Étiquette : Centre de loisirs du Chêrne

La coulée verte une nouvelle fois menacée !

Décidément, le maire ne l’aime pas beaucoup notre coulée verte ! Après avoir projeté, en catimini, de stériliser 2 100 m2 de la plaine centrale, près de la piscine, au moyen d’une dalle bitumée, la majorité municipale, qui, comme vous le savez, a brusquement fait machine arrière sur ce projet, persiste et signe. Voici qu’ils s’attaquent à présent, sans l’avoir crié sur les toits, à une autre partie de notre coulée verte : le parc de l’Abreuvoir !

Pourquoi s’attaquer une fois de plus à la coulée verte ?

Au cœur de cette nouvelle attaque ressurgit la question de la vente du centre de loisirs du Chêne et de la création d’un petit centre périscolaire dans l’enceinte de l’école du Chêne.

Depuis les interventions au conseil municipal du groupe « Agissons pour Combs », nos multiples articles sur cette question, nos informations auprès des familles, notre rassemblement devant la mairie, la majorité fait profil bas sur cette question mais continue d’agir dans l’ombre. Tout en maintenant son objectif de vendre un équipement public indispensable, elle a été contrainte de répondre aux critiques des parents et des personnels municipaux animant les centres périscolaires ou de loisirs…

Permis de construire :
plan masse au 1/500e de mars 2021 :
pas d’espace de jeux ni d’espace vert !

En effet, le maire et sa majorité, coupés des réalités et des besoins des enfants, n’avaient pas pensé une seconde que les enfants devaient pouvoir jouer et s’amuser en extérieur.

Une entrée près des poubelles :
La création d’un nouveau cheminement dans la trame verte
va permettre de ne plus passer près des poubelles !

La preuve la plus évidente est le positionnement du nouveau centre périscolaire. Les fenêtres et la porte d’accès sont tournées vers les bâtiments du groupe scolaire « Le Chêne » et non pas vers l’espace vert. Même le plus mauvais des architectes n’aurait pas osé faire une implantation de ce type sans y être contraint par le maître d’ouvrage (le client) et sans émettre de fortes réserves.

Un centre tourné vers l’école :
aucune fenêtre ni porte côté espace vert
et cela n’est pas modifiable !

Un projet incohérent dès le départ

C’est surtout la preuve que l’intention initiale était la suivante :

  • Limiter l’emprise au sol de ce centre en restant dans l’enceinte du groupe scolaire
  • Limiter les frais au maximum (pas de budget prévu autre que quelques plantations sur les côtés du nouveau bâtiment)
  • Vendre au plus vite le centre de loisirs pour remplir les caisses défaillantes

Or, nos mobilisations ont eu des résultats :

  • La vente a été retardée, subterfuge couramment utilisé pour très probablement faire oublier ce scandale
  • Un espace de jeux pour les enfants et suffisamment spacieux pour faire oublier celui du Chêne (7 000 m2) a été mis à l’ordre du jour
  • Un effort de communication a été provoqué, insistant sur le bien-fondé d’un tel projet et la prétendue grande vétusté de l’ancien centre.
Nouvel accès et nouvelles limites :
il ne restera de cette partie de la coulée verte
qu’un simple cheminement !

La seule solution pour réaliser un espace de jeux était alors de s’attaquer à la coulée verte en la réduisant de 3 000 m2. Après tout, cet espace restera vert et qui ira se plaindre de cela ? Nous ! Pourquoi ? Parce qu’il suffisait de rénover le centre historique du Chêne et conserver cet espace ouvert à tous les habitants et non plus seulement aux enfants du centre périscolaire quelques heures par jour.

La protection de la coulée verte est un enjeu majeur

Cette nouvelle attaque de la trame verte se fait une fois de plus alors que la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) aurait dû inciter le gel de tels projets (champs de foire, centre périscolaire …) et une mise entre parenthèse du bétonnage. Or c’est le contraire qui s’est produit dès le début de ce 5ème mandat. Celui qui se présentait en 2020 comme un « vrai maire » avec un vrai programme (et qui veut demain être un VRAI DÉPUTÉ !) multiplie les projets incohérents et se précipite pour signer un plan de Relance Logement avec l’État dont les effets vont être dévastateurs.

Espace vert dédié au centre périscolaire :
que va devenir cette allée en enrobé ?

La coulée verte est la colonne vertébrale de l’urbanisation de notre commune depuis les années 60/70, c’est à dire au moment de la création de la ville nouvelle. La ville rue qui s’étirait de l’église Saint Vincent à la gare s’est alors étendue vers le sud autour de cette coulée verte. C’est dire combien elle est essentielle, véritable poumon ouvert à tous les habitants. Elle nécessite que s’engage une véritable réflexion globale pour la mettre en valeur et y favoriser la biodiversité (et ce n’est pas les mini-forêts qui sont la solution). Ce débat doit avoir lieu lors de la révision du PLU mais il semble d’ores et déjà bien mal engagé.

Devenir de la première clôture
installée il y a peu ?

En effet, les débats sont déjà orientés par la majorité pour détourner l’attention et ne pas trop évoquer la trame verte. Pour la majorité le cœur de la ville est situé à la Coupole afin de justifier la réfection du parking de Lidl.

Venez participez à nos futurs réunions-débats !

Et pourtant, la trame verte est un enjeu majeur pour repenser la ville frappée de plus en plus durement par le réchauffement climatique. D’ailleurs, la protection de la trame verte a été au cœur des débats lors de la simple modification du PLU en 2018.

Il pourrait d’ailleurs être préjudiciable de généraliser la mise en place de cette trame de protection sur tous les espaces verts de la commune car cela conduirait à interdire tous travaux…

Position du maire et de sa majorité dans le rapport du commissaire enquêteur lors de la modification du PLU, Juin 2018, P.27

La position du maire et de sa majorité était déjà sans appel :

  • Refus de réviser le PLU pour se donner encore du temps pour bétonner sans contrainte alors que cela était une promesse depuis 2014
  • Refus de protéger la coulée verte en mettant en avant des arguments qui ont été dénoncés par le commissaire enquêteur
  • Refus d’entendre les remarques faites par les habitants
  • Vente de 1,5 hectare du parc Central

 Ces espaces méritent cependant une règle de protection

réponse du commissaire enquêteur à la position du maire sur la question de la protection de la trame verte (juin 2018, P.27)

Nous ne pouvons que regretter que le projet initial si mal réfléchi dès le départ oblige la majorité à chercher une solution palliative qui au final s’attaque une fois de plus à la trame verte. Nous aurions fait autrement, dans la concertation, en rénovant l’ancien centre. Il ne restera qu’un cheminement pour passer de la rue du Chêne à la rue de l’abreuvoir.

Afin de mieux protéger la trame verte, il faut que le maximum de citoyens participe à la réflexion sur la ville de demain. Nous vous invitons dès à présent à des ateliers et des réunions publiques qui débuteront en septembre après les vacances scolaires. Nous vous y inviterons bien évidemment.

L’Abreuvoir : Danger de disparition ?

Il y a quelques semaines, le supermarché G20 a définitivement fermé ses portes. Une faillite de plus qui pose la question de la pérennité du centre commercial de l’Abreuvoir. Et les éléments d’analyse dont nous disposons sont inquiétants !

Une succession d’enseignes

Le développement spécifique de notre commune (1970/1990), dans le cadre de la ville nouvelle de Sénart, s’est réalisé autour de 5 petits pôles commerciaux, cœurs de village d’une ville polycentrique. L’un d’eux est le pôle commercial de l’Abreuvoir. Or depuis quelques années, ce modèle de développement polycentrique a été mis à mal.

Localisation du centre commercial de l’Abreuvoir

En effet, qui se souvient encore de la vitalité du supermarché de ce petit pôle commercial lorsque l’enseigne était Ecomarché ? Une époque où il y avait foule le week-end. Mais, la zone d’activités des Ormeaux connaissant le développement qu’on lui connaît, les propriétaires de l’Ecomarché ont préféré partir, conscients qu’il était encore temps d’éviter la catastrophe.

La marque a alors laissé la place à une autre enseigne après plusieurs mois de travaux et d’absence : celle de Franprix positionnée sur des gammes de produits plus onéreux. Mais, entretemps, la clientèle avait migré. Le supermarché a bien entamé une tentative de reconversion vers des produits plus « low cost » de la marque Leader Price. Mais le résultat a été un effondrement progressif de la clientèle, des rayons de plus en plus vides et, au final, une faillite des gérants.

Dernier supermarché en date :
Enseigne G 20

L’ultime tentative a donc été celle d’un repreneur très volontaire qui a tout essayé pour regagner une clientèle qui avait migré. Mais rien n’y a fait. Il avait pourtant multiplié les tentatives pour élargir ses activités : point relais, livraisons à domicile, ouverture 7 jours /7, amplitude horaire considérable. Mais avec un loyer très élevé, sans aide et soutien, le nombre de client s’est avéré une fois de plus insuffisant et les impayés de loyers se cumulant ont fini par mener le magasin à la faillite.

Avis d’expulsion placardé sur le magasin

Le point final a eu lieu le 17 mars : expulsion sous le contrôle d’un huissier accompagné d’une quinzaine de policiers.

Pourquoi un tel désastre ?

Pour notre commune et en particulier pour le centre commercial de l’Abreuvoir, les raisons sont claires :

  • La réinstallation et l’agrandissement de l’Intermarché dans la zone d’activités périphérique de l’Ormeau qui, en concomitance, a fait décroitre l’activité du supermarché de l’Abreuvoir ;
  • Le développement d’enseignes nouvelles en périphérie comme celle de Grand Frais ;
  • Le manque d’investissement des 5 propriétaires de ce centre commercial dont l’état de vétusté extérieur est visible. La dégradation lente et catastrophique du parking de l’Abreuvoir a été particulièrement défavorable pendant des années ;
  • La surface commerciale du supermarché trop importante, au vu de la baisse d’activités (surface au sol presque doublée à l’étage) qui entraîne des charges trop élevées par rapport au chiffre d’affaires et que confirme un audit de la Chambre de Commerce et de l’Industrie ;
Parking de l'Abreuvoir
Parking de l’Abreuvoir avant les travaux de janvier 2022

Ainsi, la réponse est simple. Ce désastre résulte d’une politique voulue et soutenue par le maire, d’un développement périphérique au dépens des cœurs de village. Et cela continue avec le développement de l’Ecopôle !!!

Intermarché avant sa relocalisation
et son agrandissement

Il aura fallu des années pour que le parking soit enfin réhabilité aux normes environnementales en vigueur. Le maire souhaitait avant toute rétrocession, la remise en état du parking par les propriétaires. En définitive, mais trop tard, le parking a été rétrocédé à la commune qui l’a rénové.

Parking de l’Abreuvoir
après sa réhabilitation en janvier 2022

Aujourd’hui, le centre de l’Abreuvoir poursuit son déclin. Reste fort heureusement une pharmacie, un marchand de presse / tabac, une boulangerie, un salon de coiffure et une onglerie. Mais pour combien de temps ?

Quel devenir pour ce centre ?

Pour y répondre, il est nécessaire de prendre en compte la situation du pôle commercial Pablo Picasso. La disparition des boutiques y est également liée au développement de la zone périphérique. Le nombre de commerces a chuté. Le boucher, le pharmacien ont baissé le rideau. Il y avait autrefois 12 commerçants et services dans ce centre, il n’en reste que cinq aujourd’hui.

Pablo Picasso-enseignes fermées
Pablo Picasso-enseignes fermées

Or l’agrandissement de l’enseigne Lidl à Pablo Picasso va accroître la concurrence déjà très forte que subit le pôle de l’Abreuvoir. Dans ce contexte aggravé, qui voudra reprendre le local commercial de l’ancien G20 avec un loyer très élevé ? Qui voudra s’installer dans un centre dont l’extérieur mériterait une rénovation alors que le centre voisin sera neuf ? Qui se lancera dans l’aventure alors que les dernières expériences ont terminé en faillite ?

Cela ne laisse rien présager de bon. En effet, la volonté du maire dans cette zone est de bétonner davantage avec la vente de l’ancien centre de loisirs du Chêne. Le centre commercial de l’Abreuvoir ne risque-t-il pas d’être, en définitive, l’objet d’un nouveau programme immobilier qui s’ajouterait à celui du centre de loisirs ?

Nous ne cessons de dire que le modèle soutenu par le maire depuis plus de 27 ans est contraire à la raison, contraire à ce que défendent les urbanistes, contraire à la vision réaliste de plus en plus de maires, conscients de l’effet délétère du développement périphérique.

Une réflexion de fond, citoyenne et participative, doit être conduite pour repenser la ville de demain au sein d’une agglomération plus respectueuse de l’environnement, de la qualité de vie et du vivre ensemble, dans un objectif affirmé de développement durable. La révision du PLU doit permettre de faire émerger cela ! A nous tous de le réclamer…

« Cabane » du Chêne : nouvelles infos sur cette construction

Une analyse de ce nouveau centre en cours de construction est selon nous nécessaire. Histoire de bien comprendre comment cet équipement est censé remplacer l’ancien centre avec ses 7000m2 d’espace vert…

Les infos livrées par le permis de construire

Pour analyser le permis de construire, nous avons sollicité sa consultation auprès du service de l’urbanisme. Tous les administrés peuvent faire de même. Cette lecture nous a permis de mieux comprendre les limites et les failles d’un tel projet.

Permis de construire :
plan masse au 1/500 de mars 2021

Première information et d’importance, ce permis est intitulé accueil pré et post scolaire. Il ne s’agit donc pas d’un centre de loisirs !

Cartouche du plan masse

Il est aisé de constater à partir de ce permis de construire que :

  • L’accès se fera sur le côté gauche, du côté des poubelles qui servent au groupe scolaire et à la restauration scolaire. Un environnement tout à fait sain et agréable pour nos petits. La première vision que vous aurez de la porte d’entrée sera de « jolies » poubelles !
Poubelles près de l'accès
Poubelles près de l’accès
Une entrée près des poubelles :
un environnement sain !
  • La place disponible derrière le bâtiment A est au total d’environ 1500m2 (contre +de 7000m2). L’emprise au sol du centre est de près de 250m2. La partie végétalisée avec les arbres est de 900m2 mais aucun espace de verdure pour se poser. Le reste de la surface est utilisée par le cheminement.
  • Le peu d’espace libre autour de la « cabane » sera occupé par la plantation de 14 arbres « tiges ». Arbres qui sont censés sur le plan ne pas faire plus de 4m de diamètre (?) S’agit-il d’arbres ou d’arbustes ? L’effet recoin va être accentué !
Remplissage avec 14 arbres :
aucun espace pour jouer !
  • Aucun espace n’est prévu dans ce permis de construire pour que les enfants puissent jouer (pas de jeux extérieurs) et courir, si ce n’est dans la cour de récréation qui se situe de l’autre côté du bâtiment principal de l’école du Chêne. Pour y accéder, il faudra au mieux contourner le bâtiment A.
  • Les informations qui filtrent laissent supposer que la totalité du projet n’est pas indiqué dans le permis de construire, en particulier sur l’espace vert disponible
Fenêtres et portes d’entrée :
la distance avec l’angle interroge
  • Ce centre est bien coincé contre le bâtiment A. A l’angle de l’entrée, la distance entre la « cabane » et le bâtiment A est de 6.14m seulement ! Se pose la question de la conformité avec le P.L.U car il y a des fenêtres à moins de 8 m du bâtiment A (Fenêtres 9-10-11-12 sur la coupe et le plan). Les salles du bâtiment scolaire A vont perdre en luminosité.

Enfin, il faut ajouter que ce projet sera l’occasion de planter à l’intérieur du groupe scolaire, 14 arbres supplémentaires près de la cour de récréation sur l’espace vert qui initialement en a 11.

Arbres à planter sur l’espace pelouse arboré

Traitement identique aux abords avec la plantation de 27 arbres de plus. Le maire avait promis 1000 arbres durant le mandat. Va-t-il de cette manière tenir un de ses engagements en plantant des arbrisseaux ?

Plantations d’arbres prévus aux abords…

Tout cela, ne supporte aucune comparaison avec le centre historique du Chêne qui dispose d’espace, d’un vaste jardin arboré avec une grande pelouse où les enfants aiment s’égayer. Et surtout d’un noble et vieux chêne emblématique.

Une amélioration mais est-ce certain ?

Dans un précédent article nous avons décrit à partir du plan de ce petit bâtiment en bois et de sa coupe, la teneur de ce bâtiment qui est sorti de terre en quelques semaines et qui repose sur une dalle béton, sans vide sanitaire.

Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !
Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !

Les plafonds sont bas (peu de hauteur sous plafond), les équipements réduits à l’essentiel.

Un espace réduit au minimum !
Un espace réduit au minimum !

Un projet au rabais pour 45 places (2000€/m2). Le centre du Chêne aurait nécessité près de 400 000€ d’investissement pour une remise en état d’un équipement de 90 places (Analyse faite par le directeur technique de la commune).

La cabane en a coûté autant pour obtenir moins ! L’histoire se répète à l’infini et interroge sur la gestion de cette ville après l’indignation suscitée par le prix de la triste aire de jeux du parc central. Il est vrai que le but de cette opération est de vendre un équipement public pour plus d’un million d’euros…

Nous avons décidé, et nous le ferons, la construction de nouveaux
locaux mieux adaptés et répondant dans tous les besoins à l’ensemble des attentes pour permettre aux petits du centre de loisirs maternel d’avoir, dès la rentrée prochaine, un accueil conforme à leurs attentes, et même amélioré par rapport à la situation existante.

Déclaration du maire, Compte-rendu du Conseil municipal (mars 2021, p.29)

Le seul avantage de ce projet est de rapprocher l’accueil périscolaire du groupe scolaire. En cela, c’est un avantage même si le centre historique du Chêne est distant de moins de 200m. L’accès par le chemin piéton jusqu’au groupe scolaire est totalement sécurisé. Aucune route n’est à traverser !

Comment alors imaginer une seule seconde que ce type d’équipement améliore la situation existante de nos enfants ?

Comment peut-elle être conforme à l’attente des parents et des enfants ?

La réponse à ces questions est malheureusement simple. Les membres de la majorité, qui approuvent les décisions du maire, ne s’intéressent pas aux familles et aux enfants. Fruit d’une politique et d’une gestion désastreuse, un tel projet ne peut en aucune façon se justifier !

Reste à voir comment ce permis va être respecté car les déclarations faites lors du dernier conseil de l’école du Chêne cette semaine intriguent. Cela fera, sans aucun doute, l’objet d’un nouvel article dans les semaines qui vont suivre…

Et pourquoi ne pas faire comme à Moissy ?

Un véritable cours de démographie Combs-la-Villaise nous a été donné dans le journal Rencontre. La démonstration est-elle juste et les arguments sages ?

Chiffres et réalités

L’édito du maire de Combs-la-Ville dans le journal « Rencontre » d’octobre 2021 nous donne des chiffres intéressants qui sont ceux de l’I.N.S.E.E. La démonstration du premier magistrat consistait à dire que la population n’a pas beaucoup augmenté entre 1990 et aujourd’hui. Nous devions en conclure qu’avec 2500 habitants de plus ces dernières années, il n’y a pas lieu de s’inquiéter car tout est sous contrôle et les besoins assurés pour tous. Tout est une question « d’équilibre » affirme-t-il. Mais lequel ? Celui de nos finances ? De nos équipements pour les enfants ?

Une question d'équilibre mais en faveur de qui ?
Une question d’équilibre mais en faveur de qui ?

De fait, cette augmentation est importante et a des effets au quotidien pour les habitants. Le nombre de jeunes est en forte augmentation, bien supérieur à la moyenne des villes de cette taille. Or nos équipements ont, pour la plupart, été construits dans les années de forte croissance urbaine de la banlieue parisienne. Ils ont été calibrés dans les années 1970 et ont été réalisés entre 1970 et 1990 en fonction des prévisions de la croissance démographique.

Évolution de la population de Combs-la-Ville

Cela explique que la majorité de nos équipements (écoles, centres de loisirs, gymnases, aires de jeux …) sont anciens et nécessitent d’importantes rénovations. Cela explique aussi que nous ne pouvons pas nous séparer d’un seul équipement public alors que la population croît et se rajeunit. Ils sont désormais tout juste suffisants pour assurer les besoins actuels de la population.

Anticiper et investir

Les prévisions de croissance pour 2032 seraient une hausse de 681 habitants (3%). La projection se fonde sur une évolution linéaire de la tendance évaluée par l’I.N.S.E.E, sur la base du taux d’évolution moyen annuel récent (2011-2016). Ce qu’il faut retenir, c’est que le nombre de jeunes augmente et augmentera sur les 5 à 10 ans à venir. En conséquence les besoins en équipements publics seront conséquents. D’autant que la multiplication des chantiers vont augmenter les chiffres prévisionnels.

Les nouveaux Brandons : 220 logements de plus !!
Les nouveaux Brandons : 220 logements de plus !!

Une gestion saine et sage aurait voulu que nous anticipions. Ce fut le contraire qui a été fait par les majorités successives autour de Guy Geoffroy. Ainsi, dès le début des années 2000, le maire a tenté, en vain, grâce à l’opposition des parents d’élèves, de fermer et supprimer l’école de la Tour d’Aleron. En 2013, il a réussi à vendre le centre pré-ado de la ferme des violettes. En 2021, il récidive en voulant fermer et vendre le centre de loisirs du Chêne. Tout cela pour trouver des financements pour des projets qui sont le plus souvent surdimensionnés et non prioritaires (ex : investissement dans le cadre des J.O 2024). Ventes qui permettront la réalisation de programmes immobiliers supplémentaires qui, par ricochet, aggraveront la situation( + de 400 logements en prévision).

Bâtiment du service jeunesse, similaire à celui prévu pour le centre du Chêne
Bâtiment du service jeunesse,
similaire à celui prévu pour l’école du Chêne

Les équipements perdus sont partiellement remplacés par des préfabriqués de nouvelle génération en structure bois (école du chêne et son centre d’accueil périscolaire, le tremplin structure Jeunesse).

Ainsi, la politique qui a prévalu depuis 20 ans a t-elle été de minimiser les effets des évolutions démographiques afin de ne pas dépenser ni d’investir. Pire, les majorités autour de Guy Geoffroy ont réduit l’offre plutôt que de l’étoffer.

Le maire nous affirme que l’augmentation de la population est contenue et qu’elle est inférieure à celle des communes voisines. En comparant ce qui est comparable, nous nous sommes intéressés à l’évolution de la commune voisine de Moissy-Cramayel.

Fort de l’expérience des autres, faisons autrement !

 19902011Prévision 2032
Moissy122631724318711
Combs13 75921 60323132
Évolution démographique comparée

Il est aisé de constater que la population a augmenté depuis 1990 plus fortement dans notre commune qu’à Moissy et que la prévision de croissance y est égale ! Et pourtant, la politique menée y est bien différente…

À Moissy-Cramayel la municipalité n’a pas hésité à investir et à rénover les équipements publics. Des aires de jeux flambant-neuves, un skate-parc, mais aussi, l’entretien et la rénovation des quatre centres de loisirs pour assurer aux enfants l’accueil nécessaire dans les meilleures conditions possibles. Dans d’autres communes de notre agglomération, les équipements sortent de terre. A Tigery, la commune vient de se doter de 1200m2 de structure pour 180 enfants.

Une des salles
de la nouvelle structure de Tigery

À Combs-la-Ville la majorité se gargarise des « équilibres » trouvés. Ces équilibres consistent à réduire l’offre en vendant un centre de loisirs essentiel pour nos besoins actuels et à venir. La majorité n’a pas investi d’argent dans les équipements publics alors qu’il aurait été nécessaire de le faire depuis plus de 10 ans. Pour preuve l’état des centres de loisirs survivants, des aires de jeux, de certains gymnases, des écoles (qui sont très loin d’être bien loties). Les limites d’une simple gestion au jour le jour sont dépassées.

Après les travaux : les jeux alignés
Après les travaux : les jeux étalés et non clôturés

Nous affirmons au fil de nos publications que le sujet n’est pas d’opposer une catégorie, une communauté, une tranche d’âge à une autre. Nous avons le sens des responsabilités et nous affirmons qu’il est plus qu’urgent de changer de méthode et de politique. Nous proposons de nous servir de l’expérience acquise par les communes de notre agglomération qui ont eu soin de préparer l’avenir. Nous devons, dès à présent, mettre en œuvre un plan pluriannuel d’investissements afin de pourvoir convenablement aux besoins des habitants.

Anticiper, prévoir les moyens et les financements, concerter, prioriser et agir dans l’intérêt général sont des mots d’ordre qui devraient faire consensus !

Il n’est pas trop tard. La majorité a fait croire à tous, et en particulier aux parents et aux animateurs des centres de loisirs, que le centre du Chêne était déjà vendu et que cela ne sert donc à rien de s’opposer à sa vente et à sa destruction. Nous appelons tous les combs-la-villais à la résistance face à l’inacceptable. De nouvelles actions se préparent pour s’y opposer !

Consultation citoyenne : participez et votez en cliquant

banderoles du rassemblement

Ensemble pour faire autrement !

Depuis quelques mois, de nombreux sujets sont mis en lumière et sont discutés sur les réseaux sociaux. Ils montrent combien les combs-la-villais aspirent à un souffle nouveau pour notre commune…

Des signes d’exaspérations et d’indignations fédérateurs

Ces signes sont perceptibles à travers une longue liste de mécontentements qui concernent la qualité de vie dans notre commune : aires de jeux en piteux état, centres de loisirs inadaptés et insuffisants, écoles qui doivent pousser les murs faute de place, urbanisation hors contrôle faute de règles d’urbanisme contraignantes, voiries et trottoirs à bout de souffle dans certaines zones, propreté des rues qui interroge par la déficience des services publics…

Affichage libre : appel au rassemblement
Affichage libre : appel au rassemblement

Les langues se délient, des slogans apparaissent dans la ville et les mécontentements s’étalent de plus en plus clairement sur les réseaux sociaux. En septembre, le projet de champ de foire a été l’occasion pour l’association de fédérer sur des thèmes sensibles comme le non respect des engagements pris dans le cadre de la transition écologique ou encore la préservation du patrimoine communal.

Pancarte de parents apposée sur les grilles des écoles
Pancarte de parents
apposée sur les grilles des écoles

La grève des personnels de service le 5 octobre a été particulièrement suivie dans notre commune. Cette grève nationale révèle localement l’exaspération des personnels qui travaillent dans les écoles maternelles (ATSEM), la restauration scolaire, le périscolaire et les centres de loisirs. Si cette grève a été mal comprise par certains parents, les raisons de suivre cette grève ont été nombreuses.

Type de banderole qui est apparu dans la ville
Type de banderole qui est apparu dans la ville

Il s’agissait notamment d’alerter les habitants sur la carence en personnel communal du fait de sous-effectif chronique, d’une précarisation (vacation pour quelques heures ou jours par mois). A cela s’ajoute la restructuration des services sans réelle concertation avec les personnels. Cela a entrainé et entraine encore un stress alors que la demande augmente. Prenons l’exemple de ce qui se passe à l’école LA NOUE maternelle. Deux dortoirs et une seule personne pour les surveiller !

Enfants, parents et grands parents ensemble pour dire NON
Enfants, parents et grands parents ensemble pour dire
NON

Ce n’est donc pas la couleur politique qui fédère une opposition grandissante mais celle du bon sens. La mise en lumière des incohérences qui se multiplient prouve que l’intérêt général n’est plus pris en compte depuis des années. Une ville ne peut pas être gérée au coup par coup mais avec une vision cohérente et globale qui prend en compte les enjeux actuels et ceux de demain.

Magnifiques dessins d'enfants qui ont participer samedi avec leurs parents
Magnifiques dessins d’enfants qui ont participé
au rassemblement samedi avec leurs parents

De plus en plus de personnes osent désormais dire que c’est le mandat de trop après 27 ans au pouvoir.

Rassemblement du 16 octobre : Pacifisme et détermination

L’association s’est mobilisée contre la vente du centre de loisirs du Chêne et la fermeture des centres de loisirs de la Tour d’Aleron et du chêne : tractage devant les centres et les écoles, articles dans la République de Seine et Marne, publications sur le site de l’association.

rassemblement du 16 actobre
Rassemblement du 16 octobre : pacifiquement, dans le calme
et en toute légalité comme pour le champ de foire

Avec un brin de soleil, des habitants ont répondu à l’appel sur l’esplanade de la mairie. Nombreux sont ceux, utilisateurs ou non, qui considèrent que la vente d’un centre de loisirs est une incohérence politique de plus de ce nouveau mandat. La ville se développe, les constructions surgissent partout d’une manière anarchique et rien n’est fait pour préserver les capacités d’accueil pour les enfants de cette commune.

Prise de parole pour expliquer et remercier
Prise de parole pour expliquer, mettre en perspective et remercier

Alors souvenons-nous des convictions passées de Monsieur J.Samingo, adjoint au maire depuis 2020. Il souhaitait se présenter aux élections départementales en 2015 avec pour thème de prédilection la défense des services publics !

Je veux être le défenseur du service public, je veux apporter de l’espoir mais également des solutions face à la crise. »

La République de Seine et Marne, 10/11/2014

Prenons-le au mot et demandons lui, ainsi qu’aux autres membres de son groupe, autrefois dans l’opposition et ralliés à Guy Geoffroy en janvier 2020, de soutenir le vœux légitime des habitants et de se souvenir de ce qu’ils ont défendu durant des années dans notre commune et dans notre canton. S’opposer à la vente d’un équipement public, n’est-ce pas en définitive défendre le service public ?

Echanges et débat avec les habitants devant la mairie
Échanges et débat avec les habitants
devant la mairie à la fin du rassemblement

Ce type de revirement et de comportement explique malheureusement la désaffection des habitants pour la politique et le fatalisme qui les anime trop souvent.

Heureusement, ce ne fut pas le cas pour tous, samedi 16 octobre à 11h, devant la mairie. La détermination des combs-la-villais donne de l’espoir. Et cela doit se poursuivre. Restons unis, vigilants et combatifs pour faire entendre d’autres choix et d’autres priorités que ceux qui nous sont imposés sans aucune concertation !

Tous ensemble pour faire autrement !
Tous ensemble pour faire autrement !

Dans le calme, pacifiquement, nous avons exprimé le refus des parents et des enfants de voir se dégrader encore davantage la situation. Nous attendons du maire qu’il arrête de feindre de ne pas comprendre. Dans un article de la République de Seine et Marne du début du mois il n’en voyait « pas trop bien l’objectif ». Il est pourtant très clair et profondément démocratique.

Béton ou centre de loisirs ! le choix des parents est clair
Béton ou centre de loisirs !
Le choix des parents est clair…

Espérons que le maire et sa majorité sauront entendre le message qui a été envoyé samedi 16 octobre au matin et qu’ils ouvrent le dialogue avec les associations et les élus de l’opposition.

Et si nous proposions une aire de jeux inclusive ?

Nous sommes une association qui cherche, à partir des expériences d’autres communes, à ouvrir le débat et à proposer des solutions innovantes pour vivre mieux, tous ensemble, et autrement …

Ne pas opposer mais laisser une place à tous !

Pour favoriser le bien vivre ensemble et des liens sociaux apaisés, nous refusons d’opposer une catégorie sociale, une communauté, une tranche d’âge à une autre. Et c’est pour cette raison que nous refusons la vente du centre de loisirs du Chêne. Nous ne nous opposons pas à la création d’une maison de retraite pour handicapés, nous nous opposons à ce qu’elle se fasse au détriment des plus jeunes alors que cet équipement municipal est nécessaire aux familles en activités alors que la ville se développe.

Comment alors vivre tous ensemble avec nos différences ? Comment faciliter le lien social ? L’une des problématiques qui a été posée lors du premier conseil de Quartier Est concernait les aires de jeux. Tous les habitants sont conscients que ces dernières sont en piteux état et que la réinstallation de l’aire de jeux du parc central ne répond pas aux attentes des parents et des enfants. C’est pourquoi nous proposons une aire de jeux inclusive pour tous les enfants.

Après les travaux : les jeux alignés
Aire de jeux du parc central :
une aire déficiente

En effet, une aire de jeux inclusive est accessible à tous les enfants, avec ou sans handicap, qui ont envie et besoin de jouer. Les enfants handicapés bénéficient rarement des centres de loisirs et des aires de jeux. Ces espaces ne sont pas adaptés en termes d’activités et d’accompagnement dans notre commune. Si les mairies ne peuvent pas mettre à disposition des éducateurs spécialisés capables d’accompagner le handicap de l’enfant, elles peuvent agir sur l’adaptation des aires de jeux !

Prendre en compte tous les enfants, c’est possible…

D’où cette proposition de créer un espace de jeux accessible à tous. Les multiples formes de handicap doivent, dans un projet d’aire de jeux inclusive, être prises en considération afin de ne discriminer aucun enfant.

Aire de jeux inclusive

La prise en compte du handicap a beaucoup progressé ces dernières années. Des équipements spécialisés et des jeux adaptés permettent aux enfants handicapés de partager des activités avec les enfants valides. Ces équipements destinés aux enfants de 2 à 14 ans sont accessibles aux Personnes à Mobilité Réduite (P.M.R) et favorisent les capacités sensorielles, la mobilité, la motricité fine, les facultés cognitives. Une signalétique en écriture normale et en braille, langue des signes française (L.S.F), complète le dispositif.

A Vannes les fauteuils roulants ne sont pas
un obstacle pour profiter du jeu de balançoire

Un ville comme Vannes en Bretagne a travaillé sur cette question et a créé en 2019 une aire de jeux de 750 m2. Elle offre à tous les enfants de la ville et de l’intercommunalité l’accès à 30 jeux adaptés et à 50 activités ludiques. Cet exemple doit être une source d’inspiration. D’autres communes ont réalisé également des aires de jeux comme à Meaux qui a inauguré la première aire de jeux inclusive d’Ile de France en janvier 2021.

Au sein de notre commune, nous avons des structures accueillant des personnes handicapées mais nous n’avons pas d’aire de jeux inclusive pour les enfants qui vivent à Combs-la-Ville dans leur famille et qui aimeraient pouvoir en bénéficier.

Des jeux pour éveiller tous les sens de tous…

Nous proposons donc que la réflexion s’ouvre sur le projet de création d’une aire de jeux inclusive dans le parc central, en lieu et place de ce qui a été installé. A la majorité de démontrer que les conseils de quartiers ne sont pas une façade pour faire croire que dans notre ville la démocratie participative est une réalité. Nous proposons aux membres de ces conseils qu’ils se saisissent de cette proposition, afin qu’ensemble, ils conduisent ce projet sérieux et utile pour les familles.

Un projet réaliste à définir en fonction de nos moyens

Notre projet doit être calibré en fonction de notre population et de nos moyens. Celui de la ville de Vannes correspond à celui d’une commune de 54 000 habitants. Notre population est moins importante. Mais ce projet pourrait-être porté et financé aussi par notre agglomération Grand Paris Sud (GPS) et pourrait bénéficier à tout ou partie de l’intercommunalité.

Des structures adaptées, colorées et sécurisées pour tous !

Des partenariats sont à rechercher pour concrétiser ce projet. Voici quelques pistes pour commencer :

Un tel projet est positif pour une ville qui se doit de prendre en compte l’inclusion du handicap dans la cité en permettant l’accès aux mêmes jeux de tous les enfants. Plus besoin d’un accompagnement systématiquement spécialisé puisque les activités sont adaptés. Les familles d’enfants handicapés accompagneront leurs enfants dans cette aire de jeux favorisant ainsi interactions, mixité sociale et l’intégration autour du partage des activités.

C’est assurément une démarche du bien vivre ensemble, autrement, auquel nous sommes attachés.

Contre la vente d’un équipement public et la fermeture du Chêne et de la Tour d’Aleron

Samedi 16 octobre à 11h Rassemblement pacifique devant la mairie

Durée courte : 1/2 heure

Pas d’inquiétude, ce rassemblement se fera dans un cadre légal avec déclaration préfectorale !!!

Ça craque au centre de loisirs Beausoleil !

La fermeture du centre de loisirs HISTORIQUE du Chêne est un véritable tsunami pour l’accueil des enfants dans notre commune. Nous avons cherché à en appréhender les effets à travers un exemple …

Poussons les murs, sauvons les meubles !

Depuis la rentrée des classes, le taux d’occupation des services municipaux correspond à celui qui existait antérieurement à la crise sanitaire. La fin du télétravail ou sa forte diminution a obligé les familles à de nouveau faire appel aux services de la cantine, du périscolaire et bien évidemment au centre de loisirs le mercredi. Et avec la croissance urbaine les besoins vont croître.

A Beausoleil, plus de 150 enfants se bousculent le mercredi dans des locaux totalement inadaptés.

Beausoleil élémentaire
Beausoleil élémentaire : en face du DOJO

Fermeture du centre de loisirs du Chêne et sa disparition souhaitée par la majorité municipale + fermeture de la tour d’Aleron comme centre de loisirs = pénurie de places et d’équipements.

Il y a désormais 3 équipements qui font office de centre de loisirs :

  • Le centre de loisirs « Le soleil » (lui-aussi assez vétuste et donc peut-être aussi voué à être sacrifié à l’appétit des promoteurs pour les équipements municipaux ?)
  • Le groupe scolaire La Noue
  • Le centre de loisirs Beausoleil (mais est-ce vraiment un centre unique ?)
Centre de loisirs La Noue
Centre de loisirs La Noue

Le nouveau dispositif est le cache-misère d’une politique publique déficiente. En conséquence, de nombreux parents sont mécontents. Les habitants qui résident à l’est de la ville doivent se rendre avec leurs enfants à l’extrême ouest de la ville, à Beausoleil. Et cela concerne les enfants qui dépendaient de la Tour d’Aleron et du Chêne !!

Centre de loisirs Le Soleil
Centre de loisirs Le Soleil

Beausoleil : exemple type d’une incohérence politique

Beausoleil ne peut pas être une solution pérenne pour répondre à cette forte augmentation qui va durer dans le temps. Le nom de ce centre est trompeur. Il est à la fois celui d’un groupe scolaire et celui porté par deux structures correspondant à un centre de loisirs maternelle et à centre de loisirs élémentaire éloigné l’un de l’autre :

  • Une structure pour les maternelles (place Hottinger)
  • Une structure pour les élémentaires dans l’ancienne école qui accueille des associations face au DOJO.

Les locaux sont totalement inadaptés, tout particulièrement pour les élémentaires : cours de récréation petites, salles dispersées dans cet équipement scolaire qui n’est pas fait pour cela. Et s’il y a trop d’enfants, la solution du maire est d’utiliser le bâtiment scolaire ! N’oublions pas également que ce centre sera bientôt au cœur des travaux de construction du nouveau DOJO (nuisances maximum pour les enfants et les animateurs).

Une cour de récréation sans aire de jeux et petite
Une petite cour de récréation élémentaire…

De plus, la salle de restauration est de l’autre côté de la rue. Rien de très sécure quand on sait que l’un des conseillers municipaux délégué explique sur les réseaux sociaux que le centre vétuste du Chêne (faute d’investissement depuis de nombreuses années !) sera remplacé par un centre dans laquelle il ne sera plus utile de traverser la rue (ce qui n’a pourtant jamais été nécessaire au Chêne !).

Beausoleil centre de loisirs maternelle : pas de verdure, du bitume !
Beausoleil centre de loisirs maternelle :
pas de verdure, du bitume !

Les membres de la majorité confondent, quant cela les arrange, les centres pré et périscolaire avec les centres de loisirs. La fermeture et la réorganisation décidées par la majorité sont catastrophiques : les enfants sont concentrés dans des espaces, devenus de fait des sites de « garderie », dans lesquels il est impossible de proposer des activités éducatives de qualité. Et il ne s’agit pas de mettre en cause les animateurs et les directeurs de centre qui doivent faire avec les moyens du bord. Nous ne pouvons d’ailleurs que les féliciter de faire des miracles avec aussi peu.

Une alternative réaliste est possible

Nombreux sont les combs-la-villais indignés par cette décision prise sans aucune concertation. Elle pénalise enfants et parents. Cette vente qui désorganise et entraine une pénurie d’équipements pour la commune n’était pas inscrite dans le programme électoral de Guy Geoffroy et de sa majorité. Il n’a jamais été question de la fermeture d’un équipement public.

LE CENTRE N’EST PAS ENCORE VENDU ! Alors agissons et proposons de :

  • Réaliser un référendum citoyen (pour de telles orientations concernant nos enfants le maire aurait pu consulter ses administrés, pour y palier, nous avons mis en ligne une consultation citoyenne).
  • Réaffecter les 400 000€ prévus pour le parking de la coupole (travaux non-urgent)
  • Rénover le centre : coût estimé 400 000€ dont la moitié possible en subvention

Le maire critique nos propositions, affirmant que nous allons dépenser l’argent que nous n’avons pas ou encore que nous ne pensons qu’à augmenter les impôts. En fait nous avons une solution qui n’impacte pas les finances de la commune. Nous proposons que les élus acceptent de revenir sur leur augmentation votée en juin 2020 (première décision prise par la majorité). C’est ainsi 342 000€ qui seraient de nouveau disponibles : la rénovation du centre de loisirs du Chêne.

Nous rappelons que nous ne sommes pas opposés à la création d’un établissement accueillant des personnes âgées handicapées, bien au contraire. Nous nous élevons contre le fait que cela se fasse en lieu et place d’un centre de loisirs historique et toujours utile, au détriment d’un service municipal primordial pour les familles. Nous voulons que cesse cette tendance permanente à opposer les différentes populations de notre commune.

Nous appelons donc tous les combs-la-villais à :

Samedi 16 octobre à 11h

Rassemblement devant la mairie

Touche pas à mon Chêne !

Le centre de loisirs du Chêne est pour de nombreux combs-la-villais un lieu chargé de souvenirs qui compte dans la mémoire collective. Sa fermeture discrètement programmée par le maire nous indigne. Et elle impacte déjà le service offert aux familles…

Une rentrée confuse, pas aussi surprenante qu’il n’y parait

Alors que la rentrée dans les écoles a été marquée par un manque d’anticipation, le retour des enfants dans les centres de loisirs après les vacances a été un jeu de piste déplaisant et inquiétant. En effet, le mercredi 8 septembre, les centres de loisirs devaient reprendre leur rythme normal et recevoir les enfants en toute sérénité. Il n’en fut rien.

Sans en avoir été avertis par courrier, par courriel ou sur le portail famille de la mairie, certains parents ont subi une épreuve dont ils auraient pu se passer. La désorganisation était totale. Les enfants qui étaient reçus jusqu’à cet été dans un centre de loisirs ont été mis, sans concertation avec les familles, dans un autre centre que celui auquel ils étaient accoutumés. Faute d’informations, de nombreux parents sont allés d’un centre à l’autre. Ainsi par exemple, ceux des enfants qui avaient été prévus à la Tour d’Aleron ont atterri au Soleil.

Centre de loisirs Le Soleil
Centre de loisirs Le Soleil

Nous ne pouvons que nous interroger sur ce « cafouillage » supplémentaire alors même que certains parents ne sont pas véhiculés et doivent parfois faire un long trajet pour se rendre dans le centre de loisirs de leur enfant. Les départs et les remplacements au sein du service enfance et le manque de personnel semblent expliquer en partie ces déboires.

Mais c’est surtout la réorganisation des centres de loisirs en prévision de la fermeture d’un centre clé qui montre ses premiers effets. La mairie justifie cette réorganisation en affirmant qu’elle est une amélioration pour les familles en favorisant le regroupement des fratries. En fait cette réorganisation s’explique surtout par la fermeture et la vente du centre de loisirs du Chêne. En fermant un centre élémentaire d’importance (90 places), le maire ne peut pas s’appuyer sur Beausoleil pour accueillir beaucoup d’enfants en élémentaire alors même que cette école accueille déjà et depuis longtemps des maternelles dans le cadre du périscolaire et des loisirs. Il doit gérer la pénurie, d’autant plus que le centre de loisirs Le Soleil est déjà saturé et que le nombre d’enfants augmente du fait des nouvelles constructions et des mutations.

Dalle du centre périscolaire en construction : où sont les 7000m2 de l'ancien centre ?
Dalle du centre périscolaire en construction :
où sont les 7000m2 de l’ancien centre ?

S’opposer pour contrer la pénurie et la vente du Chêne

Le rajeunissement de la population et l’augmentation du nombre d’habitants ont déjà des conséquences sur les écoles de notre commune. De la même manière, cela impacte les besoins de places en centre de loisirs. Dans notre article publié en juillet dernier, nous avions dénoncé la pénurie et les mécontentements suscités par le nombre de places insuffisantes proposées aux parents durant les vacances estivales. Nous avions de la même manière dénoncé les délais d’inscription qui sont, selon nous, une contrainte insupportable pour les familles.

Pour les vacances de la Toussaint, les inscriptions sont ouvertes depuis le 27 août et se termineront le 25 septembre. Cette limite dans le temps est là encore un mode de fonctionnement permettant de cacher la pénurie. Dans les communes voisines, les délais d’inscriptions ne sont pas les mêmes et laissent plus de souplesse pour les familles. Ainsi, à Savigny les inscriptions ne s’ouvrent qu’à partir du 27 septembre (alors que les inscriptions sont déjà closes à Combs). A Quincy, elles se terminent deux semaines avant les vacances.

Refuser la pénurie revient à lutter contre la vente d’un équipement public dans une ville plus jeune en pleine croissance démographique. C’est également défendre l’identité même de cette ville qui perd progressivement tous ses repères du fait de la multiplication des chantiers, de la démolition de ses maisons emblématiques et de ses espaces verts (Parc central). Le chêne du centre de loisirs reste un arbre visible de tous, être vivant qui a marqué l’enfance de nombre d’enfants de notre commune. Son devenir est tout aussi hypothétique que celui des dernières maisons ayant survécu à l’appétit féroce des promoteurs immobiliers. Faute de protection, faute d’une politique d’urbanisation concertée et cohérente, le centre de loisirs et son chêne sont également en danger de mort !

Alors mobilisons-nous car il est encore possible de bloquer une fois de plus un projet illégitime :

  • En partageant ces informations avec vos voisins, vos amis par tous les moyens possibles
  • En Participant à la consultation citoyenne (lien pour voter )
  • En affichant comme vous l’avez fait pour le champ de foire, partout où cela est possible, vos messages et votre colère
  • En appelant tous ceux qui le souhaitent à venir nous rejoindre le 16 octobre à 11h devant la mairie pour manifester notre opposition à ce projet…

En vous donnant le droit d’agir et d’être créatif pour combattre l’inacceptable !

Ensemble, autrement c’est possible !

Image d'introduction

Une rentrée des classes à Combs hors contrôle !

Alors que la ville voit pousser comme des champignons des immeubles et des constructions sur tout le territoire communal, le maire, loin d’anticiper les effets de ce développement sur les écoles et les besoins de familles, ferme un équipement qui assure un service public essentiel…

Soyons pragmatiques ! Plus de constructions = plus de besoins

Nous nous bercions d’illusions en espérant une rentrée 2021 plus facile que la précédente, éloignée des incertitudes liées à la pandémie. Et pourtant, au-delà de cette apparente sérénité, la réalité nous rattrape.

Les nouvelles constructions dans notre commune offrent des logements locatifs ou en copropriétés à des familles jeunes ayant un ou plusieurs enfants. C’est le cas dans les nouveaux immeubles qui se sont construits derrière la piscine. De même, dans des quartiers pavillonnaires anciens, comme au Bois l’Évêque, les cessions s’accélèrent (les panneaux de vente fleurissent), et une population plus jeune, avec enfants, prend peu à peu possession des lieux.

Nouveaux logements rue de Lieusaint
Nouveaux logements rue de Lieusaint

La pandémie accélère cette évolution par des glissements de population au sein de la métropole parisienne, de la petite couronne vers la grande couronne. Les mutations s’accélèrent. Ce rajeunissement de certains quartiers a forcément un impact sur les besoins en équipements publics (crèche, école, périscolaire, centre de loisirs etc.).

Panneau rue Sommeville
Panneau rue Sommeville : 46 appartements

Cette réalité est confirmée en analysant les effectifs des écoles de la commune.

Des ouvertures de classe qui contredisent le maire

En effet, les effets de cette progression démographique et le rajeunissement de la population ont des répercussions à court, moyen et long terme. Dans la réalité immédiate, la situation dans les écoles est la suivante :

  • Quincarnelles : 1 ouverture en élémentaire, 1 ouverture en maternelle
  • Paloisel : 1 ouverture en maternelle
  • Sommeville : 1 ouverture en primaire
  • Beausoleil : 1 ouverture en maternelle
  • Orée du bois :1 ouverture en élémentaire
  • Le Chêne : 1 fermeture maternelle
  • La Noue : 1 fermeture élémentaire
Cantine école Paloisel
Cantine école Paloisel

Le bilan du 6 septembre est simple à comprendre : +4 classes dont 2 maternelles (+ 100 enfants environ). Par exemple pour l’école du Chêne, la livraison des logements de la rue du Chêne et ceux de la place de l’église va amener un nouvel afflux d’élèves qui va nécessiter de nouvelles ouvertures.

Les nouveaux Brandons : 220 logements de plus !!
Les nouveaux Brandons :
220 logements de plus !!

De nombreux programmes sont en cours d’achèvement et de nouveaux sont sur le point de se réaliser comme celui du Haut du Breuil. Nous ne sommes donc qu’au début d’une mutation qui aurait dû nécessiter prévoyance, investissement et volontarisme politique. Nous sommes malheureusement loin de cela, tout au contraire et cela est alarmant.

Haut du Breuil, 96 logements prévus
Haut du Breuil, 96 logements prévus

Des conséquences en chaine !

A vouloir toujours réduire les frais et les dépenses (le budget général est en berne =25 ans sans augmentation des impôts locaux et fonciers) et d’anticipation (faute de vision claire de ce que doit être une politique publique tournée en direction des enfants, des jeunes et des familles) la rentrée scolaire rime une fois de plus avec austérité et pénurie. Et les effets sont inquiétants et multiples.

Le premier effet est l’inadaptation des structures aux besoins face à cette croissance pourtant prévisible. Prenons l’exemple de l’école Paloisel qui a dû fermer sa bibliothèque pour loger une classe de plus. De même, à l’école Beausoleil, la classe de CP qui était au rez-de-chaussée a été obligée de déménager durant le week-end pour laisser la place à la classe de maternelle. Or le CP n’a trouvé un espace qu’au deuxième étage dans la salle informatique (=suppression de la salle informatique !). Ces exemples ne sont pas alarmistes mais édifiants. Ils provoquent l’indignation des professionnels, des usagers et la nôtre !

Le second effet est le manque de moyens. Les directeurs d’école ont été contraints de gérer la pénurie de matériel et de jouer aux « chaises musicales » pour trouver, dans les différentes écoles, tables et sièges. Et le problème ne s’est pas arrêté là. La majorité municipale a limité le budget de fonctionnement pour une ouverture de classe à 595€ (soit pour 25 élèves = 24€ /élève). Comment ouvrir une classe dans de bonnes conditions avec une telle somme pour acheter le matériel ? Les enseignants n’ont d’autre solution que de partager leur propre budget pour aider le collègue qui ouvre une classe.

Logements en cours de construction :
en face de l’église

En fait, les conséquences sont multiples car l’augmentation du nombre d’enfants a obligatoirement un impact sur les besoins du périscolaire et le fonctionnement des centres de loisirs. Les besoins vont en augmentant alors que les moyens municipaux diminuent !

Début d'un nouveau chantier de construction rue Sommeville
Début d’un nouveau chantier :
construction rue Sommeville de 20 logements

Une raison de plus pour refuser la vente du centre de loisirs du Chêne…

La tendance est donc clairement à l’augmentation de la population, à la croissance des besoins en équipements pour les familles. Une commune se doit d’accueillir les enfants dans de bonnes conditions. Les écoles maternelles et élémentaires, la restauration scolaire, l’accueil périscolaire, les centres de loisirs, les aires de jeux sont les missions prioritaires de service public d’une ville. Or nous constatons que la majorité municipale l’a oublié !

Nous proposons donc un tout autre modèle.

Nous devons d’urgence mettre en place un plan pluriannuel d’investissement pour rénover et adapter nos équipements. Nous devons inscrire cela comme une priorité dans notre budget et ne pas se lancer dans des projets pharaoniques qui ruinent tout espoir de voir évoluer la situation.

Nous devons lutter contre le projet, à contrecourant du maire, qui veut supprimer un équipement public au Chêne pour trouver de l’argent, alors que les besoins sont criants et le seront encore plus dans les années à venir (1.5M€). Ce centre de loisirs ne demande qu’à être rénové et agrandi comme cela était prévu en 2016 par la majorité municipale !

Centre de loisirs du Chêne
Centre de loisirs élémentaire du Chêne

Alors mobilisons-nous pour dire non à cette politique qui est contraire au bon sens. Nous l’avons fait pour le champ de foire. Continuons de nous fédérer contre cette vente en le faisant savoir et en nous retrouvant tous ensemble pour manifester notre opposition à ce projet le 16 octobre devant la mairie à 11h.

Centre de loisirs : Pénurie et mécontentements

Alors que les vacances d’été commencent, les familles de Combs-la-Ville cherchent des solutions pour faire garder leurs enfants. Et pour cause…

Capacité atteinte… et familles en difficultés

En effet, ces derniers jours sur les réseaux sociaux, se sont multipliés messages et interrogations sur les inscriptions pour le centre de loisirs cet été. Et cela est récurrent et est devenu habituel depuis de nombreuses années.

Le cri d’alarme est toujours le même comme celui de Claire : « j’essaye d’inscrire mon fils au centre de loisirs pour les grandes vacances et le site nous affiche que la capacité est atteinte ». Si certaines familles, pour de multiples raisons, s’y prennent parfois un peu tardivement, cela ne justifie pas que des familles soient mises en difficultés pour faire garder leur enfant. En particulier lorsque les démarches ont été faites avant la date butoir d’inscription qui avait été fixée au 27 juin. La capacité a été atteinte officiellement bien avant cette dernière, dès le 20 juin.

Centre de loisirs Le Soleil
Centre de loisirs Le Soleil

Dans les faits il y a un nombre limité de places disponibles. Cela n’est pas précisé sur le portail des familles, et pour cause. Le service enfance doit alors gérer la pénurie. Ce n’est pas la faute des personnels administratifs qui ne sont pas les décideurs et qui doivent faire avec les moyens dont ils disposent et qui sont restreints.

Le résultat est que nombreuses sont les familles qui doivent se débrouiller en faisant appel aux grands-parents, à la famille, aux amis… Un petit air de déjà vu que nos enquêtes avaient fait apparaître et avaient dénoncé sur la cantine, le périscolaire et les centres de loisirs . Un service public au rabais qui assure de fait un service « minimum ».

Le maire organise la pénurie pour mieux justifier l’absence de besoins

La façon de faire mise en œuvre par la majorité depuis de nombreuses années est toujours la même. Pour diminuer les dépenses de fonctionnement, il faut :

  • Réduire la demande : La méthode consiste à décourager les familles en augmentant les tarifs et en faisant peser davantage le reste à charge sur elles. Année après année, les prix sont donc augmentés au-delà de l’inflation. De plus en plus de familles sont soit découragées par les tarifs (27.07€ par jour en tranche 10), soit ne peuvent plus payer de telles factures et en particulier pour les plus démunies.
  • Réduire l’offre : La méthode de dissuasion est de réduire dans le même temps l’offre. La majorité municipale peut justifier une diminution de l’offre puisque la demande décroit. Le maire peut alors constater que les besoins sont moindres et qu’il n’est guère utile de prévoir un budget conséquent pour les équipements et le personnel. Il ajuste ainsi à la baisse les dépenses.
  • Réduire les dépenses d’entretien des équipements : L’entretien des équipements est réduit au strict minimum. Cela a eu pour conséquence, entre autres, de reconnaître qu’il faudrait 400 000€ pour remettre en état le centre de loisirs élémentaire du Chêne. Nous constatons, comme beaucoup d’entre vous que les centres de la ville sont à bout de souffle (Accueil de loisirs « Le Chêne » et « Le Soleil »).
  • Réduire les frais de personnel : La conséquence de tout cela est la diminution du nombre de personnes qui travaillent dans ces accueils de loisirs pour réduire encore davantage les frais de personnel, ce qui ne permet plus d’assurer correctement ce service public essentiel.
Centre de loisirs du Chêne
Le Centre de loisirs du Chêne sacrifié !

Cette année est une année charnière. L’accueil de loisirs du Chêne va être (ou est déjà vendu) ce qui fait disparaître 100 places pour les élémentaires! Dans le même temps de nombreux vacataires et titulaires ont donné leur démission ces derniers mois du fait d ‘une absence de perspectives, d’une gestion du personnel catastrophique, du manque de moyens pour offrir aux enfants des activités attractives. Le résultat est que cet été, par manque de personnel, la commune est dans l’incapacité d’offrir suffisamment de places pour répondre à la demande. De fait, elle organise la pénurie et les parents avec leurs enfants en font les frais.

Dalle du centre périscolaire en construction : où sont les 7000m2 de l'ancien centre ?
Dalle du centre périscolaire en construction :
où sont les 7000m2 de l’ancien centre ?

Une vente de plus : fin de la démonstration !

Le dernier acte est effectivement la destruction d’un équipement jugé inutile :

  • Réduire les équipements : la méthode est rodée. Elle a été utilisée et a détruit le service public en direction des jeunes. La diminution progressive des moyens a entraîné la diminution de la demande et de l’offre. En 2013, cela avait abouti à la fermeture du Pôle Animation Jeunes qui était situé à côté de la maison de quartier des Quincarnelles et à la vente de la ferme de Violette au profit d’un projet immobilier, entraînant le regroupement de ce qu’il restait d’activités pour la jeunesse avenue de la République (l’Élan et le Tremplin). Dans le cas du centre du Chêne, c’est le dernier acte d’un démantèlement annoncé et la destruction programmée d’un équipement public.
  • Communiquer : la majorité utilise alors des stratégies de communication pour faire croire aux vertus de tels projets. Rien de plus simple : Il suffit de construire un préfabriqué dans l’enceinte de l’école du Chêne et de faire croire que ce dernier va remplacer la structure démantelée. Et le maire d’assurer avec aplomb, lors de plusieurs conseils municipaux en réponse aux questions posées par les élus du groupe « Agissons pour Combs », que le nombre de place sera largement suffisant. Nous ne sommes pas certains que cela puisse convaincre les familles en attente de places cet été et dans les mois à venir !
Préfabriqué du centre périscolaire en construction : une image virtuelle...bien vendu
Préfabriqué du centre périscolaire en construction : une image virtuelle…bien vendue ?

Ainsi, la majorité municipale, unie derrière son maire, pratique-t-elle une politique de réduction des dépenses de fonctionnement en réduisant les services publics. Tout cela pour préserver le postulat qu’elle a approuvé lors du vote du budget : « nous n’augmenterons toujours pas les impôts ».

Elle sacrifie ainsi le patrimoine communal et ses équipements publics dédiés aux familles et aux enfants ! Quelle sera la prochaine victime de cette politique ? Quel équipement sera sacrifié ? Il est urgent de se fédérer et d’agir pour lutter contre de telle méthode.