Signalétique EPHAD

Des choix qui montrent leurs limites !

Le choix d’implanter une maison de retraite de plus sur notre commune nous a conduit à nous interroger sur les priorités d’équipements et les problèmes soulevés par ces établissements.

De nombreuses structures existantes

Dans notre commune, quatre établissements accueillent nos anciens. Plusieurs EPHAD sont à dénombrer: la maison du grand Chêne (78 résidents), la résidence Les Patios de l’Yerres (54 chambres). Une maison Sénior vient d’ouvrir avenue de la République, la résidence DOMITYS – Les Notes Florales (110 logements). En construction, rue de Vaux-la-Reine, une résidence intergénérationnelle de 96 appartements.

EPHAD du Chêne
EPHAD du Chêne

La vente par la majorité municipale d’un nouveau terrain de près de 7000m2 s’accompagnera de la création d’une maison de retraite supplémentaire réservée aux travailleurs handicapés. Cette maison remplacera malheureusement le centre de loisirs élémentaire du Chêne, centre indispensable pour les jeunes ayant l’âge d’être sur les bancs des écoles élémentaires.

A ces établissements, il faut ajouter de nombreuses structures pour handicapés. La plus ancienne est le Foyer Résidence Sénart de l’Association des Paralysés de France (A.P.F.) installé depuis 1985 (51 places). D’autres structures existent comme Le Foyer Idalion (34 résidents), la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) pour autistes (36 personnes).

Foyer résidence de Sénart
Foyer résidence de Sénart

Formidable intégration de personnes âgées et de personnes en situation de handicap. Depuis 35 ans, notre commune s’est engagée dans une politique de mixité qui n’est pas négligeable et qui a été poursuivie par l’actuelle majorité municipale.

Et près de chez nous ?

Autour de nous, la situation est très différente. Savigny-Le-Temple est la commune qui, après notre ville, a le plus de structures sur son territoire. Elle possède deux établissements type EPAHD: Repotel et Solemnes (141 lits). Il n’y a pas de structure d’accueil pour des résidents handicapés. Toutefois, la MDPH 77 – Maison Départementale des Personnes Handicapées de la Seine-et-Marne y est installée . Existe également la Maison du Ginko (18 places) pour des personnes en souffrance psychique. Quincy-sous-Sénart, qui n’appartient pas à notre agglomération, a également plusieurs établissements pour personnes âgées.

Ainsi, pouvons-nous résumer la place prise par les établissements pour personnes âgées dans les autres communes de la manière suivante: un établissement par commune en moyenne lorsqu’il en existe. C’est le cas à Lieusaint et à Réau. Certaines communes n’ont aucune structure recensée (Moissy-Cramayel). En ce qui concerne les établissements spécialisés pour les handicapés ou les personnes souffrant de pathologies spécifiques, rares sont les communes qui en abritent.

Ainsi, notre commune de 22000 habitants présente-t-elle une situation particulière et hors norme du fait d’un nombre élevé d’établissements qui gèrent nos ainés ou des personnes en situation de handicap. Cette démarche à accueillir toujours plus d’établissements dans la commune pose la question des conséquences que cela a sur la vie sociale dans notre cité et sur notre capacité à en accueillir davantage.

EPHAD les patios de l'Yerres
EPHAD les patios de l’Yerres

Des conséquences trop importantes aujourd’hui

La première conséquence est le besoin de trouver des terrains constructibles pour accueillir ces établissements. C’est le cas pour ce nouveau projet de maison de retraite pour travailleurs handicapés. Projet qui va se faire en sacrifiant le centre de loisirs du Chêne. L’argument pour le justifier est son état vétuste. C’est de fait avouer que rien n’a été fait pour le mettre aux normes et le faire évoluer pour répondre aux besoins d’accueil des enfants de notre commune. Nous en avons fait l’analyse dans un précédent article.

La seconde conséquence, la plus visible de cette forme de discrimination positive, est de privilégier une tranche d’âge et une catégorie de population. C’est oublier les besoins de l’ensemble des habitants et des familles qui constitue la cité. Faute de moyens financiers et de volonté politique, notre commune manque de tout: pas d’aires de jeux digne de ce nom et en quantité suffisante, des centres de loisirs à bout de souffle, des structures insuffisantes allouées aux associations. Ces implantations se font donc au détriment de l’intérêt général et du développement des services publics.

Une troisième conséquence, moins évidente à voir, est particulièrement grave pour tous. En effet, les choix politiques de la majorité aggravent le déficit en personnel médical disponible pour les combs-la-villais. Ces populations âgées nécessitent un encadrement médical étoffé. Or nous sommes dans une situation qui devient impossible à gérer et à accepter. Il n’y a plus assez de médecins généralistes sur notre commune et le déficit s’accroit d’année en année. La fuite de nos médecins spécialistes, faute d’anticipation, est devenue criante. Il faut se déplacer dans les communes avoisinantes. Le Tzen ne desservant pas Combs-la-Ville, il est très difficile pour nos anciens de se rendre au pôle médical de Carré Sénart. Le refus du maire de créer une maison de santé et cela pendant des années n’a rien arrangé. De nombreuses communes voisines ont eu pour leur part une politique volontariste.

Une dernière conséquence, moins lisible, concerne la vie démocratique dans notre commune. Les habitants de ces divers établissements seront des redevables. Une forme de clientélisme qui sert de réservoir électoral. N’est-ce-pas une raison de plus qui explique que la majorité veuille étoffer toujours plus l’offre ?

Faire autrement sans rejeter

Cette politique doit être remise en cause. En effet, elle est souvent inadaptée aux besoins. Pour preuve, la maison Domitys peine à se remplir et n’atteint pour le moment que 40 % d’occupation. Et cela alors qu’une nouvelle maison de ce type s’ouvre à Quincy (Ce type d’établissement est un placement financier). La maison intergénérationnelle, en cours de construction, est située dans une zone inadaptée pour des personnes âgées, la pente de la rue est si forte qu’il sera impossible aux résidents âgés de rejoindre l’avenue de la République à pied.

Maison Sénior Domitys
Maison Sénior Domitys

L’inégale répartition des établissements pour personnes âgées se pose également au niveau national. Nous pensons qu’il est absolument nécessaire de penser à l’échelle du territoire, c’est à dire à l’échelle de notre agglomération. Une meilleure répartition de ces structures sur le territoire communautaire n’aurait que des vertus. De nombreux quartiers sortent de terre autour de notre commune du fait que les réserves foncières de ces villes y sont plus importantes.

Il faut donc penser à l’intégration et la mixité à l’intérieur de ses quartiers neufs en y implantant les établissements nécessaires aussi bien pour les ainés que pour les populations en situation de handicap ou de fragilité sociale. Concentrer et spécialiser une commune comme la nôtre dans l’accueil des séniors ou des handicapés est contre-productif. Cela ne peut que provoquer incompréhension et rejet alors que les besoins pour les familles et les enfants sont considérables.

Nous vous invitons à signer la pétition que nous avons lancée sur Change.org afin de contraindre la majorité municipale à prendre en compte les besoins des familles et des enfants.

Parc Chaussy dans la boue

Que sont devenues nos aires de jeux ?

L’état de nos aires des jeux révèle une réalité peu glorieuse. Qu’en est-il réellement ?

Pauvreté de l’offre et insécurité

Près de 2000 enfants ont moins de 11 ans dans notre commune. Il y a encore quelques années la commune possédait neuf aires ouvertes en libre accès aux familles. Désormais, le parc des aires de jeux urbains disponibles est mal réparti sur le territoire communal, vieillissant et de plus en plus inadapté. Aucune signalétique dans la ville et sur le plan distribué chaque année aux habitants n’est disponible pour les trouver. En effet, l’état actuel de ces aires de jeux explique cela. Pouvons-nous en être fiers ?

Aires de jeux à Combs

Aucune de ces structures n’est clôturée pour assurer une sécurisation des lieux (sauf le square Idalion). Les revêtements de sols ne permettent pas une utilisation continue. Il suffit de voir la boue de l’aire de jeux au parc Chaussy pour se rendre compte qu’elle est impraticable une grande partie de l’année. En terre battue et sans accès piétonnier, elle ne répond pas aux normes actuellement requises. Seule l’aire de jeux du quartier de la rue d’Icare et celle du parc J.Chirac possèdent un revêtement synthétique sécurisant de taille convenable. Certaines aires montrent leur indigence criante: celle de l’allée des princes, du square Idalion et de la frégate Boudeuse (pauvreté du nombre de jeux), celle également du parc A.Mimoun (bancs inutilisables dont il ne reste que les montants métalliques, jeux en bois usés…).

Banc de l'aire de jeux A.Mimoun
Banc de l’aire de jeux A.Mimoun

Plusieurs aires de jeux ont également été démontées. Dans certains cas, des programmes immobiliers ont occupé l’espace mis à disposition des enfants : aire des Brandons et celle du parc central. Face à l’augmentation de la population en habitat collectif et l’émergence de nouveaux besoins, il n’y a pas eu de remise à niveau des équipements. L’offre est donc en constante diminution.

Le bilan est donc sans appel : seules deux aires répondent aux attentes des usagers. Celle de la rue Icare qui appartient à l’office HLM (pas à la ville) et a été financée en partie par la région et celle du parc J.Chirac. Deux ont disparu, les cinq dernières montrent des insuffisances inquiétantes, sont pauvrement dotées et ne donnent aucunement envie de se poser et de jouer en famille (encore faudrait-il des bancs !). Aucun investissement d’importance n’a été réalisé depuis plus d’une décennie.

Aire de jeux allée des princes
Aire de jeux allée des princes

A Combs, le bien-être des enfants n’est plus une priorité

Il n’y a pas de politique d’aménagement de la ville qui permette de répartir les équipements sur le territoire. Faute de contraintes imposées par le PLU, les constructions nouvelles aggravent la situation en n’obligeant ni la commune, ni les promoteurs, à créer d’espaces ludiques. C’est le cas des derniers programmes comme celui des Brandons. Les aires de jeux sont absolument nécessaires et participent à une obligation de service public. Ça n’est manifestement pas la priorité de la majorité alors que 45% de la population vit dans des immeubles.

Aire en bon état de la rue Icare
Aire en bon état rue Icare

Se pose la question des moyens budgétaires et de la priorité donnée aux enfants et aux familles dans notre commune. En effet, les dernières décisions prises par la majorité municipale sont édifiantes. Pour rappel, nous vous avions déjà alerté sur la disparition programmée du centre de loisirs du Chêne. Cela vient s’ajouter à la disparition des séjours de vacances pour les jeunes qui étaient autrefois proposés aux familles.

Le programme de Guy Geoffroy, soutenu par l’ensemble des membres de la majorité municipale, résume assez bien la situation : pas de changement de cap, pas de nouvelles aires de jeux programmées ( P.8/9 ). Et pourtant, dans les communes avoisinantes, la situation fait souvent rêver !

Mais ce serait pourtant possible à Combs !

Inutile de multiplier les exemples. Prenons au sein de notre agglomération, celui de Moissy-Cramayel, ville voisine de 18000 habitants. Un travail de fond est réalisé depuis quelques années en direction du bien vivre des enfants et des familles. En 2018 a été inaugurée une très belle aire de jeux dans le parc des marronniers. Cet équipement a été complété par la création, un an plus tard, rue des marais, de l’aire de jeux des Grès en 2019. Les enfants ont le plaisir de se dépenser au sein d’un château fort. Équipement qui a coûté 100 000 euros sur une surface de 195 m2.

La ville a également offert aux jeunes moisséens un skate-park à proximité du complexe sportif André-Trémet. Ce nouveau centre de loisirs de 540 m² est en accès libre à partir de 8 ans depuis le mois d’octobre 2020. Il est le résultat du travail du conseil local junior. Nous n’en sommes pas là dans notre commune car notre Conseil Communal de Jeunes Citoyens (11-17 ans) n’a pas de réel pouvoir de délibération. Faute de volonté politique, nous sommes donc loin de telles réalisations. Notre maire juge la création d’un Skate-park trop dangereux ! N’oublions pas que le skate sera sport olympique en 2024. Que peuvent en penser les jeunes ?

Des communes limitrophes parviennent à réaliser des projets utiles aux familles et aux jeunes; nous pouvons nous aussi y parvenir. Nous sommes en mesure de donner priorité à la jeunesse. Il est par exemple envisageable de réserver, pour ces projets, les fonds de concours qui nous reviennent de la part de l’agglomération Grand Paris Sud.

Il est donc important de veiller à ce que l’attribution de ce financement soit attribuée à un projet qui répond aux besoins des habitants.

Agissons ensemble pour faire autrement

Il est temps que cela change. Nous proposons donc une autre politique dans laquelle les besoins des familles et des enfants soient prioritaires.

  • Exigeons l’adoption d’un projet pour la rénovation et la création d’espaces ludiques pour les enfants et les adolescents.
  • Proposons la réalisation d’un programme pluriannuel en concertation avec les différents acteurs concernés ( parents, enfants et jeunes, assistantes maternelles, enseignants…).
  • Demandons que les fonds nécessaires au financement de ce projet soient une des priorités du prochain budget.

Nous vous invitons à signer la pétition que nous avons lancée sur Change.org afin de contraindre la majorité municipale à prendre en compte les besoins des familles et des enfants.

I

Centre de loisirs du Chêne

Au cœur des débats: les Centres de loisirs

Alors que les fêtes de fin d’année ont eu lieu, nous avons cru que le projet de créer un nouveau centre d’accueil et de loisirs maternel était un joli cadeau pour la ville, mais loin de là…

État des lieux

Les centres de loisirs sont des équipements à la charge de la commune. Sur notre territoire trois lieux sont affectés aux maternelles: Beausoleil, La Noue, Le Soleil. Les élémentaires sont concentrés sur deux centres: Le Chêne, Le Soleil.

Cartographie des centres de loisirs
Cartographie des centres de loisirs

Ces centres ont des capacités d’accueil très inégales. Les habitants des quartiers Ouest sont particulièrement mal lotis en ce qui concerne l’accueil des élémentaires. La répartition sur notre territoire communal est depuis toujours un problème pour les parents qui doivent déposer leurs enfants dans des centres parfois très éloignés du domicile parental. Cela est d’autant plus compliqué lorsque les parents ont deux enfants de tranche d’âge différente puisque l’accueil se réalise dans des lieux opposés hormis pour le centre Le Soleil. Toutefois, ce dernier est particulièrement excentré.

Enfin, ces équipements sont anciens et les investissements sur ces équipements ont été réduits à l’essentiel depuis de nombreuses années. Le diagnostic du directeur technique de la commune, en particulier pour le centre du Chêne, est de fait un aveu. Faute de crédits et de moyens, ces centres sont un des parents pauvres de notre commune. Le projet présenté lors du conseil municipal du 14 décembre répond-il aux problématiques soulevé par cet état des lieux ?

Le Chêne : Petite histoire d’un projet

Tout débute en novembre 2016. Le maire présente en novembre une délibération (n°10) dans le cadre du programme de travaux 2016-2020 du conseil départemental. Trois priorités sont définies. la première est le financement de la piscine. La deuxième priorité correspondait à l’agrandissement du centre de loisirs Le Chêne . La somme des travaux projetée pour le centre de loisirs était de 750 000euros HT. La phase d’étude était à l’époque en A.P.D (avant-projet définitif), c’est à dire la phase qui précède celle du projet avec les plans d’exécution. Un projet qui était donc déjà bien avancé puisque la réalisation était prévue pour 2017. Le projet de rénovation de la piscine, devenu centre aquatique, a été un gouffre financier qui a dépassé le budget prévu. Il a de fait empêché de réaliser ces travaux puisque l’ensemble des divers financements ont été affectés au centre aquatique (première priorité du programme de travaux 2016-2020).

tableau des projets département
Tableau de la délibération 10 de 2016

Quatre ans plus tard, lors des commissions préparatoires au conseil municipal du 14 décembre dernier, nous avons découvert le nouveau projet de création d’un accueil périscolaire et de loisirs dans l’enceinte de l’école du Chêne. Ce projet était en 2016 inscrit comme la troisième priorité.

Ajouter un centre pour les maternelles est positif et nous y sommes favorables. Mais aucune concertation n’a eu lieu en amont avec les directrices du groupe scolaire du Chêne, les fédérations de parents d’élèves donc des enfants qui en sont les usagers, ni avec les personnels du centre de loisirs. Ils ont appris cette information lorsque nous avons cherché à en discuter avec eux.

Nous nous sommes alors interrogés sur la raison de l’installer dans l’enceinte de l’école. Un doute s’est alors insinué : que va devenir le centre de loisirs du Chêne ?

Un cadeau qui n’en n’est pas un !

Malheureusement nos inquiétudes se sont révélées justifiées. suite à nos questions insistantes en commission, le maire a expliqué que le centre de loisirs du Chêne va disparaitre. La ville va vendre les 7000m2 du terrain du centre à l’association IpSIS qui y fera édifier une maison de retraite pour des salariés handicapés. Un projet immobilier de plus sur les surfaces dédiées à nos jeunes après la disparition de 1.5 hectares du parc central derrière la piscine.

Nous ne sommes pas opposés à ce que des projets en faveur de personnes en situation de handicap se réalisent. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des jeunes de notre ville. Exit le centre et son espace vert pour nos enfants. Une fois de plus les enfants ne sont pas la priorité de la majorité.

En effet, le maire a précisé que les enfants de l’élémentaire iront au centre de loisirs Le Soleil: « nous procèderons à un certain nombre d’aménagements voire d’accroissement des locaux disponibles « . Un regroupement qui concentre de nombreux enfants dans un même espace, sur une portion du territoire. Cela ne répond pas aux besoins d’une meilleure répartition géographique. La capacité du centre actuel va être rapidement insuffisante. En 2016, il était déjà nécessaire d’agrandir. Sans oublier que de nombreux projets immobiliers vont accroitre les besoins en matière d’accueil d’enfants.

Centre de loisirs Le Soleil
Centre de loisirs Le Soleil

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Agissons contre cette vente

Si il doit y avoir une maison de retraite pour les handicapés, elle ne doit pas se faire en opposant les uns aux autres. Les intérêts des enfants et des familles doivent être préservés. Cette maison de retraite doit être réalisée dans un espace encore disponible au sein de notre agglomération. Et nous soutiendrons avec vigueur ce projet.

Malheureusement, ce choix politique a déjà eu lieu dans le passé. Ce n’est donc pas un coup d’essai mais une récidive. En effet, souvenons-nous de l’ancien accueil pour ados de la ferme des violettes. Cet espace Pré-Ados en très mauvais état, point de repère pour bon nombre de jeunes de la commune, aurait pu faire l’objet d’un projet. Situé, non loin du centre de loisirs du Soleil, il bénéficiait d’un très grand espace (6200m2), idéal pour le développement d’activités pour la jeunesse. Mais il a été décidé, sans tenir compte de l’avis des professionnels de l’époque, de concentrer toutes les structures jeunesse en un seul et même endroit, pour raser le bâtiment et mettre l’ensemble des terrains en vente au profit d’un programme immobilier.

Le maire a ainsi vendu en 2013 ce vaste terrain communal pour la somme de 309 250euros. Cela a permis de construire pas moins de 3 immeubles, allée François Villon, au milieu d’un quartier pavillonnaire que Guy Geoffroy qualifia « d’opération douce« .

Allée François Villon
Allée François Villon

Les caisses sont vides, la majorité continue de vendre les quelques espaces disponibles appartenant à la commune. Et même s’ils ne semblent pas disponibles, ils peuvent le devenir ! Ces deux exemples, la ferme des violettes et maintenant le centre de loisirs du chêne, en sont la preuve. Il est urgent de combattre ce mode de gestion et de déconstruction de la ville. Agissons pour contrer ce projet opposé aux intérêts des familles.

Le prochain article vous présentera nos propositions qui ne sont pas celles de la majorité actuelle et les actions que nous allons mener avec votre soutien.

Police municipale

Qui peut le moins peut-il le plus ?

Lors du conseil municipal, un détail, qui n’en est pas un, nous a fait réagir : la nomination d’un simple agent brigadier en remplacement d’un brigadier-chef.

Sentiment d’abandon et violences urbaines

Nous avions déjà abordé dans un article de la fin du mois de septembre la problématique de la sécurité et des incivilités. Forte montée des trafics de drogue à la vue et au su de tous. Drive et tarifs à la connaissance des habitants sur les murs et ronds-points. Ces derniers jours, Combs-la-Ville a été le théâtre de violences urbaines qui nous interrogent toujours plus sur les réponses à apporter.

En effet, début décembre deux jeunes cagoulés ont tiré d’une voiture avec un pistolet à billes sur les enfants à l’arrêt de bus. Le lendemain, le 9 décembre, vers 8h30 du matin, faisant suite à un affrontement près de la gare, une trentaine de jeunes se seraient opposées rue des écoles avec bâtons, pelles et autres outils de frappe. Un jeune Méen a été blessé. Entendant les sirènes de la police nationale, le groupe se serait alors dispersé. Les abords du Lycée J. Prévert sont devenus un lieu de bagarres entre les jeunes de Savigny- Le-Temple ou du Mée et les jeunes de notre commune.

La situation dégénère peu à peu, les trafics s’implantent et le sentiment d’abandon augmente dans certains quartiers, en particulier autour de la gare. Nous avions dans notre précédent article évoqué la question des missions de la police municipale, de ses horaires et de ses zones d’interventions qui sont à faire évoluer.

Police municipale et missions

Nous sommes passés progressivement de 2 à 6 policiers municipaux seulement en 25 ans. A Moissy- Cramayel, elle a été dotée d’un maître-chien. Le nombre d’agents y est comparativement plus élevé que dans notre ville alors qu’un poste de la police nationale est présent. A Savigny- le temple, la police municipale est composée d’une équipe d’îlotiers, d’une brigade de stationnement et d’une brigade équestre. Dans la plupart des communes le chiffre est en constante augmentation. Cela est d’autant plus important que la situation globale dans les banlieues et dans certains quartiers se dégradent très rapidement. C’est le cas dans notre commune qui n’avait jusqu’à ces dernières années pas connu de tensions, de violences et de trafics de cette ampleur.

voiture de police
Voiture de la police municipale

Fixées par la loi, les missions théoriques des policiers municipaux n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. Un tableau consultable sur le site de la mairie est d’ailleurs très explicite. Dans notre commune, la police municipale est armée depuis quelques années. La loi relative à la sécurité globale en cours de discussion pose la question une fois de plus de l’élargissement des compétences des policiers municipaux.

Les missions sont donc extrêmement larges et nécessitent pour qu’elles soient effectives, un personnel en nombre suffisant avec des compétences et une expérience maîtrisée. Est-ce vraiment le cas dans notre commune ?

Interrogations autour d’un recrutement d’un policier

Lors du conseil municipal du 14 décembre, une délibération concernant les effectifs du personnel communal nous a surpris, une fois de plus. Il s’agissait notamment du remplacement d’un brigadier-chef par un simple agent brigadier. Nous remplaçons donc une personne expérimentée par un simple agent dont la grille indiciaire est moindre. La recherche d’économie conduit notre commune à remplacer les personnes partantes par des personnes moins qualifiées et par conséquent avec une plus faible rémunération.

Cela interroge. Tout d’abord au sujet de nos finances dont le bilan inquiétant et officiel de 2019 démontre que la commune n’a désormais plus aucune capacité financière. Et ce n’est pas la COVID qui va améliorer les choses. Se posent alors les choix et les priorités dans les dépenses. Ce sont des choix politiques. De toute évidence, la sécurité n’en est pas un !

Le maire a considéré lors du conseil municipal que l’expérience, le grade ne sont pas des « critères essentiels » pour intégrer la police municipale. L’important est de les former et « pourquoi pas, une certaine inexpérience ».

Mais n’est-ce-pas essentiel ?

Du fait de la dégradation de la situation, nous avons besoin de stabilité et d’engagement. Cet état de fait nécessite le recrutement de personnel qualifié, expérimenté et bien rémunéré.

Si la formation est obligatoire et nécessaire (nos policiers sont armés,) le profil et les conditions d’embauche sont déterminantes. Grade et indice proposés expliquent que nos policiers mutent. Nous observons une hémorragie de nos policiers vers des villes qui offrent des possibilités d’avancement de grade, d’évolution de carrière et donc de meilleure rémunérations. L’un d’entre eux est parti pour Epinay avec une augmentation significative. Le poste est resté vacant un long moment. Selon nous, les conditions de recrutement sont donc essentielles car la rémunération est liée au grade et à l’indice d’embauche de la fonction publique.

Poste de la police municipale
Poste de la police municipale

Il est difficile de réduire toujours plus les frais de fonctionnement pour essayer de retrouver un peu d’autofinancement. Les choix d’investissement qui ont été faits, les dépassements de budget pour la piscine ont grevé un peu plus nos finances. Ils ont supprimé nos marges de manœuvre. Nous en payons le prix dans tous les domaines du vivre ensemble et la police municipale en souffre également.

Avec la somme affectée à l’augmentation des élus, nous aurions pu embaucher au moins un policier supplémentaire et améliorer la rémunération des policiers aujourd’hui en poste. C’est ce que nous aurions fait ! Il nous faut adapter nos besoins à la situation. Cela relève d’un choix politique. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec le choix politique de la majorité.

Pour lutter efficacement contre le trafic de drogue, nous devons adhérer au dispositif qui va être mis en place par le ministère de l’intérieur permettant aux citoyens de signaler les points de deal. La municipalité doit agir dans ce sens et ne pas nier la réalité.

centre commerciale picasso

Commerces : Faire mieux et autrement

Alors que la crise frappe durement nos commerces et entreprises de quartiers, la politique municipale répond-elle aux enjeux ?

Bonnes intentions et communication

Quelles sont les actions menées par notre commune pour aider et soutenir nos entreprises et petits commerces ?

Tout d’abord une incitation à acheter dans notre commune « Je vis à Combs, j’achète à Combs ». Cela cible aussi bien les enseignes qui n’ont pas souffert du confinement que celles non essentielles en difficulté. Cette campagne était censée aider les petits commerçants et artisans de notre commune. Ce slogan montre de fait ses limites et ses incohérences. De plus, les zones périphériques sont également favorisées par ce slogan. Celui-ci ne fait pas de différence entre les petits entrepreneurs souffrant des conséquences de la crise et les entreprises florissantes à la situation financière mieux établie de la périphérie. Inciter à acheter dans les zones périphériques et dans des chaînes alimentaires qui ne sont pas en difficulté est donc contre-productif.

Ensuite, des actions municipales qui sont censées soutenir financièrement certains commerçants. Ce fut le cas de l’opération « Sapins solidaires  » qui en définitive relève davantage d’une l’opération communication aux objectifs confus. Il y eut également, entre le 7 et le 11 décembre, la distribution des colis de Noël aux seniors. La majorité municipale a sollicité les deux fleuristes de la ville pour qu’une petite plante fleurie soit associée au colis, opération louable et réussie. Enfin deux concours ont été également organisés. Les gagnants obtiendront en totalité 4 chèques cadeau de 100 euros utilisables dans les 15 salons de coiffure et d’esthétique de la ville. Le total de ces actions aura coûté moins de 4500 € à la commune. Or, les commerces de proximité contraints de fermer durant le confinement sont « en danger de mort ».

centre commercial de l'abreuvoir
Centre commercial de l’Abreuvoir

Pourquoi l’aide communale est-elle limitée à des actions de communication ?

Une ville en souffrance

Nos finances sont au plus bas et depuis plusieurs mois tous les budgets sont bloqués même si dans le même temps, les élus de la majorité ont voté l’augmentation des indemnités des élus (+54000euros/an). Plusieurs taxes sont revues peu à peu à la hausse. C’est le cas de la taxe locale sur les publicités extérieures qui peuvent affecter nos commerces ( taxe locale sur les enseignes et publicités extérieures (TLPE). Fi de concours ou commandes ponctuelles, nos commerçants ont besoin d’une véritable politique de la ville en faveur des commerces de quartiers.

En effet, les petits commerçants qui avaient survécu à la politique menée depuis 20 ans dans notre commune, sont en danger de mort. Les confinements, la perte de clientèle due au développement toujours plus important des zones périphériques comme celle de l’Eco pôle vont achever les derniers survivants. Les deux derniers fleuristes, nos coiffeurs ne savent pas comment faire pour s’en sortir. Dans certaines communes, certains maires ont proposé des aides pour favoriser le drive et soulager financièrement les petites entreprises. Ce ne fut pas le cas à Combs. Tout au contraire, les boulangers ont découvert comme nous tous, l’installation d’une boulangerie de la chaine Ange qui fait du « dumping » à l’aide de prix impossibles à suivre par nos artisans de quartiers.

Place de l'An 2000
Place de l’An 2000

Une vision alternative

Le constat est donc simple. Combs-La-Ville n’offre rien d’attirant pour les habitants et cela contribue à renforcer cette réputation de « ville dortoir ». Et pourtant son modèle d’organisation autour de 5 petits pôles commerciaux pourrait être un véritable atout alors que certaines personnalités politiques et de nombreux urbanistes se posent la question de la ville de demain. Déplacements, travail, taille de la ville, services de proximités conduisent à voir ses pôles comme autant de petits cœurs de village d’une ville polycentrique. Ce modèle était à l’origine même du développement de Combs-la-Ville. Mais la création de pôles périphériques a affaibli peu à peu les pôles de quartier. Ces mêmes pôles ont vu se développer des enseignes qui ont occupé peu à peu l’espace et remplacé les commerces de proximité.

Cela doit nous conduire à rejeter le modèle soutenu par le maire depuis plus de 20 ans . La ville est un tout et son développement doit se faire en cohérence. Ce n’est pas en agrandissant la surface commerciale au détriment des petits commerces que cela va sauver le centre Pablo Picasso. Il y avait autrefois 12 commerçants et services dans ce centre, il n’en reste que cinq aujourd’hui. Le projet risque à terme de ne laisser dans cet espace qu’une seule enseigne qui vendra fleurs, pains, magazines et il ne nous restera, une fois de plus, que des regrets.

centre commercial Pablo Picasso
Centre commercial Pablo Picasso

Nous devons donc cesser de développer la périphérie, soutenir et réhabiliter les pôles existants. Pour cela il faut favoriser l’installation de commerces et de services différents : boutiques éphémères de nos artisans et créateurs locaux, ventes de produits bio et de producteurs régionaux. Une ville verte qui doit cesser de croire, une fois de plus, que l’agrandissement d’un supermarché est la seule réponse possible. Une réflexion de fond, citoyenne et participative, doit être conduite pour repenser la ville de demain au sein d’une agglomération plus respectueuse de l’environnement, de la qualité de vie et du vivre ensemble, dans un objectif affirmé de développement durable.

loi egalim

Respectons-nous la loi Alimentation à Combs?

Les communes avoisinantes ont respecté la loi alimentation et certaines l’ont même devancée.  Pourquoi Combs-la-Ville a-t-elle pris du retard ?

Que dit la loi ?

Pour des raisons éthiques, liées au bien-être animal, au réchauffement climatique, ou encore pour des raisons de santé, de plus en plus de personnes optent pour une alimentation utilisant des produits issus de l’agriculture biologique ou une alimentation végétarienne.

La loi Egalim a donc pris en compte ces évolutions sociétales. Cette loi globale sur l’agriculture et l’alimentation s’impose en particulier à la restauration collective. Elle s’applique aux repas servis dans les assiettes de nos enfants dans les restaurants scolaires du premier degré gérés par notre commune. Deux principes sont à retenir.

Le premier concerne l’introduction des menus végétariens depuis le 1er novembre 2019. Toute la restauration scolaire , de la maternelle au lycée , doit proposer au moins un menu végétarien par semaine. C’est-à-dire un menu unique (ou un menu alternatif dans le cas ou plusieurs menus sont proposés) à base de protéines végétales pouvant également comporter des œufs ou des produits laitiers. »

Le deuxième oblige la restauration scolaire à partir du 1er janvier 2022, soit dans un peu plus d’un an, à proposer au moins 50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits biologiques.

Quelques exemples dans l’agglomération !

Lieusaint

Un repas végétarien quotidien est disponible pour les enfants. En effet, soucieuce du bien-être et de la santé par l’alimentation, la commune propose un mode de consommation privilégiant les fruits, céréales, légumineuses, légumes. 

Moissy-Cramayel

Dans une démarche écologique et durable, la ville a décidé de revoir la gestion de ses approvisionnements en misant sur la qualité des produits. La différence s’effectue au niveau du plat principal où la viande n’est plus proposée aux enfants dont les parents ont opté pour le “menu sans viande”. Elle est remplacée par du poisson ou des œufs ou des légumineuses à fortes valeurs protéiniques. Ces menus sans viande sont servis tous les jours de la semaine. 

Savigny-le-Temple

Savigny-le-Temple propose un repas sans viande tous les jours, en plat unique ou en option, ainsi qu’un plat végétarien par semaine. Ces repas comprennent exclusivement les protéines suivantes : œuf ou fromage, légumineuses (lentilles, haricots blancs, pois chiches…) ou soja. 

Et à Combs-la-Ville ?

La cuisine centrale élabore chaque jour des repas destinés aux élèves des classes maternelles et élémentaires ainsi que ceux des enfants accueillis dans les crèches municipales. Les repas sont élaborés chaque matin. Ils sont préparés sur place par les cuisiniers et livrés en liaison chaude dans chaque relais. 

Les enfants scolarisés à Combs-la-Ville n’ont eu accès à cette alternative végétarienne qu’à compter de la rentrée scolaire de septembre 2020 (1 an de retard sur la loi). Dans la majorité des cas, la viande ou le poisson non consommés ont terminé dans les poubelles. Deux problèmes ont découlé de cet état de fait : l’équilibre alimentaire de l’enfant n’est plus assuré et les restes finissent à la poubelle. Un gâchis inadmissible lorsque nombre de personnes ne mangent plus à leur faim.

En septembre 2020, la part des produits de qualité et durables dans les établissements scolaires de la commune est de 8% dont 3 % pour les produits bios . Ce frémissement, même s’il est louable, pose la question de notre capacité à se conformer à la loi en janvier 2022 (50% de produits de qualité et durables, dont au moins 20% de produits biologiques).

Comment la commune va-t-elle faire pour atteindre cet objectif ? Les élus du groupe « Agissons pour Combs » n’ont pu obtenir une réponse satisfaisante lors de la commission de procédure adaptée de juin 2020.

Analyse et propositions

Le coût des produits de qualité et durables est supérieur aux produits standards. Cela entraine donc un surcoût important pour le budget communal. Cela explique notre retard et notre difficulté à suivre la loi Egalim. Et ce n’est pas l’installation d’une légumerie bio dans l’Eco pôle qui peut changer la donne.

Notre difficulté principale est financière au vu du bilan catastrophique de 2019. Le budget de fonctionnement est contracté au maximum. Pour répondre aux besoins d’équipements et d’investissements de la commune, nous devons reconstituer notre capacité d’autofinancement. Cela implique toujours plus d’économies. Il est donc difficile de dégager beaucoup de marges si ce n’est au détriment des engagements pris dans le domaine de la transition écologique.

Pour être en adéquation avec la loi dans un an, nous proposons que l’approvisionnement de nos cantines se fasse auprès de producteurs biologiques locaux. Les serres municipales pourraient participer à cet effort en produisant des produits alimentaires. Un atelier de réflexion sur l’agriculture urbaine va être engagé au sein de Grand Paris Sud. Un travail de mise en réseau avec les communes de notre agglomération pourrait être bénéfique à la communauté. Le surcoût suppose que notre budget priorise ces efforts sur la transition écologique. C’est une question de choix politique. Nos élus ont bien trouvé les moyens d’augmenter leurs indemnités !

Opération Sapins de Noêl

Vite fait, mal fait !

Alors que les fêtes de Noël approchent à grand pas, nous pouvons nous interroger sur un sympathique projet solidaire …

Appel à la solidarité

Les écoles, les fédérations de parents d’élèves ont reçu ces derniers jours un courrier de la mairie. Dans ce courrier, il leur est proposé de participer à une action appelée « Sapins de Noël solidaires ». Ce message précise: « En ce contexte difficile, la mairie souhaite poursuivre son soutien auprès de ses commerçants en les aidant à continuer leur activité à travers l’opération  » Je vis à Combs J’achète à Combs ». A l’approche des fêtes de fin d’année, nous vous proposons un achat groupé de sapins par groupe scolaire ».

Cet appel fait suite aux actions menées pour soutenir les commerçants de notre commune. Action de communication qui a coûté 2000 euros pour soutenir nos commerces depuis le déconfinement. On ne pouvait difficilement faire moins !

En première lecture, nous avons été agréablement surpris par cette proposition. Sont apparus par la suite des interrogations puis des doutes. En effet, cette proposition nous semble confuse dans ses objectifs et contradictoire dans ses missions.

Soutenir, mais qui ?

A première vue, cette opération a pour but de soutenir les commerçants et en particulier nos deux supers fleuristes de Combs. Jusque là, rien à redire. Sauf qu’à la lecture du document, nous comprenons que ces deux enseignes vont travailler pour ne rien récolter financièrement. Le seul apport serait en fait de la publicité faites à ces commerçants : « L’artisan commerçant …fera un reversement des bénéfices auprès des coopératives si vous commandez un nombre minimum de 20 sapins par école ». Une manière surprenante de les soutenir alors qu’ils ont subi trois mois de perte de chiffre d’affaire. Du boulot en plus sans véritable contrepartie claire. Une action difficile à refuser vis à vis de la Mairie.

Comment alors comprendre qu’une action sensée aider les commerçants bénéficie à d’autres personnes qu’eux ? Pour motiver les enseignants et les parents d’élèves était-il absolument nécessaire de leur faire miroiter un bénéfice financier pour la coopérative scolaire ? Est-ce une manière de faire oublier le raté de la distribution des masques de Grand Paris Sud?

Ce qui nous a rendus perplexes, ce fut le logo d’une action solidaire initiée par d’autres !

Dans la précipitation, les acteurs de cet acte solidaire se sont appropriés un peu légèrement le logo d’une action Suisse qui veut « permettre à tous les enfants de recevoir un cadeau de Noël ».

Cette action aurait mérité d’être mieux définie, comme cela sera le cas avec la distribution des colis de Noël aux séniors au début du mois de décembre. La majorité municipale a décidé de solliciter les deux fleuristes de la ville pour ajouter une plante par colis. Cela est concret et efficace.

Rien ne sert de courir…

Notre association soutient les commerçants de notre ville. Nous avions proposé dès le mois de juin la création d’un fond de soutien pour les commerçants et les populations en précarité de notre commune. Nous appelons tous les combs la villais qui le peuvent à se fournir et utiliser les services de nos entreprises locales. De même, nous sommes bien évidemment pour aider la coopérative scolaire et permettre l’éclosion de projets pour nos enfants. Nous ne pouvons que souhaiter la multiplication des actes de solidarité envers les plus démunis. Nous appelons également tous ceux qui le souhaitent à participer, aider nos associations communales comme Les Restos du Cœur ou le Secours Catholique.

La question de la solidarité est une question de fond qui nécessite une analyse et une approche sociale afin de bien cibler les populations qui en ont besoin. Les membres d’Ensemble autrement sont au début de leur réflexion à ce sujet pour être une force de proposition sur notre commune. Nous vous inviterons très prochainement à participer au lancement d’un débat citoyen. Notre association prévoie pour 2021 la mise en œuvre d’un projet qui nous tient à cœur.

Nous ne voulons pas nous précipiter et nous lancer dans des opérations mal maîtrisées comme celle mise en lumière par cette offre envoyée le mercredi soir pour une réponse sollicitée le vendredi. Chaque chose en son temps: conceptualiser d’abord puis ensuite agir sont notre ligne de conduite. Idées et projets ne nous manquent pas, loin s’en faut ! Mais ils seront menés en leur temps lorsque nous serons prêts à les développer.

PANNEAU INDIQUANT ALERTE FINANCE

Bilan financier: État d’alerte

Les citoyens, tout comme leurs élus, doivent pouvoir accéder au véritable bilan financier de la ville gérée par la majorité municipale. Extrait d’une analyse en cours…

Trois critères clés pour comprendre

Pour la première fois depuis plusieurs dizaines d’années, le maire n’a pas fourni le détail des comptes administratifs de l’année 2019 lors du conseil municipal de mars 2020 (le prochain sera donné en mars 2021). Nous avons rencontré beaucoup de difficultés pour avoir accès à ces comptes. Maintenant que nous en avons eu connaissance, nous en comprenons les raisons.

Ils font apparaitre une situation particulièrement dégradée. Le tableau ci-dessous permet d’appréhender la situation de notre commune à partir de trois critères financiers déterminants. Ces critères sont ceux regardés de près par les analystes financiers des collectivités locales. Les autres critères sont tous mauvais. Le seul indicateur trompeur est celui de la dette par habitant mais ce dernier n’est pas pris en compte par les analystes financiers car il n’est pas significatif. Une ville endettée : info ou intox?

 Capacité de désendettement Épargne nette euros/hab Taux d’épargne brute en %
COMBS-LA-VILLE 201919,77 ans – 22,862,7
STRATE RATIO 2019
VILLE + de10 000Hab
5,15 ans + 96,5512,97
ÉVOLUTION COMBS (2010/2019)+52,15%260,42– 32,56
Tableau de trois indicateurs majeurs pour réaliser le bilan financier d’une commune

Analyse des chiffres: un bilan très dégradé

La capacité de désendettement présente un chiffre qui est au delà du seuil d’alerte de 15 ans. Seuil qui met la préfecture en capacité de prendre la main sur la gestion de la ville. En effet, il faudrait près de 20 ans pour rembourser la dette en utilisant toute sa capacité d’autofinancement, en supposant qu’il n’y ait aucun investissement à faire durant cette période.

L’épargne nette par habitant permet d’apprécier l’épargne dégagée pour financer les investissements. Ce chiffre est négatif depuis 2017. L’évolution sur 10 ans montre une dégradation sur le long terme.

Le taux d’épargne brut ne présente pas non plus un bilan positif. Ce taux permet de mesurer l’autofinancement. Le taux minimum satisfaisant est à 8 %. Nous en sommes loin (2.7 %) et reste toujours en dessous depuis 2015.

Cette situation financière est d’autant plus grave que les recettes réelles d’investissement, hors emprunts, ont été gonflées par des cessions importantes de patrimoine en 2017 et 2018 pour une somme globale de plus de 7.44 millions d’euros. Vendre les bijoux de famille ne durera qu’un temps. Arrivera un moment, et il est proche, où nous ne pourrons plus investir, faute de biens à vendre. Car nous sommes dans l’incapacité de dégager un autofinancement suffisant pour répondre aux besoins.

La dégradation s’est accélérée depuis 4 ans et ne correspond pas à la situation moyenne des villes de notre agglomération et encore moins des communes de plus de 10000 habitants en France. Le vrai bilan est donc tout autre que celui qui nous a été présenté en mars 2020 lors de la campagne électorale. Cette évolution est donc très inquiétante car elle aura de nombreuses conséquences dans les années à venir, alors que les enjeux sont multiples.

Conséquences graves pour la ville

Les orientations qui sont prises depuis quelques années nous font craindre sur la capacité de la commune, dans un futur proche, à assumer ses obligations de service public. Nous faisons le constat d’un développement urbain de plus en plus important, probablement générateur de ressources financières à court terme (taxe foncière). La commune devra assurer ses missions d’accueil des nouveaux habitants. Se pose dès maintenant la question des investissements pour les écoles, les équipements sportifs, le développement des services publics de proximité qui nécessitent des dépenses d’investissement conséquentes. A cela s’ajoutera les frais liés à l’application de la transition écologique. Tout cela nécessitera une capacité de financement que nous n’avons plus. Et la crise liée au COVID va accentuer les difficultés financières car les rentrées d’argent seront moindres, hors des dotations d’urgence de l’État et de la région.

Aux vues de l’analyse financière et des indicateurs que nous avons et qui doivent être publics, du refus du maire de nous répondre sincèrement sur l’état de nos finances, le groupe « Agissons pour Combs » n’a eu d’autre choix que de demander au préfet ce qui a été exigé pour que les courbes de tous ces indicateurs puissent changer de sens. Nous attendons sa réponse.

Propositions et pistes de réflexion

Cette situation ne s’explique pas par le seul contexte des diminutions des subventions. La plupart des communes de l’agglomération n’ont pas un tel bilan. Il s’agit donc bien d’un mode de gestion qui est en cause et qui a conduit la ville à voir sa situation financière se dégrader à ce point.

Nous devons arrêter de réaliser des projets au dessus de nos moyens. Ce fut le cas des derniers projets des trois dernières mandatures(Piscine et projet immobilier: un choix destructeur). Nous devons rester humble et réaliser des projets calibrés correspondant à nos besoins et respectant nos capacités de financement tout en pensant à la mise en place de la transition écologique.

Nous devons nous poser la question du tarissement de nos ressources financières et du maintien depuis 25 ans de postulats impossibles à tenir dans la durée: diminuer toujours plus nos dépenses de fonctionnement (est-il possible de rogner toujours plus quand il n’y a plus grand chose à rogner ? Subventions aux associations sportives: Un choix politique contestable) , augmenter la population par des constructions qui demandent des dépenses d’infrastructures importantes , développer des activités économiques en périphérie qui sont faiblement rémunératrices pour la commune.

Source pour avoir le bilan financier: Sur le site ci-dessous, vous pouvez accéder à toutes les communes de la communauté d’agglomération et avoir le bilan financier de l’agglomération. Allez sur ANALYSER LE BUDGET LOCAL DE VOTRE CHOIX : cliquez sur le lien : Observatoire des Finances Locales +code postal

https://www.finestia.fr/page.php?al=demo_marque_blanche

Pour avoir des éléments d’analyse :

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/files/memento.pdf

ttps://www.exfilo.fr/category/analyse-financiere/

Cartographie des conseils de quartiers

Les conseils de quartiers en question !

La délibération n°3 adoptée lors du conseil municipal d’octobre 2020 est un drôle de fourre tout qui réduit les droits des habitants. Tour d’horizon d’une réalité qui dérange…

A la source d’une incompréhension

En 2002, une loi oblige les communes de plus de 80000 habitants à créer des conseils de quartiers. Cela reste facultatif pour les autres. Rien à redire lorsque notre commune met en place ses conseils. Nous ne pouvons qu’adhérer à cette démarche. Encore aurait-il fallut que ces structures citoyennes deviennent de réels lieux de débats démocratiques et que les habitants eut été associés à des prises de décisions.

carte des Conseils de Quartiers 2008
Carte des Conseils de Quartiers 2008

Ce ne fut pas le cas. Le bilan à la fin de la mandature 2014/2020 fut sans appel. Les conseils étaient délaissés et devenu l’objet de joute oratoire pour régler les problèmes de voisinage. Nous sommes donc conscients qu’en l’état, les conseils de quartiers ne répondaient pas à la nécessité d’associer davantage les citoyens à la vie de notre commune. Il était donc utile de réformer cette structure.

Dans le programme de Guy Geoffroy (P. 32), il était annoncé en février 2020 la création du conseil local de Combs-La-Ville avec le maintien des conseils de quartiers. Que reste-il de cette promesse dans la proposition faite par le maire adjoint « Délégué au développement de la proximité citoyenne et à l’animation du Conseil de Quartier Ouest » ?

Promesses de Guy Geoffroy: P.32 de son programme 2020
Promesses de Guy Geoffroy: P.32 de son programme 2020

Mélange des genres

En étudiant, la délibération proposée au vote, nous avons constaté que dans une même délibération, deux sujets bien différents étaient associés.

Le premier sujet est développé dans la charte de fonctionnement des conseils de quartiers. Il s’agit de la participation citoyenne. Dans cette charte est indiquée la possible participation des habitants à des actions initiés par eux.

Le deuxième sujet est totalement différent et correspond au dialogue citoyens/élus (l’opposition en est exclue) à travers des propositions inscrites dans une charte de proximité. Cette charte décrit les actions qui seront menées par les élus de la majorité pour faire de la communication autour de leurs choix politiques. Le maire va utiliser des moyens de communication de la commune dont sa page Facebook. La loi l’oblige à faire valider cela par le conseil municipal.

Il fallait donc approuver deux choses différentes et contradictoires dans un même vote sous l’étiquette générique suivante : « Démarche visant à l’amélioration de la participation citoyenne et le dialogue habitants-élus ». Dans une loi, il est possible de faire passer des amendements qui n’ont rien à voir avec le sujet initial. La méthode utilisée est la même dans cette délibération !

…et recul des droits des citoyens

Nous avons recherché la charte de fonctionnement des conseils de quartiers de 2008 à Combs-la-Ville. Nos constats furent alors les suivants :

  • Dans le règlement de 2008, article 1, le conseil était un lieu de « mise en débat » de  « l’action publique ». En 2020, il n’est plus qu’un lieu d’écoute et d’échanges sur les remarques formulées. Avec cette proposition, c’est donc une régression qui a été proposée aux habitants.
  • A disparu dans l’article 2, la possibilité que la commune transmette un dossier et demande son avis aux conseils. Ils pouvaient émettre un avis sur tout dossier soumis à consultation (ex modification du PLU). C’est donc un recul supplémentaire !
  • De plus, en 2008, les élus devaient être des habitants des quartiers pour pouvoir participer au conseil de quartier. Cette notion pour les élus a disparu en 2020 et cela est fort discutable.
  • Enfin, la charte pouvait être révisée à la demande de 2/3 des membres des conseils de quartiers. En 2020, cela n’existe plus ! Cela retire de fait aux habitants la possibilité de faire évoluer les conseils et leur domaine d’intervention.

Cette nouvelle mouture des conseils de quartiers est trop restrictive et ne favorise pas une réelle démocratie participative : diminution du nombre de conseils (de 5 à 2) contrairement à ce que précisait le programme du maire, réduction des domaines de compétences, disparition du conseil local de Combs-La-Ville qui devait fédérer les 5 conseils de quartiers. Cette réduction du nombre de conseils et cette nouvelle cartographie peuvent-elles se justifier ? Il faut savoir par exemple qu’à Vert-Saint-Denis il y a 6 conseils pour 8000 habitants.

Quelques pistes et propositions

Clairement, ce que nous pouvons valider, c’est la possibilité de faire du projet à l’aide d’un petit budget participatif. Cela va dans le bon sens. Nous sommes favorable à une telle proposition. si et seulement si, les moyens financiers sont bien au rendez-vous. Pour ce faire, nous souhaitons qu’un réel budget soit inscrit dans les dépenses de fonctionnement de la ville et inscrit dans la charte. Cela éviterait d’avoir une fois de plus des promesses vagues et non tenues. Nous proposons que ce budget soit conséquent et ne soit pas seulement une vitrine pour faire croire que Combs prône le développement de la démocratie participative. Il serait bien de s’inspirer de ce qui se fait dans les communes voisines comme celle de Lieusaint. Le budget provisionné chaque année est de 100000 euros.

Nous militons pour un développement de vrais conseils de quartiers, dans lesquels les droits des habitants seront mieux définis. Ainsi par exemple, nous aurions aimé que les conseils de quartiers puissent avoir le droit de poser une question au Conseil municipal avec droit de pétition.

Malgré ses fortes réserves et critiques, il est absolument vital, que vous, nos lecteurs, participiez à l’appel à candidature qui va être émis par la municipalité. Ne laissons pas, aux seuls soutiens de la majorité, la possibilité d’y participer. Engagez-vous pour tenter ensemble et autrement de faire passer trois fois par an votre vision de la démocratie locale !

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/conseils-quartier

Masque GPS

Que sont devenus les masques de GPS ?

Alors que la crise sanitaire frappe avec vigueur, l’agglomération de Grand Paris Sud a remis aux 23 communes des masques pour les élèves des écoles élémentaires. Rien à l’horizon pour certains de nos enfants…

Une aide bienvenue de l’agglomération

Le site de l’agglomération et les articles dans la presse ont fait l’écho de cette décision de GPS.

https://www.banquedesterritoires.fr/des-collectivites-fournissent-des-masques-pour-une-rentree-sous-tension

« A la suite de l’annonce par le gouvernement jeudi 29 octobre de rendre obligatoire le port du masque à l’école à partir de 6 ans, l’agglomération Grand Paris Sud s’est associée avec l’entreprise Iris Ohyama pour fournir des masques aux 30 000 élèves des écoles élémentaires de son territoire (221000 masques)…Chaque enfant de 6 à 10 ans recevra dans son établissement un kit de 7 masques chirurgicaux conformes aux normes en vigueur. »

L’agglomération a remis les masques dans les communes le samedi 30 novembre. Selon le service de communication de GPS sur son site : »Les municipalités se sont organisées pour assurer la logistique afin d’approvisionner les écoles dès ce lundi » (donc le 2 novembre).

Enfin, la gouvernance de GPS justifie cette politique de distribution: « Une nouvelle fois, notre intercommunalité a aussitôt réagi à l’urgence de la situation …aux familles qui doivent faire face à une nouvelle charge financière ». Le but était de permettre aux familles de trouver des solutions et de ne discriminer personne. En attendant , les premiers jours d’école pouvaient être assurés sans problème, les enfants étant protégés.

https://www.grandparissud.fr/actualites/grand-paris-sud-distribue-221-000-masques-pour-les-eleves-des-ecoles-elementaires

Arlésienne au bal masqué ?

Quelle fut la situation dans les écoles de notre commune? Le lundi 2 novembre, aucun masque n’a été distribué aux élèves des écoles élémentaires La Noue, Paloisel , Beausoleil. Les parents n’ont rien su de cet arrivage important pour tous les enfants et les familles de notre commune. Rien n’a été fait pour le faire savoir. La distribution a eu lieu toutefois à La Tour d’Aleron, Sommeville, Le Chêne, les Quincarnelles et l’Orée du Bois.

Une telle différence s’explique de la manière suivante. Certains directeurs n’ont pas suivi la décision du maire et ont donné les masques aux élèves afin de ne discriminer aucune famille et de respecter le principe d’égalité. Les autres ont cru que les masques étaient fournis par la mairie puisque la dotation leur était présentée comme le faisant penser (distribution). Ils ont donc suivi les ordres du maire.

Le maire, contre toute attente, n’a pas suivi le principe et la volonté politique de dotation de GPS. Ce dernier a souhaité faire cavalier seul en s’appropriant la consigne du ministère de l’Éducation Nationale. Ne fournir des masques qu’aux élèves qui arriveraient à l’école sans protection. « Le ministère dote chaque école, collège et lycée en masques « grand public » afin qu’ils puissent être fournis aux élèves qui n’en disposeraient pas ». Cela est donc d’autant plus surprenant que cette dotation n’a rien à voir avec celle du ministère et que les collectivités territoriales ont leur propre politique de soutien et d’aide et n’ont pas à en référé au ministère.

https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-les-reponses-vos-questions-306136

La distribution de masques adaptés aux enfants était pourtant une nécessité. La réaliser dès l’arrivée des enfants à l’école après les vacances aurait été un plus. Si nous regardons ce qui a été fait à Lieusaint, les enfants ont reçu en plus des 7 masques jetables, 2 masques lavables. La ville a donc participé à ce nouvel effort.

Les conseils d’école des établissements qui n’ont pas assuré la distribution ont été le lieu de biens des incompréhensions. Tout cela a commencé par une question posée par un parent d’élève de l’école Paloisel au conseiller municipal délégué. Une lettre adressée aux conseillers communautaires par les parents d’élèves résume la situation de cette manière:  » A Combs la ville, la commune a effectué les livraisons en présentant cette dotation de la part de la mairie pour le enfants qui se présenteraient sans masques afin de pouvoir leur en fournir ». En d’autres termes, la mairie s’autorise à gérer comme elle le veut un don de l’agglomération dont la finalité était tout autre .

Il n’est pas acceptable de s’attribuer la paternité d’une action collective. Il est important de rappeler les objectifs et ce qui est fait par l’intercommunalité. Cela alors même que beaucoup de citoyens ne connaissent pas les domaines de compétences de cette collectivité territoriale de plus en plus déterminante dans la gestion et la vie de notre ville.

Absence de mesures concrètes

Toutefois, rien n’empêchait le maire de prévoir une dotation particulière pour les enfants dont la situation sociale nécessiterait une aide supplémentaire. Nous ne nous serions pas opposés à une telle décision. Tout au contraire, nous aurions soutenu une mesure de solidarité alors que la crise frappe les plus démunis. Nous savions dès l’installation du nouveau conseil municipal qu’il allait être nécessaire de prévoir un fond de solidarité. Nous l’avions proposé dès le mois de mai, aussi bien pour les associations intervenants auprès des populations en précarité que pour les petits commerçants et artisans de notre commune.Forte augmentation des indemnités des élus.

Un manque de transparence est donc une fois de plus mis en lumière. Interpellé le jeudi 5 novembre au soir, le conseiller communautaire du groupe « Agissons pour Combs » est intervenu auprès de la gouvernance de GPS. Il a immédiatement téléphoné le vendredi matin à GPS pour l’informer que des parents d’élèves étaient mécontents et que l’objectif d’une telle distribution était détourné.

Nous sommes inquiets par le manque d’informations récurrentes et de réactivité de la part de la municipalité: communication tardive au sujet des grèves du jeudi 5 et vendredi 6 novembre, absence de communication sur le port obligatoire du masque dans la ville ou limité à un affichage réduit, omission au sujet des masques de GPS. Tout cela contribue à la confusion et au rejet du port du masque.

Faites savoir, demander des explications, alerter si besoin! N’ayez pas peur d’être traité de donneurs de leçon. Le citoyen doit exercer ses droits et ses devoirs tout particulièrement à l’échelon de la vie politique locale. Participez dès maintenant aux conseils de quartiers en vous inscrivant sur le site de la ville jusqu’au 27 novembre.