le faire aussi ?

Se décider à adopter une attitude plus respectueuse de l’environnement et de la nature NE COÛTERAIT RIEN à notre maire et à sa majorité. Cela aurait même tendance à lui faire réaliser des économies tout en favorisant nos espèces sauvages – que les usagers du Parc apprécient tant : passereaux, écureuils, hérissons…

Un petit habitant du parc central

Cela ne coûterait pas plus cher non plus de demander aux agents municipaux et aux entreprises de sous-traitance qui interviennent dans le parc d’adopter des comportements plus vertueux et de le leur signifier au moment de la signature du contrat.

Enfin, il serait approprié de donner au service Développement Durable communal les moyens de se faire entendre et de lui accorder un vrai poids dans la vie municipale, loin du pâle rôle qu’il s’efforce de jouer actuellement. Comment ? En en faisant une entité d’action dite « transversale » en connexion directe avec tous les autres services municipaux, à commencer par l’urbanisme.

Le service de Développement durable doit, à notre avis, être vu non comme un alibi politique, un élément du « greewashing » à la mode dans la majorité, mais plutôt comme un acteur incontournable à consulter avant toute prise de décision importante et touchant le milieu naturel. Un moyen de lui donner une voix pleine et entière dans les décisions. Peut-être, ainsi, parviendra-t-on à redonner à nos équipes techniques et à nos élus le goût de découvrir (ou redécouvrir) notre Parc Central et à éviter les outrages inacceptables que, par désintérêt manifeste, parfois on lui fait subir…

A noter que les élagueurs étaient revenus au parc Central une semaine après, le lundi 4 avril. Les couvées ont derechef beaucoup apprécié ! Les retrouverons-nous les semaines à venir ?

Les Brandons : « Not in My Back Yard » …

claironne la majorité dans le journal municipal « Rencontre » (P.22, n°226, mars 2022) en prenant les Brandons comme étant un exemple « parmi tant d’autres, des changements mis en œuvre pour l’ensemble des habitants ». Cependant, l’étude du permis de construire nous fait entendre une tout autre musique… A vous de juger !

C’est un beau roman, c’est une belle histoire

La majorité municipale aime nous raconter de belles histoires, qui au fil du temps deviennent les mythes fondateurs d’un pouvoir en place. Une sorte de musique douce, scandée lors des conseils municipaux, inscrite dans les pages du journal municipal dès que l’occasion s’en présente depuis bientôt 30 ans : la Borne Blanche, le plateau d’Egrenay…Un nouveau mythe est en cours d’écriture. Celui de la merveilleuse et écologique résidence « Osmose », située dans le quartier des Brandons qui selon le maire sera « verdoyante » et « intimiste » !

« Rencontre » n° 220, septembre 2021

Il est vrai que le constructeur, Pitch Promotion, dans la première tranche de refonte du quartier (163 logements dont 145 sociaux), nous a déjà prouvé sa capacité à réaliser à Combs-la-Ville, un projet verdoyant. Au final, un espace ultra minéral, sans espace vert, sans aire de jeux et sans aucun espace détente pour les familles.

Tranche 1 : des immeubles de part et d’autre,
sans une aire de jeux ou banc pour se reposer

D’autant que la notice du deuxième projet architectural du permis de construire (« un projet écologique mettant en valeur la biodiversité ») s’évertue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, aimablement relayée, en début d’année, par Le Parisien qui assure que : :

Ce programme immobilier répond parfaitement aux ambitions de la ville (…) qui souhaite offrir des logements de qualité et créer une biodiversité en milieu urbain »

La parisien, janvier 2022

Cette jolie formule de « Biodiversité » en milieu urbain est-elle encore capable de nous bercer d’illusions ? Nous avons toujours en mémoire, le souvenir récent des deux mini-forêts du Parc Central plantées après le massacre des arbres du Haut du Breuil. L’ambition affichée de ces plantations était de développer la biodiversité en milieu urbain. Une fois de plus, un Greenwahing du plus bel effet !

A l’épreuve du réel : un projet calamiteux

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Deux ensembles immobiliers de même typologie architecturale (9+1 immeubles, 4 étages = hauteur maximum de 16.m37) dont l’un est réservé exclusivement à des logements sociaux (38 logements)
  • 267 logements soit près de 1000 habitants en remplacement des 220 existants auparavant (s’ajoute les 163 de la première tranche)
  • Surface du terrain = 12 200m2
Vue de l’allée des Brandons: projection
  • Espace vert restant disponible en pleine terre : 2240 m2 (soit seulement environ 2,2m2/habitant) et donc deux fois moins que ce qui existait dans le programme créé dans les années 50 !
  • Espace parking et toiture végétalisés : 3624 m2 (+ de verdure pour les voitures et les toits que pour les habitants)
Les 11 anciens bâtiments prenaient
moins de place au sol (en blanc)
étaient 2 fois plus petits,
moins massifs que les 10 nouveaux (en rose)

L’analyse du Plan masse du projet fait alors comprendre que la conception a privilégié la densification maximum, un nombre de logements très élevé, plutôt que la création d’espaces extérieurs et de sociabilité :

Plan masse : une emprise considérable du bâti
et peu d’espace vert disponible
  • Une articulation et des cheminements qui occupent l’espace et empêchent d’avoir un parc central comme précédemment
  • Des accès qui obligent à multiplier les cheminements au lieu de les prévoir directement sur la rue afin de conserver des espaces verts
  • Des espaces de stationnement pour les vélos répartis en grand nombre à l’extérieur qui mangent l’espace libre disponible (m2 vendus en plus = moins d’espace vert= + de rentabilité)
  • Aucune aire de jeux prévue
  • Pas d’espace de vie, de repos qui font le lien social, pas de bancs…
Vue aérienne des anciens Brandons
avec un parc central arboré et une aire de jeux

En conséquence, un programme qui nie la vie sociale et les besoins des familles. Et ce n’est pas à proximité que les habitants trouveront une aire de jeux ou un City Parc pour les adolescents et les jeunes.

Cela aggravera la situation de déficit chronique d’équipements urbains à Combs.

Ni ailleurs, ni près de chez moi, mais autrement !

Au final, ce quartier ne sera une fois de plus qu’une occasion manquée de sortir notre commune de sa réputation de ville-dortoir !

PC M 6 Insertion du projet dans son environnement :
un petit air de déjà vue
dont le résultat est connu pour la tranche 1

Que les choses soient très claires : nous ne sommes pas opposés à une évolution de la ville. En utilisant l’expression « Not In My Back Yard (= pas près de chez moi), la majorité veut faire croire que nous ne nous serions pas opposés à ce type de programme s’il était fait ailleurs.

Façade Est/ allée des Brandons
= Élévation qui montre la bétonisation,
la densité et la hauteur du projet en cours

Or nous le revendiquons, nous n’y sommes pas favorables, ni pour notre commune, ni pour les autres communes de notre pays. Si un vrai dialogue avait pu avoir lieu, nous aurions proposé :

  • De limiter le nombre d’immeubles à 7 contre 10 actuellement
  • D’utiliser l’espace gagné (+3600m2) en réduisant le nombre d’immeubles pour réaliser un petit parc urbain avec une aire de jeux, un City Parc…en bordure de la rue des Brandons afin d’être utile pour tout le quartier et créer un espace de respiration
  • De placer les locaux pour les vélos à l’intérieur des immeubles pour gagner de l’espace pour le jardin
  • De créer un jardin potager collectif dans le programme avec des bacs de compostage collectif
  • En orientant les accès aux immeubles le long de l’allée et en limitant les cheminements trop présents dans ce projet, la place du végétal aurait été plus importante
  • De réduire la hauteur des immeubles à 3 étages (et non pas 4) comme c’était le cas dans la tranche 1 afin de mieux harmoniser les hauteurs de construction du quartier des Brandons

La Couture, quelle finalité au juste ?

Drôle de destin que celui de ce site qui apparait aujourd’hui comme un site protégé qui privilégie la biodiversité. L’analyse de ce projet démontre une fois de plus les faux-semblants de la majorité…

Une zone devenue inconstructible

Le site de la Couture en bordure de l’Yerres est proche de la déchèterie, du parc des sports A.Mimoun et en bordure d’une Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

La couture : un site
en limite Ouest de notre commune

Cela n’a pas empêché l’aménagement de la résidence du « Parc aux écureuils » dont les terrains ont été lotis pour construire des maisons individuelles (Fin des années 90). Cette zone inondable a d’ailleurs été remblayée par endroits pour être constructible. Plusieurs maisons, pour ne pas avoir les pieds dans l’eau et être stables, ont été bâties avec des pieux et un radier spécifique.

Permis de construire de la résidence « Le parc des Écureuils »
qui montre que cette zone était en zone inondable
Extrait du Permis de construire présenté ci-dessus

La législation de notre pays a évolué après de multiples catastrophes naturelles. La réglementation pour construire en zone inondable s’est alors renforcée. La zone basse du site de la couture particulièrement humide, est devenue définitivement inconstructible.

Partie basse du site :
une zone inondable

Une seconde raison explique que la partie la plus haute n’intéresse pas les promoteurs. Elle est polluée. La pollution s’y est accumulée durant des décennies. Elle s’explique par le dépôt de la cristallerie Lalique de différents reliquats chargés en métaux lourds.

Partie Haute du site : occupation pionnière
de Renouée du Japon

La preuve la plus évidente de cette pollution est la présence de la Renouée du japon qui pullule dans cette partie du site. Cette plante est capable de s’installer sur des sites extrêmement hostiles et pollués. Or construire sur un site pollué signifie que le constructeur est obligé de dépolluer le site au préalable. Le coût est exorbitant et n’est valable que si le prix au m2 est très élevé. C’est le cas à Paris et dans la petite couronne, pas à Combs-la-Ville.

Un végétal invasif témoin des sites pollués :
la renouée du Japon

Ces deux raisons expliquent que les promoteurs se sont détournés de cette zone dans les années 2000.

Une zone considérée sans intérêt et à l’abandon

Le maire a également laissé cette zone à l’abandon pendant 20 ans puisqu’il n’en voyait pas l’utilité et que les promoteurs ne pouvaient pas s’y projeter. L’abandon de ce site durant ces longues années s’est traduit progressivement par une accumulation de déchets divers et par des dépôts sauvages qui l’ont davantage souillé.

En 2013, l‘occupation par des gens du voyage dans la partie du site la plus haute, en face des terrains de sport R. Couderc met en évidence que cette zone a été totalement délaissée et est devenue une zone de dépôts sauvages. À l’issue de cet épisode, il n’était plus possible de laisser cet espace en l’état. Nombreux sont les combs-la-villais qui ont en effet demandé à la commune d’intervenir.

Ponton mis en place dans la zone humide :
espacement des lattes qui est assez dangereux
et malaisé pour la promenade

En 2017 un projet est élaboré et les travaux débuteront l’année suivante. L’objectif du maire était avant tout de limiter au maximum le coût d’une réhabilitation complexe pris en charge dans sa grande majorité par des subventions (80%).

Sortie par la déchèterie fermée plusieurs jours
par semaine. Un petit passage s’est créé pour sortir du site. Aucune signalétique !

Ce n’est donc pas par souci de protéger ce site que le maire a enfin réagi. La création de cet espace est davantage une manière de faire croire en se présentant comme un défenseur de l’écologie. Une manière habile de faire oublier les projets qu’il a menés dans d’autres secteurs de la commune. Rappelons-nous comment la majorité a, il y a peu, facilité et permis le massacre du Haut du Breuil. Ce site aurait dû être un espace protégé.

Massacre du Haut du Breuil en novembre 2021

Il en est de même pour le parc central qui n’a pas été mis à l’abri des promoteurs faute de règles d’inconstructibilité sur les espaces verts de la commune. Il est vrai que le maire et la majorité ont toujours refusé cette protection, ce qui était calculé et leur a permis de vendre une partie du parc central aux promoteurs.

Un projet qui interroge sur sa finalité

Faire de ce site un espace pédagogique est une bonne chose. Faire croire que ce sera une réserve de biodiversité est un mensonge puisqu’il faudra du temps pour y parvenir ! Le site est très pollué et la biodiversité y est limitée sur ces sols appauvris qui favorisent la présence d’espèces végétales et animales pionnières (qui s’y installent en premier), souvent invasives et peu diversifiées.

L’afflux de visiteurs n’est pas compatible avec la notion de site réservé à la biodiversité. Ils risquent de perturber les écosystèmes qui cherchent un nouvel équilibre durant cette phase transitoire de réappropriation par la nature. Pour le moment, il est peu visité du fait de son emplacement et du fait que la promenade ne s’intègre pas dans un circuit de promenade global.

Un des petits panneaux pédagogiques du site

Ce qui a été fait est donc contradictoire. Soit cet espace doit être une réserve de biodiversité et donc doit être fermé. Soit ce site doit-être un parc public, lieu de promenade pédagogique à relier avec la trame verte. Et cela est alors un parti-pris qu’il faut assumer.

Vouloir les deux en même temps est difficilement compatible ! Encore un faux-semblant : après les mini-forêts , la mini promenade teintée de biodiversité.

Le site du Haut du Breuil était au fil du temps devenu un lieu préservé et peu accessible au public. Espérons qu’il en soit de même pour le site de la Couture. Si vous vous y promenez, nous vous invitons à le respecter car il doit être un lieu de paix et de tranquillité pour la biodiversité.

Le compte n’y est pas !

Alors que le haut du Breuil est massacré, la communication et le marketing de la majorité municipale font tout pour faire croire que « deux mini-forêts » peuvent remplacer des bois abritant une biodiversité remarquable !

Greenwashing et marketing

Novembre 2021 : Haut du Breuil, des milliers de m2 de bois et de verger détruits. Dans le même temps, et cela ne peut pas être un hasard, la majorité s’active pour planter deux petites surfaces à l’intérieur du parc central, juste à côté de l’espace qui devait accueillir une belle dalle de bitume de 2100m2.

Campagne publicitaire sur le site de la ville :
« Venez planter une mini forêt » le 4 décembre

Le principe est de planter arbres et arbustes,sur de petits espaces, une densité extrême de végétaux (3 arbres au m2). Chiffre considérable puisque pour le parc central, il est prévu sur 2x200m2 environ 1200 végétaux. Tout cela pour obtenir une « forêt de 100 ans en seulement 10 ans » !

Bande de 3 m de large seulement :
219 m2 plantation d’une mini-forêt dite comestible.

Ce concept japonais des années 1970 du botaniste Akira Miyawaki est arrivé en force très récemment dans les pays occidentaux, il a été repris par les maires des grandes villes (Paris, Toulouse, Bordeaux…) sur les rares espaces disponibles (friches, bordures de périphérique etc).

Plantation sur les talus du périphérique…
bien différent de la situation dans un parc public
qui pourrait accueillir facilement des arbres

La majorité a justifié cette plantation du mois de décembre comme un moyen de lutter contre le réchauffement climatique et les ilots de chaleur urbain ! Qui peut être opposé à une action présentée ainsi ou contre des actions participatives et citoyennes ? Pas nous bien évidemment !

Faisant face à la bande étroite,
222 m2 en forme de cœur

Or nombreux sont les spécialistes (écologues, architectes paysagistes, forestiers) qui dénoncent ce concept aux arguments, non pas scientifiques, mais « marketing », bien vendus par des associations et des sociétés, et valorisé par des personnalités politiques qui veulent se verdir !

Mini-forêt : un concept remis en cause

Notre propos n’est pas de nier les très nombreux services écologiques rendus par les arbres et les forêts aux populations urbaines, ni même de contester les enjeux de la végétalisation des villes. Seulement il faut appeler un chat un chat, un arbre un arbre, un bosquet un bosquet, et une forêt une forêt.

The Conversation, février 2021 , Média d’experts et chercheurs indépendants
  • Une forêt n’est pas mini : Elle se définit par la biodiversité qu’elle héberge et par la complexité des interactions créées entre tous les organismes vivants (= écosystème forestier). Cela prend du temps…Rien de tel sur un espace aussi petit que 200m2 en plein parc public très fréquenté. Les végétaux qui sont de jeunes plants vont être mis à rude épreuve « un moyen de se donner bonne conscience sous couvert de science ». En écologie la notion de taille de l’espace compte !
  • Un arbre ne peut pas être mature en 10 ans : La forte densité implique que les végétaux vont chercher la lumière en prenant très vite de la hauteur. L’arbre devient un fût gracile et son sommet feuillu sera peu développé, fragile. Des grandes perches « au pied d’argile » sans système racinaire étendu et profond pour résister aux coups de vent. L’impression ne sera que visuelle du fait de la densité. Et la biodiversité qui est importante dans les houppiers (sommet de l’arbre) et dans les systèmes racinaires sera réduite.
  • Un concept d’une zone climatique différente : Réalisé en Asie et en Amérique du Sud dans un climat tropical aux écosystèmes différents, ce concept est critiqué pour cela :

 Nous sommes dans un contexte où contrairement au milieu tropical, les espèces ne sont pas faites pour vivre entre elles à forte densité. C’est une illusion d’imaginer que mélanger toutes les espèces d’un écosystème leur permettra de coopérer entre elles. »


Hervé Le Bouler, Ancien responsable forêts de France Nature Environnement (FNE)
  • Forte densité = forte mortalité et fragilité organique : Les rares chiffres des études faites à ce sujet donnent 61 à 84 % de mortalité des arbres 12 ans après la plantation.
Plantation : quadrillage de préparation
avec 3 plants par m2

Ainsi, cette action s’avère être du Greenwashing et une opération de marketing pour faire oublier le massacre de la fin du mois de novembre et les près de 600 logements en cours relevés sur les permis de construire.

Posons-nous les bonnes questions…

Combien d’arbres ont été détruits dans notre commune ces dernières années ? Des milliers sans aucun doute car chaque subdivision de terrain voit encore aujourd’hui son lot de destruction et d’arbres non-remplacés. Et que dire lorsqu’un immeuble prend la place d’un jardin ? Et ce n’est pas le Plan Local d’Urbanisme qui protège. Personne ne contrôle l’application du principe inscrit dans le PLU : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes d’espèces indigènes ».

Un projet participatif qui n’a pas fait le plein de participants…
Heureusement que le service espace vert a été actif pour planter !

Il y a quelques années, la mode était aux murs végétalisés. Avec le temps, il est clair que ce concept était peu écologique et difficile à pérenniser en extérieur. Il en est de même avec ce concept ultra commercial de mini-forêts. Planter un arbre, c’est savoir être patient et le faire pour les générations futures.

 Face à la crise écologique, on aurait envie d’appuyer sur un bouton pour créer une forêt centenaire sur une place de parking. Or les forêts, c’est le temps long… Sans le vouloir, ils reprennent le même discours que la filière bois en entretenant l’illusion que l’on peut recréer des forêts primaires en claquant des doigts. »

Canopée, Sylvain Angerand
Après plantation d’une « mini-forêt » de petits plants

Végétaliser notre commune est une nécessité mais pas n’importe comment ! Et aménager et planter un parc public ne se fait pas sans réflexion globale sur les usages d’un parc public. Une fois de plus, la majorité joue aux apprentis sorciers, incapable de réfléchir sur l’espace global de la ville et de ses trames. Le nouveau PLU, attendu depuis déjà 8 ans, permettra t-il de donner de la cohérence là où il n’y en a pas aujourd’hui ? Dans un prochain article, nous vous proposerons une autre vision de la trame verte.

Massacre à la pelleteuse !

Au Haut du Breuil, il y a quelques jours, une triste réalité s’est offerte à notre regard. Et pour cause, malgré des années de combat contre la volonté du maire de bétonner cette zone, les pelleteuses sont entrées en action …

Des milliers de m2 d’arbres détruits en pleine ville

Les pelleteuses ont détruit 14 807m2 sur 4 parcelles cadastrales (94-97 et 395) du haut du Breuil qui avaient constitué, au fil du temps, une réserve de biodiversité unique dans notre commune, refuge des insectes, des oiseaux et de toute une faune à l’abri des arbres et de hautes herbes. Tout cela a été détruit en l’espace de quelques heures avec la bénédiction de la majorité municipale qui n’a rien fait pour l’en empêcher !

Destruction des bois et du verger
au Haut du Breuil

Pourtant, Guy Geoffroy avait en janvier 2020 signé un pacte de transition écologique censé être appliqué au sein du conseil du même nom. Instance qui légitime une politique de marketing et de Greenwashing, à l’honneur par nos politiques qui ont des ambitions nationales. Rien d’étonnant après la tentative avortée de réaliser un champ de foire (dalle de bitume de 2100m2).

Vue champêtre :
en bas de la rue du Breuil

Bilan de cette triste journée : rien que sur la parcelle 96, près de 2000m2 de bois ont disparu. A cela s’ajoute les boisements des autres parcelles mais également le verger (parcelle 94) qui accueillait des arbres fruitiers (1400m2). C’est donc une perte considérable pour notre commune qui avait déjà vu s’évaporer une surface équivalente du parc central avec la construction d’immeubles derrière le centre aquatique (-15 000m2). Chaque nouvelle mandature est donc accompagnée de son lot de destruction.

Route de Brie : vue au loin
du bois avant le massacre

Un massacre programmé de longue date

Le souhait de notre maire et l’appétit des promoteurs ont permis une nouvelle phase de bétonisation de notre commune à la fin du deuxième mandat.

L’Est de notre commune, autour du cimetière, est resté pendant longtemps (jusqu’aux années 2000) une zone en partie préservée. Dans cette zone dite d’aménagement concertée, en lieu et place de l’ancien stade de la plaine, a été édifiée le domaine Hélios (+de 80 logements dont trois bâtiments collectifs). Les constructions se sont également installées autour de la ferme des Copeaux avec un programme immobilier dit le « hameau Briard ».

Grignotage en 15 ans
de la zone Est autour du cimetière

Le maire n’a pas stoppé ce développement. Au contraire, le nouveau Plan Local d’Urbanisme mis en place en 2010 dont les règles ont été défini par Guy Geoffroy ne protège pas cette zone (comme de nombreuses autres) par des règles contraignantes pour les promoteurs.

Des stères de bois attendent leur départ et
un écosystème ravagé…les écureuils
sont condamnés mais pas seulement …

Le point de départ de ce massacre programmé a été la mise en vente par la famille Bauer de sa propriété située à l’angle de la rue du Breuil et de la route de Brie. Elle ne souhaitait pas vendre à un promoteur, attachée à la conservation de cette maison et de son vaste verger. Effet boule de neige, d’autres parcelles ont été vendues (cadastre : 95-97 et 345).

Trois maisons détruites …

Plusieurs rebondissements semblent avoir émaillé l’apparition d’un projet destructeur : un retrait temporaire de la vente par la famille, une étude de la SAFER pour l’aménagement de cette zone, l’idée que la commune ferait jouer son droit de préemption, l’incendie de la maison en juin 2017, la mobilisation des riverains dont celle de Bernard Tapie opposé à un programme immobilier non loin de sa propriété. Au final, la famille Bauer a vendu sa propriété et « les nouveaux constructeurs » ont obtenu un permis de construire, malgré plusieurs recours en justice et des actions longues pour interdire ce projet.

Programme de logement individuel :
40 maisons collées les unes aux autres

Ce nouveau massacre ne peut se justifier par le besoin de construire des logements sociaux puisque ce permis permet la construction de 90 logements en pleine propriété dont 50 en collectif et 40 maisons individuelles. La surface de plancher autorisé par le permis de construire est de 6993 m2.

Plan masse du projet : Impression trompeuse qu’une masse végétale
va pouvoir remplacer les milliers de m2 de bois et de verger

Totalement surréaliste, la taille des terrains pour construire une maison fera parfois moins de 150m2. Et le maire affirme que le PLU est très contraignant ! Qui peut encore le croire ?

Des conséquences multiples

Le maire et sa majorité s’étaient bien gardés d’afficher leurs intentions. Cela n’était pas politiquement correct, surtout quand il s’agissait de s’attaquer à la zone sensible et hautement patrimoniale du Haut du Breuil. Elle possède plusieurs propriétés anciennes avec des parcs arborés, dont le moulin du Breuil (XVIIIe siècle) ou encore des propriétés du XIXe comme la maison Marthe Robin. L’ensemble forme ou plutôt formait, une zone à haute valeur écologique.

Image du projet : 50 appartements

Les conséquences sont de plusieurs ordres :

  • La destruction d’une zone de biodiversité
  • La mise en danger et la perte d’identité d’une zone à forte valeur environnementale et patrimoniale
  • La fragilisation de cette zone en pente, accentuée par le bouleversement des sources qui coulent en contrebas
  • L’apparition de problèmes de circulation du fait de l’étroitesse de la rue du Breuil et de la circulation déjà dense de la route de Brie (+200véhicules à prévoir en plus)
Rue du Breuil : une rue étroite
au milieu de la nature …avant le massacre

Pour lutter contre ce type de projet, nous proposons dans le cadre de la révision du PLU pour préserver ce qui peut l’être encore :

  • Une protection des zones sensibles qui devront être redéfinies et listées
  • Une identification et la constitution d’une liste de protection des « Bâtiments remarquables » privés aux qualités architecturales ou historiques
  • L’interdiction du mitage des zones pavillonnaires
  • La création de règles contraignantes environnementales et la végétalisation pour toute nouvelle construction
Des réactions indignées et des actes
qui ne s’oublieront pas !

P.L.U : Quand tout est permis…

Le 17 mai 2021 était déposé au service de l’urbanisme une demande de permis de construire qui montre qu’aucun quartier de notre commune n’est à l’abri de voir pousser un ou plusieurs immeubles au milieu d’une zone pavillonnaire…

Un terrain de seulement 8.88m de large pour deux bâtiments

La densification, en cours depuis près de 20 ans, s’accélère encore. Rien de bien surprenant puisque notre P.L.U (Plan Local d’Urbanisme) est l’un plus permissif qui soit.

Un projet dans un secteur qui possède
l’une des plus belles vues sur l’Yerres

La crainte de voir enfin adopter des règles contraignantes, dans le cadre du futur P.L.U, pousse les promoteurs à démarcher davantage encore les propriétaires pour qu’ils vendent leur bien.

Localisation de la parcelle concernée
par le permis de construire

Le projet qui se situe au 8 rue du haut de la Couture est significatif d’un urbanisme et d’une croissance irraisonnés. Sur un terrain de 830 m2 formant une lanière en forte pente, deux bâtiments abritant chacun 3 appartements ont reçu autorisation de construction le 22 octobre 2021 (2 T4/5 +4 T2).

Largeur de la parcelle : 8.88m

Deux contraintes de taille : la forte pente de plus de 6 %, une largeur de seulement 8.88m pour 86 m de profondeur !

Un terrain étroit en forte pente.
A droite la petite construction qui sera détruite

Qui aurait pu croire qu’avec de telles conditions, il soit possible de construire deux immeubles au milieu d’un quartier pavillonnaire paisible, jusque-là préservé, qui s’ouvre sur le paysage panoramique du val d’Yerres.

Le nombre de parkings obligatoire n’empêche rien !

Ainsi, le permis de construire permettra de créer, après destruction des 39m2 de bâti datant des années 1970, 341.5m2 de surface au sol. Les deux bâtiments n’abriteront pas de logements en rez-de- chaussé afin de permettre le passage des véhicules vers les parkings. Ils auront donc deux étages pour une hauteur maximale de 10.40 m (partie arrière du bâtiment 1).

Coupe du projet :
2 bâtiments l’un derrière l’autre

Le reste du terrain est principalement réservé aux 14 places de parkings (2 par logement +2 places visiteurs), principalement à l’arrière du terrain, en bas de la pente. Il n’a pas été exigé de réaliser des places de parkings sous-abris (sauf 2 places sous carport et 2 sous le deuxième bâtiment).

Plan masse du projet

N’est-ce-pas notre maire qui a affirmé que le nombre de places de stationnement était un frein puissant pour les projets immobiliers sur des petits terrains ? Ce permis de construire démontre bien qu’il n’en est rien et que les règles d’urbanisme qui s’appliquent, maintes fois dénoncées par des combs-la-villais, ne protègent pas les habitants. Sur les 830m2, plus de la moitié (433m2) sont utilisés par la voirie et les parkings. La part restante pour les espaces verts est réduite au minimum (133m2).

Les places de stationnements sont à l’arrière
en bas de la pente : Jardinet inaccessible
et difficulté pour sortir les véhicules

Le toit terrasse sera partiellement végétalisé (environ 50%), une partie des parkings et voirie sera réalisée en Evergrenn (31% de la surface). Ce dernier procédé permettra que l’eau de pluie s’infiltre dans le sol sur une partie des surfaces roulées. Le toit terrasse est de toute manière la seule solution pour ne pas dépasser la hauteur totale autorisée.

Des voisins surpris et indignés par la permissivité du PLU

Plusieurs remarques se sont imposées à eux :

  • Ce type de construction dénature le paysage urbain pavillonnaire et modifie profondément le cadre de vie. Il enlève le caractère végétal et jardiné de cette entité urbaine. Une boîte de pandore qui s’ouvre pour d’autres ventes et d’autres projets.
  • Ces constructions seront la source de nuisances multiples : sonores, visuelles, écologiques. La circulation va augmenter dans une rue étroite. L’implantation des parkings tout près des maisons existantes = nuisances visuelles et sonores garanties !
  • Comment seront gérés les poubelles pour 6 logements les jours de ramassage. Sur 8.88 m de trottoirs, le portail et le portillon ne laisseront que 1.98m de disponible pour mettre les poubelles de ces deux bâtiments !
Deux bâtiments occupant les 8.88m de large
avec un rez-de-chaussée évidé pour laisser passer les véhicules
et un toit terrasse pour ne pas dépasser la hauteur maximale

Et des interrogations sur l’avis favorable signé par le maire de notre commune :

  • Des fondations qui paraissent bien fragiles. Dans la partie basse, les fondations seront hors norme, de moins de 0.6m de profondeur, sur un terrain en pente avec des sols argileux.
  • Le volume de stockage du puisard des eaux pluviales (13m3) est jugé insuffisant par notre agglomération qui a émis des réserves. Aucun avaloir en bas de pente de voirie pour capter les eaux de pluie !
  • La zone arrière abritant 8 parkings est constituée de 4×2 parkings qui sont les uns derrière les autres. En contrebas, un jardinet sans garde-corps (autour d’un mètre de hauteur dans le vide) et sans escalier d’accès ! Pour l’accessibilité, l’entretien et la sécurité, la copie est à revoir.
  • Dans l’article 13 du PLU zone UC il est dit : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes d’espèces indigènes. ». Or ce qui va être planté ne sont pas des arbres de hautes tiges. Il s’agit d’arbustes et non d’arbres (H=3m). Le remplacement n’est donc pas équivalent. (Cf.  3 arbres dans la partie arrière + 1 devant actuellement) …
Grand Paris Sud : rapport dans le cadre
de sa compétence sur la gestion des eaux pluviales

Ce type de projet permet de comprendre combien notre PLU est permissif et n’a pas protégé les zones pavillonnaires. Cela contredit tous les propos de notre maire. Depuis 2014, nous attendons la révision du P.L.U qui aurait évité ce type de projet destructeur. Aux citoyens d’exiger des normes strictes lors de sa révision qui ne saurait tarder mais dont l’application ne sera que pour 2024… Les destructions peuvent continuer de plus belle ! A qui le tour ?

C’est d’ailleurs le cas au Haut du Breuil. Alors n’hésitez-pas à vous y rendre pour constater le saccage du site, de son verger et de son bois …

Rencontre au champ de foire : banderole

Oui c’est possible, alors continuons ensemble !

Le maire et sa majorité ont renoncé à un projet de création d’un champ de foire au cœur du parc central et du nouveau quartier d’habitation du centre aquatique. L’histoire du refus des habitants et de l’action sur le terrain de notre association

Le renoncement de Guy Geoffroy et de sa majorité

Le constat que le maire amorçait un changement rapide et sans précédent depuis son élection est apparu le mercredi 8 septembre dans les boîtes aux lettres des habitants de ce quartier concerné directement par ce champ de foire. Un projet destructeur et nuisible pour la qualité de vie et la conservation de la trame verte (parc central).

Banderole dans le parc central
Banderole dans le parc central

Le maire a fait distribuer, par les agents municipaux, une lettre écrite en urgence pour éteindre une colère et une indignation grandissante. Ce rejet, à la fois de la méthode et des conséquences négatives, une fois de plus, sur le cadre de vie des Combs-la-Villais, a été lisible par tous sur les réseaux sociaux. Cela a permis de relayer notre publication et les actions menées par notre association.

Lettre aux habitants du quartier du 8 septembre : recto

En effet, nous avons agi le plus vite possible afin d’alerter (article sur notre site), informer (tractage et échange à la sortie du forum) et s’opposer (pétition sur change.org).

Rapport de la commission de procédure adaptée (p.2)

Le début des travaux était déjà programmé en septembre pour une durée de 2 mois !

Présents au forum pour échanger et informer

Votre indignation spontanée s’est traduite sur le site par la pose d’affiches et de messages de colère. La diversité des arguments a été particulièrement intéressante et a montré à quel point les habitants veulent débattre. Au final, cela a payé et vous en avez été les acteurs !

Les citoyens se rebiffent
Les citoyens se rebiffent

Nous l’avions rêvé ensemble et autrement, c’est donc fait !

Nous pouvons tirer une leçon de ce qui vient d’arriver. Il se résume en quelques lettres : E S P O I R !

En effet, depuis 27 ans, le maire a par des moyens bien appropriés, fait croire aux citoyens qu’il est inutile de demander des comptes et de réclamer un véritable débat. Peu à peu, le sentiment de fatalité des uns, la peur des autres qu’une prise de position contradictoire se termine par des pressions et des conséquences sur sa vie personnelle, ont anesthésié toute forme de combat. Le manque de volonté des oppositions politiques, usées par l’inertie, ont alors plongé la ville sous une chape de plomb. Et vous êtes en train de la faire sauter !

Et la transition écologique dans tout cela ??
Et la transition écologique dans tout cela ??

En définitive, le maire et sa majorité ont été incapables de contredire nos arguments factuels (46 pages du rapport de la commission de procédure adaptée) et vos slogans utilisés pour dénoncer la nature exacte d’un tel projet.

le rejet d'un projet sans concertation
Le rejet d’un projet sans concertation

Une écriture surréaliste de la réalité …

Pour justifier ce projet et son changement de cap, le maire nous a raconté une « histoire » différente de celle qui s’est déroulée :

  • Le maire reconnait implicitement un projet qui n’a jamais été concerté
  • Il admet que ce dernier a été prévu dans le parc central
  • Il justifie ce choix d’implantation par la proximité du poste de la police municipale (poste fermé à 18 h et le week-end, donc logiquement sans fondement)
  • Il considère par son propos que cette dépense de près de 159 300€ est nécessaire pour recevoir 3 semaines par an une fête foraine et potentiellement un cirque « deux ou trois fois chaque année » (dans la réalité une fois/an). Un choix contestable alors que la majorité municipale n’est pas en mesure de réaliser des aires de jeux dignes de ce nom dans ce même parc et dans la ville
  • Il oublie de dire que le non-respect de son engagement dans le cadre du pacte de transition écologique allait faire beaucoup de bruit. Nous avions préparé un courrier dénonçant ce projet car il est président des Eco maires
  • Il invente des justifications techniques nouvelles qui ne sont pas précisées (et pour cause) alors même que les travaux devaient être engagés
Un autre argument à prendre en compte
Un autre argument à prendre en compte !

Le combat continue avec l’espoir chevillé au corps !

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce premier résultat qui permettra aux riverains de conserver leur tranquillité, et à l’ensemble des combs-la-villais, leur trame verte toujours en danger.

En guise de conclusion
En guise de conclusion

Alors oui, en osant, en réclamant, en partageant, en diffusant une autre réalité que celle du maire et de sa majorité, il est possible faire plier ceux qui se croient dépositaires ad æternam du pouvoir de décider sans concertation et sans débat démocratique. Nos échanges avec vous samedi dernier dans le parc central nous motivent pour poursuivre dans cette voie.

Cependant, n’oublions pas que le maire ne dit pas qu’il abandonne son projet couteux alors que ce n’est pas une priorité et que rien n’est fait pour les enfants, les jeunes, les familles ! Où sera installé ce champ de foire ? Le parking de l’A.P.F ne sera pas perméable (contrairement aux engagements écologiques du maire).

Débat au parc central le 11 septembre
Débat au parc central le 11 septembre
  • Exigeons l’abandon complet du projet de champ de foire
  •  Proposons la protection stricte de nos espaces verts dans le cadre du futur PLU
  •  Demandons que les fonds prévus servent à réaliser des aménagements utiles comme des aires de jeux
Rencontre parc central 11 septembre : échanges par petits groupes
Rencontre parc central 11 septembre : échanges par petits groupes

Rejoignez-nous car d’autres combats nous attendent dès à présent. Ils vont nécessiter une mobilisation de tous.

Unissons-nous contre la vente du centre de loisirs du Chêne. Agissons ensemble et restons en contact ! Une nouvelle ère vient de s’ouvrir pour les combs-la-villais…

champ de foire dans le parc central

Mauvaise surprise au parc central !

En pleines vacances, dans la torpeur de l’été, un projet inconnu a fait son apparition au cœur du parc central, sans concertation aucune ni des habitants, ni du conseil municipal

Un champ de foire de 2100 m²

Nous avons été profondément révoltés d’apprendre que le parc central, cher à notre ville, est menacé une fois de plus. En effet, une vaste zone de 2100 m² va être bitumée pour accueillir un champ de foire alors que durant la précédente mandature le maire a déjà sacrifié 1.5 hectare du parc pour construire des immeubles. Il faut savoir qu’un champ de foire est un espace artificiel ou naturel (champ , espace vert), dédié à l’organisation de certains évènements comme les fêtes foraines et autres manifestations (cirque, brocantes…).

Sur les 13300m² restant de la précédente vente, 2100m² seront bitumés

La décision a été prise par le maire durant les vacances, sans concertations. Nous avons découvert ce projet qui n’a jamais fait partie du programme du candidat Guy Geoffroy, lors d’une commission qui a attribué à l’entreprise EUROVIA le chantier (Parking APF + Champ de foire) pour un montant de 159 309€. Ce projet très coûteux n’a également pas été indiqué dans le journal « Rencontre » de mars 2021 (p.14), dans un article intitulé : « Les grands projets s’engagent ». Nous nous interrogeons sur les silences qui ont entouré un projet d’une telle envergure !

Aucune trace de ce projet, ni dans la communication du
maire ni dans le budget voté en février 2021

Pourquoi pas, mais pourquoi là ?

L’idée d’un espace dédié à la réception d’évènements n’est pas en soi une mauvaise idée, mais ce projet est-il raisonnable ?

  • De gros investissements ont été faits au niveau du kiosque pour accueillir des manifestations et ont déjà entrainé une imperméabilisation du sol.
  • La localisation au cœur du parc central désormais bordé d’immeubles d’habitation est inadaptée.
  • Le parking de l’ancien Intermarché, aujourd’hui totalement laissé à l’abandon, avait déjà assuré cette fonction dans le passé (cirque, fêtes foraines…), ce qui ne posait pas de problèmes de nuisance pour les habitants de la ville.
Le champ-de-foire serait mis en place à gauche de l'aire de jeux
Le champ-de-foire serait réalisé à gauche de l’aire de jeux

Peut-être est-il possible de trouver un espace pouvant satisfaire le besoin d’un champ de foire et le bien-être des combs-la-villais dans une zone non-résidentielle qui respecte le pacte de transition écologique ? Cela se fait dans d’autres communes comme à Varennes-Jarcy, qui met à disposition un grand champ remplissant tout à fait ce rôle, où se tiennent entre autres forums et brocantes, ou encore à Moissy-Cramayel dans le parc des Maillettes.

Un impact écologique désastreux !

Depuis des années, la question de la perméabilité des sols est une donnée très importante face aux enjeux climatiques. En effet, le fait de bitumer un espace vert détruit non seulement l’écosystème présent initialement, mais ne permet également pas aux eaux pluviales de s’infiltrer naturellement dans les nappes phréatiques. Il s’agit donc d’empêcher au maximum cette imperméabilisation des sols partout où cela est possible, en réfléchissant à des aménagements pratiques mais respectant cette notion.

L’artificialisation de 2100 m² de parc auquel s’ajoute un accès large de 6m pour la circulation des camions à partir du parking de l’A.P.F est donc, de ce fait, un non-sens écologique total et en rupture avec les recommandations actuelles en terme de préservation de l’environnement.

De plus, nous pouvons légitimement nous poser la question de la cohérence des décisions politiques du maire et de sa majorité en ce qui concerne le respect des engagements pris dans le cadre du pacte de transition écologique signé en février 2020 avec le collectif. Pour le président des éco-maire cela parait incroyable !

Pacte de transition GG
Pacte de transition signé par Guy Geoffroy

En effet, le maire dans son édito du journal « Rencontre » de juin 2021 se félicitait d’avoir  » récemment mis en place avec [ses] partenaires du « Collectif pour le Pacte de Transition », le groupe de suivi paritaire qui permettra d’évaluer en permanence la concrétisation sur la commune des engagements [qu’il a pris] pour permettre d’atteindre au mieux les objectifs qu’il nous revient d’assumer pour contribuer à notre niveau au grand combat pour l’avenir de la planète ».

A Moissy, nul besoin de bitume !
A Moissy, nul besoin de bitume ! Chez nous non plus.

De fait, la décision du maire est en total contradiction avec ses engagements alors même qu’il justifie le projet du parking Pablo Picasso (400 000€ de coût), pourtant encore en bon état, par son attachement à la notion de perméabilité alors qu’il veut faire le contraire dans le parc central en dépensant sans compter plus de 142 000€.

Des nuisances colossales pour les riverains

Le parc central est bordé de très nombreuses habitations, dont les occupants jouissent de cet espace calme et vert attractif et agréable. Après une semaine de travail, qui aimerait trouver sous ses fenêtres le bruit, la cohue, la musique entêtante des manèges, des cirques, ou autres évènements festifs ? Comment seraient gérés les déchets laissés inévitablement par ce type de manifestations dans l’environnement ?

L’implantation de ce champ de foire réduirait considérablement la qualité de vie des Combs-la-villais, le parc central étant un rendez-vous incontournable pour une promenade ou des retrouvailles entre amis, et un lieu important dans l’histoire de notre commune.

L'aire de jeux sera bordée par une grade dalle de bitume noire ! un environnement plaisant...
L’aire de jeux sera bordée par une grande dalle de bitume noire plaisante et apaisante…

Il est temps que la politique de Combs-la-Ville soit tournée vers l’ensemble de la population, vers un bien-être collectif et dans un respect d’une transition écologique vitale aujourd’hui. C’est ce que nous nous efforçons de faire, ensemble, autrement.

Depuis sa création il y a 15 mois, « Ensemble Autrement » observe, enquête, dénonce et propose des solutions aux problèmes constatés dans notre commune, et nous continuerons tout au long de cette nouvelle année scolaire à vous informer.

Agissons !

Rencontrons-nous derrière la piscine

(parc central)

Samedi 11 septembre de 11h à 16h