Désastre annoncé rue Paul Gauguin : un immeuble de plus !

Colère des habitants de la rue P.Gauguin et de son voisinage. Un projet immobilier de plus qui illustre les failles du PLU, connues et voulues par le maire et sa majorité pour pouvoir bétonner en toute tranquillité depuis 2010…

Que savons-nous de ce projet ?

La rue Paul Gauguin est située aux abords du quartier pavillonnaire du Vieux Pays, non loin de l’église Saint Vincent. Sur cette rue ont été construits il y a déjà plus de 20 ans, 4 immeubles donnant sur la rue M. Yourcenar. La rue P. Gauguin est parallèle à la rue Sermonoise, l’une des plus anciennes rues de la commune.

Le projet n’est pas encore consultable à la mairie, le permis de construire étant en cours d’instruction. Les seules informations que nous avons à disposition :

  • Destruction de 4 maisons récentes entre les numéros 32 et 38
  • Construction d’un immeuble de 45 logements sur 3500m2 de terrain
  • 99 places de stationnements dont 9 places visiteurs
  • Construction qui peut occuper 1400m2 au sol, le reste sera utilisé par les parkings et les espaces végétalisés (630m2/ 315m2 en pleine terre)
Progression des constructions d’immeubles
de part et d’autre, en limite des zones pavillonnaires

Exemple typique de mitage et de progression du front bâti des promoteurs immobiliers sur les anciennes zones pavillonnaires. Cette nouvelle construction fera pendant avec la construction des 48 logements sociaux de la rue Sommeville près de la tabatière.

Le PLU à l’origine du problème

Cette rue se situe en zone UA du PLU dont les caractéristiques sont les suivantes :

  • Forte densité de constructions vouées à l’habitat (parties les plus anciennes de notre commune)
  • Emprise au sol des constructions : 40 % maximum de la superficie du terrain
  • Hauteur maximum : 9 mètres à l’égout du toit et 12,50 mètres au faîtage ou à l’acrotère
En orange, Zone UA en jaune zone UC

Plusieurs problèmes se posent :

  • La zone UA présente des échancrures de pénétration dans les zones pavillonnaires comme pour la rue P. Gauguin
  • La différence de hauteur de construction entre la zone UA et la zone UC est incompréhensible. Pour la rue Paul Gauguin, cela se traduit par des règles différentes de part et d’autre de la rue. En zone UC, la hauteur maximum est de 11m. Le projet serait réduit à R+2 alors que dans le cas de ce projet en zone UA ce sera R+3. En clair, un étage de plus côté pair (R= rez-de chaussé+ le nombre d’étages).
Des pavillons récents voués à la démolition
  • La définition de la règle de hauteur est problématique dans toutes les zones du PLU. Elles ont permis de détruire le caractère briard de Combs, contrairement aux promesses faites par le maire et sa majorité en 2014.
Immeubles R+5
au bout de la rue Paul Gauguin

En effet, pour ajouter un étage, tous les projets d’immeubles sont à toit plat et ne sont plus en pente. Avec 12.5m au faitage, l’optimisation pour bâtir est maximum et facilite la construction de 3 niveaux. Avec 9 mètres à l’égout du toit, cela ne permet pas cette optimisation. cette règle permettrait de conserver un aspect esthétique et architectural identitaire.

Cause aggravante : le Plan de Relance du Logement

Ce que nous cachent le maire et la majorité, c’est que notre commune s’est portée candidate pour participer au plan de relance Logement initié par l’État. Ce plan a pour objectif de produire 2400 logements neufs dans notre agglomération. Il se base sur les objectifs inscrits au Schéma Régional de l’Habitat et de l’Hébergement.

Pour obtenir 1500€/ logement neuf, il faut que la commune signataire valide les permis de construire avant le 31 aout 2022.

Considérant que cette aide permet aux communes de bénéficier d’une subvention de 1500 € par logement dont la programmation est liée à toute autorisation d’urbanisme créant plus de 2 logements, délivrée entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2022 )(…)Considérant que les communes de Bondoufle, Cesson Combs-la-Ville, Corbeil-Essonnes, Evry-Courcouronnes, Grigny, Le Coudray-Montceaux, Lieusaint, Moissy-Cramayel, Ris-Orangis, Savigny-le-Temple et Saint-Pierre-du-Perray entrent dans ce cadre et se sont portées volontaires pour signer ce contrat de relance du logement fixant des objectifs de production de logements,

Délibération n°5 de la commission Politiques publiques de Grand Paris Sud, 25/01/2022

Une course de vitesse pour accélérer les études en cours et délivrer au plus vite de nouveaux permis de construire. Une façon supplémentaire d’inciter les promoteurs à faire vite avant la révision du PLU et avant la clôture de ce plan.

Sur un projet de ce type, ce sont 67 500€ dans les caisses de la ville. Mais pour quel usage puisque nos équipements publics, nos écoles, nos aires de jeux, nos centres de loisirs n’en voient pas la couleur !

Des riverains en colère

Un travail doit être réalisé ensemble pour redéfinir les zones et les rendre cohérentes, définir des règles contraignantes qui préservent ce qui reste à sauvegarder de notre patrimoine. Nous allons vous proposer au printemps des réunions publiques et des ateliers.

Panneau d’opposition au projet

Combattre les effets toxiques de ce PLU est une nécessité. Nous avons encore des marges de manœuvre, mais pour combien de temps. Il y a donc urgence ! Pour toutes ces raisons, nous vous engageons à signer la pétition des riverains de la rue Paul Gauguin à l’aide du lien ci-dessous.

https://www.mesopinions.com/petition/social/annuler-permis-construire-paul-gauguin/168634

Du béton, toujours plus de béton !

Depuis 2014 le maire et sa majorité promettent une révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU). Huit ans après, la majorité consent enfin à en lancer l’étude. PLU qui ne sera opérationnel qu’en 2024. Ce qui laisse encore deux ans pour poursuivre la bétonisation en cours !

Un diagnostic accablant

Malgré les engagements pris en 2014 de maîtriser l’urbanisation, la dernière mandature a été marquée par la réalisation de très importants programmes immobiliers dont ceux édifiés sur une partie du parc central.

Les élus du groupe Agissons pour Combs se rendent depuis quelques semaines au service de l’urbanisme pour consulter les permis de construire. Cela afin de pouvoir en comprendre la teneur et mieux saisir les conséquences que cela va avoir sur la qualité de vie des combs-la-villais.

Plusieurs remarques :

  • Le nombre de constructions n’a jamais été aussi important et n’a jamais augmenté aussi rapidement. Pour le moment nous avons comptabilisé 769 logements collectifs et lotissements (PC validé et en cours d’instruction + programmes livrés prochainement). Et ce n’est pas terminé !
  • La lecture de la carte d’implantation des programmes immobiliers montre que la progression se fait désormais dans des zones qui avaient été épargnées, en particulier au nord de la commune (points rouges et blancs). Le dernier en date est celui de la place de l’église.
  • Des zones qui se croyaient jusque-là à l’abri ne le sont plus. C’est le cas sur les coteaux donnant sur l’Yerres avec des projets comme celui de la rue du Haut de la Couture mais également rue Gauguin avec le projet d’un immeuble de 46 logements qui remplacerait 4 maisons. Le mitage des zones pavillonnaires est en cours et s’accélère.
Avant : maison rue des vallées des années 1880/90
  • La destruction du patrimoine se poursuit : les vieilles demeures de la rue des vallées, de la République sont sacrifiées. Le haut du Breuil a été massacré...Cerise sur le gâteau, ces programmes n’ont aucune cohérence au niveau architectural.
Après : immeubles massifs de 29 logements et trois étages (R+3)

Aucun respect des engagements pris !

Notre constat est sans appel. Le maire en 1995 s’était fait élire avec le slogan « Stop au béton » ! A chaque élection, promesse est faite de préserver le patrimoine et l’identité de la ville. Ce fut le cas en 2014, garanties à l’appui :

Programme de Guy Geoffroy en 2014 (P.18)
  • Garanti la préservation des espaces verts / résultat : 1.5 ha détruit dans le parc central
  • Garanti d’imposer des matériaux pour préserver le caractère Briard de la commune/ Inconnu car pas de règles dans le PLU
  • Garanti de conserver le caractère briard de l’avenue de la République/ Domitys est-il un programme immobilier à l’identité Briarde ?

En 2014, le 3ème engagement de campagne de Guy Geoffroy était de réviser le PLU afin de totalement maitriser l’urbanisation.

Malgré la promesse de 2014, le PLU n’a pas été révisé mais simplement modifié en 2018. La modification, simple toilettage, ne remet pas en cause les grands principes du PLU. Plus grave, le PLU modifié est moins contraignant et permet d’augmenter les surfaces constructibles. Aucune des remarques des habitants n’ont été prises en compte par le maire malgré le rapport très critique du commissaire enquêteur.

Je considère que la commune a fait clairement et en toute connaissance de cause, le choix de ne pas durcir les contraintes règlementaires (…) ayant pour conséquence de majorer de plus de 20 % les possibilités de construction

P.25 Rapport du commissaire enquêteur, juin 2018

Selon la majorité, l’appât du gain des propriétaires explique cette situation. Or il n’en est rien. C’est le PLU qui détermine les règles imposées aux constructeurs. Lorsqu’elles ne sont pas contraignantes, les promoteurs ont libre cours pour faire ce qui leur plait. C’est pourquoi notre commune est devenu un secteur tellement convoité par les promoteurs.

Un Plan Local d’Urbanisme à la logique implacable

La permissivité et l’absence de règles contraignantes du PLU de 2010 ont été en toute conscience voulus par le maire et sa majorité. Le PLU a été conçu pour réaliser des programmes dans les secteurs que le maire avait l’intention de densifier et de bétonner, sans le dire, en faisant croire le contraire et en faisant de belles promesses. Cette planification est lisible sur le plan de zonage de 2010.

Plan de zonage colorisé : PLU 2010

Ainsi, la zone UD (en rouge) qui correspond à une zone pavillonnaire autorise une emprise au sol supérieure à toutes les autres zones du PLU (70% contre 40% en centre-ville) et une hauteur de 16m pour les bâtiments ! Rien ne pouvait justifier que le règlement de cette zone pavillonnaire autorise la construction de grands ensembles ! Cette prévision de 2010 a permis sans coup férir la construction d’immeubles autour du parc central. Une petite enclave rouge intègre le centre de loisirs du Chêne. Alors comment donc expliquer que le reste est en zone UC(en jaune, zone d’habitat de densité moyenne) ? Est-ce un hasard ou une préméditation qui permet ainsi la réalisation d’un programme immobilier type maison de retraite ?

Le plan colorisé fait apparaitre ce qui n’apparaissait pas en première lecture. Une logique pour bétonner et vendre le patrimoine communal…

Repensons la ville et sauvons ce qui peut l’être

En conséquence, la ville n’a pas été pensée en terme global dans l’idée de densifier les zones les plus urbanisées, de revivifier la ville-rue et ses pôles. La ville s’est développée au coup par coup, de manière anarchique, sans prévoir les équipements municipaux nécessaires d’une ville en mutation : pas de nouvelles écoles, pas de centres de loisirs adaptés, pas de maison de santé pour palier au désert médical francilien et répondre aux besoins d’une population qui se densifie, pas de véritables aire de jeux, un parc central de moins en moins attractif et adapté.

Nous lançons donc le débat et souhaitons que les habitants se saisissent de cette question en définissant les piste de réflexions pour que le nouveau PLU réponde aux besoins des habitants et sauvegarde ce qui peut l’être encore. La majorité ne compte associer les habitants que tardivement, lorsque le projet sera ficelé.

Délibération du Conseil Municipal du 24 janvier 2022, P.2

Nous vous proposons une autre approche. Nous vous inviterons à participer dès le printemps 2022 a des réunions publiques et à des ateliers pour que vous construisiez autrement le nouveau PLU, d’une manière participative et citoyenne.

Consultez le  Facebook live du 21 janvier 2022

Pensons autrement notre commune, cessons la bétonisation : diagnostic et pistes de réflexion

https://www.facebook.com/EnsembleAutrementCLV/videos/590308756092479

La Couture, quelle finalité au juste ?

Drôle de destin que celui de ce site qui apparait aujourd’hui comme un site protégé qui privilégie la biodiversité. L’analyse de ce projet démontre une fois de plus les faux-semblants de la majorité…

Une zone devenue inconstructible

Le site de la Couture en bordure de l’Yerres est proche de la déchèterie, du parc des sports A.Mimoun et en bordure d’une Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

La couture : un site
en limite Ouest de notre commune

Cela n’a pas empêché l’aménagement de la résidence du « Parc aux écureuils » dont les terrains ont été lotis pour construire des maisons individuelles (Fin des années 90). Cette zone inondable a d’ailleurs été remblayée par endroits pour être constructible. Plusieurs maisons, pour ne pas avoir les pieds dans l’eau et être stables, ont été bâties avec des pieux et un radier spécifique.

Permis de construire de la résidence « Le parc des Écureuils »
qui montre que cette zone était en zone inondable
Extrait du Permis de construire présenté ci-dessus

La législation de notre pays a évolué après de multiples catastrophes naturelles. La réglementation pour construire en zone inondable s’est alors renforcée. La zone basse du site de la couture particulièrement humide, est devenue définitivement inconstructible.

Partie basse du site :
une zone inondable

Une seconde raison explique que la partie la plus haute n’intéresse pas les promoteurs. Elle est polluée. La pollution s’y est accumulée durant des décennies. Elle s’explique par le dépôt de la cristallerie Lalique de différents reliquats chargés en métaux lourds.

Partie Haute du site : occupation pionnière
de Renouée du Japon

La preuve la plus évidente de cette pollution est la présence de la Renouée du japon qui pullule dans cette partie du site. Cette plante est capable de s’installer sur des sites extrêmement hostiles et pollués. Or construire sur un site pollué signifie que le constructeur est obligé de dépolluer le site au préalable. Le coût est exorbitant et n’est valable que si le prix au m2 est très élevé. C’est le cas à Paris et dans la petite couronne, pas à Combs-la-Ville.

Un végétal invasif témoin des sites pollués :
la renouée du Japon

Ces deux raisons expliquent que les promoteurs se sont détournés de cette zone dans les années 2000.

Une zone considérée sans intérêt et à l’abandon

Le maire a également laissé cette zone à l’abandon pendant 20 ans puisqu’il n’en voyait pas l’utilité et que les promoteurs ne pouvaient pas s’y projeter. L’abandon de ce site durant ces longues années s’est traduit progressivement par une accumulation de déchets divers et par des dépôts sauvages qui l’ont davantage souillé.

En 2013, l‘occupation par des gens du voyage dans la partie du site la plus haute, en face des terrains de sport R. Couderc met en évidence que cette zone a été totalement délaissée et est devenue une zone de dépôts sauvages. À l’issue de cet épisode, il n’était plus possible de laisser cet espace en l’état. Nombreux sont les combs-la-villais qui ont en effet demandé à la commune d’intervenir.

Ponton mis en place dans la zone humide :
espacement des lattes qui est assez dangereux
et malaisé pour la promenade

En 2017 un projet est élaboré et les travaux débuteront l’année suivante. L’objectif du maire était avant tout de limiter au maximum le coût d’une réhabilitation complexe pris en charge dans sa grande majorité par des subventions (80%).

Sortie par la déchèterie fermée plusieurs jours
par semaine. Un petit passage s’est créé pour sortir du site. Aucune signalétique !

Ce n’est donc pas par souci de protéger ce site que le maire a enfin réagi. La création de cet espace est davantage une manière de faire croire en se présentant comme un défenseur de l’écologie. Une manière habile de faire oublier les projets qu’il a menés dans d’autres secteurs de la commune. Rappelons-nous comment la majorité a, il y a peu, facilité et permis le massacre du Haut du Breuil. Ce site aurait dû être un espace protégé.

Massacre du Haut du Breuil en novembre 2021

Il en est de même pour le parc central qui n’a pas été mis à l’abri des promoteurs faute de règles d’inconstructibilité sur les espaces verts de la commune. Il est vrai que le maire et la majorité ont toujours refusé cette protection, ce qui était calculé et leur a permis de vendre une partie du parc central aux promoteurs.

Un projet qui interroge sur sa finalité

Faire de ce site un espace pédagogique est une bonne chose. Faire croire que ce sera une réserve de biodiversité est un mensonge puisqu’il faudra du temps pour y parvenir ! Le site est très pollué et la biodiversité y est limitée sur ces sols appauvris qui favorisent la présence d’espèces végétales et animales pionnières (qui s’y installent en premier), souvent invasives et peu diversifiées.

L’afflux de visiteurs n’est pas compatible avec la notion de site réservé à la biodiversité. Ils risquent de perturber les écosystèmes qui cherchent un nouvel équilibre durant cette phase transitoire de réappropriation par la nature. Pour le moment, il est peu visité du fait de son emplacement et du fait que la promenade ne s’intègre pas dans un circuit de promenade global.

Un des petits panneaux pédagogiques du site

Ce qui a été fait est donc contradictoire. Soit cet espace doit être une réserve de biodiversité et donc doit être fermé. Soit ce site doit-être un parc public, lieu de promenade pédagogique à relier avec la trame verte. Et cela est alors un parti-pris qu’il faut assumer.

Vouloir les deux en même temps est difficilement compatible ! Encore un faux-semblant : après les mini-forêts , la mini promenade teintée de biodiversité.

Le site du Haut du Breuil était au fil du temps devenu un lieu préservé et peu accessible au public. Espérons qu’il en soit de même pour le site de la Couture. Si vous vous y promenez, nous vous invitons à le respecter car il doit être un lieu de paix et de tranquillité pour la biodiversité.

Coup de tabac sur le Vieux Pays!

Le cœur historique de notre commune est celui dit du « Vieux Pays ». Faute d’un P.L.U protecteur, ce quartier est devenu un enjeu majeur pour bétonner autour de l’église Saint Vincent. Victime collatérale, « la Tabatière » fait pourtant de la résistance…

Un quartier de plus… en proie aux promoteurs !

Les chantiers fleurissent un peu partout, laissant à penser que Combs devient chaque jour un peu plus un terrain de jeux pour promoteurs. Cet état de fait est favorisé par un P.L.U (Plan local d’urbanisme) permissif. Le P.L.U, ne l’oublions pas, est du SEUL ressort du MAIRE.

Le Vieux Pays depuis 2010 n’échappe pas au désastre constaté sur l’ensemble de la commune. Il a manqué une politique cohérente et globale soutenue par l’expertise d’une agence d’urbanisme qualifiée. Le maire et sa majorité ont joué aux apprentis sorciers, sans anticiper la cohérence d’une ville laissée aux mains de promoteurs. Qu’est-ce-qui peut expliquer une gestion aussi catastrophique ?

Depuis plus de trois ans, la construction d’un immeuble de trois étages (R+3) de 46 logements au ras de la rue Sommeville (20-24) empoisonne la vie des riverains dont celle du propriétaire de la bâtisse ancienne qui abrite la boutique du marchand de Tabac. Un article dans la République de Seine et Marne du 26/11/2021 relate les désagréments et les désordres de cette construction. Dernier désordre noté, le sol de la Tabatière s’affaisse.

Plan masse : identification de 3 problèmes
qui vont nuire aux riverains
  • Premier problème : la Tabatière risque effectivement de subir des intrusions par les balcons et terrasses qui ont été ajoutés dans la partie arrière lors d’un permis modificatif validé en mairie en 2019.
Bâtiment Nexity côté rue, à gauche des balcons
qui permettent d’accéder au toit de La Tabatière
sur son pignon
  • Deuxième problème les parkings : 37 + 9 (en sous-sol) pour 46 logements. Cela sera évidemment insuffisant et le parking de l’église sera envahi par les véhicules de cet immeuble de logement social et ceux des visiteurs. Tout le quartier en subira l’insuffisance avec des stationnements sur la place mais aussi dans les rues adjacentes déjà saturées. A noter qu’en principe pour un programme immobilier en Zone UA, il eut été nécessaire de réaliser 101 places de parkings.
Un parking bitumé bien imperméable qui ne met pas en valeur
l’église et qui sera envahi par les véhicules…
  • Troisième problème : L’apparition de 3 colonnes enterrées pour la collecte des déchets lors du permis modificatif. Deux d’entre elles collectant les ordures ménagères seront à environ 5m de nombreuses fenêtres de locataires dans une cour confinée, ce qui accentuera le ressenti olfactif. Ce problème devient récurrent dans notre commune. L’optimisation de la surface utile par les promoteurs et l’absence de règles dans le P.L.U conduit à ce type de situation intolérable.
3 colonnes enterrées près des fenêtres !

Enfin, la circulation était déjà très difficile dans cette partie de la ville avant le début des travaux et le sera encore davantage avec l’installation des nouveaux habitants.

Une occasion manquée de plus !

La révision du P.L.U attendue depuis 2014, tarde à venir. Au mieux en 2024 mais avec quel contenu ? Notre confiance est limitée car nous avons en mémoire la modification du P.L.U de 2018 qui a accéléré le processus en permettant de construire davantage sur un même terrain (+20%).

Aussi je considère que la commune a fait clairement et en toute connaissance de cause, le choix de ne pas durcir les contraintes règlementaires (…) ayant pour conséquence de majorer de plus de 20 % les possibilités de construction

Extrait du rapport du commissaire enquêteur

Juin 2018 P. 25 (Michel CERISIER)

La boîte de pandore est donc également ouverte dans le Vieux Pays. Et cela peut encore s’aggraver durant les deux années à venir, par l’agrément de nouveaux permis de construire sur d’anciennes maisons comme celle qui abrite la Tabatière.

Et pourtant, ce site aurait pu donner lieu à un traitement radicalement différent. L’église Saint Vincent, au cœur du village de Combs, organisait l’espace comme dans toutes les communes anciennes de notre pays. Il y a une quinzaine d’années, une réflexion avait été timidement menée pour repenser cette partie de la ville autour de l’église.

Programme de Guy Geoffroy,
élections municipales de 2008

Les habitants avaient été invités à donner leur avis en participant à des ateliers. Une initiative intéressante qui a été sans aucun impact sur les décisions effectives. De plus, la promesse du maire et de sa majorité de conserver le caractère Briard du Vieux Pays a été jetée aux oubliettes. 

donner l’allure qu’elle mérite à la place de 1’église tout en garantissant le stationnement des paroissiens et des usagers ;

P.3 Programme de G.Geoffroy 2008

Loin de conserver l’esprit « village Briard », cette zone, la plus ancienne de notre commune, n’a pas été protégée par des règles d’urbanismes en 2010. Ces règles auraient pu, si elles avaient été mises en place, faciliter la conservation des caractéristiques architecturales de cette zone : matériaux, type de toiture, hauteur des constructions…

Élévation côté parkings : une barre de +de 50m de long de 12.50m de haut

Au final, une occasion manquée de redonner à cette place et à ce quartier une cohérence générale qui aurait donné une fonction à cette zone allant de la nouvelle mairie au quartier ancien.

Faire autrement, une fois de plus !

Il aurait été possible de faire autrement en repensant l’axe mairie/ église avec placette et commerces de proximités.

Axe Mairie/église : vue sur La Tabatière

Le parking de l’église aurait pu participer à la création d’une zone plus verte avec la mise en place d’un jardin public et d’une aire de jeux, dont on manque cruellement, sur le terrain disponible qui se situe à droite de l’église.

Espace disponible pour un petit jardin public près de l’église.
Vue de loin du nouveau programme immobilier rue Sommeville

Il est vrai que la majorité préfère mettre 400 000€ pour le parking de la coupole…Nos choix et nos priorités seraient différents. La majorité ancrée dans ces certitudes croit ou veut croire qu’il est possible de construire une ville sans faire appel à des urbanistes ou de réorganiser le parc central sans architecte paysagiste !

Dans le prolongement du jardin, un axe vert
reliant la place de l’église avec la rue Sermonoise aurait été possible

Combien de maires font cette économie pensant tout connaitre ? Pas tous heureusement, il suffit de voir comment Yerres a depuis 20 ans sauvegardé son patrimoine tout en en réalisant un schéma de développement qui fonctionne. Cela n’est donc pas lié à l’étiquette politique du maire mais à sa capacité à se projeter dans l’espace urbain et à s’entourer de personnes compétentes.

Une fin d’année positive et solidaire !

La fin d’année a été riche en émotions et en actions pour les membres de l’association « Ensemble autrement ». La dernière a eu lieu le 23 décembre avec le dépôt des dons collectés pour les plus démunis.

Cette dernière action citoyenne et solidaire a clôturé l’année 2021. L’objectif était de remettre à une association caritative de notre commune des calendriers « inversés » par tous ceux qui le souhaitaient. L’association partenaire de « Ensemble autrement » était le Secours catholique.

Exemple de cartons et de sacs
contenant les calendriers inversés

Le calendrier de l’Avent inversé est un projet solidaire qui vise à remettre un carton rempli de denrées alimentaires ou de petites attentions utiles et réconfortantes à des personnes en grandes difficultés à l’approche de Noël. Il était donc nécessaire de placer dans un carton, chaque jour à partir du 1er décembre, 24 petits dons différents.

24 petits cadeaux par colis

La présidente de notre association Aurélie Davenne, accompagnée de Laure Masse, initiatrice de cette action, a remis à la veille de Noël les colis collectés et confectionnés pour cette action. Elles ont été reçues par le président du Secours catholique de Combs-la-Ville. Nous remercions bien évidemment cette association qui a bien voulu nous apporter son aide pour que cette action de collecte solidaire se réalise. Le Secours catholique va assurer la distribution des colis. Nous prévoyons de donner davantage d’ampleur à cette démarche en 2022 et nous ne manquerons pas de faire appel à votre générosité le moment venu.

Le président du Secours catholique reçoit
les représentantes de notre association

Nous tenions à remercier toutes les Combs-la-Villaises et tous les Combs-la-Villais qui nous ont soutenus et qui ont participé à nos différentes actions en 2021.

Enfants, parents et grands parents ensemble pour dire NON
Enfants, parents et grands-parents ensemble le 16 novembre
pour dire NON à la vente
et à la fermeture du centre de loisirs du Chêne

En effet, dès la rentrée des classes, nos actions se sont concentrées autour de trois thèmes principaux: la lutte contre l’installation d’un champ de foire dans le parc central, la dénonciation de la fermeture des centres de loisirs et la vente du centre historique du Chêne, la réalisation d’une action solidaire.

Rencontre parc central 11 septembre : échanges par petits groupes
Rencontre parc central 11 septembre :
échanges par petits groupes

Nous allons poursuivre notre démarche qui vise à alerter, informer et combattre ce qui nous parait-être particulièrement injuste et contraire à nos principes de solidarité. Nous chercherons en cette nouvelle année 2022 à être encore davantage à l’écoute, au service du vivre ensemble et du bien commun.

Nous souhaitons à toutes et à tous une très heureuse année 2022, pleine de projets et de partage.

+75% de dette pour la ville en 4 ans

Lors du dernier conseil municipal, les orientations budgétaires pour 2022, c’est-à-dire les investissements envisagés, ont mis en lumière la question de la dette de notre commune. Et c’est très inquiétant pour l’avenir …

Quand la dette de la ville flambe !

Évolution de 2018 à 2022 :

Parlons chiffre et analysons l’encours de la dette de la commune. En 4 ans, la dette passe de 9.33M€ en 2018 à près de 16 M€ en 2022. Le rapport budgétaire pour 2022 notifie un nouvel emprunt de 2M€.

Évolution de l’encours de la dette de 2018 à 2022

Il est clair que notre dette augmente et cela représente près de 75% d’augmentation en 4 ans. Le maire avait prévu dès le début de sa mandature de lever deux emprunts de chacun 5.5 M€ si nécessaire, soit 11M€ (moins de 2 M€/an). Nous n’en sommes pas là, mais déjà en 2022, nous aurons emprunté 4 M€ pour les deux premières années de la mandature (2020-2026).

Évolution sur 20 ans :
Évolution de la dette sur 20 ans :
une croissance de 166 %

L’augmentation de 166% de la dette sur 20 ans s’explique par la faiblesse structurelle de nos ressources : baisse des dotations et subventions comme pour la majorité des communes de France (Combs- la ville : -7.7M€ entre 2014 et 2020), maintien depuis 25 ans du taux d’imposition qui est une spécificité Combs-la-Villaise, faiblesse de nos autres ressources.

La majorité a fait un choix politique et électoraliste, décidé sans aucune transparence, indolore sur le court terme. Une forme de « cavalerie financière ».

Le fruit d’une logique politique qui n’a que trop duré

Ce choix politique est fondé sur trois principes :

  • 1 La non-augmentation des impôts : Comment ne pas y être favorable ? La majorité oublie de dire que ce principe a pour conséquence une réduction des services publics et une forte augmentation des tarifs des services publics sur les 10 dernières années. C’est donc un impôt déguisé qui repose sur les familles avec enfant.
  • 2 Le recours à l’emprunt : Jusqu’en 2012, la dette était restée acceptable. A partir de cette date, la baisse des dotations et subventions s’est accélérée. La dette a augmenté et a presque doublé entre 2011 et 2021.
  • 3 La vente des biens communaux pour remplir les caisses : les ventes se sont multipliées dès la fin du 3e mandat (ex : ferme des violettes), elles ont entre 2014 et 2019 rapporté plus de10.5 M€ (vente 1.5 ha du par central). Autant dire que notre dette aurait été exponentielle sans ces ventes. Mais les biens qui restent à vendre ont fondu comme neige au soleil. La majorité tire ses dernières cartouches en vendant le centre de loisirs historique du Chêne.
Extrait du ROB janvier 2020 avant renégociation de la dette

Les indicateurs étaient dans le rouge vif en 2019 avec 19.8 ans de capacité de désendettement et une dette difficilement supportable. Incapable de dégager de l’épargne nette depuis 2016, la commune pour dégager de l’autofinancement et investir, a dû, comme tout organisme surendetté, procéder au ré-étalement de sa dette en 2020.

Rapport d’Orientation budgétaire pour 2022 :
P.23 après renégociation de la dette

Elle a profité de taux d’intérêt très bas dans le cadre de la renégociation de sa dette et l’a étalé dans le temps. Ainsi, a-t-elle pu diminuer le poids des remboursements. Sauf que les nouveaux emprunts de 2021 et de 2022 font grimper de nouveau les annuités de remboursement qui vont mécaniquement réduire notre épargne nette.

Des conséquences inquiétantes pour les générations futures

La première conséquence est de faire peser le poids de la dette sur les générations futures. Et cela s’avère très long puisque le remboursement de la dette est prolongé sur une très grande durée ; jusqu’en 2054 ! Qu’en sera-t-il quand la dette va gonfler davantage ? La commune ne pourra plus emprunter pour investir ou très difficilement après ce mandat et se retrouvera alors avec des remboursements qui vont empêcher de dégager une épargne nette suffisante pour investir.

La seconde conséquence concerne les promesses d’investissement faites depuis 2008. Elles ont été stoppées ou très fortement ralenties faute de moyens dès 2011/2012. Ont été maintenus des projets phares mais très couteux du fait de leur surdimensionnement, comme le centre nautique. Mais que dire des projets programmés à chaque élection comme celui de la maison de la main et de l’intelligence, de la MJC …

Le plus grave, c’est que notre dette progresse encore alors que nous n’avons pas investi de manière importante ces deux dernières années et que nos équipements sont en souffrance. La question qui se pose est donc simple : comment sortir de cette logique toxique au long terme ?

Il est nécessaire de consulter les Combs-la-Villais sur les priorités d’investissement, les priorités du budget de fonctionnement, le poids des impôts fonciers. En 2021, le maire avait dit en conseil municipal qu’il ne s’opposerait pas à un référendum sur cette dernière question.

Compte rendu p.10
Conseil municipal de mai 2021

Est-ce une fois de plus des mots en l’air qui n’engage en rien ou la volonté de faire participer enfin les administrés ?

Le compte n’y est pas !

Alors que le haut du Breuil est massacré, la communication et le marketing de la majorité municipale font tout pour faire croire que « deux mini-forêts » peuvent remplacer des bois abritant une biodiversité remarquable !

Greenwashing et marketing

Novembre 2021 : Haut du Breuil, des milliers de m2 de bois et de verger détruits. Dans le même temps, et cela ne peut pas être un hasard, la majorité s’active pour planter deux petites surfaces à l’intérieur du parc central, juste à côté de l’espace qui devait accueillir une belle dalle de bitume de 2100m2.

Campagne publicitaire sur le site de la ville :
« Venez planter une mini forêt » le 4 décembre

Le principe est de planter arbres et arbustes,sur de petits espaces, une densité extrême de végétaux (3 arbres au m2). Chiffre considérable puisque pour le parc central, il est prévu sur 2x200m2 environ 1200 végétaux. Tout cela pour obtenir une « forêt de 100 ans en seulement 10 ans » !

Bande de 3 m de large seulement :
219 m2 plantation d’une mini-forêt dite comestible.

Ce concept japonais des années 1970 du botaniste Akira Miyawaki est arrivé en force très récemment dans les pays occidentaux, il a été repris par les maires des grandes villes (Paris, Toulouse, Bordeaux…) sur les rares espaces disponibles (friches, bordures de périphérique etc).

Plantation sur les talus du périphérique…
bien différent de la situation dans un parc public
qui pourrait accueillir facilement des arbres

La majorité a justifié cette plantation du mois de décembre comme un moyen de lutter contre le réchauffement climatique et les ilots de chaleur urbain ! Qui peut être opposé à une action présentée ainsi ou contre des actions participatives et citoyennes ? Pas nous bien évidemment !

Faisant face à la bande étroite,
222 m2 en forme de cœur

Or nombreux sont les spécialistes (écologues, architectes paysagistes, forestiers) qui dénoncent ce concept aux arguments, non pas scientifiques, mais « marketing », bien vendus par des associations et des sociétés, et valorisé par des personnalités politiques qui veulent se verdir !

Mini-forêt : un concept remis en cause

Notre propos n’est pas de nier les très nombreux services écologiques rendus par les arbres et les forêts aux populations urbaines, ni même de contester les enjeux de la végétalisation des villes. Seulement il faut appeler un chat un chat, un arbre un arbre, un bosquet un bosquet, et une forêt une forêt.

The Conversation, février 2021 , Média d’experts et chercheurs indépendants
  • Une forêt n’est pas mini : Elle se définit par la biodiversité qu’elle héberge et par la complexité des interactions créées entre tous les organismes vivants (= écosystème forestier). Cela prend du temps…Rien de tel sur un espace aussi petit que 200m2 en plein parc public très fréquenté. Les végétaux qui sont de jeunes plants vont être mis à rude épreuve « un moyen de se donner bonne conscience sous couvert de science ». En écologie la notion de taille de l’espace compte !
  • Un arbre ne peut pas être mature en 10 ans : La forte densité implique que les végétaux vont chercher la lumière en prenant très vite de la hauteur. L’arbre devient un fût gracile et son sommet feuillu sera peu développé, fragile. Des grandes perches « au pied d’argile » sans système racinaire étendu et profond pour résister aux coups de vent. L’impression ne sera que visuelle du fait de la densité. Et la biodiversité qui est importante dans les houppiers (sommet de l’arbre) et dans les systèmes racinaires sera réduite.
  • Un concept d’une zone climatique différente : Réalisé en Asie et en Amérique du Sud dans un climat tropical aux écosystèmes différents, ce concept est critiqué pour cela :

 Nous sommes dans un contexte où contrairement au milieu tropical, les espèces ne sont pas faites pour vivre entre elles à forte densité. C’est une illusion d’imaginer que mélanger toutes les espèces d’un écosystème leur permettra de coopérer entre elles. »


Hervé Le Bouler, Ancien responsable forêts de France Nature Environnement (FNE)
  • Forte densité = forte mortalité et fragilité organique : Les rares chiffres des études faites à ce sujet donnent 61 à 84 % de mortalité des arbres 12 ans après la plantation.
Plantation : quadrillage de préparation
avec 3 plants par m2

Ainsi, cette action s’avère être du Greenwashing et une opération de marketing pour faire oublier le massacre de la fin du mois de novembre et les près de 600 logements en cours relevés sur les permis de construire.

Posons-nous les bonnes questions…

Combien d’arbres ont été détruits dans notre commune ces dernières années ? Des milliers sans aucun doute car chaque subdivision de terrain voit encore aujourd’hui son lot de destruction et d’arbres non-remplacés. Et que dire lorsqu’un immeuble prend la place d’un jardin ? Et ce n’est pas le Plan Local d’Urbanisme qui protège. Personne ne contrôle l’application du principe inscrit dans le PLU : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes d’espèces indigènes ».

Un projet participatif qui n’a pas fait le plein de participants…
Heureusement que le service espace vert a été actif pour planter !

Il y a quelques années, la mode était aux murs végétalisés. Avec le temps, il est clair que ce concept était peu écologique et difficile à pérenniser en extérieur. Il en est de même avec ce concept ultra commercial de mini-forêts. Planter un arbre, c’est savoir être patient et le faire pour les générations futures.

 Face à la crise écologique, on aurait envie d’appuyer sur un bouton pour créer une forêt centenaire sur une place de parking. Or les forêts, c’est le temps long… Sans le vouloir, ils reprennent le même discours que la filière bois en entretenant l’illusion que l’on peut recréer des forêts primaires en claquant des doigts. »

Canopée, Sylvain Angerand
Après plantation d’une « mini-forêt » de petits plants

Végétaliser notre commune est une nécessité mais pas n’importe comment ! Et aménager et planter un parc public ne se fait pas sans réflexion globale sur les usages d’un parc public. Une fois de plus, la majorité joue aux apprentis sorciers, incapable de réfléchir sur l’espace global de la ville et de ses trames. Le nouveau PLU, attendu depuis déjà 8 ans, permettra t-il de donner de la cohérence là où il n’y en a pas aujourd’hui ? Dans un prochain article, nous vous proposerons une autre vision de la trame verte.

Massacre à la pelleteuse !

Au Haut du Breuil, il y a quelques jours, une triste réalité s’est offerte à notre regard. Et pour cause, malgré des années de combat contre la volonté du maire de bétonner cette zone, les pelleteuses sont entrées en action …

Des milliers de m2 d’arbres détruits en pleine ville

Les pelleteuses ont détruit 14 807m2 sur 4 parcelles cadastrales (94-97 et 395) du haut du Breuil qui avaient constitué, au fil du temps, une réserve de biodiversité unique dans notre commune, refuge des insectes, des oiseaux et de toute une faune à l’abri des arbres et de hautes herbes. Tout cela a été détruit en l’espace de quelques heures avec la bénédiction de la majorité municipale qui n’a rien fait pour l’en empêcher !

Destruction des bois et du verger
au Haut du Breuil

Pourtant, Guy Geoffroy avait en janvier 2020 signé un pacte de transition écologique censé être appliqué au sein du conseil du même nom. Instance qui légitime une politique de marketing et de Greenwashing, à l’honneur par nos politiques qui ont des ambitions nationales. Rien d’étonnant après la tentative avortée de réaliser un champ de foire (dalle de bitume de 2100m2).

Vue champêtre :
en bas de la rue du Breuil

Bilan de cette triste journée : rien que sur la parcelle 96, près de 2000m2 de bois ont disparu. A cela s’ajoute les boisements des autres parcelles mais également le verger (parcelle 94) qui accueillait des arbres fruitiers (1400m2). C’est donc une perte considérable pour notre commune qui avait déjà vu s’évaporer une surface équivalente du parc central avec la construction d’immeubles derrière le centre aquatique (-15 000m2). Chaque nouvelle mandature est donc accompagnée de son lot de destruction.

Route de Brie : vue au loin
du bois avant le massacre

Un massacre programmé de longue date

Le souhait de notre maire et l’appétit des promoteurs ont permis une nouvelle phase de bétonisation de notre commune à la fin du deuxième mandat.

L’Est de notre commune, autour du cimetière, est resté pendant longtemps (jusqu’aux années 2000) une zone en partie préservée. Dans cette zone dite d’aménagement concertée, en lieu et place de l’ancien stade de la plaine, a été édifiée le domaine Hélios (+de 80 logements dont trois bâtiments collectifs). Les constructions se sont également installées autour de la ferme des Copeaux avec un programme immobilier dit le « hameau Briard ».

Grignotage en 15 ans
de la zone Est autour du cimetière

Le maire n’a pas stoppé ce développement. Au contraire, le nouveau Plan Local d’Urbanisme mis en place en 2010 dont les règles ont été défini par Guy Geoffroy ne protège pas cette zone (comme de nombreuses autres) par des règles contraignantes pour les promoteurs.

Des stères de bois attendent leur départ et
un écosystème ravagé…les écureuils
sont condamnés mais pas seulement …

Le point de départ de ce massacre programmé a été la mise en vente par la famille Bauer de sa propriété située à l’angle de la rue du Breuil et de la route de Brie. Elle ne souhaitait pas vendre à un promoteur, attachée à la conservation de cette maison et de son vaste verger. Effet boule de neige, d’autres parcelles ont été vendues (cadastre : 95-97 et 345).

Trois maisons détruites …

Plusieurs rebondissements semblent avoir émaillé l’apparition d’un projet destructeur : un retrait temporaire de la vente par la famille, une étude de la SAFER pour l’aménagement de cette zone, l’idée que la commune ferait jouer son droit de préemption, l’incendie de la maison en juin 2017, la mobilisation des riverains dont celle de Bernard Tapie opposé à un programme immobilier non loin de sa propriété. Au final, la famille Bauer a vendu sa propriété et « les nouveaux constructeurs » ont obtenu un permis de construire, malgré plusieurs recours en justice et des actions longues pour interdire ce projet.

Programme de logement individuel :
40 maisons collées les unes aux autres

Ce nouveau massacre ne peut se justifier par le besoin de construire des logements sociaux puisque ce permis permet la construction de 90 logements en pleine propriété dont 50 en collectif et 40 maisons individuelles. La surface de plancher autorisé par le permis de construire est de 6993 m2.

Plan masse du projet : Impression trompeuse qu’une masse végétale
va pouvoir remplacer les milliers de m2 de bois et de verger

Totalement surréaliste, la taille des terrains pour construire une maison fera parfois moins de 150m2. Et le maire affirme que le PLU est très contraignant ! Qui peut encore le croire ?

Des conséquences multiples

Le maire et sa majorité s’étaient bien gardés d’afficher leurs intentions. Cela n’était pas politiquement correct, surtout quand il s’agissait de s’attaquer à la zone sensible et hautement patrimoniale du Haut du Breuil. Elle possède plusieurs propriétés anciennes avec des parcs arborés, dont le moulin du Breuil (XVIIIe siècle) ou encore des propriétés du XIXe comme la maison Marthe Robin. L’ensemble forme ou plutôt formait, une zone à haute valeur écologique.

Image du projet : 50 appartements

Les conséquences sont de plusieurs ordres :

  • La destruction d’une zone de biodiversité
  • La mise en danger et la perte d’identité d’une zone à forte valeur environnementale et patrimoniale
  • La fragilisation de cette zone en pente, accentuée par le bouleversement des sources qui coulent en contrebas
  • L’apparition de problèmes de circulation du fait de l’étroitesse de la rue du Breuil et de la circulation déjà dense de la route de Brie (+200véhicules à prévoir en plus)
Rue du Breuil : une rue étroite
au milieu de la nature …avant le massacre

Pour lutter contre ce type de projet, nous proposons dans le cadre de la révision du PLU pour préserver ce qui peut l’être encore :

  • Une protection des zones sensibles qui devront être redéfinies et listées
  • Une identification et la constitution d’une liste de protection des « Bâtiments remarquables » privés aux qualités architecturales ou historiques
  • L’interdiction du mitage des zones pavillonnaires
  • La création de règles contraignantes environnementales et la végétalisation pour toute nouvelle construction
Des réactions indignées et des actes
qui ne s’oublieront pas !

P.L.U : Quand tout est permis…

Le 17 mai 2021 était déposé au service de l’urbanisme une demande de permis de construire qui montre qu’aucun quartier de notre commune n’est à l’abri de voir pousser un ou plusieurs immeubles au milieu d’une zone pavillonnaire…

Un terrain de seulement 8.88m de large pour deux bâtiments

La densification, en cours depuis près de 20 ans, s’accélère encore. Rien de bien surprenant puisque notre P.L.U (Plan Local d’Urbanisme) est l’un plus permissif qui soit.

Un projet dans un secteur qui possède
l’une des plus belles vues sur l’Yerres

La crainte de voir enfin adopter des règles contraignantes, dans le cadre du futur P.L.U, pousse les promoteurs à démarcher davantage encore les propriétaires pour qu’ils vendent leur bien.

Localisation de la parcelle concernée
par le permis de construire

Le projet qui se situe au 8 rue du haut de la Couture est significatif d’un urbanisme et d’une croissance irraisonnés. Sur un terrain de 830 m2 formant une lanière en forte pente, deux bâtiments abritant chacun 3 appartements ont reçu autorisation de construction le 22 octobre 2021 (2 T4/5 +4 T2).

Largeur de la parcelle : 8.88m

Deux contraintes de taille : la forte pente de plus de 6 %, une largeur de seulement 8.88m pour 86 m de profondeur !

Un terrain étroit en forte pente.
A droite la petite construction qui sera détruite

Qui aurait pu croire qu’avec de telles conditions, il soit possible de construire deux immeubles au milieu d’un quartier pavillonnaire paisible, jusque-là préservé, qui s’ouvre sur le paysage panoramique du val d’Yerres.

Le nombre de parkings obligatoire n’empêche rien !

Ainsi, le permis de construire permettra de créer, après destruction des 39m2 de bâti datant des années 1970, 341.5m2 de surface au sol. Les deux bâtiments n’abriteront pas de logements en rez-de- chaussé afin de permettre le passage des véhicules vers les parkings. Ils auront donc deux étages pour une hauteur maximale de 10.40 m (partie arrière du bâtiment 1).

Coupe du projet :
2 bâtiments l’un derrière l’autre

Le reste du terrain est principalement réservé aux 14 places de parkings (2 par logement +2 places visiteurs), principalement à l’arrière du terrain, en bas de la pente. Il n’a pas été exigé de réaliser des places de parkings sous-abris (sauf 2 places sous carport et 2 sous le deuxième bâtiment).

Plan masse du projet

N’est-ce-pas notre maire qui a affirmé que le nombre de places de stationnement était un frein puissant pour les projets immobiliers sur des petits terrains ? Ce permis de construire démontre bien qu’il n’en est rien et que les règles d’urbanisme qui s’appliquent, maintes fois dénoncées par des combs-la-villais, ne protègent pas les habitants. Sur les 830m2, plus de la moitié (433m2) sont utilisés par la voirie et les parkings. La part restante pour les espaces verts est réduite au minimum (133m2).

Les places de stationnements sont à l’arrière
en bas de la pente : Jardinet inaccessible
et difficulté pour sortir les véhicules

Le toit terrasse sera partiellement végétalisé (environ 50%), une partie des parkings et voirie sera réalisée en Evergrenn (31% de la surface). Ce dernier procédé permettra que l’eau de pluie s’infiltre dans le sol sur une partie des surfaces roulées. Le toit terrasse est de toute manière la seule solution pour ne pas dépasser la hauteur totale autorisée.

Des voisins surpris et indignés par la permissivité du PLU

Plusieurs remarques se sont imposées à eux :

  • Ce type de construction dénature le paysage urbain pavillonnaire et modifie profondément le cadre de vie. Il enlève le caractère végétal et jardiné de cette entité urbaine. Une boîte de pandore qui s’ouvre pour d’autres ventes et d’autres projets.
  • Ces constructions seront la source de nuisances multiples : sonores, visuelles, écologiques. La circulation va augmenter dans une rue étroite. L’implantation des parkings tout près des maisons existantes = nuisances visuelles et sonores garanties !
  • Comment seront gérés les poubelles pour 6 logements les jours de ramassage. Sur 8.88 m de trottoirs, le portail et le portillon ne laisseront que 1.98m de disponible pour mettre les poubelles de ces deux bâtiments !
Deux bâtiments occupant les 8.88m de large
avec un rez-de-chaussée évidé pour laisser passer les véhicules
et un toit terrasse pour ne pas dépasser la hauteur maximale

Et des interrogations sur l’avis favorable signé par le maire de notre commune :

  • Des fondations qui paraissent bien fragiles. Dans la partie basse, les fondations seront hors norme, de moins de 0.6m de profondeur, sur un terrain en pente avec des sols argileux.
  • Le volume de stockage du puisard des eaux pluviales (13m3) est jugé insuffisant par notre agglomération qui a émis des réserves. Aucun avaloir en bas de pente de voirie pour capter les eaux de pluie !
  • La zone arrière abritant 8 parkings est constituée de 4×2 parkings qui sont les uns derrière les autres. En contrebas, un jardinet sans garde-corps (autour d’un mètre de hauteur dans le vide) et sans escalier d’accès ! Pour l’accessibilité, l’entretien et la sécurité, la copie est à revoir.
  • Dans l’article 13 du PLU zone UC il est dit : « Les plantations existantes doivent être maintenues ou remplacées par des plantations équivalentes d’espèces indigènes. ». Or ce qui va être planté ne sont pas des arbres de hautes tiges. Il s’agit d’arbustes et non d’arbres (H=3m). Le remplacement n’est donc pas équivalent. (Cf.  3 arbres dans la partie arrière + 1 devant actuellement) …
Grand Paris Sud : rapport dans le cadre
de sa compétence sur la gestion des eaux pluviales

Ce type de projet permet de comprendre combien notre PLU est permissif et n’a pas protégé les zones pavillonnaires. Cela contredit tous les propos de notre maire. Depuis 2014, nous attendons la révision du P.L.U qui aurait évité ce type de projet destructeur. Aux citoyens d’exiger des normes strictes lors de sa révision qui ne saurait tarder mais dont l’application ne sera que pour 2024… Les destructions peuvent continuer de plus belle ! A qui le tour ?

C’est d’ailleurs le cas au Haut du Breuil. Alors n’hésitez-pas à vous y rendre pour constater le saccage du site, de son verger et de son bois …

« Cabane » du Chêne : nouvelles infos sur cette construction

Une analyse de ce nouveau centre en cours de construction est selon nous nécessaire. Histoire de bien comprendre comment cet équipement est censé remplacer l’ancien centre avec ses 7000m2 d’espace vert…

Les infos livrées par le permis de construire

Pour analyser le permis de construire, nous avons sollicité sa consultation auprès du service de l’urbanisme. Tous les administrés peuvent faire de même. Cette lecture nous a permis de mieux comprendre les limites et les failles d’un tel projet.

Permis de construire :
plan masse au 1/500 de mars 2021

Première information et d’importance, ce permis est intitulé accueil pré et post scolaire. Il ne s’agit donc pas d’un centre de loisirs !

Cartouche du plan masse

Il est aisé de constater à partir de ce permis de construire que :

  • L’accès se fera sur le côté gauche, du côté des poubelles qui servent au groupe scolaire et à la restauration scolaire. Un environnement tout à fait sain et agréable pour nos petits. La première vision que vous aurez de la porte d’entrée sera de « jolies » poubelles !
Poubelles près de l'accès
Poubelles près de l’accès
Une entrée près des poubelles :
un environnement sain !
  • La place disponible derrière le bâtiment A est au total d’environ 1500m2 (contre +de 7000m2). L’emprise au sol du centre est de près de 250m2. La partie végétalisée avec les arbres est de 900m2 mais aucun espace de verdure pour se poser. Le reste de la surface est utilisée par le cheminement.
  • Le peu d’espace libre autour de la « cabane » sera occupé par la plantation de 14 arbres « tiges ». Arbres qui sont censés sur le plan ne pas faire plus de 4m de diamètre (?) S’agit-il d’arbres ou d’arbustes ? L’effet recoin va être accentué !
Remplissage avec 14 arbres :
aucun espace pour jouer !
  • Aucun espace n’est prévu dans ce permis de construire pour que les enfants puissent jouer (pas de jeux extérieurs) et courir, si ce n’est dans la cour de récréation qui se situe de l’autre côté du bâtiment principal de l’école du Chêne. Pour y accéder, il faudra au mieux contourner le bâtiment A.
  • Les informations qui filtrent laissent supposer que la totalité du projet n’est pas indiqué dans le permis de construire, en particulier sur l’espace vert disponible
Fenêtres et portes d’entrée :
la distance avec l’angle interroge
  • Ce centre est bien coincé contre le bâtiment A. A l’angle de l’entrée, la distance entre la « cabane » et le bâtiment A est de 6.14m seulement ! Se pose la question de la conformité avec le P.L.U car il y a des fenêtres à moins de 8 m du bâtiment A (Fenêtres 9-10-11-12 sur la coupe et le plan). Les salles du bâtiment scolaire A vont perdre en luminosité.

Enfin, il faut ajouter que ce projet sera l’occasion de planter à l’intérieur du groupe scolaire, 14 arbres supplémentaires près de la cour de récréation sur l’espace vert qui initialement en a 11.

Arbres à planter sur l’espace pelouse arboré

Traitement identique aux abords avec la plantation de 27 arbres de plus. Le maire avait promis 1000 arbres durant le mandat. Va-t-il de cette manière tenir un de ses engagements en plantant des arbrisseaux ?

Plantations d’arbres prévus aux abords…

Tout cela, ne supporte aucune comparaison avec le centre historique du Chêne qui dispose d’espace, d’un vaste jardin arboré avec une grande pelouse où les enfants aiment s’égayer. Et surtout d’un noble et vieux chêne emblématique.

Une amélioration mais est-ce certain ?

Dans un précédent article nous avons décrit à partir du plan de ce petit bâtiment en bois et de sa coupe, la teneur de ce bâtiment qui est sorti de terre en quelques semaines et qui repose sur une dalle béton, sans vide sanitaire.

Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !
Dalle sur laquelle repose le nouveau centre !

Les plafonds sont bas (peu de hauteur sous plafond), les équipements réduits à l’essentiel.

Un espace réduit au minimum !
Un espace réduit au minimum !

Un projet au rabais pour 45 places (2000€/m2). Le centre du Chêne aurait nécessité près de 400 000€ d’investissement pour une remise en état d’un équipement de 90 places (Analyse faite par le directeur technique de la commune).

La cabane en a coûté autant pour obtenir moins ! L’histoire se répète à l’infini et interroge sur la gestion de cette ville après l’indignation suscitée par le prix de la triste aire de jeux du parc central. Il est vrai que le but de cette opération est de vendre un équipement public pour plus d’un million d’euros…

Nous avons décidé, et nous le ferons, la construction de nouveaux
locaux mieux adaptés et répondant dans tous les besoins à l’ensemble des attentes pour permettre aux petits du centre de loisirs maternel d’avoir, dès la rentrée prochaine, un accueil conforme à leurs attentes, et même amélioré par rapport à la situation existante.

Déclaration du maire, Compte-rendu du Conseil municipal (mars 2021, p.29)

Le seul avantage de ce projet est de rapprocher l’accueil périscolaire du groupe scolaire. En cela, c’est un avantage même si le centre historique du Chêne est distant de moins de 200m. L’accès par le chemin piéton jusqu’au groupe scolaire est totalement sécurisé. Aucune route n’est à traverser !

Comment alors imaginer une seule seconde que ce type d’équipement améliore la situation existante de nos enfants ?

Comment peut-elle être conforme à l’attente des parents et des enfants ?

La réponse à ces questions est malheureusement simple. Les membres de la majorité, qui approuvent les décisions du maire, ne s’intéressent pas aux familles et aux enfants. Fruit d’une politique et d’une gestion désastreuse, un tel projet ne peut en aucune façon se justifier !

Reste à voir comment ce permis va être respecté car les déclarations faites lors du dernier conseil de l’école du Chêne cette semaine intriguent. Cela fera, sans aucun doute, l’objet d’un nouvel article dans les semaines qui vont suivre…