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Tout commence !!

Certains Combs-la-Villais peuvent être tentés par des arguments fatalistes et penser à tort que le combat est déjà perdu avant même de l’avoir engagé. Le maire va utiliser toutes les ficelles possibles pour nous décourager et faire croire que la partie est jouée. Ce serait compter sans notre détermination et notre capacité à gagner !

Comme Ulysse, résistons aux chants destinés à nous endormir !

Nous ne céderons pas aux sirènes qui aimeraient nous faire échouer. Nous ne céderons pas aux promesses de Guy Geoffroy qui est, comme on le sait bien, un adepte des beaux discours et des paroles rassurantes.

Tu ne peux écouter ce chant qu’à une condition : tu devras avoir des bouchons de cire pour les oreilles de tes compagnons. Et ils devront t’attacher au mât du bateau.

Homère, Odyssée, Ulysse et les sirènes

Prenons quelques-uns de ses arguments pour mieux les contredire factuellement :

  • Je n’y suis pour rien, j’ai dû suivre les injonctions du préfet :

C’est faux ! Le maire est le seul maître de son PLU. Une fois voté, il doit s’y conformer. Mais si le PLU s’avère trop contraignant, il a la possibilité de le faire modifier. Ce que Monsieur Geoffroy, coutumier de cette pratique, s’est empressé de faire pour ce projet. C’est l’entreprise Chronopost, avec la complicité du maire, qui ont décidé d’utiliser une zone qui n’a pas vocation à accueillir de la logistique. Il est fort probable que, suite à la demande de Chronopost auprès du préfet, le maire ait dirigé son PDG sur une zone libre et proposé que la ZAC de l’Ecopole soit alors une zone d’implantation à étudier. Mais pour que le projet soit finalisé, il faut obligatoirement que le maire accepte lui-même cette implantation et consente au changement du PLU en accéléré. Guy Geoffroy et l’ensemble des membres de sa majorité peuvent prétendre ce qu’ils veulent : ils sont totalement responsables de cette situation. Ce projet n’engage pas la réalisation d’un projet de l’État.

  • Ce nouveau centre va créer 1000 emplois !

C’est faux. Toutes les études montrent et démontrent qu’il n’en est rien.

D’après un rapport du député et ancien secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, les activités d’Amazon ​auraient indirectement détruit 20 200 emplois dans le commerce de proximité ​(en équivalent temps plein), soit un déficit entre les créations et les destructions de 7 900 emplois. Et ceci si on considère que ces emplois sont de qualités égales, ce qui n’est pas le cas au regard des conditions de travail chez Amazon.

Source, site de Monsieur Mondialisation :https://mrmondialisation.org/les-benefices-damazon-explosent-au-detriment-de-lenvironnement-et-de-lemploi. Ce qui est vrai pour Amazone est vrai pour Chronopost …

Ce type de centre est hyper robotisé. De plus, comme l’a dit Guy Geoffroy lui-même lors du conseil communautaire du 28 juin 2022, des centres Chronopost, plus petits, vont être fermés. Beaucoup de postes techniques et de postes d’encadrement vont être déplacés sur le nouveau hub, celui de Combs. C’est à chaque fois le cas. L’impact sur notre bassin d’emploi va donc être minime et aura peu d’effets positifs pour les combs-la-villais. On ne le dit pas assez : les seuls emplois que ce type d’activités génèrent concernent une flotte de vacataires précarisés, de prestataires auto-entrepreneurs et d’intérimaires. Si ce projet permet la création de 150 nouveaux vrais emplois, cela sera bien un maximum.

CFDT magazine, n°485, juillet-août 2022
Amazon ,
premier client de Chronopost
  • Ce site sera écologique : un modèle du genre
Rencontre, N° 91, septembre 2008 :
Guy Geoffroy : un « vrai éco-maire » ?

À vous de juger de quel côté penche la balance :

  1. Des panneaux photovoltaïques, une ferme urbaine et quelques moutons pour faire de l’éco-pâturage, un bassin de rétention d’eau que viendront inévitablement coloniser toutes sortes d’ordures (bouteilles, canettes, plastiques…) et quelques noues, des camions qui rouleront en 2025, promet-on un peu vite, pour 30% à l’électricité ou au GPL….
  2. 20 hectares de terres agricoles sacrifiés ; une biodiversité massacrée, des camions roulant presque tous au gasoil, quoi que l’on promette ; des camionnettes (les véhicules utilitaires légers des auto-entrepreneurs que le hub fera travailler dans les remarquables conditions de travail maintenant bien connues dans ce secteur d’activités), toutes sans exception équipées de moteurs thermiques ; pollution par nano-particules colossale quel que soit le mode de propulsion des véhicules car générée par les freins et l’usure des pneus et du macadam ; pollution lumineuse, atmosphérique et sonore considérables…

Amazon met en avant par exemple, la commande de 100 000 camions électriques pour réduire ses émissions. Mais ce chiffre est bien grotesque comparé aux quelques 1,4 million de camionnettes qu’elle utilise à travers le monde, sans parler de l’augmentation du trafic aérien pour proposer des délais de livraison toujours plus courts !

Les amis de la Terre France

De fait, Chronopost et ses défenseurs utiliseront tout le vocabulaire existant du greenwashing afin de verdir un projet qui n’en est pas un et qui favorisera encore davantage une consommation débridée et néfaste pour le climat. Chronopost se développe sur le modèle d’AMAZON, son premier client, et utilise les mêmes arguments que certains hommes politiques se font les portes-paroles.

  • Ce projet permettra à nos jeunes de ne plus se rendre à TOURNAN

Possiblement vrai. Mais seule une poignée d’élèves combs-la-villais (et d’autres communes) sont concernés. Notre lycée professionnel accueille déjà une section bac pro logistique pour l’ensemble des communes de notre bassin scolaire (Combs, Moissy, Savigny, Lieusaint, etc.). Mais nous n’avons pas de classe BTS à Combs comme c’est le cas à Tournan. C’est donc une bien maigre consolation. Elle ne peut pas, à elle seule, justifier un tel bouleversement du cadre de vie ! La création d’un atelier in situ n’est pas un mal en soit mais on constate que, par ce biais, de nombreuses entreprises, et pas des moindres, veulent s’assurer une main d’œuvre malléable à souhait.

Souvenons-nous des autres combats…

La Borne Blanche – Bien des combs-la-villais se souviennent de la manière avec laquelle Guy Geoffroy a voulu, dans un passé pas si lointain, développer la logistique jusqu’aux portes des maisons de la Borne Blanche. Souvenons-nous des arguments utilisés à l’époque pour convaincre et faire croire que cela serait peine perdue.

Si le combat mené par Jean Amiot, Anne de Méjas et les habitants qui se sont unis a été rude, la victoire a été éclatante. Concrètement, cette victoire est visible aujourd’hui dans notre commune. En effet, ce combat a été à l’origine de la création du parc de la Borne blanche qui a permis aux riverains d’être isolés de la zone logistique de Parisud. Parc que notre maire, sans aucune gêne, revendique aujourd’hui comme une de ses merveilleuses créations alors qu’elle est le fruit de l’opposition raisonnée des habitants.

Le centre de loisirs du Chêne – C’est notre mobilisation et notre rassemblement qui ont fait retarder sa vente…qui n’est d’ailleurs toujours pas actée. Et nous resterons très vigilants et mobilisés pour l’en empêcher face à une majorité municipale unanime pour s’en séparer.

La plaine centrale – Plus proche de nous, en juillet 2021, le maire avait signé un contrat avec une entreprise de BTP pour réaliser dès septembre de cette même année, une dalle de bitume en plein cœur du parc central (champs de foire)…Les actions menées par notre association ont reçu le soutien de la population. Le maire et sa majorité ont fait une pirouette et le projet est passé aux oubliettes

Alors, aujourd’hui, nous sommes tout aussi décidés à affronter cette nouvelle épreuve. Nous allons l’affronter et faire tout ce qui est dans notre pouvoir pour que collectivement nous fassions comprendre que ce projet nous n’en voulons pas !

Nous pouvons y parvenir. Ensemble. Ici et là, en France, de nombreux Hub ont été refusés par les riverains. Et certaines victoires sont éclatantes comme celle qui a fait reculer Amazon à Rouen.

Poursuivons notre mobilisation

  • En continuant les actions d’informations. Pour cela n’hésitez pas à en discuter avec vos voisins, vos amis, les habitants des différents quartiers de la ville. Ce travail est nécessaire et sera efficace. N’oublions pas que le maire à la fin du mois d’août va communiquer à partir du magazine municipal Rencontre et tenter de faire prendre des vessies pour des lanternes aux Combs-la-Villais. Nous savons que ce journal est détourné au service du maire et qu’il relaie ce que ce dernier veut faire croire. En 2008, il était favorable à un écopole vraiment écologique…plus aujourd’hui !
Rencontre, N° 91, septembre 2008, p 6 :
affirmation que cette zone sera orientée
vers l’implantation d’éco-activités / éco-filières.
Deux engagements vites oubliés sur deux sites différents !
Lettre envoyée à monsieur le maire de Combs-la-Ville
par le groupe « Agissons pour Combs »

D’autres actions vont suivre très rapidement… Nous vous tiendrons informés via l’association Ensemble Autrement, son site, son groupe Facebook et le groupe Whatsapp des citoyens qui se sont mobilisés.

Contre nous de la tyrannie…

…Nul besoin de brandir un étendard; notre indignation et notre volonté collective à résister suffisent ! Le projet d’implantation du plus grand centre de tri Chronopost de France est celui de tous les excès. Soyons conscients que le combat ne fait que commencer et qu’il est nécessaire de connaître le rôle de chacun et les étapes à surveiller afin d’ajuster nos actions citoyennes !

Une mobilisation citoyenne forte qui doit être écoutée !!

Nous avons tous été satisfaits de la mobilisation citoyenne.

Face à l’absence de communication et d’informations concrètes sur ce projet, les habitants se sont organisés pour dire, avec force et détermination aux élus de la majorité municipale, leur refus de la méthode employée. Ils ont également émis des arguments critiques sur la légitimité d’un tel projet, dans un espace dédié au développement durable impactant négativement la vie des habitants, tout en provoquant, outre des nuisances nombreuses, la diminution pour les riverains de la valeur de leur bien immobilier, et cela malgré les engagements pris. Les réseaux sociaux s’emballent et une pétition circule pour dénoncer l’existence de ce projet.

Une rencontre citoyenne organisée par Ensemble Autrement
le jeudi 7 juillet à l’allée des princes

Lors de la cérémonie du 14 juillet, la députée de notre circonscription, Michèle Peyron, nouvellement réélue, a discuté avec des habitants opposés à ce projet ainsi qu’avec les élus du groupe « Agissons pour Combs ». Elle a précisé qu’elle n’avait pas été informée de ce projet, mais l’avait découvert sur les réseaux sociaux. Elle a pris l’engagement de l’étudier avec attention après avoir demandé au préfet le dossier concernant ce Hub. Elle s’est dite prête à recevoir les habitants.

Les élus du groupe « Agissons pour Combs » la rencontreront à la fin du mois d’aout.

Des habitants de Combs venus à la cérémonie
du 14 juillet,
ont montré par leur simple présence pacifique,
leur opposition à ce projet et ont discuté avec la député et les membres de l’association !

Du côté de l’EPA : une autre carte à jouer ?

L’EPA et l’agglomération GPS ont leur mot à dire dans ce projet contesté par la population de notre ville…mais pas seulement.

Pour que l’implantation soit réalisable sur la commune de Combs-la-Ville, il a fallu dans un premier temps que le maire, Guy Geoffroy, obtienne un avis favorable de l’Établissement Public d’Aménagement de Sénart (EPA). En effet, l’EPA avait reconnu en 2008 (date de création de la ZAC) que l’Ecopole serait dédié uniquement à des activités de développement durable sur les trois communes de Lieusaint, Moissy et Combs. L’EPA a modifié la vocation de l’Ecopole de notre seule commune juste avant le conseil communautaire de juin 2022, et cela à l’unanimité de ses membres (propos de Guy Geoffroy au conseil communautaire du 28 juin 2022).

Article de la République de Seine et Marne
du 11 juillet 2022

Quel sera alors le rôle joué par l’EPA dans ce projet ?

On l’apprend en consultant le dossier du protocole partenarial relatif au projet Hub3 – c’est le titre du projet que portent le Groupe La Poste et Chronopost. Il est ainsi précisé à la page 13 :

L’EPA assurera une coordination technique et juridique avec la commune, la DDT77 (service départemental) et l’agglomération sur le contenu de la déclaration de projet et de la révision du PLU.

Les études menées par l’EPA seront les suivantes :

  • Impact du projet sur le trafic ;
  • Impact du projet sur la qualité de l’air ;
  • Impact du projet hydraulique de Chronopost sur le dispositif de transport et de collecte
    des eaux pluviales à l’échelle de la ZAC et volet zones humides ;
  • Étude de compensations environnementales : zones humides et éventuelles études
    faune/flore ;
  • Études de maitrise d’œuvre relative à la modification des voiries et réseaux divers, des
    espaces publics au sein de la ZAC, hors emprise Chronopost ;
  • Diagnostic archéologique et fouilles éventuelles en lien avec la DRAC (fouilles réalisées, d’ailleurs, avant même que le projet ne soit dévoilé !).
11 Juillet, le projet fait la une du Grand Parisien après une conférence de presse
de notre association qui a accueilli La République de Seine et Marne et le Parisien
…mais rassurez-vous,
il n’y aura pas 10 000 emplois à la clé, ni même 1000 !

Il est donc nécessaire de demander un rendez-vous à la présidente de l’EPA afin d’étudier avec elle, toutes les solutions alternatives qui sont à sa disposition pour trouver un autre espace à ce projet. La localisation envisagée n’est pas compatible avec les intérêts des habitants de notre commune. Le Conseiller communautaire et les élus du groupe « Agissons pour Combs » iront donc voir la présidente de l’EPA pour pouvoir en discuter. Nous vous en tiendrons informés.

Grand Paris Sud : la balle est dans son camp…

GPS, partenaire de ce projet, participera à l’élaboration du dossier visant à déclarer le projet et l’agglomération. Elle s’engage si l’on en croit le dossier du protocole partenarial à :

  • Participer à la mise au point technique du projet ;
  • Analyser les études produites en lien avec les compétences de l’agglomération
    (voirie/réseau, transport/mobilité, aménagement, eau, transition écologique …) ;
  • Donner un avis sur le dossier de réalisation de la ZAC ;
  • Donner son avis sur le Permis de construire .

C’est la raison pour laquelle, il était urgent de rencontrer le président de l’agglomération, Michel Bisson. Ce dernier a reçu Gilles Prilleux, conseiller communautaire du groupe « Agissons pour Combs ».

Le conseiller communautaire et également conseiller municipal a précisé à son interlocuteur que son groupe, tout comme les Combs-la-Villais, ne sont pas opposés à la création d’emplois ni au développement d’activités économiques durables. Il a insisté sur la nécessité de trouver rapidement une solution alternative qui permette aux habitants de retrouver la sérénité nécessaire pour dialoguer et sortir positivement de cette crise.

Il a rappelé au président Bisson que GPS aspire à faire du développement durable et en fait la promotion. Pourquoi dans ce cas précis ne pas chercher une alternative à ce hub, dont les conséquences environnementales seront contraires aux aspirations de GPS et de l’EPA ? Les habitants y sont prêts.

Michel Bisson s’est dit à l’écoute des habitants de Combs : très bien !!

Compte tenu de l’autorité et des responsabilités du président Bisson, Gilles Prilleux lui a demandé de prendre contact avec le maire de notre commune, afin qu’ensemble, ils puissent trouver une issue et une solution rapide pour que ce projet trop nocif pour les habitants de notre commune soit abandonné sur le site prévu initialement par Chronopost. Il a enfin précisé qu’il était évidemment nécessaire de réaffirmer la vocation première de cette zone d’activités de développement durable, comme c’est toujours le cas pour les communes de Lieusaint et Moissy.

Les étapes jusqu’en décembre 2022

Le tableau ci-dessous donne les grandes étapes de la première phase. Elles seront suivies d’une deuxième phase que nous détaillerons plus tard dans un autre article. Selon ce document, le démarrage des travaux est prévu en février 2024.

Pour le moment, en ce qui concerne la commune, nous en sommes donc au tout début du processus, à la procédure de révision accélérée du PLU. L’obligation légale était de la publier. Le maire n’a pas attendu longtemps pour le faire dans Le Parisien du 14 juillet 2022.

Il faut donc comprendre que le combat va être long, que nous ne devons pas nous décourager. Comme ce fut le cas lors de la cérémonie du 14 juillet, Monsieur le Maire doit entendre que nous ne lui laisserons aucun répit. A chacune de ses apparitions, nous serons là pour dire, expliquer et redire que ce projet ne peut pas se réaliser sur cette ZAC. Nous devons nous montrer déterminés et inflexibles sur le fait.

A nous de freiner et bloquer ce projet par tous les moyens !

Les premières actions citoyennes pour faire autrement, ensemble !

  • Vous pouvez envoyer dès maintenant une lettre de recours gracieux au maire, Guy Geoffroy concernant la procédure de révision. Nous pouvons vous aider à la préparer et à l’envoyer. Ci-dessous, celle envoyée par le groupe « Agissons pour Combs » ;
Lettre envoyée à monsieur le maire de Combs-la-Ville
par le groupe « Agissons pour Combs »
  • Poursuivre le travail d’information et d’alerte de la population. Pour cela, allez en discuter dans votre quartier ou dans tous les lieux publics. Nous vous proposerons dès la semaine prochaine un calendrier des actions à mener et des lieux concernés et cela durant les semaines à venir. N’hésitez pas à nous demander tracts, affiches et stickers comme vous l’avez fait depuis 15 jours ;

…et réservons de belles surprises à ceux qui, dans le déni démocratique et écologique le plus total, refusent le dialogue et prennent des décisions sans prendre l’avis des citoyens de cette ville !

Alors ce n’est que le début, continuons le combat !