Catégorie : Ma ville

Boulangerie à combs : installation dune chaine

Haro sur les artisans boulangers de Combs!

C’est à ne plus rien y comprendre. D’un côté le maire nous dit qu’il faut soutenir les petits commerces et artisans de la ville, et de l’autre, il ne fait rien pour s’opposer à l’installation d’une boulangerie franchisée dans l’Eco-pôle. Cherchez l’erreur…

Affichage de bonnes intentions?

Revenons un petit peu en arrière. Analysons le catalogue de promesses et de mesures annoncées par Guy Geoffroy durant la campagne électorale des municipales de mars 2020. Selon lui, le but de l’Eco pôle est de »fédérer sur un site unique des entreprises dont les activités sont liées au développement durable » (P.16) . C’est donc en catimini que cette enseigne de boulangerie a construit son magasin qui n’est pas vraiment en lien avec l’objectif annoncé, tout au contraire. Le maire n’en a rien dit à personne. La communication municipale a plutôt été axée sur la « légumerie bio », et pour cause! Nous ne pouvons que vous inciter à consulter le numéro 191 du journal municipal « Rencontre » qui présente cette zone.

A la page 24 de ce même catalogue, le maire nous affirme: « nous sommes déterminés à soutenir et accompagner les commerçants et à préserver , et même développer, une offre commerciale au plus près des combs la villais ». C’était donc cela la surprise, un accompagnement aux petits oignons pour les artisans boulangers de la ville et un développement toujours plus important de la zone périphérique.

Augmentation de l’offre en périphérie

Une des rares activités artisanales et de bouche qui subsiste dans la ville est celle des artisans boulangers. Nous ne parlons pas des dépôts de pain et les boutiques vendant des produits industriels. Ce type de commerce a commencé à s’implanter. Nous défendons le travail remarquable des artisans boulangers et pâtissiers qui fabriquent eux-mêmes et vendent des produits de qualité. Or l’implantation d’une première chaine de boulangerie  » Ange », dans la zone d’activité de l’Eco-pôle met immanquablement en danger nos artisans de quartiers.

Partout où ce type d’entreprise s’est implanté, il y a eu des fermetures d’artisans boulangers dans la ville qui a accueilli ce type de vendeur en périphérie. (Les boulangeries artisanales face à une concurrence féroce). Non seulement, les prix sont attractifs mais une politique de promotion régulière attire des consommateurs qui sont à la recherche de prix imbattables (Ex: 10 viennoiseries pour 6 euros). Seules des chaines franchisées peuvent proposer ce type de tarifs. Cela alors même que la consommation de pain ne cesse de chuter. Et la redoutable machine de ventes et de production ne s’arrête pas à cela. Une gamme complète de restauration rapide (sandwichs, salades, pizzas…) est proposée, concurrente de l’offre existant déjà en ville.

Ce qui se passe avec les boulangeries et donc représentatif de ce qui est arrivé aux autres corps de métiers qui ont peu à peu disparu du paysage urbain Combs la villais. Le développement des zones d’activités en périphérie est préjudiciable au maintien d’une activité commerciale et artisanale en centre- ville. Ces dernières années, nous avons vu l’installation de nombreuses grandes marques ou l’extension de leur superficie, alors que dans le même temps, le marché et les petits commerces se mettaient à décliner. Il y a bien un lien de cause à effet entre cette politique soutenue par le maire et la situation catastrophique des commerces de notre cité. Plus de boucher, ni charcutier, ni fromager, ni poissonnier, et seulement deux fleuristes pour une ville de près de 23000 habitants !

signalétique illégale?
Signalétique sans autorisation dans la ville

Deux poids , deux mesures donc. Une réalité désespérée alors que ce modèle de développement est remis partout en question dans les villes moyennes de l’hexagone.

Cessez les injonctions contradictoires!

Toutes les études montrent les effets négatifs d’une telle implantation. Le confinement et la crise sanitaire ont favorisé les moyennes surfaces périphériques et les enseignes qui se sont installées en périphérie.

Fort de ce constat, comment comprendre les injonctions contradictoires du maire ? Nous ne prendrons qu’un exemple supplémentaire qui est lui aussi parlant, celui de la taxe locale sur les publicités extérieures qui concerne les commerces de la ville (TPLE, Article L2333-6 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) . Lors du conseil municipal du 21 septembre 2020, la majorité a voté une augmentation de cette taxe de 1.5 %. Les membres de la liste « Agissons pour Combs » ont voté contre. Cette augmentation ne rapporte pas grand chose à la ville. Cette décision est surtout significative du double discours du type: nous vous soutenons, mais nous vous ajoutons une dépense supplémentaire alors que la situation est critique! Il est vrai qu’il faut bien trouver un financement à l’augmentation des élus…(Forte augmentation des indemnités des élus)

Nous demandons que cette hypocrisie cesse. Nous sommes pour l’arrêt du développement d’activités périphériques qui concurrencent les activités existantes et les commerces de proximité. C’est au maire de s’y opposer et de faire entendre sa voix auprès de l’EPA (Établissement public d’aménagement). Il est temps de repenser la ville et de soutenir véritablement les entreprises qui sont en difficultés et qui sont vitales pour les habitants. Plusieurs articles à venir permettront de développer nos propositions dans ce domaine.

https://www.midilibre.fr/2020/01/10/boulangerie-un-nouveau-label-pour-proteger-les-artisans-des-chaines-et-des-industriels,8652504.php

https://www.latribune.fr/carrieres/franchises/secteur-de-la-boulangerie-les-chaines-se-multiplient-comme-des-petits-pains-562010.html

https://www.lesechos.fr/2017/05/les-artisans-boulangers-bouscules-par-les-industriels-169229

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000006390586/2003-07-01/

Nuisances insupportables et gestion contestable

Tri, déchets et colère des usagers à Combs!

Informer, éduquer, responsabiliser sont les maitres mots de la gestion des déchets et de la propreté de nos rues. Reste à comprendre les problèmes qui ont mis en colère les usagers…

De la nécessaire pédagogie

Partout en France, le tri sélectif progresse et les résultats sont encourageants. La pédagogie et les actions ludiques sont au cœur des dispositifs développés par les centres de tri en France. C’est le cas du S.I.V.O.M qui, depuis de très nombreuses années, s’y emploie à l’aide de Quiz et d’interventions dans les écoles. Rien à redire à cela, nous ne pouvons que l’approuver.

Nul doute que des efforts sont faits pour que les citoyens en herbe, ainsi que leurs parents, soient conscients de la nécessaire préservation de l’environnement. Dans notre ville, le service développement durable s’y emploie. Nous sommes d’accord avec les actions de nettoyage effectuées depuis quelques années par des associations. Nous pouvons noter l’action positive d’un élu de la majorité municipale, qui s’investit pour sensibiliser les combs la villais. Est ce la seule réponse possible ? Faut il que ce soit des enfants de primaire qui ramassent les détritus ?

Notre impression générale est que certains citoyens, malgré les efforts de communication et de sensibilisation , ne sont pas respectueux ni de notre cité, ni du vivre ensemble.

Réalité et incivilités

Nous payons une taxe spécifique au S.I.V.O.M pour la collecte et le retraitement des déchets. La ville a délégué cette mission de service public à ce syndicat. Elle a également transféré au S.I.V.O.M la propreté urbaine depuis janvier 2017. Le fait est que notre ville n’est pas aussi propre qu’il n’y parait. Parcs, trottoirs, places se chargent de détritus. Pourquoi la police municipale ne joue t’elle pas un rôle de prévention et d’intervention pour faire payer les contrevenants ? Cette mission devrait être à son actif (Cf.article « Mécontentement de l’été: sécurité et incivilités). Le contrat passé avec le S.I.V.O.M est il suffisant?

cet été, dépôts sauvages
Cet été, dépôts sauvages dans la commune

Passons à l’échelle des dépôts sauvages dans la commune. Pas besoin de faire une liste exhaustive pour se rendre compte que cela devient problématique. Les témoignages des habitants abondent, photos à l’appui, d’un problème qui devient récurrent. Ce fut le cas Rue Carneaux et dans de nombreux quartiers. Comment de tels amoncellements peuvent ils se mettre en place et comment y remédier ? Les services municipaux interviennent de plus en plus souvent mais cela ne suffit pas. La politique du S.I.V.O.M est contestable. En limitant le nombre de passage à la déchetterie, en empêchant les petits utilitaires assimilés à des véhicules professionnels d’y venir à certaines heures et en particulier le week-end, les dépôts sauvages se multiplient.

Rue Carneaux, dépôts sauvages
Rue Carneaux, dépôts sauvages

Insuffisances et colères

La colère des combs la villais a été particulièrement importante durant l’été. Poubelles qui débordent, problème de ramassage retardé, de nombreux témoignages sur les réseaux sociaux ont fait état cet été de nuisances insupportables. Et cela alors que les températures ont atteint des niveaux records. Ces nuisances olfactives ont révélé un problème de gestion du S.I.V.O.M. En effet, le ramassage sur site propre suppose que des camions spécialisés puissent les relever régulièrement ( Domaine Hélios, résidence Pablo Picasso…) . De nombreux combs la villais ont découvert qu’il n’y avait qu’un camion de disponible. Celui-ci, étend en panne, ils ont du patienter 15 jours.

Amoncellement des poubelles faute de ramassage
Amoncellement des poubelles faute de ramassage

Nous ne pouvons que nous interroger sur une telle gestion à flux tendu alors que le ramassage est un service public essentiel. Les usagers payent des impôts pour cela. Ils sont en droit d’exiger mieux. Les communes implantent des collectes sur sites propres dès que cela est possible. Cela est vrai pour les lotissements comme pour les immeubles. Cette méthode de gestion est très positive. Encore faut il que les moyens soient mis en œuvre pour que cela fonctionne. Notre maire est président du S.I.V.O.M. Nous ne pouvons que remettre en cause sa gestion qui a rendu la vie impossible à certains habitants.

Pistes de réflexion…

Les choix qui ont été fait depuis des années, et notamment le développement de la méthanisation, ont grévé les comptes du S.I.V.O.M. Faute de moyen disponible, la flotte de camions s’est avérée insuffisante en cas de problème. Depuis cette catastrophe, deux camions supplémentaires seraient enfin disponibles pour assurer cette mission.

Nous souhaitons que le S.I.V.O.M prenne davantage en compte les demandes des usagers. Nous proposons que les comptes du syndicat soient rendu public et soient mis en ligne. Nous pensons qu’une réflexion doit être menée sur la question des heures et des jours d’ouverture aux professionnels. La fermeture le samedi aux entreprises favorise le rejet dans la nature et les dépôts sauvages. Nous proposons qu’une étude de faisabilité soit réalisée pour que les encombrants ne soient plus à une date donnée. Cela facilite le ramassage anarchique et le rejet ou les amoncellements d’encombrants dans d’autres lieux. Un système à la demande avec prise de rendez vous, comme cela se fait à Paris, pourrait être une solution.

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/pouvoirs-police-et-securite-des-services-publics-locaux

mécontentements de l’été sécurité et incivilités

Vente de drogue en drive rue Icare

Mécontentements de l’été: sécurité et incivilités

Tout au long de l’été, les réseaux sociaux se sont fait l’écho des préoccupations des Combs la villais pour leur sécurité. Un état des lieux qui questionne.

Une multiplication inquiétante des infractions

Outre les habituels effractions des logements qui sont toujours une terrible épreuve pour ceux qui les subissent, plusieurs évènements semblent rappeler ce qui s’est passé les années précédentes. Des voitures qui brûlent, des containers de récupération des vêtements qui sont détruits, des nuisances sonores qui se multiplient. Toutefois, ce qui a marqué cet été, ce sont les inquiétudes et les exaspérations des habitants au sujet des Brandons.

En effet, la cité doit être démolie prochainement. Elle a été le lieu de rassemblement qui se sont prolongés tard dans la nuit. Les nuisances ont été, semble t’il, particulièrement nombreuses: barbecues dans une zone non autorisée, bruit et tapage nocturne, alcoolisation importante… Les appels des riverains aux forces de police n’ont pas permis de régler le problème, et ce, faute d’intervention rapide.

Nous avons également vu, une fois de plus, le parking de l’ancien Intermarché occupé illégalement. Souvenons nous de ce qui s’est passé cet hiver avec l’occupation du site par des forains. Rebelote au mois d’aout, avec l’installation des gens du voyage. Destruction des plots empêchant le passage des caravanes et voitures alors que la commune a mis en place,comme l’exige la loi, un site propre pour les populations qui nomadisent.

Installation de forains sur le parking de l’ancien Intermarché

Des habitants qui se sentent délaissés

Autres sources d’inquiétude avec ce qui s’est passé, à la fin du mois d’aout, rue Icare. Une vente affichée de produits stupéfiants, en drive. Parfois, d’après les témoignages des combslavillais sur Facebook, les tarifs s’affichent sur le mur extérieur de l’immeuble. Cela a scandalisé de nombreux habitants et nous en premier lieu. Autre sujet très préoccupant, le possible développement de la prostitution.

Le plus inquiétant est de constater que certains habitants sur les réseaux sociaux, terriblement excédés, envisagent de s’organiser entre eux pour intervenir. Cela se généralise au niveau national. Ces questions d’incivilités et de sécurité doivent localement trouver des réponses.

L’été, plus encore que durant le reste de l’année, l’impression qui a dominé est donc le manque de réactivité des pouvoirs publics et l’absence pour notre commune « de pilote dans l’avion ».

Manque de réactivité et insuffisance

Comment se fait il que les gens du voyage aient réussi à prendre place et à y rester? Pourquoi les mêmes scènes se reproduisentelles aux Brandons et deviennentelles récurrentes? Ces mêmes questions sontelles mieux gérées dans les communes voisines? À Lieusaint, l’occupation illégale par des gens du voyage a été semble t’il plus rapidement maîtrisée. Les pouvoirs publics doivent réagir avant que cela ne dégénère. Les habitants doivent pouvoir se sentir en sécurité dans notre ville.

Vente de drogue: signalétique

Nous ne voulons pas relayer des débats nationaux sulfureux et faire de la polémique. Nous savons que ces questions sont complexes et que le manque de moyens de la police nationale se pose un peu partout. Depuis le 28 aout, la fusion des circonscriptions de Melun Val de Seine et de Sénart doit permettre selon le commissaire Jérôme Georges, d’être plus réactif sur le terrain (Article de la République de Seine et Marne n° 7958). Cela ne doit pas se traduire uniquement par des opérations coups de poing comme nous en avons vu à la télévision, mais par un travail de fond qui demande moyens et temps.

Redéfinir les missions de la police municipale

Il n’en reste pas moins que le maire est le garant de la sécurité dans sa commune. Il possède des pouvoirs de police générale afin d’assurer des missions de sécurité , tranquillité et salubrité publiques. Son absence de réaction durant les vacances au sujet de ces multiples incivilités et problèmes de délinquance locale interroge.

A la tête de la ville, le maire gère la police municipale. Il définit les missions de cette force de police locale. Notre commune, comme bien d’autres en France, a déployé des moyens humains et financiers pour la mise en place d’une police municipale. Alors que faire? Il n’y a pas de solution miracle mais certaines communes font mieux que d’autres.

La police municipale doit jouer un rôle clef. Nous pensons que les missions de cette police de proximité doivent être redéfinies. Les zones d’interventions nécessitent d’être mieux délimitées pour être en adéquation avec les besoins. Les horaires doivent être adaptés et davantage étendus pour répondre aux attentes des citoyens. Cela suppose une refonte importante du mode de gestion de la police municipale, loin des considérations et gesticulation des partis politiques. Cela passera également par davantage de préventions et cette tâche doit relever également de la police municipale.

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/pouvoirs-police-et-securite-des-services-publics-locaux

a dette en question: image d'une tirelire qui s'interroge

Une ville endettée : info ou intox?

Beaucoup de promesses de projets onéreux ont été faites durant la campagne. Mais quel est l’état de la dette de la commune ? Petit quiz pour s’y retrouver.

Notre dette est élevée

Faux si l’on se réfère à l’endettement par habitant

La Direction Générale des Collectivités Locales utilise, entre autre comme outil d’analyse, l’encours de la dette (montant total des emprunts restant à rembourser). Elle était de près de 10 millions en 2018. Elle serait en 2019 d’environ 12 millions.

Augmentation de la dette à Combs la ville

Il permet d’établir un ratio d’endettement par habitant (Combs : 493.67 Euros /hab). Ce dernier est ensuite comparé à la moyenne des collectivités de même groupe de population (nombre d’habitants). Si l’on s’en tient à cela, Combs a un faible endettement par habitant. C’est l’argument que le maire pense incontestable pour dire que tout va bien depuis des années.

Vrai si l’on regarde les recettes de la ville

L’encours de la dette ne prend pas en compte les recettes, l’épargne brute disponible et donc la capacité financière réelle de notre ville à rembourser. En d’autres termes, si tous les créanciers réclamaient leurs dû demain, la ville ne pourrait pas puiser dans ses ressources pour l’honorer, puisqu’elle ne dispose pas d’une épargne suffisante. La dette réelle est élevée car nos recettes sont faibles. Une ville riche peut avoir un endettement par habitant bien supérieure parce que son revenu l’est. Ce n’est pas le cas à Combs la ville, il suffit de consulter les recettes du budget primitif 2020.

Vrai si l’on utilise un autre indicateur : la capacité de désendettement

L’indicateur qui fait référence, pour tous les analystes financiers et les préfectures, est la capacité de désendettement. Il correspond au nombre d’années nécessaires pour rembourser la totalité de la dette, si elle y consacrait toute son épargne brute (différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement). Pour l’ensemble des communes en France, le chiffre moyen est de 5 années en 2019. (www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales-communes). Il est de 6.4 années en 2018 pour les communes de 10000 habitants et plus, et est en diminution sur les trois dernières années en France.

Pour connaitre celui de Combs la ville, il faut aller chercher cet indicateur sur le site journaldunet.com (www.journaldunet.com/business/budget-ville/combs-la-ville/ville-77122). Le chiffre est très préoccupant car très au-dessus de la moyenne. Nous n’avons pas encore le chiffre de 2019. En 2017, il était de 12.5 ans. Il a été ramené à Combs la ville à 11.5 ans en 2018. Ce chiffre est probablement plus haut pour 2019, car la dette a augmenté de 2 millions d’euros, passant de plus de 9 à plus de 11 millions (Budget prévisionnel 2020, annexe, état de la dette).

Sommes -nous proche du seuil critique d’endettement ?

Vrai selon les critères des analystes financiers.

Un analyste financier d’Exfilo, cabinet d’expertise des finances locales, nous éclaire: « En moyenne, une collectivité emprunte sur des durées de 15 années. Ainsi, une collectivité qui a une capacité de désendettement supérieure ou égale à 15 ans est déjà en situation critique. On considère généralement que le seuil critique de la capacité de remboursement se situe à 11-12 ans. Passé ce seuil, les difficultés de couverture budgétaire du remboursement de la dette se profilent en général pour les années futures.

Seuil critique atteint à partir de 2016

Vrai selon le seuil défini pour la capacité de désendettement de Grand Paris Sud

Lors de la commission du 16 juillet 2020, le président de notre agglomération, Michel Bisson, a pris cet indicateur pour parler des investissements. Pour lui la situation est délicate pour Grand Paris Sud. Selon lui, il n’est pas possible d’aller au-delà des 12.15 années actuelles pour rembourser la totalité de la dette contractée par l’agglomération.

Vrai si l’on compare avec les communes voisines

Moissy Cramayel: 5.8 ans en 2018

Savigny le Temple: 5.7 ans en 2018

Lieusaint: 1.1 ans en 2018 (Commune gérée par le président de GPS)

Vrai si l’on analyse le budget prévisionnel de 2020.  

Aucun emprunt n’est prévu et pour cause alors que de nombreux projets ont été promis. La ville doit se désendetter afin de retrouver des marges de manœuvre. Notre situation financière n’est donc pas aussi satisfaisante que ce qui est affirmé. Cela est préoccupant et représente une contrainte de taille pour la modernisation et l’entretien de notre commune. Un prochain article analysera les conséquences d’une telle situation pour notre ville et sur sa capacité à réaliser le programme de la majorité municipale conduite par G.Geoffroy (36 pages ).

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales-communes

https://www.exfilo.fr/category/analyse-financiere/

http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/combs-la-ville/ville-77122

un projet immobilier global: piscine et immeubles

Piscine et projet immobilier: un choix destructeur

Pourquoi un projet de piscine, devenu centre aquatique, est il devenu un projet immobilier global? Petits compléments d’informations pour mieux comprendre un projet tant retardé.

Comment financer un projet coûteux à 12 millions d’euros

Retardé faute de moyens financiers, le projet au départ prévu comme une rénovation globale est devenu un projet de centre aquatique couteux.

Naissance de Grand Paris Sud (GPS)

En 2014, le projet est dans les cartons depuis 6 ans, rien n’est encore acté pour sa réalisation. La création de la nouvelle agglomération de GPS en 2016 change la donne. L’agglomération va donner une partie des subventions nécessaires pour la construction de la nouvelle piscine. La commune prendra sur ses deniers plus de 50% de la dépense. Dans le même temps, la gestion des piscines passe sous le contrôle de GPS. A charge à la commune de réaliser l’équipement.

110 logements sur 13200 m2

Un projet immobilier global

Pour financer un projet qui n’est plus, de fait, la réalisation d’une simple piscine, la ville va devoir emprunter et autofinancer l’équipement. Le budget annuel de la ville tourne alors autour de 27 millions d’euros. Elle doit donc s’autofinancer en réalisant une opération immobilière d’envergure. Et pour cela, la commune vend 1.5 ha de parc à des promoteurs. Le projet pour ce quartier n’est donc plus de construire une piscine. Il s’agit désormais de construire un quartier avec la création de nouveaux immeubles. L’appétit féroce des promoteurs, avec la bénédiction du PLU (Plan local d’urbanisme) et de la municipalité, peut se déchaîner sur ce morceau d’espace vert sacrifié. C’est bien un choix politique. Cet apport permet alors de boucler le budget. A quel prix!

Projet immobilier et espace vert sacrifié

Une question de choix politique

La dimension du projet

Au départ , il s’agissait d’une rénovation globale, pas d’une refonte totale. Aussi, le centre aquatique, si il conserve l’ancienne piscine, est devenu un projet très couteux. Il doit offrir des équipements hauts de gamme. Certains étaient ils vraiment nécessaires? Nos moyens financiers sont limités. Des communes voisines de notre agglomération comme celle de Moissy-Cramayel proposent des offres similaires. Était il utile de faire un hammam et un centre fitness? Il existe à Combs, et cela depuis de nombreuses années, un centre fitness très performant. Ce projet pouvait donc être plus raisonnable. Cela aurait évité à la commune d’avoir une capacité de désendettement aussi élevée. Avoir une gestion « en bon père de famille » n’est donc pas si simple.

Autrement dit, la ville, en concertation avec les habitants, aurait pu répartir ses moyens sur plusieurs projets aux échelles raisonnables.

Un exemple à ne pas reproduire

Depuis plusieurs mandatures, les projets qui aboutissent sont trop importants et coûteux pour les finances de notre commune. Ce fût le cas de la nouvelle mairie, du nouveau marché et aujourd’hui du nouveau centre aquatique. La question du dimensionnement des projets se pose donc. Pour financer des équipements qui veulent apparaitre comme les plus exceptionnels et les meilleurs possibles , la commune est condamnée à faire des coupes sombres. Elle réduit ses budgets de fonctionnement, entretien au minimum les autres équipements publics comme ses gymnases. La majorité au pouvoir depuis 25 ans reporte la réalisation du catalogue de promesses ou les recycle. Plus grave encore, cela oblige la ville à se séparer de biens communaux. Des biens publics pourtant important pour le bien être des combs la villais. Qui ne regrette pas l’espace vert et la promenade si agréable derrière l’ancienne piscine?

Notre crainte est que ce type de montage financier soit renouvelé pour la réalisation du nouveau DOJO. Nous devons donc rester vigilant! Ce qui s’est passé durant la dernière mandature fait craindre le pire.

Nous proposons de sortir de ce modèle

Nous ne remettons pas en cause le fait de réaliser un centre aquatique plus conforme aux besoins des habitants. Le centre réalisé est de qualité et l’équipe mise en place par l’agglomération est motivée, dynamique et pleine de projets au service des combs la villais. La conservation de la piscine de 1975 est un choix heureux des architectes.

Mais en se concertant avec les citoyens et les différents acteurs de la vie communale, il est possible de mieux cerner les besoins réels et de mieux définir le dimensionnement des équipements à réaliser ou à rénover. Il faut s’interdire de vendre les biens communaux et en particulier les espaces verts qui sont l’identité même du « bien vivre » dans notre commune. Penser l’avenir passe par une nouvelle façon de pratiquer la vie politique locale en donnant aux citoyens les moyens de s’exprimer et de participer à la mise en place des projets.

https://actu.fr/la-republique-de-seine-et-marne/loisirs-culture

https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/combs-la-ville-3500m2-5-bassins-le-centre-aquatique-camille-muffat-enfin-dans-le-grand-bain-06-09-2020-8379654.php

https://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/combs-la-ville-77380/combs-la-ville-la-piscine-ferme-vendredi-et-rouvrira-renovee-en-2020-19-12-2017-7461663.php

La piscine, grille de lecture d’un projet retardé

12 ans pour réaliser le nouveau centre aquatique ! Première analyse d’un projet tant attendu par les combs la villais.

Petite histoire d’un projet retardé

Les combs la villais ont très longtemps espéré pouvoir bénéficier d’une piscine moderne et aux normes.

Premier acte: 2008

A la page 4 de son programme électoral de 2008, G.Geoffroy faisait la promesse suivante: « une rénovation totale de la piscine ». A la fin du mandat en 2014, les travaux n’étaient pas engagés et le projet était encore dans les cartons.

Promesse de 2008

Deuxième acte: 2014

Nouvelle promesse électorale en 2014. Le document de campagne de cette époque faisait le point sur les « missions accomplies entre 2008 et 2014 (p.12). Il était dit : « Une piscine avec bassin couvert, pataugeoire, minigolf, terrain de beach-volley et bientôt un nouvel équipement aquatique ». Selon le document de campagne, il restait à boucler le financement pour la réalisation d’un centre aquatique.

La mission de la majorité municipale durant le mandat 2008/2014 était-elle donc limitée à l’esquisse du projet ?

Promesse de 2014

Troisième acte: 2018-2020

Deux mandats plus tard, après deux ans de travaux (2018-2020), le centre aquatique est enfin achevé. Inauguration en fanfare, le 4 septembre 2020.

Pourquoi un tel retard ?

Des promesses multiples impossibles à toutes honorer

En 2008, le programme de G.Geoffroy était une fois de plus généreux en projets coûteux. La ville venait de se doter d’un nouvel hôtel de ville très dispendieux terminé en 2005. Au catalogue des promesses: nouveau marché, nouvelle crèche,un conservatoire régional des meilleurs ouvriers de France, une piscine rénovée…Impossible de tout faire en un seul mandat. Les finances de la commune ne pouvaient déjà pas les supporter toutes.

Un problème de financement

La ville avait dès cette époque des recettes insuffisantes et un budget non extensible pour réaliser tant de promesses. Rappelons que le taux d’imposition n’augmente pas et que les subventions se tarissent peu à peu. Notre commune ne peut réaliser qu’un projet d’envergure par mandat: mandat 2002/2008 l’hôtel de ville, 2008/2014 le marché, 2014/2020 la piscine.

Les moyens n’existaient donc pas pour réaliser un projet dont l’addition allait s’avérer salée. Elle doit impérativement, comme toutes les communes de France, obtenir des aides de l’agglomération, du département , de la région voir de l’État. Pour ce projet, elle ne pouvait se contenter des seules subventions allouées. Comment financer un projet coûteux qui est devenu peu à peu un centre aquatique à 12 millions d’euros?

Cessons de promettre l’impossible

La morale de cette histoire est qu’il ne sert à rien de faire un catalogue de promesses électorales. Sortons de cette façon de faire de la politique! Le maire est aux affaires depuis 4 mandats successifs. Il entame son cinquième mandat et occupe le siège de premier magistrat depuis plus de 25 ans. Il connait l’état exact de nos finances, de nos capacités d’emprunt.

Nous découvrons pour notre part la réalité des chiffres et nous nous penchons avec un regard neuf sur l’ensemble des dossiers. Il faut arrêter de faire croire et de faire rêver. Il faut cesser de rejeter la faute au seul passé ou au contexte actuel. Gouverner , c’est choisir surtout quand cela dure depuis un quart de siècle. Les choix faits ne résistent pas forcement à l’analyse (article à paraître la semaine prochaine: « Piscine et projet immobilier: un choix destructeur »).

Des sous pour nos associations

Associations culturelles: parents pauvres du budget

L’évolution des subventions données aux associations culturelles ne favorise pas un élargissement de l’offre culturelle . État des lieux…

Moins de subventions

Cet article ne traitera pas de la MJC (maison de la jeunesse et de la culture) qui fera l’objet d’une communication spécifique. Concentrons-nous sur les associations culturelles qui sont susceptibles de recevoir des subventions de la commune. Elles bénéficient pour la plupart d’entre elles, comme dans toutes les communes, de locaux pour leurs activités. La source d’information que nous avons privilégiée pour étudier l’évolution des subventions sont les comptes rendus intégraux des conseils municipaux de 2008 à 2020. Le résultat est le suivant : un effondrement des subventions . Cet effondrement est d’autant plus important que de 2008 à 2019, l’inflation a été de 15%.

2014201520162017201820192020
24320 €27 150 €22 500 €15 000 €19 450 €11 090 €11 090 €
Tableau de l’évolution des subventions aux associations culturelles de 2014 à 2020

Graphique de l’évolution des subventions de 2008 à 2020

Peu d’offres

Cette évolution négative durant la dernière mandature s’explique en partie par l’arrêt des subventions à l’association « Tintinnabulle » (en 2019) qui assurait des spectacles à la Coupole et dont la subvention était importante. Mais si l’on soustrait cette dernière, il reste que la diminution correspond à celle déjà notée pour les associations sportives (Cf. Subventions aux associations sportives: un choix politique). Cela relève de la politique générale de la commune qui réduit toujours davantage les frais de fonctionnement. Cette réduction est plus forte en proportion que la diminution des recettes de la commune. En remontant davantage dans le temps, la baisse est d’autant plus marquée. Les subventions aux associations culturelles étaient, au début du troisième mandat du maire actuel, de 44300 euros en 2008. Douze ans plus tard, elle a été divisée par 4 (11090 euros)!

L’inventaire des associations présentes sur Combs la ville révèle également un autre problème. La faible offre culturelle proposée aux Combs la villais. Peu d’associations (17 subventionnées en 2020) pour une ville de près de 23000 habitants. En dehors de la MJC, qui joue donc un rôle essentiel, l’offre est très limitée alors que le nombre d’habitants a augmenté durant cette même période. La somme attribuée par habitant est donc extrêmement faible. Comment dans ces conditions motiver les initiatives culturelles sur notre territoire et dynamiser davantage les associations toujours présentes.

Aides et politique culturelle à redéfinir

Les activités culturelles, les animations en direction des habitants et des jeunes sont toujours révélatrices de la vitalité d’une ville. Année après année, le dynamisme s’essouffle faute de soutien et d’une véritable écoute. Il est certain que le dynamisme associatif doit s’accompagner de moyens financiers appropriés. La réduction progressive des subventions ne facilite pas l’extension de l’offre. Les forums des associations se tiendront un peu partout en France au début du mois de septembre. Cela sera l’occasion pour chacun et chacune de participer à la vie locale et de soutenir des associations qui en ont bien besoin.

Nous proposons donc de repenser dans sa globalité la politique culturelle de notre ville et de cesser de rogner toujours plus, petit bout par petit bout, des budgets qui sont déjà si dérisoires (11000 euros pour un budget de plus de 25 millions d’euros). Il est donc indispensable de mettre en place une nouvelle politique qui permettra aux associations de travailler davantage en lien avec l’espace jeunesse et les divers équipements culturels (Fresnaye, MJC, Coupole) tout en redonnant des marges financières aux associations qui en font la demande.

Subventions aux associations sportives: Un choix politique contestable

Les subventions aux associations sportives ont fortement baissées depuis plusieurs années. Comment analyser cette dégradation?

Forte diminution des subventions

Les subventions données aux associations sportives sont à différencier des équipements mis à disposition. Dans la plupart des cas, lorsque la pratique sportive le nécessite, la commune prête des équipements sportifs (gymnase, terrain d’entrainement…) et offre un certain nombre de créneaux horaires pour que les associations puissent fonctionner. Certaines associations sont d’ailleurs mieux loties que d’autres. Cette question n’est pas l’objet de cet article qui s’intéresse aux subventions. Elles permettent aux associations d’acheter du matériel nécessaire aux activités et à payer des frais d’encadrements etc…

L’étude des subventions aux associations sportives de 2012 à 2020 montre une forte diminution des subventions globales. Entre 2012 et 2019, la baisse est de près de 29%, passant de 144200 euros à 102580 euros. Cette baisse est donc particulièrement importante et ne prend pas en compte l’inflation(+21%). Cette diminution peut s’expliquer, mais en partie seulement, par la diminution des moyens financiers de notre commune. Durant cette période entre 2012 et 2019, la baisse des recettes globales de la ville est de 4 % ( 26610852 euros contre 25671038 euros en 2019). Le rapport entre la baisse de recettes et la baisse des subventions que subissent les associations sportives n’expliquent donc pas la politique municipale depuis des années .

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Tableau de l’évolution des subventions aux associations sportives

Inégalité des évolutions et des subventions

Ce qu’il est nécessaire de regarder dans un second temps, ce sont les affectations et les évolutions de ces subventions. Il apparait que certaines associations ont eu, de fait, une forte diminution des sommes allouées. Quels sont les facteurs qui permettent de comprendre ces différences de traitement ? En étudiant le nombre d’adhérents, il apparait que ce critère n’est pas forcément pris en compte.  Il suffit d’analyser l’évolution de l’association CACV Football dont le nombre d’adhérents est toujours aussi important alors que la subvention est passée de 12000 euros à 7500 euros en 2020 (-37.5%). D’autres associations sont également fortement impactées comme l’association « Combs Sénart Tennis de table » qui voit sa subvention chutée de 60%. Enfin, certaines associations ont vu leurs subventions rester stables ou diminuer légèrement. C’est le cas du CACV Gymnastique dont la subvention n’a diminué que de 10 %. Une différence de traitement qui interroge. En effet, la dotation de CACV gymnastique représente à elle seule en 2020 près de 35 % des subventions distribuées aux associations sportives de notre commune.

La justification de la municipalité est simple : ce club a des résultats exceptionnels et a une visibilité nationale et internationale. Cela explique donc un traitement de faveur : gymnase le plus récent (1995) et en meilleur état que les autres, dotation importante. Il faut savoir que ce club bénéficie également d’autres subventions (département, fédération…). De nombreux membres de ce club ne sont pas Combs la villais et cela pose question. D’autres clubs ont eu également d’excellent résultats (ex : Combs Basket club) mais n’ont pas bénéficié d’un traitement de faveur.

Nos propositions: Faire autrement

La majorité municipale est tournée résolument vers le sport de haut niveau (un conseiller municipal délégué et une délégation à GPS). Notre position est différente. Nous proposons de mieux répartir les subventions en aidant les associations au service de tous les habitants. Notre vision du sport est plus démocratique. Le sport doit être ouvert à tous, enfants comme adultes. Il doit défendre des valeurs de partage, d’épanouissement social après le temps scolaire et le travail. Les associations doivent pouvoir collaborer ensemble en concertation au sein d’une commission à créer. Celle-ci aurait de réels pouvoirs.Nous proposons également de stopper cette érosion des subventions qui met en difficulté des associations qui jouent un rôle important pour assurer la cohésion sociale au sein de notre commune.

Une gestion du personnel communal qui interroge

Pendant le covid , la ville a rémunéré ses salariés vacataires . Après le déconfinement, les animateurs ont reçu une surprenante demande du maire …

Des vacataires nombreux

Le statut des employés municipaux est multiple : titulaire, contractuel mais aussi vacataire. Les vacataires ont un statut très précaire et ne sont payés qu’à l’acte réalisé. Ils ne bénéficient pas des mêmes droits et protections sociaux que les agents publics en CDD ou CDI.  Ils sont nombreux à Combs comme dans de nombreuses administrations territoriales. Ils ont des tâches variées : animateurs, aide à domicile…Nous ne pouvons qu’être préoccupé par la multiplication de ce type de contrat. L’une des problématiques pour les vacataires est d’être des variables d’ajustement en fonction des besoins. De plus en plus de vacataires remplacent ou complètent les effectifs des personnels titulaires. Parallèlement à cela, les vacataires ne restent pas longtemps en place et se découragent rapidement.

Covid et précarité

Prenons l’exemple des animateurs à Combs. Le nombre d’heures peut varier d’un mois sur l’autre selon l’accueil des enfants et les nécessités pendant les périodes de vacances scolaires. Durant la période de confinement, les vacataires ne pouvait pas bénéficier du chômage partiel. Personnel au statut précaire, le gouvernement à inciter les collectivités territoriales à « rémunérer les vacataires comme si le service avait été fait ».  Il a également préconisé de « reconduire les contrats » (Direction générale de l’administration et de la fonction publique, FAQ du 15 avril 2020).

Comme un peu partout dans les autres communes de France, les vacataires ont donc été payés à Combs Cette rémunération a été effectuée dans notre ville pour la période allant du 15 mars au 30 avril . Le 27 mai dernier, le maire de Combs la ville précise dans un courrier envoyé aux animateurs vacataires que le maintien des rémunérations a été fait sans contrepartie.

Un choix impossible

Or, le maire dans ce même courrier pose une question aux vacataires: « contribuer (ou pas) à hauteur de quelques heures et jusqu’à un maximum de 50% des heures de vacation rémunérées pendant le confinement, à l’effort collectif de désinfection des locaux scolaires ». La demande précise que cela sera à titre gratuit ! N’est ce pas une demande qui est en contradiction avec le fait que cette rémunération a été donnée sans contrepartie ? Est ce une forme de rattrapage qui est demandé ? La direction générale de l’administration et de la fonction publique avait précisé que le rattrapage des heures n’étaient pas fondé. Tout cela est donc d’autant plus surprenant que ce type de mission ( désinfection) n’est pas de la compétence des animateurs. Elle n’a aucun rapport avec leur mission de base. Nombreux sont les vacataires qui ont été choqués par cette demande de travail non rémunérée et beaucoup se sont interrogés sur la réponse à donner.

En effet, comment ne pas répondre positivement à une telle demande alors que c’est le maire qui renouvelle le contrat de vacataire pour les animateurs ?  Ce mode de gestion du personnel pose question. Nous proposons que le nombre de vacataire soit limité sur la commune. Ce type de pression ne doit plus être exercée à l’avenir sur des personnels déjà très précarisés. Il faut donc revoir, avec la Direction des Ressources Humaines, ce qui peut être fait pour maintenir sur notre commune des animateurs motivés et définir une nouvelle politique de concertation entre les différents personnels et les élus.

Voici le courrier du Maire:

https://www.cig929394.fr/grh/expertise/coronavirus-covid-19-foire-questions-statutaires-mise-jour-140820

Grand Paris Sud: une absence qui parle !

Alors que l’installation des élus communautaires a eu lieu, le bilan de ce premier conseil est inquiétant pour notre commune: pas de vice-présidence!

Être présent, une nécessité vitale pour la commune

Le 7 juillet 2020 a eu lieu l’installation de la nouvelle assemblée communautaire issue des élections de mars et juin dernier. En effet depuis décembre 2015, l’agglomération du Grand Paris Sud gère un territoire très vaste distribué sur deux départements. Elle regroupe aujourd’hui 23 communes et près de 350000 habitants. Le budget est de 300 millions d’euros /an et le personnel qui est rattaché directement à l’agglomération est de plus en plus important (1700 personnes ). En effet, de nombreuses missions sont déléguées à l’agglomération. Elle décide et gère directement dans de nombreux domaines en lieu et place des communes qui la constituent (voirie, piscine, médiathèque…). C’est dire combien il est important d’y être et de peser de tout son poids pour exister.

Aucune Vice- présidence, une absence inquiétante

Les résultats de l’élection de 15 vice-présidents et d’un président dès l’ouverture de l’Assemblée montre le manque de place prise par notre commune au sein de cette collectivité territoriale. Aucune vice-présidence pour Combs. Des communes moins peuplées ont eu une vice-présidence, chacune ayant des missions d’importance. Quant aux 20 délégations, nous en avons effectivement obtenu deux, de moindre impacte. Les sujets ne sont pas les plus décisifs pour le développement et l’avenir de l’agglomération et donc pour notre commune: le sport de haut niveau (G.Alapetite: 17ème délégation sur 20) , la culture et le tourisme (M.Laforgue 18ème délégation sur 20).

Pourquoi un tel résultat ?

Le maire de notre commune n’a pas été dans le passé un fervent adepte de la nouvelle agglomération Grand Paris Sud. Souvenons-nous du combat mené contre la création de cette collectivité. Il avait raison de penser que cette union n’était pas naturelle et d’autres maires de Sénart y étaient également peu favorable. Mais la création décidée par une loi et validée par le conseil constitutionnel est désormais irréversible. Nous ne pouvons pas faire comme si cela pouvait changer.

Monsieur G.Geoffroy n’était pas davantage attiré par l’agglomération de Sénart. Pas de T.Zen à Combs alors que les autres communes en ont bénéficié. Nous sommes donc coupés de la jonction avec le Carré Sénart.

Pour finir ou ouvrir le débat

Au regard de cette faible implication de notre commune dans ces instances, il nous semble peu étonnant que Combs la ville ne reçoive pas des subventions à la hauteur de son poids démographique. Pour s’en rendre compte, il suffit de comparer nos niveaux de subventions avec ceux d’autres communes du Grand Paris Sud. A titre d’exemple, regardons l’état de nos voiries, de la médiathèque (qui vient d’obtenir une refonte de son système informatique bien après celui d’autres communes…).

Nous devons être davantage impliquée dans la gestion de l’agglomération. Nous ne pouvons pas nous contenter de participer à quelques commissions. Il est de fait déjà trop tard pour cette nouvelle mandature. Néanmoins, un travail de concertation et d’échange d’informations est nécessaire pour améliorer notre situation. Il nous faudra penser à la manière dont Combs peut davantage peser au sein de cette collectivité communautaire afin de ne plus être à la périphérie.

https://www.grandparissud.fr/l-agglo/le-conseil-communautaire/ordres-du-jour-et-comptes-rendus-conseil-communautaire