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Béton : et ça continue, encore et encore …

La révision du Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) approchant, nul ne sera surpris par la multiplication frénétique des destructions de maisons en cœur de ville et l’apparition dans notre champ visuel de nouvelles grues annonciatrices d’autant de nouveaux programmes immobiliers. C’est le cas une fois de plus dans la rue Sommeville.

Maison du 90 rue Sommeville détruite
pour permettre l’accès aux parkings
et à l’immeuble qui se situera en fond de propriété

Autorisée par le PLU, une ancienne propriété de moins !

Le programme immobilier situé au 90 de la rue Sommeville a entrainé la destruction d’une jolie maison datant des années 30 (parcelle cadastrale 4089) mais également d’une maison très récente des années 2000 (parcelle cadastrale 4966).

Après la destruction de la maison

Il y a quelques années, la construction en lot arrière de cette maison individuelle ne posait pas de problème important et correspondait à une densification raisonnée de cette zone. Cela restait acceptable pour tous les voisins et surtout cela assurait la conservation de l’identité de ce quartier ancien de la ville. Nous n’aurions pas critiqué négativement la construction de cette maison.

Maison récente issue d’une
subdivision antérieure (année 2000)

Mais dans le cas présent, ce programme immobilier, autorisé par le PLU actuel, pose de nombreuses questions et ne permet pas de conserver le caractère identitaire de cette partie ancienne de la ville.

De la rue Sommeville,
l’immeuble sera mis en fond de parcelle

L’implantation en lot arrière de cet immeuble est problématique mais permise par le PLU (Plan Local d’Urbanisme). L’immeuble ainsi construit se retrouvera en plein milieu d’anciennes maisons individuelles. L’impact visuel de l’immeuble sera très fort sur les maisons voisines. Les jardins des maisons ne pourront plus conserver une quelconque intimité du fait de la vue plongeante des futurs occupants et de la hauteur du bâtiment.

Tout en étant déformée, la vue projetée sur le permis de construire est d’ailleurs significative. Le long de la rue Sommeville, la largeur d’ouverture n’est que de 9 mètres ! Cela n’affectera pas la rue Sommeville qui a été suffisamment massacrée sur toute sa longueur ces 15 dernières années.

Voie qui conduira à l’immeuble
des places de stationnement
et deux colonnes enterrées

De la rue Sommeville, la vue sera surtout marquée par les places de stationnement qui se trouveront d’un côté puis de l’autre du passage conduisant à l’immeuble.

Un programme immobilier de plus

L’étude du permis de construire peut se résumer à quelques chiffres. Ils permettent de comprendre cet immeuble qui sera réalisé sur un espace total de 1771 m2 :

  • Avant : 344 m2 habitable / Après : 1711m2
  • Avant : 2 logements individuels / Après : 26 logements assimilés logement social (T2 au T4)
  • Avant : 4 places de stationnement / Après : 33 places de stationnement (577m2)
  • Avant : 1 étage / Après : 3 étages (H max autorisé par le PLU 12.50m)
Élévation de l’immeuble :
façade Nord

Situé en en zone UA, cet immeuble de 26 logements sera accessible de la rue par un simple passage de 6.5m de large. Et étant assimilé à du logement social (20 logements locatifs intermédiaires + 6 sociaux), ce programme immobilier ne sera pas obligé de réaliser les 55 places de stationnement exigé par le PLU. Il se contentera de 33 places qui ne seront pas suffisantes et qui ne seront pas dotées de prises de recharges électriques. Faute de places, de nombreux véhicules devront stationner dans les rues adjacentes déjà bien encombrées !

Cette construction laissera également peu d’espaces disponibles aux espaces verts. Ce sont les parkings végétalisés sur le plan qui font croire que le programme sera « verdoyant ». Cheminement et places de stationnement utiliseront une place considérable.

P.4, Notice architecturale et paysagère
du permis de construire :
qui pourra croire que des arbres
de ce type puissent se développer
dans des espaces contraints ? Personne !

Pour que le projet respecte le PLU, le toit terrasse sera végétalisé. Le nombre d’arbres notés sur le plan correspond au nombre d’arbres à planter (40). Sauf qu’une fois de plus, ce ne seront pas des arbres qui seront plantés. Par exemple, les « arbres » numérotés 9 à 16 seront à moins de 3 m du mur séparatif. Ce qui est illégal. Ce ne seront donc probablement que des arbustes ! Mais qui ira contester cela alors que l’immeuble sera construit !

Plan masse du programme immobilier

Tout cela indique clairement que sur un espace réduit (le cheminement occupe une partie importante du projet), il est possible avec le PLU actuel d’intégrer un immeuble au beau milieu d’une zone pavillonnaire ancienne. Cela n’est pas sans nous rappeler ce qui vient d’être accordé pour la rue Paul Gauguin.

…c’est que le début, d’accord d’accord !

Le compte à rebours est lancé ! Nombreux sont les projets déjà autorisés et nombreux seront les projets déposés avant que n’entre en œuvre le nouveau PLU. Les combs-la-villais s’en inquiètent, et il est difficile de leur donner tort.

Vue perspective du projet, vue arrière

En signant le plan de Relance logement avec l’État, notre maire, loin de temporiser et de se laisser la possibilité de faire autrement, a donné aux promoteurs un signal fort pour poursuivre les destructions et la bétonisation accélérée. Notre commune a pour objectif de produire 291 logements et a donc la 1ère place dans ce contrat, devant Moissy et Corbeil-Essonnes.

Contrat de Relance Logement,
Article 2, P.1

La coulée verte une nouvelle fois menacée !

Décidément, le maire ne l’aime pas beaucoup notre coulée verte ! Après avoir projeté, en catimini, de stériliser 2 100 m2 de la plaine centrale, près de la piscine, au moyen d’une dalle bitumée, la majorité municipale, qui, comme vous le savez, a brusquement fait machine arrière sur ce projet, persiste et signe. Voici qu’ils s’attaquent à présent, sans l’avoir crié sur les toits, à une autre partie de notre coulée verte : le parc de l’Abreuvoir !

Pourquoi s’attaquer une fois de plus à la coulée verte ?

Au cœur de cette nouvelle attaque ressurgit la question de la vente du centre de loisirs du Chêne et de la création d’un petit centre périscolaire dans l’enceinte de l’école du Chêne.

Depuis les interventions au conseil municipal du groupe « Agissons pour Combs », nos multiples articles sur cette question, nos informations auprès des familles, notre rassemblement devant la mairie, la majorité fait profil bas sur cette question mais continue d’agir dans l’ombre. Tout en maintenant son objectif de vendre un équipement public indispensable, elle a été contrainte de répondre aux critiques des parents et des personnels municipaux animant les centres périscolaires ou de loisirs…

Permis de construire :
plan masse au 1/500e de mars 2021 :
pas d’espace de jeux ni d’espace vert !

En effet, le maire et sa majorité, coupés des réalités et des besoins des enfants, n’avaient pas pensé une seconde que les enfants devaient pouvoir jouer et s’amuser en extérieur.

Une entrée près des poubelles :
La création d’un nouveau cheminement dans la trame verte
va permettre de ne plus passer près des poubelles !

La preuve la plus évidente est le positionnement du nouveau centre périscolaire. Les fenêtres et la porte d’accès sont tournées vers les bâtiments du groupe scolaire « Le Chêne » et non pas vers l’espace vert. Même le plus mauvais des architectes n’aurait pas osé faire une implantation de ce type sans y être contraint par le maître d’ouvrage (le client) et sans émettre de fortes réserves.

Un centre tourné vers l’école :
aucune fenêtre ni porte côté espace vert
et cela n’est pas modifiable !

Un projet incohérent dès le départ

C’est surtout la preuve que l’intention initiale était la suivante :

  • Limiter l’emprise au sol de ce centre en restant dans l’enceinte du groupe scolaire
  • Limiter les frais au maximum (pas de budget prévu autre que quelques plantations sur les côtés du nouveau bâtiment)
  • Vendre au plus vite le centre de loisirs pour remplir les caisses défaillantes

Or, nos mobilisations ont eu des résultats :

  • La vente a été retardée, subterfuge couramment utilisé pour très probablement faire oublier ce scandale
  • Un espace de jeux pour les enfants et suffisamment spacieux pour faire oublier celui du Chêne (7 000 m2) a été mis à l’ordre du jour
  • Un effort de communication a été provoqué, insistant sur le bien-fondé d’un tel projet et la prétendue grande vétusté de l’ancien centre.
Nouvel accès et nouvelles limites :
il ne restera de cette partie de la coulée verte
qu’un simple cheminement !

La seule solution pour réaliser un espace de jeux était alors de s’attaquer à la coulée verte en la réduisant de 3 000 m2. Après tout, cet espace restera vert et qui ira se plaindre de cela ? Nous ! Pourquoi ? Parce qu’il suffisait de rénover le centre historique du Chêne et conserver cet espace ouvert à tous les habitants et non plus seulement aux enfants du centre périscolaire quelques heures par jour.

La protection de la coulée verte est un enjeu majeur

Cette nouvelle attaque de la trame verte se fait une fois de plus alors que la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) aurait dû inciter le gel de tels projets (champs de foire, centre périscolaire …) et une mise entre parenthèse du bétonnage. Or c’est le contraire qui s’est produit dès le début de ce 5ème mandat. Celui qui se présentait en 2020 comme un « vrai maire » avec un vrai programme (et qui veut demain être un VRAI DÉPUTÉ !) multiplie les projets incohérents et se précipite pour signer un plan de Relance Logement avec l’État dont les effets vont être dévastateurs.

Espace vert dédié au centre périscolaire :
que va devenir cette allée en enrobé ?

La coulée verte est la colonne vertébrale de l’urbanisation de notre commune depuis les années 60/70, c’est à dire au moment de la création de la ville nouvelle. La ville rue qui s’étirait de l’église Saint Vincent à la gare s’est alors étendue vers le sud autour de cette coulée verte. C’est dire combien elle est essentielle, véritable poumon ouvert à tous les habitants. Elle nécessite que s’engage une véritable réflexion globale pour la mettre en valeur et y favoriser la biodiversité (et ce n’est pas les mini-forêts qui sont la solution). Ce débat doit avoir lieu lors de la révision du PLU mais il semble d’ores et déjà bien mal engagé.

Devenir de la première clôture
installée il y a peu ?

En effet, les débats sont déjà orientés par la majorité pour détourner l’attention et ne pas trop évoquer la trame verte. Pour la majorité le cœur de la ville est situé à la Coupole afin de justifier la réfection du parking de Lidl.

Venez participez à nos futurs réunions-débats !

Et pourtant, la trame verte est un enjeu majeur pour repenser la ville frappée de plus en plus durement par le réchauffement climatique. D’ailleurs, la protection de la trame verte a été au cœur des débats lors de la simple modification du PLU en 2018.

Il pourrait d’ailleurs être préjudiciable de généraliser la mise en place de cette trame de protection sur tous les espaces verts de la commune car cela conduirait à interdire tous travaux…

Position du maire et de sa majorité dans le rapport du commissaire enquêteur lors de la modification du PLU, Juin 2018, P.27

La position du maire et de sa majorité était déjà sans appel :

  • Refus de réviser le PLU pour se donner encore du temps pour bétonner sans contrainte alors que cela était une promesse depuis 2014
  • Refus de protéger la coulée verte en mettant en avant des arguments qui ont été dénoncés par le commissaire enquêteur
  • Refus d’entendre les remarques faites par les habitants
  • Vente de 1,5 hectare du parc Central

 Ces espaces méritent cependant une règle de protection

réponse du commissaire enquêteur à la position du maire sur la question de la protection de la trame verte (juin 2018, P.27)

Nous ne pouvons que regretter que le projet initial si mal réfléchi dès le départ oblige la majorité à chercher une solution palliative qui au final s’attaque une fois de plus à la trame verte. Nous aurions fait autrement, dans la concertation, en rénovant l’ancien centre. Il ne restera qu’un cheminement pour passer de la rue du Chêne à la rue de l’abreuvoir.

Afin de mieux protéger la trame verte, il faut que le maximum de citoyens participe à la réflexion sur la ville de demain. Nous vous invitons dès à présent à des ateliers et des réunions publiques qui débuteront en septembre après les vacances scolaires. Nous vous y inviterons bien évidemment.

L’Abreuvoir : Danger de disparition ?

Il y a quelques semaines, le supermarché G20 a définitivement fermé ses portes. Une faillite de plus qui pose la question de la pérennité du centre commercial de l’Abreuvoir. Et les éléments d’analyse dont nous disposons sont inquiétants !

Une succession d’enseignes

Le développement spécifique de notre commune (1970/1990), dans le cadre de la ville nouvelle de Sénart, s’est réalisé autour de 5 petits pôles commerciaux, cœurs de village d’une ville polycentrique. L’un d’eux est le pôle commercial de l’Abreuvoir. Or depuis quelques années, ce modèle de développement polycentrique a été mis à mal.

Localisation du centre commercial de l’Abreuvoir

En effet, qui se souvient encore de la vitalité du supermarché de ce petit pôle commercial lorsque l’enseigne était Ecomarché ? Une époque où il y avait foule le week-end. Mais, la zone d’activités des Ormeaux connaissant le développement qu’on lui connaît, les propriétaires de l’Ecomarché ont préféré partir, conscients qu’il était encore temps d’éviter la catastrophe.

La marque a alors laissé la place à une autre enseigne après plusieurs mois de travaux et d’absence : celle de Franprix positionnée sur des gammes de produits plus onéreux. Mais, entretemps, la clientèle avait migré. Le supermarché a bien entamé une tentative de reconversion vers des produits plus « low cost » de la marque Leader Price. Mais le résultat a été un effondrement progressif de la clientèle, des rayons de plus en plus vides et, au final, une faillite des gérants.

Dernier supermarché en date :
Enseigne G 20

L’ultime tentative a donc été celle d’un repreneur très volontaire qui a tout essayé pour regagner une clientèle qui avait migré. Mais rien n’y a fait. Il avait pourtant multiplié les tentatives pour élargir ses activités : point relais, livraisons à domicile, ouverture 7 jours /7, amplitude horaire considérable. Mais avec un loyer très élevé, sans aide et soutien, le nombre de client s’est avéré une fois de plus insuffisant et les impayés de loyers se cumulant ont fini par mener le magasin à la faillite.

Avis d’expulsion placardé sur le magasin

Le point final a eu lieu le 17 mars : expulsion sous le contrôle d’un huissier accompagné d’une quinzaine de policiers.

Pourquoi un tel désastre ?

Pour notre commune et en particulier pour le centre commercial de l’Abreuvoir, les raisons sont claires :

  • La réinstallation et l’agrandissement de l’Intermarché dans la zone d’activités périphérique de l’Ormeau qui, en concomitance, a fait décroitre l’activité du supermarché de l’Abreuvoir ;
  • Le développement d’enseignes nouvelles en périphérie comme celle de Grand Frais ;
  • Le manque d’investissement des 5 propriétaires de ce centre commercial dont l’état de vétusté extérieur est visible. La dégradation lente et catastrophique du parking de l’Abreuvoir a été particulièrement défavorable pendant des années ;
  • La surface commerciale du supermarché trop importante, au vu de la baisse d’activités (surface au sol presque doublée à l’étage) qui entraîne des charges trop élevées par rapport au chiffre d’affaires et que confirme un audit de la Chambre de Commerce et de l’Industrie ;
Parking de l'Abreuvoir
Parking de l’Abreuvoir avant les travaux de janvier 2022

Ainsi, la réponse est simple. Ce désastre résulte d’une politique voulue et soutenue par le maire, d’un développement périphérique au dépens des cœurs de village. Et cela continue avec le développement de l’Ecopôle !!!

Intermarché avant sa relocalisation
et son agrandissement

Il aura fallu des années pour que le parking soit enfin réhabilité aux normes environnementales en vigueur. Le maire souhaitait avant toute rétrocession, la remise en état du parking par les propriétaires. En définitive, mais trop tard, le parking a été rétrocédé à la commune qui l’a rénové.

Parking de l’Abreuvoir
après sa réhabilitation en janvier 2022

Aujourd’hui, le centre de l’Abreuvoir poursuit son déclin. Reste fort heureusement une pharmacie, un marchand de presse / tabac, une boulangerie, un salon de coiffure et une onglerie. Mais pour combien de temps ?

Quel devenir pour ce centre ?

Pour y répondre, il est nécessaire de prendre en compte la situation du pôle commercial Pablo Picasso. La disparition des boutiques y est également liée au développement de la zone périphérique. Le nombre de commerces a chuté. Le boucher, le pharmacien ont baissé le rideau. Il y avait autrefois 12 commerçants et services dans ce centre, il n’en reste que cinq aujourd’hui.

Pablo Picasso-enseignes fermées
Pablo Picasso-enseignes fermées

Or l’agrandissement de l’enseigne Lidl à Pablo Picasso va accroître la concurrence déjà très forte que subit le pôle de l’Abreuvoir. Dans ce contexte aggravé, qui voudra reprendre le local commercial de l’ancien G20 avec un loyer très élevé ? Qui voudra s’installer dans un centre dont l’extérieur mériterait une rénovation alors que le centre voisin sera neuf ? Qui se lancera dans l’aventure alors que les dernières expériences ont terminé en faillite ?

Cela ne laisse rien présager de bon. En effet, la volonté du maire dans cette zone est de bétonner davantage avec la vente de l’ancien centre de loisirs du Chêne. Le centre commercial de l’Abreuvoir ne risque-t-il pas d’être, en définitive, l’objet d’un nouveau programme immobilier qui s’ajouterait à celui du centre de loisirs ?

Nous ne cessons de dire que le modèle soutenu par le maire depuis plus de 27 ans est contraire à la raison, contraire à ce que défendent les urbanistes, contraire à la vision réaliste de plus en plus de maires, conscients de l’effet délétère du développement périphérique.

Une réflexion de fond, citoyenne et participative, doit être conduite pour repenser la ville de demain au sein d’une agglomération plus respectueuse de l’environnement, de la qualité de vie et du vivre ensemble, dans un objectif affirmé de développement durable. La révision du PLU doit permettre de faire émerger cela ! A nous tous de le réclamer…

Pas de béton en face de chez moi !

« Faute avouée est à moitié pardonnée » dit le proverbe. À moitié pardonnée vraiment ?

Lors du conseil municipal du 21 mars 2022, le maire emporté, par ses élans d’orateur, nous a fait une révélation sacrément culottée !!

Une révélation qui n’est malheureusement pas un poisson d’avril…

Le conseil municipal peut parfois faire éclater des vérités auxquelles nous ne nous attendons pas. S’adressant à l’un des élus du groupe « Agissons pour Combs », le maire a eu ces mots :

« …pas loin de l’endroit où vous résidez et où je réside également, si je n’étais pas intervenu pour empêcher la construction d’un immeuble par la société Bouygues de plus de 50 logements, il y aurait ce bâtiment de 50 logements qui aurait été construit, parce que la loi française le permettait…

Compte rendu du Conseil municipal du 21 mars 2022, Réponse à une intervention de G.Prilleux, conseiller municipal du groupe « Agissons pour Combs » (Facebook : 1 09 00-1 10 00.)

Le projet de 2017 dont parle le maire se situait juste en face de sa propriété. Ce que nous pouvons en déduire c’est :

  • Que le PLU (plan local d’urbanisme) permettait et permet donc toujours ce type de projet dans le quartier du Vieux Pays ;
  • Que « la loi française » à laquelle se réfère le maire n’est autre que celle qui oblige à respecter les règles imposées par le P.L.U ;
  • Que si le Maire ne veut pas d’un projet, il peut faire pression sur le promoteur et faire en sorte qu’il ne soit pas réalisé ;
  • Que dans le cas où un projet peut lui porter préjudice, il a le pouvoir de s’y opposer ;
  • Que les habitants qui ont demandé un recours gracieux auprès du Maire sachent que si le maire veut, il peut…

Certes, nous savions déjà que le maire de notre commune ne regrette rien. Il assume les différents programmes qui ont détruit le patrimoine architectural et qui ont modifié en profondeur l’identité de notre commune. Or pour le moment, aussi bien pour le projet de la rue P Gauguin que pour celui de la rue du Haut de la Couture, le maire fait la sourde oreille !

Ainsi donc la majorité peut, en toute iniquité, faire prévaloir ses intérêts et accepter ou non un programme immobilier. Et ça vaut dans tous les domaines, nous avions la semaine dernière expliqué que les principes d’égalité et d’équité étaient à géométrie variable, en comparant par exemple, l’augmentation des indemnités des élus à celle des agents municipaux.

Près de chez moi, NON, mais chez les autres … OUI

Le plan de relance initié par l’État est un OUI pour bétonner chez les autres.

De quoi s’agit-il exactement ?

Il s’agit de la participation volontaire de notre commune au contrat de relance logement qui a pour objectif de produire 2400 logements neufs dans notre agglomération. Il impactera notre commune avec la création de 291 nouveaux logements en plus de ceux déjà autorisés avant septembre 2021. Ainsi, Combs qui représente 6,5 % de la population de Grand Paris Sud s’engage à produire 12.5 % de la production de logements de notre agglomération.

Et pourquoi cela ? Pour obtenir 1500€/ logement neuf, en validant 291 permis de construire avant le 31 aout 2022. C’est donc une course de vitesse pour accélérer les études en cours et délivrer au plus vite de nouveaux permis de construire. Une façon supplémentaire d’inciter les promoteurs à faire encore plus de zèle avant la révision du PLU et avant la clôture de ce plan.

Délibération n°7 du 21 mars 2021

Alors que la majorité municipale se targue de faire gagner un peu plus de 400 000€ à la commune avec ce contrat, elle ne dit pas comment elle accueillera les familles qui seront dans ces logements : dans quelle école, quel centre de loisirs. Elle ne dit pas quel mode de garde seront mis en place pour les familles qui auront des enfants en bas âge. Elle ne dit rien sur les services aux personnes âgées qui elles-aussi pourraient venir se loger à Combs. Et enfin elle ne dit rien non-plus sur la prise en charge médicale dans une ville où il est quasiment impossible de trouver un médecin traitant.

Une fois de plus, nous avons donc là un bel exemple d’injonction contradictoire de la majorité.

En effet, au lieu de temporiser et de freiner les projets de nouvelles constructions en attendant que le nouveau PLU en cours d’instruction soit moins permissif et plus contraignant, la majorité accélère la bétonisation et la densification non cohérente de notre commune en approuvant la signature de ce contrat.     

Le contrat ne nous a pas été communiqué
malgré notre demande. Contrat type mis en annexe
de la délibération qui renforce notre
vote contre cette délibération

La signature de ce contrat est, en définitive, un aveu clairement énoncé que la politique immobilière conduite à Combs est liée à un PLU permissif qui favorise la construction. Ce contrat matérialise la stratégie financière de la commune qui, pour obtenir une subvention bétonne notre ville. Tout cela est bien éloigné de la promesse de Guy Geoffroy de limiter l’action des promoteurs immobiliers.

Nous ne sommes donc pas prêts de pardonner !!

Les Brandons : « Not in My Back Yard » …

claironne la majorité dans le journal municipal « Rencontre » (P.22, n°226, mars 2022) en prenant les Brandons comme étant un exemple « parmi tant d’autres, des changements mis en œuvre pour l’ensemble des habitants ». Cependant, l’étude du permis de construire nous fait entendre une tout autre musique… A vous de juger !

C’est un beau roman, c’est une belle histoire

La majorité municipale aime nous raconter de belles histoires, qui au fil du temps deviennent les mythes fondateurs d’un pouvoir en place. Une sorte de musique douce, scandée lors des conseils municipaux, inscrite dans les pages du journal municipal dès que l’occasion s’en présente depuis bientôt 30 ans : la Borne Blanche, le plateau d’Egrenay…Un nouveau mythe est en cours d’écriture. Celui de la merveilleuse et écologique résidence « Osmose », située dans le quartier des Brandons qui selon le maire sera « verdoyante » et « intimiste » !

« Rencontre » n° 220, septembre 2021

Il est vrai que le constructeur, Pitch Promotion, dans la première tranche de refonte du quartier (163 logements dont 145 sociaux), nous a déjà prouvé sa capacité à réaliser à Combs-la-Ville, un projet verdoyant. Au final, un espace ultra minéral, sans espace vert, sans aire de jeux et sans aucun espace détente pour les familles.

Tranche 1 : des immeubles de part et d’autre,
sans une aire de jeux ou banc pour se reposer

D’autant que la notice du deuxième projet architectural du permis de construire (« un projet écologique mettant en valeur la biodiversité ») s’évertue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, aimablement relayée, en début d’année, par Le Parisien qui assure que : :

Ce programme immobilier répond parfaitement aux ambitions de la ville (…) qui souhaite offrir des logements de qualité et créer une biodiversité en milieu urbain »

La parisien, janvier 2022

Cette jolie formule de « Biodiversité » en milieu urbain est-elle encore capable de nous bercer d’illusions ? Nous avons toujours en mémoire, le souvenir récent des deux mini-forêts du Parc Central plantées après le massacre des arbres du Haut du Breuil. L’ambition affichée de ces plantations était de développer la biodiversité en milieu urbain. Une fois de plus, un Greenwahing du plus bel effet !

A l’épreuve du réel : un projet calamiteux

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Deux ensembles immobiliers de même typologie architecturale (9+1 immeubles, 4 étages = hauteur maximum de 16.m37) dont l’un est réservé exclusivement à des logements sociaux (38 logements)
  • 267 logements soit près de 1000 habitants en remplacement des 220 existants auparavant (s’ajoute les 163 de la première tranche)
  • Surface du terrain = 12 200m2
Vue de l’allée des Brandons: projection
  • Espace vert restant disponible en pleine terre : 2240 m2 (soit seulement environ 2,2m2/habitant) et donc deux fois moins que ce qui existait dans le programme créé dans les années 50 !
  • Espace parking et toiture végétalisés : 3624 m2 (+ de verdure pour les voitures et les toits que pour les habitants)
Les 11 anciens bâtiments prenaient
moins de place au sol (en blanc)
étaient 2 fois plus petits,
moins massifs que les 10 nouveaux (en rose)

L’analyse du Plan masse du projet fait alors comprendre que la conception a privilégié la densification maximum, un nombre de logements très élevé, plutôt que la création d’espaces extérieurs et de sociabilité :

Plan masse : une emprise considérable du bâti
et peu d’espace vert disponible
  • Une articulation et des cheminements qui occupent l’espace et empêchent d’avoir un parc central comme précédemment
  • Des accès qui obligent à multiplier les cheminements au lieu de les prévoir directement sur la rue afin de conserver des espaces verts
  • Des espaces de stationnement pour les vélos répartis en grand nombre à l’extérieur qui mangent l’espace libre disponible (m2 vendus en plus = moins d’espace vert= + de rentabilité)
  • Aucune aire de jeux prévue
  • Pas d’espace de vie, de repos qui font le lien social, pas de bancs…
Vue aérienne des anciens Brandons
avec un parc central arboré et une aire de jeux

En conséquence, un programme qui nie la vie sociale et les besoins des familles. Et ce n’est pas à proximité que les habitants trouveront une aire de jeux ou un City Parc pour les adolescents et les jeunes.

Cela aggravera la situation de déficit chronique d’équipements urbains à Combs.

Ni ailleurs, ni près de chez moi, mais autrement !

Au final, ce quartier ne sera une fois de plus qu’une occasion manquée de sortir notre commune de sa réputation de ville-dortoir !

PC M 6 Insertion du projet dans son environnement :
un petit air de déjà vue
dont le résultat est connu pour la tranche 1

Que les choses soient très claires : nous ne sommes pas opposés à une évolution de la ville. En utilisant l’expression « Not In My Back Yard (= pas près de chez moi), la majorité veut faire croire que nous ne nous serions pas opposés à ce type de programme s’il était fait ailleurs.

Façade Est/ allée des Brandons
= Élévation qui montre la bétonisation,
la densité et la hauteur du projet en cours

Or nous le revendiquons, nous n’y sommes pas favorables, ni pour notre commune, ni pour les autres communes de notre pays. Si un vrai dialogue avait pu avoir lieu, nous aurions proposé :

  • De limiter le nombre d’immeubles à 7 contre 10 actuellement
  • D’utiliser l’espace gagné (+3600m2) en réduisant le nombre d’immeubles pour réaliser un petit parc urbain avec une aire de jeux, un City Parc…en bordure de la rue des Brandons afin d’être utile pour tout le quartier et créer un espace de respiration
  • De placer les locaux pour les vélos à l’intérieur des immeubles pour gagner de l’espace pour le jardin
  • De créer un jardin potager collectif dans le programme avec des bacs de compostage collectif
  • En orientant les accès aux immeubles le long de l’allée et en limitant les cheminements trop présents dans ce projet, la place du végétal aurait été plus importante
  • De réduire la hauteur des immeubles à 3 étages (et non pas 4) comme c’était le cas dans la tranche 1 afin de mieux harmoniser les hauteurs de construction du quartier des Brandons

Guy Geoffroy : quand l’arbre cache la forêt !

Acte 2 : le mythe du plateau d’Egrenay

Dans le précédent article, « Guy Geoffroy sauveur ou destructeur », nous avions retracé les grandes lignes de l’histoire de l’urbanisation depuis la création de la ville nouvelle. Poursuivons notre enquête pour mieux débusquer les mythes qui modifient l’histoire…

Plateau d’Egrenay : une histoire à revisiter

La majorité assène depuis 25 ans de belles histoires. L’une d’elles est celle du plateau d’Egrenay qui aurait été sauvé des griffes des promoteurs par la volonté combative d’un puissant chevalier blanc : Guy Geoffroy ! Autrement dit, le plateau d’Egrenay devrait sa sauvegarde à l’admirable ténacité du maire.

Un mythe que nous vous proposons d’analyser d’un peu plus près…

Egrenay :
un espace de 400 hectares cultivé
par quelques céréaliers et un producteur bio
en bordure de la Francilienne

En 1994, les terres d’Egrenay ont été classées en zone urbanisable. Un projet d’installation de studios de cinéma devait y être réalisé mais, finalement, le développement d’Euro Disney à Marne-la Vallée finira par en dissuader ses promoteurs. Pour sa part, Guy Geoffroy a milité, dès 1995, pour revenir à la situation antérieure et a été favorable à la protection de cette zone.

Vue aérienne du plateau :
un vaste espace ouvert et céréalier de la Brie

Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour comprendre cette position :

  • La FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) a toujours été très puissante en Seine et Marne (vivier historique du parti politique de notre maire)
  • Le nouveau maire avait, au sein de son équipe municipale, l’un des agriculteurs qui cultivait une partie des terres d’Egrenay. Ce dernier préférait, bien logiquement, les conserver.
  • A cette époque, le département, l’agglomération et des associations de protection du patrimoine comme les Amis du Breuil étaient contre l’expansion urbaine sur ce plateau
Plateau d’Egrenay : vue devant les jardins
de la Marrache en direction d’Evry-Grégy

Le rôle des associations a été déterminant et a modifié le cours de l’histoire. Plusieurs années ont été nécessaires pour faire bouger les lignes. L’association les Amis du Breuil a combattu pour obtenir en 2007 gain de cause lors des débats concernant la création du schéma directeur d’Ile-de-France (Sdrif).

Dans Le Parisien daté du 5/12/2007, Madame Joyce Ini-Toueg se félicitait :

« Je suis satisfaite, constate la présidente de l’association les Amis du Breuil. Le pot de terre a eu raison du pot de fer. »

Les 160 hectares dont parle le maire dans l’édito de janvier 2022 (sur les 400 ha du plateau d’Egrenay) sont donc redevenus inconstructibles en 2007 et protégés par le SDRIF en 2010. Mais était-ce 120 ou 160 hectares ? La question est légitime, voici ce que nous apprend l’édito du maire de juin 2010 :

Rencontre n°110, édito de juin 2010 :
Combs-la-Ville aurait-il l’avantage de voir une partie de son terroir

qui se dilaterait avec le temps ? Grace à son maire ?

Quand le chevalier blanc devient le chevalier noir !

Pour mieux détourner l’attention sur les projets de bétonisation de la majorité municipale, il devenait indispensable que Guy Geoffroy se construise une image de sauveur. En bon communicant qu’il est, il a utilisé cette histoire à son profit, l’a revisitée avec grand soin, pour apparaitre finalement comme le chevalier blanc, sauveur de notre commune ! Et pour cause…

Rencontre n°110, juin 2010

Au début des années 90, les grands programmes des Zones d’aménagements concertés (Zac), zones vouées à l’habitation sur Combs, se terminent mais Guy Geoffroy n’en réalise pas moins la ZAC du centre. Cette dernière lui permettra de livrer une zone englobant la place de l’an 2000, le château de la Fresnaye et la nouvelle mairie à des opérations d’urbanisation très dense. On le voit : le nouveau maire, contre toute attente, ne se rappelait plus ses promesses d’arrêter la bétonisation !

Tract de Guy Geoffroy de 1990

Le PLU de 2010 va accélérer le processus de densification et de destructions patrimoniales. Les règles d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme) étant très permissives, elles ont facilité l’appétit des promoteurs. L’exemple des Brandons résume bien la densification réalisée depuis quelques années (près de 500 nouveaux logements).

Façade du bâtiment G
des nouveaux Brandons :
267 logements sur 10 bâtiments

Le chevalier blanc est devenu un chevalier noir !

Cette merveilleuse histoire du plateau d’Egrenay cache donc toutes les opérations immobilières qui ont débuté dès la fin de son premier mandat. Le résultat est celui que nous connaissons aujourd’hui avec une multiplication des destructions des anciennes demeures, comme celle à venir de cette jolie propriété de la rue des vallées. Le panneau promotionnel se dresse fièrement aux portes de la mairie de notre commune.

Promotion faite en limite de propriété,
côté mairie : tout un symbole !

Nous savons que le mythe du sauveur est tenace et que, comme pour toutes les légendes, l’arbre cache la forêt. Depuis des années le maire et la majorité ne cessent de faire croire à qui veut bien les entendre que, grâce à eux, le plateau d’Egrenay a été sauvegardé. Cela pour mieux détourner l’attention sur la bétonisation et la densification en cours depuis près de 20 ans.

L’acte 3 s’attaquera à un autre mythe fondateur, celui de la Borne blanche sauvée des pelleteuses par la seule volonté de maire.

…à suivre donc pour une autre histoire !

Guy Geoffroy …Sauveur ou destructeur ?

ACTE 1 : et si la vérité était tout autre

Dans son dernier édito en date (Rencontre – Février 2022 page 3), le maire, Guy Geoffroy, tente de réécrire l’histoire de l’urbanisation de la commune. Avec maladresse, il se présente comme le sauveur, l’homme qui a arrêté la bétonisation et l’accroissement de la population. Rien que cela ! Alors, il nous semble temps de rafraichir sa mémoire quelque peu défaillante et de rétablir des vérités historiques vérifiables par tous.

Il était une fois la ville nouvelle …

Combs fait partie de la ville nouvelle de Melun-Sénart, dernière des villes nouvelles de la région parisienne après Cergy-Pontoise, Évry et Marne-le-Vallée. L’Établissement Public d’Aménagement de Sénart (E.P.A) a eu pour vocation première d’aménager la ville nouvelle (quartiers d’habitations, parcs d’activités) en préemptant des terres agricoles pour en assurer la vente dès 1973.

Croissance de la population : chiffres de l’INSEE
  • Des années 70 au début des années 90, l’urbanisation, programmée par l’État, a été la plus forte pour notre commune. Cela explique la forte augmentation de la population à partir de la création de la ville nouvelle (1973) et de l’expansion urbaine en îlots (lotissements) de la fin des années 70 (6 192hab en 1968 ; 19 973hab en 1990).
Tract de Guy Geoffroy qui clame en 1990 :
« Stop au béton et protection du Breuil ! »
L’art de se présenter comme un sauveur alors que…

C’est de cette époque que date la quasi-totalité de nos équipements municipaux : groupes scolaires, centres de loisirs (le Chêne, Le Soleil), gymnases, centre culturel de la Coupole, piscine Tournesol… Dans le cadre de l’aménagement de la ville nouvelle, des financements et des aides publiques ont permis d’accompagner la croissance urbaine et l’augmentation de la population en créant les équipements publics nécessaires au bien-être de la population.

Extension de l’urbanisation de 1970 à 2022
  • Dès le début des années 90, l’augmentation de la population de Combs ralentit par rapport à la période précédente. Non pas du fait de la volonté du maire de l’époque (M. Sapin 1989/1995) et de son successeur (G. Geoffroy 1995/ ) mais parce que les aménagements de l’EPA se tournent vers des communes voisines qui se sont peu développées jusqu’alors et que la place disponible est devenue plus restreinte dans notre commune.

Les années Geoffroy : densification et destructions

A partir de 1990, les aménagements se traduisent non plus seulement par la création de vastes zones pavillonnaires mais aussi et principalement par des zones d’activités comme celles de Parisud (1980/2000). Elles avaient été programmées et conçues dès la création de la ville nouvelle. Finalement, ces vastes étendues de dizaines de milliers d’hectares ont surtout accueilli des entreprises de logistique. Elles ne feront pas augmenter la population mais couvrent le territoire de grands entrepôts qui sont consommateurs de terrains.

Ces zones ont été créées un peu partout en France et dans notre région dès les années 70 et plus fortement à partir de 1988. L’objectif de l’EPA était de créer un des plus importants pôles logistiques de la région Ile de France.

Partie arrière de l’Ecopole :
Toujours et encore du stockage

La dernière zone d’activité mise en œuvre par l’EPA est située dans la partie sud de la commune le long de la Francilienne (Ecopole à partir de 2011, ZAC des Charmes et ZAC des Portes de Sénart) qui s’étend également sur Lieusaint et Moissy-cramayel.

Le développement de programmes immobiliers ne s’arrête pas malgré ces contraintes. La bétonisation prend plusieurs formes du fait que le Plan local d’Urbanisme PLU et les règles d’urbanisme mises en place par Guy Geoffroy et sa majorité sont très permissives. Jugez-en :

  • L’utilisation des zones encore peu construites pour créer de nouveaux lotissements : Hameaux Briard, Éole…et le dernier en date celui du Haut du Breuil.
Massacre au Haut du Breuil .
Qu’est devenue la volonté de Guy Geoffroy
de ne défigurer le Breuil à aucun prix ?
  • La densification sur l’axe principal de la ville : rue de Quincy, de la République, Sommeville, Sermonoise et la rue du Chêne sur lesquelles fleurissent vers 2000 des grands immeubles. Ils expliquent en partie la nouvelle augmentation de la population même si cette dernière a ralenti.
Maison Sénior Domitys
Avenue de la République : Maison Sénior Domitys
en remplacement d’un habitat ancien avec jardin arboré
  • La densification sur des espaces verts comme celui du parc central : programmes immobiliers derrière le centre nautique
  • Le grignotage des zones pavillonnaires et des vieux quartiers historiques, faute de protection légale suffisante, pour construire des immeubles (plusieurs articles sur le site et le Mag ont déjà été consacrés à cette question).
Exemple de grignotage rue Paul Gauguin :
projet de 48 logements après destruction de 4 maisons

Il est donc nécessaire de regarder l’évolution de ces 15 dernières années. Celle-ci est en contradiction avec les promesses faites lors des deux dernières campagnes électorales.

  • L’une des conséquences a été de relancer l’augmentation et le rajeunissement de la population (+/- 1000 logements = 3000habitants) sans prévoir les équipements nécessaires.
  • Depuis 10 ans, le maire vend les espaces verts et les équipements publics pour construire des logements avec comme conséquence la diminution des espaces verts et des services à la population
  • L’artificialisation et la minéralisation des sols ont été maximum ces dernières années

Il suffit de prendre l’exemple du réaménagement des Brandons qui avec les immeubles déjà construits ces dernières années totaliseront près de 500 logements (soit 1500 habitants) sans qu’une seule aire de jeux ne soit prévue, sans augmenter la capacité de l’école Sommeville …et sans aucune respiration verte pour ce quartier.

Les anciens HLM des Brandons en démolition

Enfin, vouloir comparer Combs-la-Ville aux communes voisines ne revêt, dans ce cas, aucune signification si cette comparaison ne prend pas en compte l’histoire de l’urbanisation de la ville nouvelle et, depuis 2016, celle de notre agglomération Grand Paris sud.

Pour faire émerger la vérité, rien de tel que de revenir à des faits historiques vérifiables et de détruire les mythes fondateurs de la majorité municipale.

Ce sera l’objet à paraitre du deuxième volet de Guy Geoffroy : sauveur ou destructeur ?

Désastre annoncé rue Paul Gauguin : un immeuble de plus !

Colère des habitants de la rue P.Gauguin et de son voisinage. Un projet immobilier de plus qui illustre les failles du PLU, connues et voulues par le maire et sa majorité pour pouvoir bétonner en toute tranquillité depuis 2010…

Que savons-nous de ce projet ?

La rue Paul Gauguin est située aux abords du quartier pavillonnaire du Vieux Pays, non loin de l’église Saint Vincent. Sur cette rue ont été construits il y a déjà plus de 20 ans, 4 immeubles donnant sur la rue M. Yourcenar. La rue P. Gauguin est parallèle à la rue Sermonoise, l’une des plus anciennes rues de la commune.

Le projet n’est pas encore consultable à la mairie, le permis de construire étant en cours d’instruction. Les seules informations que nous avons à disposition :

  • Destruction de 4 maisons récentes entre les numéros 32 et 38
  • Construction d’un immeuble de 45 logements sur 3500m2 de terrain
  • 99 places de stationnements dont 9 places visiteurs
  • Construction qui peut occuper 1400m2 au sol, le reste sera utilisé par les parkings et les espaces végétalisés (630m2/ 315m2 en pleine terre)
Progression des constructions d’immeubles
de part et d’autre, en limite des zones pavillonnaires

Exemple typique de mitage et de progression du front bâti des promoteurs immobiliers sur les anciennes zones pavillonnaires. Cette nouvelle construction fera pendant avec la construction des 48 logements sociaux de la rue Sommeville près de la tabatière.

Le PLU à l’origine du problème

Cette rue se situe en zone UA du PLU dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Forte densité de constructions vouées à l’habitat (parties les plus anciennes de notre commune)
  • Emprise au sol des constructions : 40 % maximum de la superficie du terrain
  • Hauteur maximum : 9 mètres à l’égout du toit et 12,50 mètres au faîtage ou à l’acrotère
En orange, Zone UA en jaune zone UC

Plusieurs problèmes se posent :

  • La zone UA présente des échancrures de pénétration dans les zones pavillonnaires comme pour la rue P. Gauguin
  • La différence de hauteur de construction entre la zone UA et la zone UC est incompréhensible. Pour la rue Paul Gauguin, cela se traduit par des règles différentes de part et d’autre de la rue. En zone UC, la hauteur maximum est de 11m. Le projet serait réduit à R+2 alors que dans le cas de ce projet en zone UA ce sera R+3. En clair, un étage de plus côté pair (R= rez-de chaussé+ le nombre d’étages).
Des pavillons récents voués à la démolition
  • La définition de la règle de hauteur est problématique dans toutes les zones du PLU. Elles ont permis de détruire le caractère briard de Combs, contrairement aux promesses faites par le maire et sa majorité en 2014.
Immeubles R+5
au bout de la rue Paul Gauguin

En effet, pour ajouter un étage, tous les projets d’immeubles sont à toit plat et ne sont plus en pente. Avec 12.5m au faitage, l’optimisation pour bâtir est maximum et facilite la construction de 3 niveaux. Avec 9 mètres à l’égout du toit, cela ne permet pas cette optimisation. cette règle permettrait de conserver un aspect esthétique et architectural identitaire.

Cause aggravante : le Plan de Relance du Logement

Ce que nous cachent le maire et la majorité, c’est que notre commune s’est portée candidate pour participer au plan de relance Logement initié par l’État. Ce plan a pour objectif de produire 2400 logements neufs dans notre agglomération. Il se base sur les objectifs inscrits au Schéma Régional de l’Habitat et de l’Hébergement.

Pour obtenir 1500€/ logement neuf, il faut que la commune signataire valide les permis de construire avant le 31 aout 2022.

Considérant que cette aide permet aux communes de bénéficier d’une subvention de 1500 € par logement dont la programmation est liée à toute autorisation d’urbanisme créant plus de 2 logements, délivrée entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022 )(…)Considérant que les communes de Bondoufle, Cesson Combs-la-Ville, Corbeil-Essonnes, Evry-Courcouronnes, Grigny, Le Coudray-Montceaux, Lieusaint, Moissy-Cramayel, Ris-Orangis, Savigny-le-Temple et Saint-Pierre-du-Perray entrent dans ce cadre et se sont portées volontaires pour signer ce contrat de relance du logement fixant des objectifs de production de logements,

Délibération n°5 de la commission Politiques publiques de Grand Paris Sud, 25/01/2022

Une course de vitesse pour accélérer les études en cours et délivrer au plus vite de nouveaux permis de construire. Une façon supplémentaire d’inciter les promoteurs à faire vite avant la révision du PLU et avant la clôture de ce plan.

Sur un projet de ce type, ce sont 67 500€ dans les caisses de la ville. Mais pour quel usage puisque nos équipements publics, nos écoles, nos aires de jeux, nos centres de loisirs n’en voient pas la couleur !

Des riverains en colère

Un travail doit être réalisé ensemble pour redéfinir les zones et les rendre cohérentes, définir des règles contraignantes qui préservent ce qui reste à sauvegarder de notre patrimoine. Nous allons vous proposer au printemps des réunions publiques et des ateliers.

Panneau d’opposition au projet

Combattre les effets toxiques de ce PLU est une nécessité. Nous avons encore des marges de manœuvre, mais pour combien de temps. Il y a donc urgence ! Pour toutes ces raisons, nous vous engageons à signer la pétition des riverains de la rue Paul Gauguin à l’aide du lien ci-dessous.

https://www.mesopinions.com/petition/social/annuler-permis-construire-paul-gauguin/168634

Du béton, toujours plus de béton !

Depuis 2014 le maire et sa majorité promettent une révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Huit ans après, la majorité consent enfin à en lancer l’étude. PLU qui ne sera opérationnel qu’en 2024. Ce qui laisse encore deux ans pour poursuivre la bétonisation en cours !

Un diagnostic accablant

Malgré les engagements pris en 2014 de maîtriser l’urbanisation, la dernière mandature a été marquée par la réalisation de très importants programmes immobiliers dont ceux édifiés sur une partie du parc central.

Les élus du groupe Agissons pour Combs se rendent depuis quelques semaines au service de l’urbanisme pour consulter les permis de construire. Cela afin de pouvoir en comprendre la teneur et mieux saisir les conséquences que cela va avoir sur la qualité de vie des combs-la-villais.

Plusieurs remarques :

  • Le nombre de constructions n’a jamais été aussi important et n’a jamais augmenté aussi rapidement. Pour le moment nous avons comptabilisé 769 logements collectifs et lotissements (PC validé et en cours d’instruction + programmes livrés prochainement). Et ce n’est pas terminé !
  • La lecture de la carte d’implantation des programmes immobiliers montre que la progression se fait désormais dans des zones qui avaient été épargnées, en particulier au nord de la commune (points rouges et blancs). Le dernier en date est celui de la place de l’église.
  • Des zones qui se croyaient jusque-là à l’abri ne le sont plus. C’est le cas sur les coteaux donnant sur l’Yerres avec des projets comme celui de la rue du Haut de la Couture mais également rue Gauguin avec le projet d’un immeuble de 46 logements qui remplacerait 4 maisons. Le mitage des zones pavillonnaires est en cours et s’accélère.
Avant : maison rue des vallées des années 1880/90
  • La destruction du patrimoine se poursuit : les vieilles demeures de la rue des vallées, de la République sont sacrifiées. Le haut du Breuil a été massacré...Cerise sur le gâteau, ces programmes n’ont aucune cohérence au niveau architectural.
Après : immeubles massifs de 29 logements et trois étages (R+3)

Aucun respect des engagements pris !

Notre constat est sans appel. Le maire en 1995 s’était fait élire avec le slogan « Stop au béton » ! A chaque élection, promesse est faite de préserver le patrimoine et l’identité de la ville. Ce fut le cas en 2014, garanties à l’appui :

Programme de Guy Geoffroy en 2014 (P.18)
  • Garanti la préservation des espaces verts / résultat : 1.5 ha détruit dans le parc central
  • Garanti d’imposer des matériaux pour préserver le caractère Briard de la commune/ Inconnu car pas de règles dans le PLU
  • Garanti de conserver le caractère briard de l’avenue de la République/ Domitys est-il un programme immobilier à l’identité Briarde ?

En 2014, le 3ème engagement de campagne de Guy Geoffroy était de réviser le PLU afin de totalement maitriser l’urbanisation.

Malgré la promesse de 2014, le PLU n’a pas été révisé mais simplement modifié en 2018. La modification, simple toilettage, ne remet pas en cause les grands principes du PLU. Plus grave, le PLU modifié est moins contraignant et permet d’augmenter les surfaces constructibles. Aucune des remarques des habitants n’ont été prises en compte par le maire malgré le rapport très critique du commissaire enquêteur.

Je considère que la commune a fait clairement et en toute connaissance de cause, le choix de ne pas durcir les contraintes règlementaires (…) ayant pour conséquence de majorer de plus de 20 % les possibilités de construction

P.25 Rapport du commissaire enquêteur, juin 2018

Selon la majorité, l’appât du gain des propriétaires explique cette situation. Or il n’en est rien. C’est le PLU qui détermine les règles imposées aux constructeurs. Lorsqu’elles ne sont pas contraignantes, les promoteurs ont libre cours pour faire ce qui leur plait. C’est pourquoi notre commune est devenu un secteur tellement convoité par les promoteurs.

Un Plan Local d’Urbanisme à la logique implacable

La permissivité et l’absence de règles contraignantes du PLU de 2010 ont été en toute conscience voulus par le maire et sa majorité. Le PLU a été conçu pour réaliser des programmes dans les secteurs que le maire avait l’intention de densifier et de bétonner, sans le dire, en faisant croire le contraire et en faisant de belles promesses. Cette planification est lisible sur le plan de zonage de 2010.

Plan de zonage colorisé : PLU 2010

Ainsi, la zone UD (en rouge) qui correspond à une zone pavillonnaire autorise une emprise au sol supérieure à toutes les autres zones du PLU (70% contre 40% en centre-ville) et une hauteur de 16m pour les bâtiments ! Rien ne pouvait justifier que le règlement de cette zone pavillonnaire autorise la construction de grands ensembles ! Cette prévision de 2010 a permis sans coup férir la construction d’immeubles autour du parc central. Une petite enclave rouge intègre le centre de loisirs du Chêne. Alors comment donc expliquer que le reste est en zone UC(en jaune, zone d’habitat de densité moyenne) ? Est-ce un hasard ou une préméditation qui permet ainsi la réalisation d’un programme immobilier type maison de retraite ?

Le plan colorisé fait apparaitre ce qui n’apparaissait pas en première lecture. Une logique pour bétonner et vendre le patrimoine communal…

Repensons la ville et sauvons ce qui peut l’être

En conséquence, la ville n’a pas été pensée en terme global dans l’idée de densifier les zones les plus urbanisées, de revivifier la ville-rue et ses pôles. La ville s’est développée au coup par coup, de manière anarchique, sans prévoir les équipements municipaux nécessaires d’une ville en mutation : pas de nouvelles écoles, pas de centres de loisirs adaptés, pas de maison de santé pour palier au désert médical francilien et répondre aux besoins d’une population qui se densifie, pas de véritables aire de jeux, un parc central de moins en moins attractif et adapté.

Nous lançons donc le débat et souhaitons que les habitants se saisissent de cette question en définissant les piste de réflexions pour que le nouveau PLU réponde aux besoins des habitants et sauvegarde ce qui peut l’être encore. La majorité ne compte associer les habitants que tardivement, lorsque le projet sera ficelé.

Délibération du Conseil Municipal du 24 janvier 2022, P.2

Nous vous proposons une autre approche. Nous vous inviterons à participer dès le printemps 2022 a des réunions publiques et à des ateliers pour que vous construisiez autrement le nouveau PLU, d’une manière participative et citoyenne.

Consultez le  Facebook live du 21 janvier 2022

Pensons autrement notre commune, cessons la bétonisation : diagnostic et pistes de réflexion

https://www.facebook.com/EnsembleAutrementCLV/videos/590308756092479

La Couture, quelle finalité au juste ?

Drôle de destin que celui de ce site qui apparait aujourd’hui comme un site protégé qui privilégie la biodiversité. L’analyse de ce projet démontre une fois de plus les faux-semblants de la majorité…

Une zone devenue inconstructible

Le site de la Couture en bordure de l’Yerres est proche de la déchèterie, du parc des sports A.Mimoun et en bordure d’une Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

La couture : un site
en limite Ouest de notre commune

Cela n’a pas empêché l’aménagement de la résidence du « Parc aux écureuils » dont les terrains ont été lotis pour construire des maisons individuelles (Fin des années 90). Cette zone inondable a d’ailleurs été remblayée par endroits pour être constructible. Plusieurs maisons, pour ne pas avoir les pieds dans l’eau et être stables, ont été bâties avec des pieux et un radier spécifique.

Permis de construire de la résidence « Le parc des Écureuils »
qui montre que cette zone était en zone inondable
Extrait du Permis de construire présenté ci-dessus

La législation de notre pays a évolué après de multiples catastrophes naturelles. La réglementation pour construire en zone inondable s’est alors renforcée. La zone basse du site de la couture particulièrement humide, est devenue définitivement inconstructible.

Partie basse du site :
une zone inondable

Une seconde raison explique que la partie la plus haute n’intéresse pas les promoteurs. Elle est polluée. La pollution s’y est accumulée durant des décennies. Elle s’explique par le dépôt de la cristallerie Lalique de différents reliquats chargés en métaux lourds.

Partie Haute du site : occupation pionnière
de Renouée du Japon

La preuve la plus évidente de cette pollution est la présence de la Renouée du japon qui pullule dans cette partie du site. Cette plante est capable de s’installer sur des sites extrêmement hostiles et pollués. Or construire sur un site pollué signifie que le constructeur est obligé de dépolluer le site au préalable. Le coût est exorbitant et n’est valable que si le prix au m2 est très élevé. C’est le cas à Paris et dans la petite couronne, pas à Combs-la-Ville.

Un végétal invasif témoin des sites pollués :
la renouée du Japon

Ces deux raisons expliquent que les promoteurs se sont détournés de cette zone dans les années 2000.

Une zone considérée sans intérêt et à l’abandon

Le maire a également laissé cette zone à l’abandon pendant 20 ans puisqu’il n’en voyait pas l’utilité et que les promoteurs ne pouvaient pas s’y projeter. L’abandon de ce site durant ces longues années s’est traduit progressivement par une accumulation de déchets divers et par des dépôts sauvages qui l’ont davantage souillé.

En 2013, l‘occupation par des gens du voyage dans la partie du site la plus haute, en face des terrains de sport R. Couderc met en évidence que cette zone a été totalement délaissée et est devenue une zone de dépôts sauvages. À l’issue de cet épisode, il n’était plus possible de laisser cet espace en l’état. Nombreux sont les combs-la-villais qui ont en effet demandé à la commune d’intervenir.

Ponton mis en place dans la zone humide :
espacement des lattes qui est assez dangereux
et malaisé pour la promenade

En 2017 un projet est élaboré et les travaux débuteront l’année suivante. L’objectif du maire était avant tout de limiter au maximum le coût d’une réhabilitation complexe pris en charge dans sa grande majorité par des subventions (80%).

Sortie par la déchèterie fermée plusieurs jours
par semaine. Un petit passage s’est créé pour sortir du site. Aucune signalétique !

Ce n’est donc pas par souci de protéger ce site que le maire a enfin réagi. La création de cet espace est davantage une manière de faire croire en se présentant comme un défenseur de l’écologie. Une manière habile de faire oublier les projets qu’il a menés dans d’autres secteurs de la commune. Rappelons-nous comment la majorité a, il y a peu, facilité et permis le massacre du Haut du Breuil. Ce site aurait dû être un espace protégé.

Massacre du Haut du Breuil en novembre 2021

Il en est de même pour le parc central qui n’a pas été mis à l’abri des promoteurs faute de règles d’inconstructibilité sur les espaces verts de la commune. Il est vrai que le maire et la majorité ont toujours refusé cette protection, ce qui était calculé et leur a permis de vendre une partie du parc central aux promoteurs.

Un projet qui interroge sur sa finalité

Faire de ce site un espace pédagogique est une bonne chose. Faire croire que ce sera une réserve de biodiversité est un mensonge puisqu’il faudra du temps pour y parvenir ! Le site est très pollué et la biodiversité y est limitée sur ces sols appauvris qui favorisent la présence d’espèces végétales et animales pionnières (qui s’y installent en premier), souvent invasives et peu diversifiées.

L’afflux de visiteurs n’est pas compatible avec la notion de site réservé à la biodiversité. Ils risquent de perturber les écosystèmes qui cherchent un nouvel équilibre durant cette phase transitoire de réappropriation par la nature. Pour le moment, il est peu visité du fait de son emplacement et du fait que la promenade ne s’intègre pas dans un circuit de promenade global.

Un des petits panneaux pédagogiques du site

Ce qui a été fait est donc contradictoire. Soit cet espace doit être une réserve de biodiversité et donc doit être fermé. Soit ce site doit-être un parc public, lieu de promenade pédagogique à relier avec la trame verte. Et cela est alors un parti-pris qu’il faut assumer.

Vouloir les deux en même temps est difficilement compatible ! Encore un faux-semblant : après les mini-forêts , la mini promenade teintée de biodiversité.

Le site du Haut du Breuil était au fil du temps devenu un lieu préservé et peu accessible au public. Espérons qu’il en soit de même pour le site de la Couture. Si vous vous y promenez, nous vous invitons à le respecter car il doit être un lieu de paix et de tranquillité pour la biodiversité.