Catégorie : école

« Cabane » du Chêne : nouvelles infos sur cette construction

Une analyse de ce nouveau centre en cours de construction est selon nous nécessaire. Histoire de bien comprendre comment cet équipement est censé remplacer l’ancien centre avec ses 7000m2 d’espace vert…

Les infos livrées par le permis de construire

Pour analyser le permis de construire, nous avons sollicité sa consultation auprès du service de l’urbanisme. Tous les administrés peuvent faire de même. Cette lecture nous a permis de mieux comprendre les limites et les failles d’un tel projet.

Permis de construire :
plan masse au 1/500 de mars 2021

Première information et d’importance, ce permis est intitulé accueil pré et post scolaire. Il ne s’agit donc pas d’un centre de loisirs !

Cartouche du plan masse

Il est aisé de constater à partir de ce permis de construire que :

  • L’accès se fera sur le côté gauche, du côté des poubelles qui servent au groupe scolaire et à la restauration scolaire. Un environnement tout à fait sain et agréable pour nos petits. La première vision que vous aurez de la porte d’entrée sera de « jolies » poubelles !
Poubelles près de l'accès
Poubelles près de l’accès
Une entrée près des poubelles :
un environnement sain !
  • La place disponible derrière le bâtiment A est au total d’environ 1500m2 (contre +de 7000m2). L’emprise au sol du centre est de près de 250m2. La partie végétalisée avec les arbres est de 900m2 mais aucun espace de verdure pour se poser. Le reste de la surface est utilisée par le cheminement.
  • Le peu d’espace libre autour de la « cabane » sera occupé par la plantation de 14 arbres « tiges ». Arbres qui sont censés sur le plan ne pas faire plus de 4m de diamètre (?) S’agit-il d’arbres ou d’arbustes ? L’effet recoin va être accentué !
Remplissage avec 14 arbres :
aucun espace pour jouer !
  • Aucun espace n’est prévu dans ce permis de construire pour que les enfants puissent jouer (pas de jeux extérieurs) et courir, si ce n’est dans la cour de récréation qui se situe de l’autre côté du bâtiment principal de l’école du Chêne. Pour y accéder, il faudra au mieux contourner le bâtiment A.
  • Les informations qui filtrent laissent supposer que la totalité du projet n’est pas indiqué dans le permis de construire, en particulier sur l’espace vert disponible
Fenêtres et portes d’entrée :
la distance avec l’angle interroge
  • Ce centre est bien coincé contre le bâtiment A. A l’angle de l’entrée, la distance entre la « cabane » et le bâtiment A est de 6.14m seulement ! Se pose la question de la conformité avec le P.L.U car il y a des fenêtres à moins de 8 m du bâtiment A (Fenêtres 9-10-11-12 sur la coupe et le plan). Les salles du bâtiment scolaire A vont perdre en luminosité.

Enfin, il faut ajouter que ce projet sera l’occasion de planter à l’intérieur du groupe scolaire, 14 arbres supplémentaires près de la cour de récréation sur l’espace vert qui initialement en a 11.

Arbres à planter sur l’espace pelouse arboré

Traitement identique aux abords avec la plantation de 27 arbres de plus. Le maire avait promis 1000 arbres durant le mandat. Va-t-il de cette manière tenir un de ses engagements en plantant des arbrisseaux ?

Plantations d’arbres prévus aux abords…

Tout cela, ne supporte aucune comparaison avec le centre historique du Chêne qui dispose d’espace, d’un vaste jardin arboré avec une grande pelouse où les enfants aiment s’égayer. Et surtout d’un noble et vieux chêne emblématique.

Une amélioration mais est-ce certain ?

Dans un précédent article nous avons décrit à partir du plan de ce petit bâtiment en bois et de sa coupe, la teneur de ce bâtiment qui est sorti de terre en quelques semaines et qui repose sur une dalle béton, sans vide sanitaire.

Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !
Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !

Les plafonds sont bas (peu de hauteur sous plafond), les équipements réduits à l’essentiel.

Un espace réduit au minimum !
Un espace réduit au minimum !

Un projet au rabais pour 45 places (2000€/m2). Le centre du Chêne aurait nécessité près de 400 000€ d’investissement pour une remise en état d’un équipement de 90 places (Analyse faite par le directeur technique de la commune).

La cabane en a coûté autant pour obtenir moins ! L’histoire se répète à l’infini et interroge sur la gestion de cette ville après l’indignation suscitée par le prix de la triste aire de jeux du parc central. Il est vrai que le but de cette opération est de vendre un équipement public pour plus d’un million d’euros…

Nous avons décidé, et nous le ferons, la construction de nouveaux
locaux mieux adaptés et répondant dans tous les besoins à l’ensemble des attentes pour permettre aux petits du centre de loisirs maternel d’avoir, dès la rentrée prochaine, un accueil conforme à leurs attentes, et même amélioré par rapport à la situation existante.

Déclaration du maire, Compte-rendu du Conseil municipal (mars 2021, p.29)

Le seul avantage de ce projet est de rapprocher l’accueil périscolaire du groupe scolaire. En cela, c’est un avantage même si le centre historique du Chêne est distant de moins de 200m. L’accès par le chemin piéton jusqu’au groupe scolaire est totalement sécurisé. Aucune route n’est à traverser !

Comment alors imaginer une seule seconde que ce type d’équipement améliore la situation existante de nos enfants ?

Comment peut-elle être conforme à l’attente des parents et des enfants ?

La réponse à ces questions est malheureusement simple. Les membres de la majorité, qui approuvent les décisions du maire, ne s’intéressent pas aux familles et aux enfants. Fruit d’une politique et d’une gestion désastreuse, un tel projet ne peut en aucune façon se justifier !

Reste à voir comment ce permis va être respecté car les déclarations faites lors du dernier conseil de l’école du Chêne cette semaine intriguent. Cela fera, sans aucun doute, l’objet d’un nouvel article dans les semaines qui vont suivre…

Carte scolaire : une question de méthode ?

La délibération n°6 du conseil municipal du mois de septembre 2021 concernait la modification partielle de la carte des secteurs scolaires. Nous avons cherché à mieux comprendre la méthode pour la réaliser et les enjeux de cette carte pour les familles…

Propositions pour lancer le débat !

Pour ouvrir le débat, nous proposons plusieurs pistes de travail et plusieurs propositions qui peuvent s’appuyer sur un rapport parlementaire datant de décembre 2015 :

  • Rendre publique la sectorisation en dressant une cartographie lisible des différents secteurs de la ville…ce qui n’est pas le cas. La délibération ne fournit que la liste des rues concernées
  • Rendre transparente la gestion des dérogations en créant une commission spécifique dans laquelle les différents acteurs de la communauté éducatives auront leur mot à dire (Favoriser la décision collégiale)
  • Favoriser la mixité sociale en faisant un travail sérieux de refonte de la sectorisation de la carte scolaire en prenant en compte ce paramètre. N’oublions pas que plusieurs groupes scolaires accueillent aujourd’hui une population plus défavorisée que dans d’autres écoles de la commune
  • Donner des moyens supplémentaires dans les établissements qui en ont le plus besoin pour développer des pédagogies adaptées
Annexe à la délibération: Listing de 8 pages de rues pour la carte
des secteurs scolaires
mais pas de cartographie lisible pour tous !

La sectorisation est une des questions dont devraient se saisir activement les parents et les fédérations présentes dans les établissements scolaires du premier degré de la ville en demandant qu’un travail concerté soit enfin lancé. En effet, la révision partielle de septembre a fait suite à une révision complète votée en mars 2020, quelques jours avant les élections municipales. De fait, elle est passée totalement inaperçue et n’a été l’objet d’aucun débat constructif. Aucune communication à ce sujet n’a été faite ! Est-ce un hasard alors que la carte scolaire est un sujet sensible politiquement ?

Carte scolaire : mode d’emploi

Pour mieux comprendre les enjeux, il faut se souvenir que le maire est chargé d’inscrire les élèves dans les différentes écoles publiques de sa commune. Pour cela, il doit déterminer, par arrêté, les limites territoriales de chaque école (article L 131-5, code de l’éducation). Ces décisions sont prises par le maire en tant qu’agent de l’État et peuvent avoir une incidence sur l’ouverture et la fermeture de classes, le changement d’implantation d’une classe ou d’une école. Ainsi, l’affectation d’un élève dans une école maternelle ou une école élémentaire obéit à la sectorisation scolaire qui doit être validée par le conseil municipal.

école sommeville
Ecole Sommeville :
quelles seront les conséquences de cette modification ?

La circulaire N°2003-104 publié au journal officiel insiste sur le fait que la concertation est une composante essentielle de l’élaboration de la carte scolaire :

« Cette concertation doit impérativement s’étendre à tous les acteurs de la communauté éducative et aux partenaires de l’école, pour permettre à chacun d’eux d’apporter sa contribution en jouant pleinement son rôle. » En d’autres termes, enseignants et parents du premier degré doivent être associés. »

Rues concernées par la modification partielle de septembre 2021
qui impacte deux groupes scolaires : Beausoleil et Sommeville

Ni les fédérations de parents d’élèves, ni les parents, ni les enseignants et directeurs d’école de Combs-la-Ville n’ont été réunis autour d’une table pour discuter des enjeux, des besoins, des modifications à apporter à cette carte des secteurs scolaires ni en 2019 et pas davantage en 2021 ! Le travail a été fait uniquement pas les services administratifs concernés et les élus de la majorité.

Le manque de transparence favorise le clientélisme et le chacun pour soi aussi bien au niveau des parents qu’au sein des personnels enseignants des écoles. Chaque directeur veut préserver la réputation de son établissement, ses effectifs, ses subventions…

Manque de transparence et de concertation

Cette méthode apparait comme totalement contraire à l’usage qui existe dans les communes de notre pays. En règle générale, la révision de la carte des secteurs scolaires, partielle ou totale dans une commune doit être travaillée en amont avec les différents acteurs de la communauté éducative. Il faut savoir que la précédente révision totale de la carte des secteurs scolaires de Combs-la-Ville datait du 16 novembre 1998 (délibération n°9). A l’époque, durant plusieurs mois, des réunions de travail avaient eu lieu avec les différents partenaires. Une prise de décision politique après la première élection de Guy Geoffroy en 1995.

Ecole beausoleil
École Beausoleil

Quatre modifications partielles ont été faites entre 2005 et 2019. Elles ont été motivées par les changements liés à la croissance urbaine et conçues comme un outil de gestion du personnel communal. Pas de prise de risque politique, pas de remise en cause de la sectorisation !

Et pourtant, le manque d’anticipation et le travail réalisé en 2020 sans aucune concertation a abouti a un cafouillage important lors de la rentrée scolaire de septembre 2021. Pour mémoire, quatre nouvelles ouvertures de classes et des salles qu’il a fallu trouver dans l’urgence en quelques jours. Et le maire nous a dit très satisfait en conseil :

Cette rentrée, comme pratiquement toutes les autres, mais celle-ci plus que les précédentes, était excellente, parce que bien préparée, construite dans la meilleure des relations et dans la plus grande bienveillance entre la commune et ces écoles. »

Compte-rendu du Conseil municipal du 27/09/2021 p.14

La modification votée en conseil municipal n’a pas été motivée et le maire n’a pas répondu à la question posée sur les effets de cette modification, en particulier pour l’école Sommeville qui sera impactée. Modifier la sectorisation pour répondre à rééquilibrage des effectifs est un classique. Un travail d’étude et d’analyse de ce qui a été décidé par le maire et sa majorité est donc à faire.

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