Quand les conseils de quartiers accouchent d’une souris…

Deux délibérations successives au conseil municipal, l’une en janvier et la seconde en mars 2022, ont mis en lumière le peu de place qui est accordé à la démocratie participative à Combs. Explication…

A Combs : des projets participatifs

microscopiques !

La délibération n°8 du 21 mars 2022 concernait le projet du conseil de quartier Ouest.

Le projet présenté après deux ans de mandature se réduit à l’implantation de deux bancs et une table de pique-nique en plastique, certes heureusement recyclés, pour la somme modique de 1431 €.

Le budget est donc réduit à la portion congrue. La montagne a accouché d’une souris. La faute n’en revient pas aux membres de ces conseils de quartier qui s’investissent et qui souhaitent apporter une réelle amélioration à notre cadre de vie. Les équipements font partout défaut et les besoins sont importants.

Banc en plastique recyclé Belem, Equip Urbain : 330€ TTC

La faible portée des projets conduits par les conseils de quartier s’explique par :

Table banc plastique recyclé Dallas, Equip urbain : 771€ TTC

Comment imaginer qu’avec de si faibles possibilités financières, les conseils soient en mesure de proposer des projets participatifs conséquents ?

Lieu d’implantation près de l’Yerres
de la table de pique-nique

Rien à voir avec ce qui se passe dans plusieurs communes de notre agglomération comme dans la région parisienne où la participation citoyenne est un paramètre clef de la prise de décision politique. A Combs, cette participation citoyenne n’est que façade. Les habitants ne disposent d’aucun pouvoir de décision.

Autour de chez nous, la participation est au rendez-vous

En effet, la comparaison est sans appel. De nombreuses communes, encouragent l’engagement citoyen afin d’assurer une assise démocratique aux prises de décisions.

Nous ne prendrons que quelques exemples significatifs :

A Lieusaint, commune de 13 000 habitants seulement, le budget annuel du projet participatif est de 100 000€. Cette année, 21 projets ont été proposés par les habitants, 5 ont été retenus comme réalisables et ce sont les citoyens qui ont voté pour désigner le projet qui sera finalement réalisé.   

A Savigny-sur Orge, le budget s’est monté à près de 150 000€ en 2021 ! La Covid n’a pourtant pas épargné cette commune où la démocratie participative a continué de fonctionner. Pendant ce temps, à Combs, nos deux conseils de quartier avaient été mis en sommeil !

150 000€ pour le budget
participatif de Savigny

Tout aussi intéressantes ont été les démarches engagées à Ris-Orangis et à Corbeil-Essonnes. Dans ces deux communes ont été mises en œuvre des réunions publiques pour permettre aux habitants de participer à la réflexion sur l’avenir de leur ville. Cela a fait suite à la crise de la COVID et à une élection municipale fortement marquée par l’abstention de plus de 66% des habitants, comme dans notre commune.

Mais, contrairement à Combs, les majorités municipales de Ris et de Corbeil ont considéré que les résultats des élections municipales – qui les avaient pourtant porté au pouvoir – ne leur permettait pas d’imposer leur programme en l’absence d’une assise citoyenne.

Le Parisien, 20 octobre 2020

Le résultat a été la modification du projet municipal initial des candidats et la prise en compte des propositions concrètes des citoyens.

Une autre politique est donc possible !

Nous sommes loin d’un tel engagement à Combs-la-Ville, alors que les nouveaux conseils de quartier nous avaient été présentés par l’adjoint au maire, monsieur Samingo, et tous ceux qui ont rallié la majorité municipale en 2020, comme une avancée démocratique. En ralliant la majorité, ceux qui avaient été pendant longtemps dans l’opposition ont oublié leurs idées et leurs ambitions d’associer davantage les habitants à la vie de la commune. Nous ne pouvons que le déplorer !

Programme électorale de
Guy Geoffroy en 2020, p.33

Les élus du groupe « Agissons pour Combs » ont, pour leur part, proposé de réviser la charte de fonctionnement pour :

  • Élargir le champ de compétences des conseils de quartiers ;
  • Offrir un vrai budget participatif en s’inspirant de l’exemple de Lieusaint : 100 000€/an (coût d’une aire de jeux par exemple) ;
  • Mettre en place des assises pour la redéfinition des grands enjeux pour notre commune ;

En s’engageant ainsi dans un véritable processus démocratique, les habitants pourraient alors participer à la mise en place de projets porteurs d’avenir et non pas s’investir uniquement dans des mini projets situés à la marge censés faire illusion.

Enfin, en annexe de cette délibération, les remarques du responsable de la police municipale nous ont interrogés. En effet, ses craintes ressemblent étrangement à celles qui avaient justifié que le maire et la majorité suppriment dans le passé les bancs existants dans les lieux de promenade.

P.4 Annexe de la délibération n°8
du conseil municipal du 21 mars 2022

Lors de la commission aménagement et développement durable, monsieur Guilbot, maire adjoint responsable de l’urbanisme, a d’ailleurs précisé que ces bancs seront utiles aux personnes âgées qui se promènent. Nous espérons que ces bancs et cette petite table de piquenique ne soient pas réservés à cette seule catégorie de la population et que les jeunes auront le droit de s’y poser !

Avant même de les avoir installés, il est envisagé de les retirer …

L’Abreuvoir : Danger de disparition ?

Il y a quelques semaines, le supermarché G20 a définitivement fermé ses portes. Une faillite de plus qui pose la question de la pérennité du centre commercial de l’Abreuvoir. Et les éléments d’analyse dont nous disposons sont inquiétants !

Une succession d’enseignes

Le développement spécifique de notre commune (1970/1990), dans le cadre de la ville nouvelle de Sénart, s’est réalisé autour de 5 petits pôles commerciaux, cœurs de village d’une ville polycentrique. L’un d’eux est le pôle commercial de l’Abreuvoir. Or depuis quelques années, ce modèle de développement polycentrique a été mis à mal.

Localisation du centre commercial de l’Abreuvoir

En effet, qui se souvient encore de la vitalité du supermarché de ce petit pôle commercial lorsque l’enseigne était Ecomarché ? Une époque où il y avait foule le week-end. Mais, la zone d’activités des Ormeaux connaissant le développement qu’on lui connaît, les propriétaires de l’Ecomarché ont préféré partir, conscients qu’il était encore temps d’éviter la catastrophe.

La marque a alors laissé la place à une autre enseigne après plusieurs mois de travaux et d’absence : celle de Franprix positionnée sur des gammes de produits plus onéreux. Mais, entretemps, la clientèle avait migré. Le supermarché a bien entamé une tentative de reconversion vers des produits plus « low cost » de la marque Leader Price. Mais le résultat a été un effondrement progressif de la clientèle, des rayons de plus en plus vides et, au final, une faillite des gérants.

Dernier supermarché en date :
Enseigne G 20

L’ultime tentative a donc été celle d’un repreneur très volontaire qui a tout essayé pour regagner une clientèle qui avait migré. Mais rien n’y a fait. Il avait pourtant multiplié les tentatives pour élargir ses activités : point relais, livraisons à domicile, ouverture 7 jours /7, amplitude horaire considérable. Mais avec un loyer très élevé, sans aide et soutien, le nombre de client s’est avéré une fois de plus insuffisant et les impayés de loyers se cumulant ont fini par mener le magasin à la faillite.

Avis d’expulsion placardé sur le magasin

Le point final a eu lieu le 17 mars : expulsion sous le contrôle d’un huissier accompagné d’une quinzaine de policiers.

Pourquoi un tel désastre ?

Pour notre commune et en particulier pour le centre commercial de l’Abreuvoir, les raisons sont claires :

  • La réinstallation et l’agrandissement de l’Intermarché dans la zone d’activités périphérique de l’Ormeau qui, en concomitance, a fait décroitre l’activité du supermarché de l’Abreuvoir ;
  • Le développement d’enseignes nouvelles en périphérie comme celle de Grand Frais ;
  • Le manque d’investissement des 5 propriétaires de ce centre commercial dont l’état de vétusté extérieur est visible. La dégradation lente et catastrophique du parking de l’Abreuvoir a été particulièrement défavorable pendant des années ;
  • La surface commerciale du supermarché trop importante, au vu de la baisse d’activités (surface au sol presque doublée à l’étage) qui entraîne des charges trop élevées par rapport au chiffre d’affaires et que confirme un audit de la Chambre de Commerce et de l’Industrie ;
Parking de l'Abreuvoir
Parking de l’Abreuvoir avant les travaux de janvier 2022

Ainsi, la réponse est simple. Ce désastre résulte d’une politique voulue et soutenue par le maire, d’un développement périphérique au dépens des cœurs de village. Et cela continue avec le développement de l’Ecopôle !!!

Intermarché avant sa relocalisation
et son agrandissement

Il aura fallu des années pour que le parking soit enfin réhabilité aux normes environnementales en vigueur. Le maire souhaitait avant toute rétrocession, la remise en état du parking par les propriétaires. En définitive, mais trop tard, le parking a été rétrocédé à la commune qui l’a rénové.

Parking de l’Abreuvoir
après sa réhabilitation en janvier 2022

Aujourd’hui, le centre de l’Abreuvoir poursuit son déclin. Reste fort heureusement une pharmacie, un marchand de presse / tabac, une boulangerie, un salon de coiffure et une onglerie. Mais pour combien de temps ?

Quel devenir pour ce centre ?

Pour y répondre, il est nécessaire de prendre en compte la situation du pôle commercial Pablo Picasso. La disparition des boutiques y est également liée au développement de la zone périphérique. Le nombre de commerces a chuté. Le boucher, le pharmacien ont baissé le rideau. Il y avait autrefois 12 commerçants et services dans ce centre, il n’en reste que cinq aujourd’hui.

Pablo Picasso-enseignes fermées
Pablo Picasso-enseignes fermées

Or l’agrandissement de l’enseigne Lidl à Pablo Picasso va accroître la concurrence déjà très forte que subit le pôle de l’Abreuvoir. Dans ce contexte aggravé, qui voudra reprendre le local commercial de l’ancien G20 avec un loyer très élevé ? Qui voudra s’installer dans un centre dont l’extérieur mériterait une rénovation alors que le centre voisin sera neuf ? Qui se lancera dans l’aventure alors que les dernières expériences ont terminé en faillite ?

Cela ne laisse rien présager de bon. En effet, la volonté du maire dans cette zone est de bétonner davantage avec la vente de l’ancien centre de loisirs du Chêne. Le centre commercial de l’Abreuvoir ne risque-t-il pas d’être, en définitive, l’objet d’un nouveau programme immobilier qui s’ajouterait à celui du centre de loisirs ?

Nous ne cessons de dire que le modèle soutenu par le maire depuis plus de 27 ans est contraire à la raison, contraire à ce que défendent les urbanistes, contraire à la vision réaliste de plus en plus de maires, conscients de l’effet délétère du développement périphérique.

Une réflexion de fond, citoyenne et participative, doit être conduite pour repenser la ville de demain au sein d’une agglomération plus respectueuse de l’environnement, de la qualité de vie et du vivre ensemble, dans un objectif affirmé de développement durable. La révision du PLU doit permettre de faire émerger cela ! A nous tous de le réclamer…

Quand c’est bien, il faut savoir le dire !

Enfin, un peu d’activité et de fête dans cette ville qui en a grand besoin. Ce fut le cas, dimanche 3 avril 2022, dans le parc des sports A.Mimoun ! Et cela fait du bien d’être positif…

Une troisième édition qui fait du bien

La première édition a eu lieu en avril 2018, suivie d’une deuxième édition en avril 2019. Coup d’arrêt brutal avec la COVID en 2020 et 2021. Mais la troisième édition a permis de ravir plus de 2000 personnes, nombre conséquent, qui démontre combien les habitants de notre commune sont avides de moments festifs et de loisirs, tout particulièrement lorsque cela est gratuit pour tous. Les Combs-la-Villais s’y sont rendus alors que le froid et le vent de cette journée, qui fut heureusement ensoleillée, auraient pu en décourager plus d’un.

Rencontre n°187, P.16
En 2018, la fête du Dagosport a remplacé
la fête du sport

Le thème de cette fête Dagosport est de nous téléporter au moyen-âge. Nous n’avons plus aucune trace visible de notre histoire médiévale dans la ville. Cela n’empêche pas de réaliser une journée festive qui nous plonge dans le passé et qui nous donne l’occasion de nous faire plaisir.

Une animation musicale intéressante
durant cette troisième édition

Alors pourquoi lui donner ce nom de « Dagosport » ? Cette fête fait référence au passé lointain de notre territoire. Il s’agit en fait de la mention, dans le très discuté testament de Dagobert 1er (Début du VIIe S), de l’origine du nom de notre commune : Cumbis Villa. D’où la référence au roi Dagobert.

Des animations ludiques pour nos enfants !

Le choix d’implanter Dagosport au stade est motivé par les nécessités techniques. Ce vaste espace offre la possibilité de recevoir un public nombreux et d’installer sur la périphérie de l’équipement sportif, des tentes et des kiosques permettant d’accueillir les stands de la douzaine d’animations qui étaient proposées cette année aux visiteurs ainsi que les stands des commerces et restaurateurs installés pour cette occasion.

Une mini-ferme pédagogique
qui a fait des heureux…

Des animations en direction des plus jeunes

Le public visé pour cette troisième édition était manifestement celui des plus jeunes d’entre nous (Public 3-12 ans). Les activités étaient moins intéressantes pour les adolescents et les adultes que durant la première édition. Et pour cause, les activités se sont focalisées sur les enfants : mini ferme pédagogique, lancer de haches gonflées, tir sur cibles, lecture de contes, déambulations d’oies, parcours d’obstacles, démonstration de maniement d’armes médiévales…

Pour devenir chevalier…

Les éducateurs sportifs de l’école municipale des sports étaient à la manœuvre pour animer les parcours d’obstacles. Cette présence a été particulièrement appréciée. Mais l’animation principale était celle des apprentis dragonniers qui offraient la possibilité de chevaucher un dragon…

1ère édition : Rencontre n°189,
mai 2022, P.4

La première édition était en définitive davantage centrée sur le sport avec des ateliers différents : jeter de ballots de paille, sauts, escalade, parcours d’obstacles à partir de 16 ans…

2ème édition, Rencontre n° 199, mai 2019, P.5

La deuxième édition avait proposé un spectacle très attractif : des démonstrations de fauconnerie qui fascinent toujours autant petits et grands.

Démonstration de maniement d’armes,
des adultes intéressés…

Développons davantage les moments festifs

Démonstration est faite avec ce type de festivité que les combs-la-villais adhèrent et sont friands d’animations sportives, culturelles et ludiques.

Faire du lien social, développer le bien vivre ensemble est essentiel dans une commune aussi étendue que la notre dans laquelle le mouvement pendulaire « Métro, Boulot, Dodo » rythme notre quotidien.

Activités proposées par
l’École des sports de notre commune

Nous soutiendrons toujours ce type d’action qui mobilise la ville et ses services (techniques, sportifs, vie associative…), les associations volontaires. Ces actions positives donnent vie à notre commune. Nous ne pouvons que regretter la baisse du budget qui est consacré aux festivités. Il est difficile dans un cadre financier très contraint de redynamiser ces moments festifs qui doivent rythmer la vie de notre ville. Mais cela est une autre histoire…

…et au final nous pouvons le dire, ce fut une « chouette » journée !

Biodiversité : Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Pris en flagrant délit ! Lundi 28 mars, le Parc Central a longuement résonné du vacarme des tronçonneuses en pleine période de nidification et de reproduction de notre petite faune sauvage. Il serait pourtant si facile de ne pas être si destructeur et de faire autrement…

S’il vous plaît, pas d’élagage pendant la période de nidification !

L’information circule bien de nos jours. Aussi, devrions-nous tous être conscients que la biodiversité et les activités humaines ne font pas bon ménage. Nous devrions jouer sur le registre de la discrétion au contact de la nature qui peut être gravement perturbée par toute cette gamme de tronçonneuses, broyeuses et autres engins à moteurs thermiques que la technologie a mis à notre disposition et dont nous faisons grand usage que ce soit dans nos forêts, nos parcs publics ou nos jardins.

Élagage intempestif le 28 mars

Une sorte de trêve a cependant fini par s’instaurer parmi les forestiers, les professionnels des espaces verts responsables et les particuliers attentifs à la nature. Une trêve vertueuse qui se situe, chaque année, entre la fin du mois de février et le début du mois d’août. Période durant laquelle il faut éviter de toucher aux arbres et aux haies afin de respecter la période de reproduction de la petite faune sauvage. Dont les oiseaux.

A Combs-la-Ville, les ornithologues vous diront que nous sommes entrés dans cette période de reproduction et de nidification depuis déjà la mi-mars. Aussi est-ce avec étonnement que les usagers du Parc Central ont eu la mauvaise surprise, lundi 28 mars dernier, de constater la présence d’une entreprise d’élagage dans le parc. Cette entreprise, sans retenue, « nettoyait » les taillis et s’employait à abattre plusieurs arbres. Le vacarme ambiant aidant, les hôtes habituels de ces lieux – troglodytes, mésanges et autres pouillots véloces – avaient pris la fuite ! Ce 28 mars, en quelques heures, plusieurs couvées ont sans aucun doute été perdues…

Abattage :
une broyeuse en action et des arbres
qu’on abat en dépit de toute logique !

Proscrire le recépage ! !

Les taillis et les buissons sont importants pour les passereaux. C’est dans ces taillis et ces buissons – et non dans les arbres, comme on serait tenté de le croire – que 90 % des espèces d’oiseaux trouvent refuge et nourriture.

Recépage de noisetiers : les écureuils (et les promeneurs)
n’auront qu’à aller chercher leurs noisettes ailleurs cette année…

Au Parc Central, les entreprises intervenantes ont pris pour habitude d’effectuer des coupes très sévères dans ces taillis, ne laissant que des moignons de branches près du sol. On appelle cela, le recépage. Cette habitude témoigne d’une technique sylvicole totalement dépassée. Elle est normalement destinée à « éclaircir » les taillis. De fait, elle fait souffrir le végétal et est contre-productive. En effet, la repousse du végétal se fait plus dense encore ! Qu’à cela ne tienne : on effectuera un nouveau recépage et le végétal finira par rendre les armes !

On le voit donc, le recépage constitue une technique très discutable, ne répond à aucune nécessité et reste, de toute façon à proscrire totalement en période de reproduction !

Élagage sur des branches basses d’un des cèdres
du Parc Central l’an dernier.
Quelle utilité ? Aucune ! Un risque majeur d’affaiblissement
de l’arbre car le diamètre de coupe est trop important…

Notre étonnement est d’autant plus grand que le service Développement durable de la mairie a pris position également pour cette trêve… que, finalement, la mairie et son service technique ne respectent pas !

Des alternatives existent pourtant…

Certaines communes autour de la nôtre – Quincy-sous-Sénart, par exemple – appliquent cette trêve. Et ce que peut faire Quincy, pourquoi notre maire, Président des « éco-maires » de France, ne pourrait-il pas se décider à le faire aussi ?

Se décider à adopter une attitude plus respectueuse de l’environnement et de la nature NE COÛTERAIT RIEN à notre maire et à sa majorité. Cela aurait même tendance à lui faire réaliser des économies tout en favorisant nos espèces sauvages – que les usagers du Parc apprécient tant : passereaux, écureuils, hérissons…

Un petit habitant du parc central

Cela ne coûterait pas plus cher non plus de demander aux agents municipaux et aux entreprises de sous-traitance qui interviennent dans le parc d’adopter des comportements plus vertueux et de le leur signifier au moment de la signature du contrat.

Enfin, il serait approprié de donner au service Développement Durable communal les moyens de se faire entendre et de lui accorder un vrai poids dans la vie municipale, loin du pâle rôle qu’il s’efforce de jouer actuellement. Comment ? En en faisant une entité d’action dite « transversale » en connexion directe avec tous les autres services municipaux, à commencer par l’urbanisme.

Le service de Développement durable doit, à notre avis, être vu non comme un alibi politique, un élément du « greewashing » à la mode dans la majorité, mais plutôt comme un acteur incontournable à consulter avant toute prise de décision importante et touchant le milieu naturel. Un moyen de lui donner une voix pleine et entière dans les décisions. Peut-être, ainsi, parviendra-t-on à redonner à nos équipes techniques et à nos élus le goût de découvrir (ou redécouvrir) notre Parc Central et à éviter les outrages inacceptables que, par désintérêt manifeste, parfois on lui fait subir…

A noter que les élagueurs étaient revenus au parc Central une semaine après, le lundi 4 avril. Les couvées ont derechef beaucoup apprécié ! Les retrouverons-nous les semaines à venir ?

Pas de béton en face de chez moi !

« Faute avouée est à moitié pardonnée » dit le proverbe. À moitié pardonnée vraiment ?

Lors du conseil municipal du 21 mars 2022, le maire emporté, par ses élans d’orateur, nous a fait une révélation sacrément culottée !!

Une révélation qui n’est malheureusement pas un poisson d’avril…

Le conseil municipal peut parfois faire éclater des vérités auxquelles nous ne nous attendons pas. S’adressant à l’un des élus du groupe « Agissons pour Combs », le maire a eu ces mots :

« …pas loin de l’endroit où vous résidez et où je réside également, si je n’étais pas intervenu pour empêcher la construction d’un immeuble par la société Bouygues de plus de 50 logements, il y aurait ce bâtiment de 50 logements qui aurait été construit, parce que la loi française le permettait…

Compte rendu du Conseil municipal du 21 mars 2022, Réponse à une intervention de G.Prilleux, conseiller municipal du groupe « Agissons pour Combs » (Facebook : 1 09 00-1 10 00.)

Le projet de 2017 dont parle le maire se situait juste en face de sa propriété. Ce que nous pouvons en déduire c’est :

  • Que le PLU (plan local d’urbanisme) permettait et permet donc toujours ce type de projet dans le quartier du Vieux Pays ;
  • Que « la loi française » à laquelle se réfère le maire n’est autre que celle qui oblige à respecter les règles imposées par le P.L.U ;
  • Que si le Maire ne veut pas d’un projet, il peut faire pression sur le promoteur et faire en sorte qu’il ne soit pas réalisé ;
  • Que dans le cas où un projet peut lui porter préjudice, il a le pouvoir de s’y opposer ;
  • Que les habitants qui ont demandé un recours gracieux auprès du Maire sachent que si le maire veut, il peut…

Certes, nous savions déjà que le maire de notre commune ne regrette rien. Il assume les différents programmes qui ont détruit le patrimoine architectural et qui ont modifié en profondeur l’identité de notre commune. Or pour le moment, aussi bien pour le projet de la rue P Gauguin que pour celui de la rue du Haut de la Couture, le maire fait la sourde oreille !

Ainsi donc la majorité peut, en toute iniquité, faire prévaloir ses intérêts et accepter ou non un programme immobilier. Et ça vaut dans tous les domaines, nous avions la semaine dernière expliqué que les principes d’égalité et d’équité étaient à géométrie variable, en comparant par exemple, l’augmentation des indemnités des élus à celle des agents municipaux.

Près de chez moi, NON, mais chez les autres … OUI

Le plan de relance initié par l’État est un OUI pour bétonner chez les autres.

De quoi s’agit-il exactement ?

Il s’agit de la participation volontaire de notre commune au contrat de relance logement qui a pour objectif de produire 2400 logements neufs dans notre agglomération. Il impactera notre commune avec la création de 291 nouveaux logements en plus de ceux déjà autorisés avant septembre 2021. Ainsi, Combs qui représente 6,5 % de la population de Grand Paris Sud s’engage à produire 12.5 % de la production de logements de notre agglomération.

Et pourquoi cela ? Pour obtenir 1500€/ logement neuf, en validant 291 permis de construire avant le 31 aout 2022. C’est donc une course de vitesse pour accélérer les études en cours et délivrer au plus vite de nouveaux permis de construire. Une façon supplémentaire d’inciter les promoteurs à faire encore plus de zèle avant la révision du PLU et avant la clôture de ce plan.

Délibération n°7 du 21 mars 2021

Alors que la majorité municipale se targue de faire gagner un peu plus de 400 000€ à la commune avec ce contrat, elle ne dit pas comment elle accueillera les familles qui seront dans ces logements : dans quelle école, quel centre de loisirs. Elle ne dit pas quel mode de garde seront mis en place pour les familles qui auront des enfants en bas âge. Elle ne dit rien sur les services aux personnes âgées qui elles-aussi pourraient venir se loger à Combs. Et enfin elle ne dit rien non-plus sur la prise en charge médicale dans une ville où il est quasiment impossible de trouver un médecin traitant.

Une fois de plus, nous avons donc là un bel exemple d’injonction contradictoire de la majorité.

En effet, au lieu de temporiser et de freiner les projets de nouvelles constructions en attendant que le nouveau PLU en cours d’instruction soit moins permissif et plus contraignant, la majorité accélère la bétonisation et la densification non cohérente de notre commune en approuvant la signature de ce contrat.     

Le contrat ne nous a pas été communiqué
malgré notre demande. Contrat type mis en annexe
de la délibération qui renforce notre
vote contre cette délibération

La signature de ce contrat est, en définitive, un aveu clairement énoncé que la politique immobilière conduite à Combs est liée à un PLU permissif qui favorise la construction. Ce contrat matérialise la stratégie financière de la commune qui, pour obtenir une subvention bétonne notre ville. Tout cela est bien éloigné de la promesse de Guy Geoffroy de limiter l’action des promoteurs immobiliers.

Nous ne sommes donc pas prêts de pardonner !!

60 000€ versus 56 000€…

Pour Victor Hugo, la première égalité, c’est l’équité. Et ce principe d’équité, nous y sommes attachés. La mise en miroir du coût de l’augmentation de l’indemnité des élus avec celui de l’indemnité des agents municipaux contredit ce principe.

Quand le bon père de famille se sert en premier

Explications…

56 000€ / 35 personnes

D’un côté, au tout début du mandat , la majorité a décidé d’augmenter les indemnités des élus. Cette augmentation de l’enveloppe indemnitaire, à la charge de la commune, a été très importante au regard de la crise sociale et se chiffre chaque année à plus de 56000 (Délibération 16 et 17 du 4 juin 2020). Elle concerne les seuls 35 élus de la commune.

200820142020
1 275 696 €1 315 008 €1 653 048 €
Évolution des indemnités des élus de la commune : sommes cumulées par mandature

Cela correspond à une augmentation de 25 % des indemnités totales des élus sur le budget de fonctionnement et coûtera sur la mandature 336 000 € de plus au budget (2020-2026).

Les augmentations ont été les suivantes : 4.45 % pour le maire, 32.04 % pour la première adjointe, 53.44 % pour les conseillers municipaux délégués…

60 000€ / 419 personnes

De l’autre côté, la stagnation des salaires des fonctionnaires municipaux (du ressort du point d’indice décidé par l’État) et la non-augmentation des primes et indemnités décidées par la commune depuis 2018.

En février 2022, après des négociations avec les salariés, la majorité a consenti un mini coup de pouce. Ainsi, pour la totalité des employés (+ de 419 personnes), le R.I.F.S.E.E.P, régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel fera peser sur le budget de fonctionnement de la commune, la somme annuelle supplémentaire de 60 000€ !

Si nous nous référons aux chiffres indiqués dans l’annexe de la délibération N° 1 de février 2022, une personne de catégorie C4 aura une augmentation brute de 16€/mois soit une augmentation d’environ 1 % de son salaire total brut. Il s’agit bien d’un mini coup de pouce…

Selon la majorité, il n’était pas possible de faire mieux pour les salariés. Les arguments avancés depuis des années sont les suivants : il faut tenir le budget et la période est difficile. Certes, mais est-il juste de demander à des salariés qui n’ont pas été augmentés depuis des années, de se serrer la ceinture, alors que les élus de la majorité n’hésitent pas à voter une délibération qui leur est très favorable avec des augmentations bien supérieures à 1 % !

Et pourquoi ne pas rêver de plus d’Équité !

Une fois de plus, nous ne pouvons que dénoncer une politique du deux poids, deux mesures qui montre une incohérence globale. Les élus devraient montrer l’exemple.

Demander de faire des efforts, cela peut se concevoir si tout le monde y participe. Mais cela n’est pas le cas dans notre commune. En bon père de famille, Guy Geoffroy n’aurait-il pas dû penser d’abord à ceux qui assurent les services publics municipaux avant de servir les élus ? Pourtant, les élus de la majorité ne cessent lors des conseils municipaux, de louer la qualité du travail et de l’implication des employés communaux dans la bonne marche de la commune.

Notre maire à lui seul cumule des indemnités en plus de sa retraite fort méritée de proviseur et de député honoraire (+4109€ comme maire, +1392€ comme président du SIVOM etc). Était-il vraiment urgent de s’augmenter de la sorte et faire ainsi preuve d’iniquité ?

Nous sommes conscients que la situation sociale dans notre pays comme dans notre commune est à prendre en compte et qu’il faut maîtriser le budget de fonctionnement. Mais cette question de l’augmentation des salaires face à une inflation grandissante se pose d’une manière forte dans les entreprises comme dans la fonction publique municipale.

Entre 2017 et 2022, la hausse prévue ne compense pas les pertes cumulées

Or pour les employés communaux, les salaires n’ont pas augmenté entre 2017 et 2021. L’inflation a été de 6% et il est prévu une inflation d’au moins + de 3 % pour 2022. Le cumul sera de + de 9 %, ce qui correspond à une perte importante du pouvoir d’achat. D’autant plus que les plus petits salaires, ceux des catégories C, concernent la grande majorité du personnel communal. Nombreux sont ces personnes qui travaillent à temps partiels.

Il serait certainement bien vu par les habitants que les élus participent à l’effort demandé et qu’une répartition plus équitable se fasse entre les élus et les catégories les plus fragiles des agents municipaux.

Ukraine : Combs se mobilise !

Il y a 15 jours nous appelions les combs-la-villais à se mobiliser pour l’Ukraine. Les premiers réfugiés sont arrivés sur notre commune. Faisons le point ensemble sur ce qui est fait au sein de notre ville…

Rassemblement pour la paix

Dans notre précédent article, nous avions fait des propositions pour que notre commune et ses habitants puissent venir en aide aux ukrainiens. L’association avait également adressé un courriel à notre Maire afin d’organiser collecte, prêt de logements communaux et rassemblement pour la paix.

Place Simone Veil : arrivée des Combs la Villais
et rencontre avec la représentante de l’Unicef

Faute de réponse du maire concernant un rassemblement, nous avons tenu à en réaliser un dimanche 13 mars à 11heures place Simone Veil. Ce lieu nous paraissait être approprié car hautement symbolique. Cette femme politique française, déportée en 1944, a été la première Présidente du Parlement Européen élue au suffrage universel.

Intervention de Céline Launay
représentant le Pôle UNICEF de Combs-la-Ville

Ce rassemblement a accueilli la représentante départementale de l’Unicef à Combs. Elle a souhaité rappeler combien il est utile d’aider en ciblant davantage l’aide à apporter :

  • En envoyant une aide financière aux ONG (dont l’Unicef) qui permettra d’intervenir plus efficacement dans les zones impactées par la guerre et dans les zones frontalières
  • En suivant les consignes des organismes collecteurs pour des dons matériels ciblés (produits d’hygiène et alimentaires pour les bébés et les enfants, médicaments …)
Intervention de Mathilde Prilleux : « rien qu’en 2020
82,4 millions de déplacés
pour des raisons politiques (conflits, dissidences) ou climatiques (HCR) »

Ce rassemblement a permis à Mathilde Prilleux, très engagée depuis plusieurs années sur la question de l’aide et de l’intégration des réfugiés, de donner des pistes afin d’aider utilement les réfugiés et les accueillir.

En présence de L. Masse, G. Prilleux et
S. Rouillier (Conseillers municipaux , Agissons pour Combs) et de A. de Méjas (Conseillère municipale, Combs à gauche), lecture d’un poème de Carmen Montet
« Les enfants de la guerre » dédié aux enfants du Yémen, réadapté pour les enfants d’Ukraine.

Nous avons pu rencontrer à la fin de ce rassemblement, une ukrainienne combs-la-villaise très mobilisée avec son époux. Ils ont participé avec la communauté ukrainienne de Chelles à l’envoi de deux bus.

Ukrainiens réfugiés (1ère et troisième en partant de la gauche) et famille ukrainienne vivant à Combs.

Enfin et surtout, une maman et sa jeune fille de 10 ans, arrivées depuis 15 jours, ayant fui la guerre, se sont présentées sur la place Simone Veil. Moment très émouvant lorsque la jeune fille est venue sur la place, drapée des couleurs ukrainiennes.

Pour vous aider à participer et à accueillir …

Nous vous proposons pour aider et accueillir des réfugiés de faire la synthèse des informations fournies par les intervenantes de ce rassemblement :

  • Favoriser l’action humanitaire sur le terrain du conflit et aux frontières
A qui donner et pour quoi ? 
A L’UNICEF : actions directes pour venir en aide aux enfants et à leur famille.
A La Croix Rouge : actions pour répondre au besoin en eau, apporter un support médical et de premier secours, fournir des vivres et des produits de première nécessité. Elle est présente en Ukraine depuis 2014 et le début de la guerre en Crimée.
Au Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR) : actions pour organiser et soutenir l’accueil des personnes déplacées, soutien aux pays frontaliers.
A Médecin sans Frontières : actions médicales sur les zones de conflits pour venir en aide aux populations.
Échange avec une habitante
de Combs née en Ukraine
  • Accueillir et soutenir ceux qui fuient

Pour venir en aide aux personnes qui fuient la guerre et se réfugient dans d’autres pays, il est nécessaire d’apporter un soutien psychologique, social et fraternel. Quelques pistes pour y répondre :

Partager un moment, apprendre à se connaître

Singa France vous propose d’organiser et de participer à des évènements pour partager des moments conviviaux avec des personnes exilées (activités, sorties culturelles, apéritifs, rencontres sportives) afin de tisser du lien et faire plaisir.

S’entraider, faire ensemble

La plateforme weukraine.fr référence des actions simples à mener près de chez vous et partage celles que vous menez (collecte, appel au bénévolat, manifestation de soutien).

Solinum et son application vous aideront à mieux informer les personnes exilées en situation de précarité et à les aider (démarches administratives, contacts avec les services sociaux et les associations à proximité de Combs).

Accueillir chez soi

jaccueille.fr , gérée par Singa, vous met en relation avec des personnes exilées et vous permet de proposer un hébergement temporaire chez vous. L’association assure un suivi et vous soutient dans cette démarche.

Poursuivons la mobilisation…

La commune votera une aide de 10 000€ lors du conseil municipal du lundi 21 mars (Délibération n°1). Nous ne pouvons que nous en réjouir. L’agglomération Grand Paris Sud prévoit également de débloquer une somme très importante lors du conseil communautaire du 29 mars.

Nous avons également eu une réponse à l’une de nos propositions. Un Combs-la-Villais, présent lors de notre rassemblement, a posé une question au maire au marché le samedi 11 mars. Ce dernier a répondu à sa question. Il semblerait qu’un logement communal vacant soit mis à disposition des réfugiés. Nous nous félicitons de cette réponse.

Enfin, n‘oublions pas qu’une partie de la population Russe n’a pas voulu de ce conflit. Muselée, elle est soumise à la propagande. Soutenir des associations telles que Amnesty Internationale et Reporters Sans Frontières est essentiel pour la défense de la liberté politique et de la paix.

N’hésitez pas à consulter le média Guiti News (créé par des journalistes, reporters, photographes réfugiés en France) qui propose un autre regard sur la migration, l’accueil, et les thématiques qui y sont liées. 

Relayez les initiatives en cours et les informations utiles sur notre groupe Facebook ou sur la page contact de l’association …

Les Brandons : « Not in My Back Yard » …

claironne la majorité dans le journal municipal « Rencontre » (P.22, n°226, mars 2022) en prenant les Brandons comme étant un exemple « parmi tant d’autres, des changements mis en œuvre pour l’ensemble des habitants ». Cependant, l’étude du permis de construire nous fait entendre une tout autre musique… A vous de juger !

C’est un beau roman, c’est une belle histoire

La majorité municipale aime nous raconter de belles histoires, qui au fil du temps deviennent les mythes fondateurs d’un pouvoir en place. Une sorte de musique douce, scandée lors des conseils municipaux, inscrite dans les pages du journal municipal dès que l’occasion s’en présente depuis bientôt 30 ans : la Borne Blanche, le plateau d’Egrenay…Un nouveau mythe est en cours d’écriture. Celui de la merveilleuse et écologique résidence « Osmose », située dans le quartier des Brandons qui selon le maire sera « verdoyante » et « intimiste » !

« Rencontre » n° 220, septembre 2021

Il est vrai que le constructeur, Pitch Promotion, dans la première tranche de refonte du quartier (163 logements dont 145 sociaux), nous a déjà prouvé sa capacité à réaliser à Combs-la-Ville, un projet verdoyant. Au final, un espace ultra minéral, sans espace vert, sans aire de jeux et sans aucun espace détente pour les familles.

Tranche 1 : des immeubles de part et d’autre,
sans une aire de jeux ou banc pour se reposer

D’autant que la notice du deuxième projet architectural du permis de construire (« un projet écologique mettant en valeur la biodiversité ») s’évertue à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, aimablement relayée, en début d’année, par Le Parisien qui assure que : :

Ce programme immobilier répond parfaitement aux ambitions de la ville (…) qui souhaite offrir des logements de qualité et créer une biodiversité en milieu urbain »

La parisien, janvier 2022

Cette jolie formule de « Biodiversité » en milieu urbain est-elle encore capable de nous bercer d’illusions ? Nous avons toujours en mémoire, le souvenir récent des deux mini-forêts du Parc Central plantées après le massacre des arbres du Haut du Breuil. L’ambition affichée de ces plantations était de développer la biodiversité en milieu urbain. Une fois de plus, un Greenwahing du plus bel effet !

A l’épreuve du réel : un projet calamiteux

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Deux ensembles immobiliers de même typologie architecturale (9+1 immeubles, 4 étages = hauteur maximum de 16.m37) dont l’un est réservé exclusivement à des logements sociaux (38 logements)
  • 267 logements soit près de 1000 habitants en remplacement des 220 existants auparavant (s’ajoute les 163 de la première tranche)
  • Surface du terrain = 12 200m2
Vue de l’allée des Brandons: projection
  • Espace vert restant disponible en pleine terre : 2240 m2 (soit seulement environ 2,2m2/habitant) et donc deux fois moins que ce qui existait dans le programme créé dans les années 50 !
  • Espace parking et toiture végétalisés : 3624 m2 (+ de verdure pour les voitures et les toits que pour les habitants)
Les 11 anciens bâtiments prenaient
moins de place au sol (en blanc)
étaient 2 fois plus petits,
moins massifs que les 10 nouveaux (en rose)

L’analyse du Plan masse du projet fait alors comprendre que la conception a privilégié la densification maximum, un nombre de logements très élevé, plutôt que la création d’espaces extérieurs et de sociabilité :

Plan masse : une emprise considérable du bâti
et peu d’espace vert disponible
  • Une articulation et des cheminements qui occupent l’espace et empêchent d’avoir un parc central comme précédemment
  • Des accès qui obligent à multiplier les cheminements au lieu de les prévoir directement sur la rue afin de conserver des espaces verts
  • Des espaces de stationnement pour les vélos répartis en grand nombre à l’extérieur qui mangent l’espace libre disponible (m2 vendus en plus = moins d’espace vert= + de rentabilité)
  • Aucune aire de jeux prévue
  • Pas d’espace de vie, de repos qui font le lien social, pas de bancs…
Vue aérienne des anciens Brandons
avec un parc central arboré et une aire de jeux

En conséquence, un programme qui nie la vie sociale et les besoins des familles. Et ce n’est pas à proximité que les habitants trouveront une aire de jeux ou un City Parc pour les adolescents et les jeunes.

Cela aggravera la situation de déficit chronique d’équipements urbains à Combs.

Ni ailleurs, ni près de chez moi, mais autrement !

Au final, ce quartier ne sera une fois de plus qu’une occasion manquée de sortir notre commune de sa réputation de ville-dortoir !

PC M 6 Insertion du projet dans son environnement :
un petit air de déjà vue
dont le résultat est connu pour la tranche 1

Que les choses soient très claires : nous ne sommes pas opposés à une évolution de la ville. En utilisant l’expression « Not In My Back Yard (= pas près de chez moi), la majorité veut faire croire que nous ne nous serions pas opposés à ce type de programme s’il était fait ailleurs.

Façade Est/ allée des Brandons
= Élévation qui montre la bétonisation,
la densité et la hauteur du projet en cours

Or nous le revendiquons, nous n’y sommes pas favorables, ni pour notre commune, ni pour les autres communes de notre pays. Si un vrai dialogue avait pu avoir lieu, nous aurions proposé :

  • De limiter le nombre d’immeubles à 7 contre 10 actuellement
  • D’utiliser l’espace gagné (+3600m2) en réduisant le nombre d’immeubles pour réaliser un petit parc urbain avec une aire de jeux, un City Parc…en bordure de la rue des Brandons afin d’être utile pour tout le quartier et créer un espace de respiration
  • De placer les locaux pour les vélos à l’intérieur des immeubles pour gagner de l’espace pour le jardin
  • De créer un jardin potager collectif dans le programme avec des bacs de compostage collectif
  • En orientant les accès aux immeubles le long de l’allée et en limitant les cheminements trop présents dans ce projet, la place du végétal aurait été plus importante
  • De réduire la hauteur des immeubles à 3 étages (et non pas 4) comme c’était le cas dans la tranche 1 afin de mieux harmoniser les hauteurs de construction du quartier des Brandons

Et si nous nous mobilisions ?


Frappée par la folie meurtrière et destructrice d’un régime Russe de plus en plus autoritaire, l’Ukraine et son peuple sont plongés dans les ténèbres de la guerre. Jour après jour, nous sommes collectivement touchés par cette détresse et les souffrances qui sont mises en lumière. Les mouvements de solidarité qui se multiplient en sont la preuve.

Aider mais comment ?

Des sympathisants, des Combs-la-Villais, nous ont interpellés et nous ont demandé si notre association comptait organiser une collecte pour aider les réfugiés ukrainiens ou plus généralement le peuple ukrainien. Cette question, nous nous la sommes posée dès le début du conflit : que faire pour aider ?

Notre association n’est pas structurée pour organiser un quelconque acheminement vers ce pays en guerre. Elle ne l’est pas davantage pour stocker de grandes quantités de dons collectés. Ce que nous avons fait au moment de Noël avec l’aide du Secours Catholique était possible car cela s’adressait aux populations locales en difficulté.

C’est la raison pour laquelle nous appelons toutes les bonnes volontés à participer à des collectes en faveur des ukrainiens et nous proposons au maire de notre commune de mettre en place un point collecte le plus rapidement possible.

La salle des fêtes n’est plus centre de vaccination et pourrait servir de lieu de collecte comme c’est le cas dans de nombreuses communes voisines.

Mobilisation de la salle des fêtes à Réau

Un rassemblement symbolique pour la paix nous semble utile. Nous aimerions que la commune organise un tel rassemblement républicain en faveur de la paix et en soutien au peuple ukrainien.

Des rassemblements symboliques ont eu lieu dans les communes voisines comme par exemple dès le dimanche 27 février à Epinay-sous-Sénart avec de nombreuses prises de paroles de Spinoliens d’origine russe et ukrainienne. Idem à Brunoy où le Maire a invité l’ensemble des Brunoyens à participer à un rassemblement pour la paix . Nous sommes attachés à ces moments de recueillement collectif comme ce fût le cas lors des hommages rendus à Samuel Paty.

Enfin, nous souhaiterions que les logements communaux vacants soient mis à disposition des réfugiés. Cela se fait déjà dans de nombreuses communes qui préparent l’arrivée des réfugiés dans notre pays.

Si vous souhaitez accueillir des réfugiés ukrainiens chez vous, vous pouvez contacter l’association Aide médicale et caritative France Ukraine à l’adresse suivante : hebergement@ukr.fr;

Le site officiel Service public.fr donne la liste des associations qui participent aux collectes nationales et à la réception des dons : https://www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15542

La solidarité s’organise autour de chez nous !

Toutes les communes agissent et s’organisent pour collecter.

À Epinay-sous-Sénart
comme presque partout
…la solidarité s’organise et
les maires sont aux premières loges !

Nous avons recensé quelques opérations en cours dans les communes voisines en capacité de vous aider à participer à ce mouvement général d’entraide. Cette liste n’est pas exhaustive mais nous espérons que cela permettra au plus grand nombre de trouver un point de collecte facilement joignable :

Le département de l’Essonne prendra en charge les dons pour l’ensemble des communes de l’Essonne.

Logo sur le site de Brunoy
appelant à la mobilisation

Sachant que la majorité des réfugiés sont des enfants et des mamans, le souhait des uns et des autres était d’axer en priorité notre soutien en direction des enfants. C’est la raison pour laquelle nous soutenons l’initiative du service pédiatrique de l’hôpital de Villeneuve Saint-Georges en faveur des enfants ukrainiens, relayé dans notre commune par Ketlyne ANGLADA. Elle peut être jointe sur Facebook en message privé pour collecter des produits de première nécessité pour bébés et enfants. (https://www.facebook.com/ketlyne.anglada)

Le maire de Lieusaint, Président de Grand Paris Sud
rencontre des habitants qui arborent les couleurs de l’Ukraine

Enfin, si le rassemblement souhaité n’est pas organisé par la commune, nous vous inviterons à nous rejoindre dimanche 13 mars à 11h sur la place Simone Veil pour pouvoir, dans le silence, avoir une pensée pour ceux qui souffrent près de chez nous.

Nous demanderons en prévision de ce rassemblement une autorisation préfectorale.

Guy Geoffroy : quand l’arbre cache la forêt !

Acte 2 : le mythe du plateau d’Egrenay

Dans le précédent article, « Guy Geoffroy sauveur ou destructeur », nous avions retracé les grandes lignes de l’histoire de l’urbanisation depuis la création de la ville nouvelle. Poursuivons notre enquête pour mieux débusquer les mythes qui modifient l’histoire…

Plateau d’Egrenay : une histoire à revisiter

La majorité assène depuis 25 ans de belles histoires. L’une d’elles est celle du plateau d’Egrenay qui aurait été sauvé des griffes des promoteurs par la volonté combative d’un puissant chevalier blanc : Guy Geoffroy ! Autrement dit, le plateau d’Egrenay devrait sa sauvegarde à l’admirable ténacité du maire.

Un mythe que nous vous proposons d’analyser d’un peu plus près…

Egrenay :
un espace de 400 hectares cultivé
par quelques céréaliers et un producteur bio
en bordure de la Francilienne

En 1994, les terres d’Egrenay ont été classées en zone urbanisable. Un projet d’installation de studios de cinéma devait y être réalisé mais, finalement, le développement d’Euro Disney à Marne-la Vallée finira par en dissuader ses promoteurs. Pour sa part, Guy Geoffroy a milité, dès 1995, pour revenir à la situation antérieure et a été favorable à la protection de cette zone.

Vue aérienne du plateau :
un vaste espace ouvert et céréalier de la Brie

Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour comprendre cette position :

  • La FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) a toujours été très puissante en Seine et Marne (vivier historique du parti politique de notre maire)
  • Le nouveau maire avait, au sein de son équipe municipale, l’un des agriculteurs qui cultivait une partie des terres d’Egrenay. Ce dernier préférait, bien logiquement, les conserver.
  • A cette époque, le département, l’agglomération et des associations de protection du patrimoine comme les Amis du Breuil étaient contre l’expansion urbaine sur ce plateau
Plateau d’Egrenay : vue devant les jardins
de la Marrache en direction d’Evry-Grégy

Le rôle des associations a été déterminant et a modifié le cours de l’histoire. Plusieurs années ont été nécessaires pour faire bouger les lignes. L’association les Amis du Breuil a combattu pour obtenir en 2007 gain de cause lors des débats concernant la création du schéma directeur d’Ile-de-France (Sdrif).

Dans Le Parisien daté du 5/12/2007, Madame Joyce Ini-Toueg se félicitait :

« Je suis satisfaite, constate la présidente de l’association les Amis du Breuil. Le pot de terre a eu raison du pot de fer. »

Les 160 hectares dont parle le maire dans l’édito de janvier 2022 (sur les 400 ha du plateau d’Egrenay) sont donc redevenus inconstructibles en 2007 et protégés par le SDRIF en 2010. Mais était-ce 120 ou 160 hectares ? La question est légitime, voici ce que nous apprend l’édito du maire de juin 2010 :

Rencontre n°110, édito de juin 2010 :
Combs-la-Ville aurait-il l’avantage de voir une partie de son terroir

qui se dilaterait avec le temps ? Grace à son maire ?

Quand le chevalier blanc devient le chevalier noir !

Pour mieux détourner l’attention sur les projets de bétonisation de la majorité municipale, il devenait indispensable que Guy Geoffroy se construise une image de sauveur. En bon communicant qu’il est, il a utilisé cette histoire à son profit, l’a revisitée avec grand soin, pour apparaitre finalement comme le chevalier blanc, sauveur de notre commune ! Et pour cause…

Rencontre n°110, juin 2010

Au début des années 90, les grands programmes des Zones d’aménagements concertés (Zac), zones vouées à l’habitation sur Combs, se terminent mais Guy Geoffroy n’en réalise pas moins la ZAC du centre. Cette dernière lui permettra de livrer une zone englobant la place de l’an 2000, le château de la Fresnaye et la nouvelle mairie à des opérations d’urbanisation très dense. On le voit : le nouveau maire, contre toute attente, ne se rappelait plus ses promesses d’arrêter la bétonisation !

Tract de Guy Geoffroy de 1990

Le PLU de 2010 va accélérer le processus de densification et de destructions patrimoniales. Les règles d’urbanisme (Plan Local d’Urbanisme) étant très permissives, elles ont facilité l’appétit des promoteurs. L’exemple des Brandons résume bien la densification réalisée depuis quelques années (près de 500 nouveaux logements).

Façade du bâtiment G
des nouveaux Brandons :
267 logements sur 10 bâtiments

Le chevalier blanc est devenu un chevalier noir !

Cette merveilleuse histoire du plateau d’Egrenay cache donc toutes les opérations immobilières qui ont débuté dès la fin de son premier mandat. Le résultat est celui que nous connaissons aujourd’hui avec une multiplication des destructions des anciennes demeures, comme celle à venir de cette jolie propriété de la rue des vallées. Le panneau promotionnel se dresse fièrement aux portes de la mairie de notre commune.

Promotion faite en limite de propriété,
côté mairie : tout un symbole !

Nous savons que le mythe du sauveur est tenace et que, comme pour toutes les légendes, l’arbre cache la forêt. Depuis des années le maire et la majorité ne cessent de faire croire à qui veut bien les entendre que, grâce à eux, le plateau d’Egrenay a été sauvegardé. Cela pour mieux détourner l’attention sur la bétonisation et la densification en cours depuis près de 20 ans.

L’acte 3 s’attaquera à un autre mythe fondateur, celui de la Borne blanche sauvée des pelleteuses par la seule volonté de maire.

…à suivre donc pour une autre histoire !