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Rencontre au champ de foire : banderole

Oui c’est possible, alors continuons ensemble !

Le maire et sa majorité ont renoncé à un projet de création d’un champ de foire au cœur du parc central et du nouveau quartier d’habitation du centre aquatique. L’histoire du refus des habitants et de l’action sur le terrain de notre association

Le renoncement de Guy Geoffroy et de sa majorité

Le constat que le maire amorçait un changement rapide et sans précédent depuis son élection est apparu le mercredi 8 septembre dans les boîtes aux lettres des habitants de ce quartier concerné directement par ce champ de foire. Un projet destructeur et nuisible pour la qualité de vie et la conservation de la trame verte (parc central).

Banderole dans le parc central
Banderole dans le parc central

Le maire a fait distribuer, par les agents municipaux, une lettre écrite en urgence pour éteindre une colère et une indignation grandissante. Ce rejet, à la fois de la méthode et des conséquences négatives, une fois de plus, sur le cadre de vie des Combs-la-Villais, a été lisible par tous sur les réseaux sociaux. Cela a permis de relayer notre publication et les actions menées par notre association.

Lettre aux habitants du quartier du 8 septembre : recto

En effet, nous avons agi le plus vite possible afin d’alerter (article sur notre site), informer (tractage et échange à la sortie du forum) et s’opposer (pétition sur change.org).

Rapport de la commission de procédure adaptée (p.2)

Le début des travaux était déjà programmé en septembre pour une durée de 2 mois !

Présents au forum pour échanger et informer

Votre indignation spontanée s’est traduite sur le site par la pose d’affiches et de messages de colère. La diversité des arguments a été particulièrement intéressante et a montré à quel point les habitants veulent débattre. Au final, cela a payé et vous en avez été les acteurs !

Les citoyens se rebiffent
Les citoyens se rebiffent

Nous l’avions rêvé ensemble et autrement, c’est donc fait !

Nous pouvons tirer une leçon de ce qui vient d’arriver. Il se résume en quelques lettres : E S P O I R !

En effet, depuis 27 ans, le maire a par des moyens bien appropriés, fait croire aux citoyens qu’il est inutile de demander des comptes et de réclamer un véritable débat. Peu à peu, le sentiment de fatalité des uns, la peur des autres qu’une prise de position contradictoire se termine par des pressions et des conséquences sur sa vie personnelle, ont anesthésié toute forme de combat. Le manque de volonté des oppositions politiques, usées par l’inertie, ont alors plongé la ville sous une chape de plomb. Et vous êtes en train de la faire sauter !

Et la transition écologique dans tout cela ??
Et la transition écologique dans tout cela ??

En définitive, le maire et sa majorité ont été incapables de contredire nos arguments factuels (46 pages du rapport de la commission de procédure adaptée) et vos slogans utilisés pour dénoncer la nature exacte d’un tel projet.

le rejet d'un projet sans concertation
Le rejet d’un projet sans concertation

Une écriture surréaliste de la réalité …

Pour justifier ce projet et son changement de cap, le maire nous a raconté une « histoire » différente de celle qui s’est déroulée :

  • Le maire reconnait implicitement un projet qui n’a jamais été concerté
  • Il admet que ce dernier a été prévu dans le parc central
  • Il justifie ce choix d’implantation par la proximité du poste de la police municipale (poste fermé à 18 h et le week-end, donc logiquement sans fondement)
  • Il considère par son propos que cette dépense de près de 159 300€ est nécessaire pour recevoir 3 semaines par an une fête foraine et potentiellement un cirque « deux ou trois fois chaque année » (dans la réalité une fois/an). Un choix contestable alors que la majorité municipale n’est pas en mesure de réaliser des aires de jeux dignes de ce nom dans ce même parc et dans la ville
  • Il oublie de dire que le non-respect de son engagement dans le cadre du pacte de transition écologique allait faire beaucoup de bruit. Nous avions préparé un courrier dénonçant ce projet car il est président des Eco maires
  • Il invente des justifications techniques nouvelles qui ne sont pas précisées (et pour cause) alors même que les travaux devaient être engagés
Un autre argument à prendre en compte
Un autre argument à prendre en compte !

Le combat continue avec l’espoir chevillé au corps !

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce premier résultat qui permettra aux riverains de conserver leur tranquillité, et à l’ensemble des combs-la-villais, leur trame verte toujours en danger.

En guise de conclusion
En guise de conclusion

Alors oui, en osant, en réclamant, en partageant, en diffusant une autre réalité que celle du maire et de sa majorité, il est possible faire plier ceux qui se croient dépositaires ad æternam du pouvoir de décider sans concertation et sans débat démocratique. Nos échanges avec vous samedi dernier dans le parc central nous motivent pour poursuivre dans cette voie.

Cependant, n’oublions pas que le maire ne dit pas qu’il abandonne son projet couteux alors que ce n’est pas une priorité et que rien n’est fait pour les enfants, les jeunes, les familles ! Où sera installé ce champ de foire ? Le parking de l’A.P.F ne sera pas perméable (contrairement aux engagements écologiques du maire).

Débat au parc central le 11 septembre
Débat au parc central le 11 septembre
  • Exigeons l’abandon complet du projet de champ de foire
  •  Proposons la protection stricte de nos espaces verts dans le cadre du futur PLU
  •  Demandons que les fonds prévus servent à réaliser des aménagements utiles comme des aires de jeux
Rencontre parc central 11 septembre : échanges par petits groupes
Rencontre parc central 11 septembre : échanges par petits groupes

Rejoignez-nous car d’autres combats nous attendent dès à présent. Ils vont nécessiter une mobilisation de tous.

Unissons-nous contre la vente du centre de loisirs du Chêne. Agissons ensemble et restons en contact ! Une nouvelle ère vient de s’ouvrir pour les combs-la-villais…

arbre symbolisant l'écologie

Ecolo, vous avez dit écolo ?

L’urgence climatique se rappelle à nous d’une manière dramatique (pandémie, crues, …). Et pourtant, le « faire croire » est encore de mise dans notre ville !

Jouons alors au jeu du lexique de la vérité !

Des mots, des promesses…à la réalité !

Petit tour d’horizon d’un lexique qui fait rêver.

Eco-pôle : Développement d’un parc d’activités qui se veut écologique et dont les activités seraient liées au développement durable (P.16 du programme de G.Geoffroy) .

Dans la réalité : Difficile de voir dans une grande partie de ces activités des vertus écologiques. Hôtellerie, restaurant, et boulangerie de la chaine « Ange » (concurrence des boulangeries de proximité), zones de stockages participent-ils au développement durable ? Qu’est devenu le village d’artisans prévu dans « Rencontre » de septembre 2018 ? N’oublions pas également que l’implantation de cet écopole s’est faite après destruction d’un site de nidification d’hirondelles, qui aurait dû être, en théorie, protégé par la loi.  

Eco-maires : Le bilan de la mandature 2014/2020 a fait état de la campagne « ici commence la mer » (P.16 du programme de G.Geoffroy). Cette campagne ne s’est traduite que par de la peinture et le dessin de deux dauphins sur les plaques d’égouts. Notre maire est le président de cette association.

Dans la réalité: Notre commune a donc eu un trophée pour ses plaques d’égouts peintes. Le but du trophée (site de l’association des éco-maires), est pourtant clair. Il doit « Inciter les élus à engager des politiques environnementales et de développement durable innovantes. Il doit « mettre en évidence la contribution de l’échelle locale au penser global »…Pur produit de communication, ce projet a t-il-eu un impact sur le développement d’une politique locale innovante ? Une chose est certaine, la peinture sur les plaques d’égout n’est qu’une utilisation inutile de produits chimiques, qui, en s’usant, partent directement dans les eaux pluviales qu’ils veulent défendre ! 

Charte de l’arbre : Signée en décembre 2019, elle a pour ambition de mieux sauvegarder l’arbre. Être vivant, il a des systèmes aérien et racinaire qui doivent être protégés.

Dans la réalité: Nul besoin de revenir dessus. L’article « Signer une charte n’engage que ceux qui y croient… » dénonce une autre réalité rue du Bois l’évêque.

Pacte de transition écologique : Ce pacte a été présenté juste avant les élections en mars 2020. Il a été adopté par les élus de la majorité au dernier conseil municipal de la mandature. Un collectif au niveau national a proposé à tous les candidats qui le souhaitaient de répondre à 32 propositions. Celles-ci pouvaient être adaptables en fonction de la situation locale.

Pacte de transition GG
Pacte de transition GG

Dans la réalité: Le maire a fait voter en conseil municipal un pacte de 32 propositions qui a été refusé par le collectif. Remanié, le pacte a été finalement signé par le candidat Guy Geoffroy avec 22 engagements à la veille des élections du 16 mars 2020. En janvier 2021, l’ensemble des élus du conseil municipal a reçu un courrier des représentants de ce collectif, demandant au maire d’honorer ses engagements et notamment de réunir le conseil local de la transition mixte (élus, services municipaux, associations partenaires du collectif…). Ce conseil devait se réunir tous les 3 mois pour veiller à la bonne application du pacte. Aucune réunion, même virtuelles, en 1 an ! Aucune réponse aux demandes de rendez-vous. Le maire et sa majorité, les conseillers et adjoints, font la sourde oreille et ne respectent pas, une fois de plus, leur engagement. Sans aucun doute, un effet du COVID !

Construction écologique et développement durable : Nous avons assisté entre autres à l‘inauguration d’un centre aquatique. Celui-ci est doté de panneaux solaires afin de réduire la facture énergétique.

Dans la réalité: Arrêtons-nous seulement sur le bassin extérieur nordique chauffé à 28 degrés du nouveau centre nautique.En plein réchauffement climatique, ce concept est totalement obsolète car extrêmement énergivore et contraire au pacte de transition écologique.

Bio et cantine : Application de la loi Egalim sur l’alimentation. Mettre plus de qualité et de bio dans les assiettes des enfants.

Dans la réalité: peu de bio et de produits de qualité (3% en juin 2020). Nous sommes loin des résultats et du discours officiel. « La Légumerie » installée à Combs n’y change rien alors que la loi Egalim doit s’appliquer en janvier 2022 pour le bio (20 % de produits de qualité et de bio). Juste pour rappel, Moissy-Cramayel affiche 25 % de bio dans sa restauration scolaire et Lieusaint caracole avec 40 %.

Zéro produits phytosanitaires : Interdiction d’utiliser des produits phytosanitaires. Une loi oblige tous les établissements et toutes les collectivités à le faire.

Dans la réalité: Rien de spécifique à Combs, c’est la loi. Toutefois, une gestion désastreuse des adventices entraine la destruction des enrobés et un bilan écologique très négatif. « Mauvaises herbes » et plantes doivent être gérées par des moyens alternatifs, ce qui n’est pas vraiment le cas.

Des faits, pas des mots !

Bien d’autres mots pourraient être passés en revue et montreraient que la plupart des actions de notre commune ont lieu un peu partout en France ! Elles sont le fruit d’incitations ministérielles ou d’une loi. Nul critique à cela, il est bien d’y participer, contraint ou pas. Ce fut le cas pour l’Atlas de la biodiversité en 2014.

Pourquoi signer des pactes , des chartes, si ceux-ci n’ont pour effet que de paraître ou faire croire? C’est tous ensemble en faisant autrement que nous pourrons collectivement freiner le désastre déjà en cours. Il faut que les citoyens de cette ville se saisissent de ce sujet. Ils doivent obliger les élus à respecter leurs engagements. Nous devons dénoncer les projets qui ne sont pas écoresponsables, ou qui, plus grave, peuvent conduire à faire croire qu’ils le sont. Nous devons agir par tous les moyens légaux pour proposer, modifier, réclamer des projets conformes à l’intérêt de tous et de la planète. De notre côté, l’association « Ensemble autrement » s’y engage avec ses élus.

La priorité doit être donnée au verdissement de la ville, partout où cela est possible. Le Plan local d’urbanisme qui aurait dû être révisé dès 2014 (promesse non tenue de Guy Geoffroy lors de la campagne 2013/2014), doit inscrire des règles strictes limitant l’imperméabilisation des sols. Il doit également obliger la plantation d’arbres dans les permis de construire et en contrôler l’application. Il doit sauvegarder parcs et espaces verts de la ville. Ainsi, par exemple les arbres de l’allée bordant le centre de loisirs du Chêne devraient être préservés. Or, le maire et sa majorité veulent vendre la parcelle cadastrale 0180. Cela met en péril l’alignement d’arbres et en définitive un morceau de la coulée verte. En totale contradiction avec ses engagements.

Il ne faut plus justifier des travaux et des investissements en utilisant les grandes envolées lyriques de l’écologie. C’est le cas pour le parking Pablo Picasso encore en bon état. La communication bien rodée de la ville veut nous faire avaler des couleuvres. Nos moyens doivent être utilisés pour lutter contre le réchauffement climatique en rénovant nos équipements et bâtiments municipaux afin qu’ils soient moins énergivores. Une priorité devrait être donnée aux écoles qui sont pour certaines invivables en période de grandes chaleurs.

Nous reviendrons sur ces différentes questions et sur le pacte de transition écologique dans les semaines qui viennent. Reste un point positif, le réaménagement tant attendu de la Couture, projet financé avec l’aide de la région Ile de France et le département de Seine-et-Marne (27 000€ à la charge de la commune, 3 ans pour aboutir). Nous ne pouvons que nous réjouir de ces travaux dans une zone inondable, inconstructible et fragile. Il était grand temps d’intervenir et urgent de le réaliser.