Guy Geoffroy : « JE METS AUX VOIX !! QUI EST POUR ?? »

Pour la première fois depuis l’arrivée de Guy Geoffroy au pouvoir, le conseil municipal du 4 juillet 2022 a attiré une foule de personnes déterminées, dans le calme, pour dire non au projet de Chronopost d’installer, aux abords d’une zone d’habitation résidentielle, le plus grand centre de tri logistique de France !

Une délibération inique

La délibération n° 5 du conseil municipal avait pour objet : Engagement de la procédure de déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU – projet d’implantation de Chronopost sur la ZAC des Portes de Sénart.

En clair, ce soir du 4 juillet, le maire voulait faire adopter une révision accélérée de la zone d’aménagement concertée (ZAC) dite des « Portes de Sénart », zone connue sous le nom d’Ecopole. Cela afin de passer au-dessus de la procédure un peu plus démocratique de révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) qu’il a lui-même engagée depuis quelques mois. Du jamais vu et cela sans aucun débat avec les habitants et l’ensemble des élus.

Après les derniers bâtiments
qui devaient servir à de l’artisanat durable,
une partie du plateau d’Egrenay
de 20 hectares pour Chronopost !

Pour arriver à ses fins, il n’a remis aucun document ni même aucun renseignement sur le projet de Chronopost aux élus municipaux des deux groupes d’opposition. Pourtant, cela aurait été bien utile. La délibération avait, en effet, pour objectif de donner à Chronopost le droit légal de s’installer dans une zone qui ne lui permettait pas de le faire juridiquement, l’implantation de Chronopost étant totalement contraire à la destination première de cette zone sur les 20 hectares à aménager en bordure immédiate des quartiers d’habitations pavillonnaires.

En effet, créée en 2008, la ZAC a fait l’objet le 15 décembre 2008 de deux délibérations qui ont été adoptées à l’unanimité des membres du conseil municipal, et cela pouvait s’entendre car les règles et les engagements pris étaient parfaitement clairs, précis et acceptables.

Un projet qui n’a pas débuté ?
Et pourtant les fouilles d’archéologie préventive de l’INRAP
ont déjà eu lieu pendant 3 mois et sont en cours de recouvrement !!!

Ces engagements reposaient sur quatre piliers principaux : 

  1. Seules les activités de développement durable sont autorisées quel que soit le secteur d’activités économiques ;
  2. La logistique y est absolument interdite ;
  3. La ZAC doit privilégier les modes de déplacements doux ;
  4. L’EPA (Établissement publique d’Aménagement) et l’agglomération de Sénart valideront cette nouvelle orientation (Ce qui fut fait !).

De reniement en reniement …

Le contenu et l’objet de la délibération n°5, ce lundi 4 juillet, sont en fait la preuve du reniement des engagements pris par le maire et sa majorité. Et ce ne sont pas là les seuls reniements qui ont marqué les 27 ans de pouvoir de Guy Geoffroy, président des Eco-maires de France.

Guy Geoffroy durant le conseil municipal
ne laisse aucune place à une alternative sérieuse

Pour prouver les reniements de Guy Geoffroy, président des éco-maires de France, nous pouvons nous appuyer sur les propres déclarations du maire de notre commune, telles qu’actées dans le compte rendu du conseil municipal de décembre 2008 :

*« L’Ecopole c’est un site privilégié ouvert à des activités qui sont TOUTES TOURNEES, quel que soit le secteur, qu’il s’agisse du secteur tertiaire, du secteur dit industriel ou du secteur tourné autour des activités plutôt commerciales voire artisanales, quel que soit le secteur, les activités doivent être fléchées en direction du développement durable ».

Loin de respecter cet engagement, le maire et président des Eco-maires de France, a laissé s’installer dans la ZAC des entreprises qui n’ont rien à voir avec le développement durable.

Cerise sur le gâteau, il veut maintenant faciliter l’implantation d’une entreprise gigantesque avec 50 000m2 de bâti au sol et de plusieurs hectares de bitumes pour le cheminement des camions. N’oublions pas que cette entreprise, dont les activités n’ont aucun rapport avec le développement durable, puisqu’elle favorise un mode de consommation qui accélère le réchauffement climatique et la destruction de nos éco systèmes.

Intervention de Gilles Prilleux, conseiller municipal et communautaire
du groupe « Agissons pour Combs » qui montre aux élus
et au public le Compte rendu indiquant les engagements pris en 2008.

Lors de ce conseil de décembre 2008, il avait pourtant martelé ceci :

« Il fallait très clairement indiquer que sur la partie Nord, là où nous étions maîtres de notre sort, il était clairement édicté que les activités ne seraient pas des activités du secteur logistique »

Nous ne sommes pas opposés au développement de nouvelles activités économiques et à la création de nouveaux emplois sur notre commune. Mais ce développement doit respecter les engagements pris, et en particulier, ceux consignés dans le Pacte de Transition Ecologique signé par le maire en mars 2020. Or il n’en est rien, un engagement de plus qui ne sera pas honoré si nous ne nous mobilisons pas.

120 personnes prennent place
avant le début du conseil municipal

Le Pacte de Transition aurait-il été respecté si nous ne nous étions pas opposés à la création de la dalle de bitumes de 2100 m² dans le parc central après la destruction de 1,5 hectare de ce parc durant la mandature précédente ?

Ni les élus d’opposition, ni probablement même de nombreux élus de la majorité n’ont été informés des tractations en cours avec Chronopost, lesquelles ont duré au moins depuis un an et demi. Les habitants n’en ont jamais entendu parler. Nul article dans Rencontre, nul débat au sein des conseils de quartier, nulle présentation publique de ce projet gigantesque. 

Intervention de Anne de Méjas,
conseillère municipale du groupe « Combs à Gauche » :
« un intérêt Chronopostal ! »

Comment le maire peut-il justifier des reniements qui vont détruire le cadre de vie de nombre de combs-la-villais ?

Qui sème le vent récolte la tempête !!

Débattre d’un sujet majeur en quelques minutes fait montre d’une sérieuse tendance à exercer le pouvoir d’une manière autoritaire. Qui plus est lorsque les citoyens et les élus ne sont pas écoutés et qu’ils ne peuvent ni faire entendre leurs doléances, ni leurs propositions.

Ce fut le cas, une fois de plus, lors de ce conseil. En effet, sous le regard médusé de 120 citoyennes et citoyens qui découvraient l’ambiance d’un conseil municipal dans notre commune, le maire est resté étrangement calme et posé (ce qui tranche avec le dernier conseil communautaire et les autres conseils municipaux). Mais égal à lui-même, il n’a répondu à aucune des questions posées par les élus de l’opposition sur les divers sujets de ce conseil. Encore moins sur la délibération défendant « les intérêts Chronopostal » (expression de Anne de Méjas, conseillère municipale, qui a fait rire le public !).

Et pourtant, ce projet va impacter la vie de très nombreux combs-la -villais : nuisances sonores, lumineuses, visuelles, impact écologique catastrophique dans une zone proche du Bois l’Evêque, difficultés de circulation et pollution atmosphérique…

Lors de cette séance, nombreux étaient les absents dans les rangs de la majorité, beaucoup plus qu’à l’accoutumée. Curieux, ne trouvez-vous pas ? Mais pourquoi ?

Image par impression d’écran de la diffusion
sur You Tube : 10 absents puis 9 sur 35 !

Ils ont, acte héroïque, remis leur pouvoir à l’un de leurs collègues en lui laissant le soin de voter à leur place… tout en n’ignorant pas comment ce dernier voterait, bien sûr. Ainsi, ils n’auront pas à se justifier, à prétendre qu’ils ne savaient pas. Ils n’auront pas à assumer… « Voilà des conseillers municipaux qu’ils sont bien » aurait pu s’exclamer Coluche hier…

Sans aucun état d’âme et en n’exprimant aucun doute ni question, les élus présents de la majorité ont voté POUR l’adoption de cette délibération. Les anciens comme les nouveaux convertis de la majorité ont signé le lancement de ce projet destructeur. Les nouveaux n’ont pas été en reste, qu’il s’agisse de John Samingo, Claude Luthman ou Murielle Gottin. Jérémie Ranque, qui est censé défendre dans la ville des idées écologiques au sein de la majorité n’est arrivée qu’après le vote ! Est-ce l’expression d’un désaccord ?

Les applaudissements nourris vis-à vis des élus de l’opposition et les huées en direction du maire et de sa majorité en disent long sur la légitimité de cette majorité qui a validé en si peu de débat, le coup d’envoi d’un projet qui est déjà rejeté en quelques jours par plus de 1500 pétitionnaires. Il faut continuer de soutenir cette pétition !

Signez la pétition en cliquant sur le lien : change.org/p/stop-au-projet-chronopost-a-combs-la-ville

Ces élus devront donc en répondre, d’abord devant les combs-la-villais, leurs voisins, leurs amis, leur famille puis aux élections municipales de 2026. Nous saurons, NOUS, le leur rappeler.

Comment alors sortir de cette crise par le haut ?

  • En informant, en regroupant et fédérant nos forces. Notre association est structurée pour cela : tractage, boitage, articles…
  • En agissant selon différents modes, sans relâcher la pression, mais avec votre aide et votre participation. Nous vous proposerons via notre groupe de nous y rejoindre dès cette fin de semaine ;
  • En allant sur le terrain politique bien évidemment : en réclamant dès à présent un référendum local sur cette implantation, en discutant avec les élus pour obtenir un projet alternatif, en négociant pour que ce projet se fasse dans les friches industrielles ou dans les espaces libres de notre agglomération.

« La vraie trahison est de suivre le monde comme il va et d’employer l’esprit à le justifier ».

Jean Guehenno.

Encore un projet démentiel = 54000m2 de béton à Combs !!!!

Dans la torpeur de l’été, juste au moment où débutent les grandes vacances, nous avons appris que depuis plus d’un an, dans le plus grand secret, le groupe La Poste a lancé le projet de créer le plus grand hub Chronopost de France (centre logistique) sur le territoire de notre commune. Silence radio de la majorité municipale et de la gouvernance de Grand Paris Sud qui ont tout fait, jusqu’au dernier moment, pour le cacher de nous tous…

De quoi s’agit-il ?

En effet, voici les rares éléments qui ont filtré lors du conseil communautaire du 28 juin 2022 et de la commission communale concernée par ce projet le plus fou du maire depuis 25 ans, une sorte de bouquet final et destructeur.

Localisation du projet : un impact considérable
sur les quartiers nord de la commune
  • Occupation des 20 hectares se trouvant derrière l’Ecopole
  • Construction de Bâtiments = 54 000m2 (équivaut à 5.4 ha) au sol +surface considérable pour les parkings et voies de circulation interne = imperméabilisation des sols
  • Hauteur annoncée par le maire adjoint à l’urbanisme en commission le 30 juin mais sujette à caution : 20 m soit 2 étages
  • Silos parking pour les véhicules
  • 33 500 colis/ traités à l’heure (700 000/jour)
  • Système automatisé de tri
  • Main d’œuvre principalement utilisée pour charger, décharger et enregistrer les colis entrants.
  • Nombre de camions par jour : pas de projection officielle (probablement 1000).
Seul et unique document fourni lors du conseil communautaire :
une vue bucolique sur fond de Symphonie Pastorale
qui ferait presque rêver avec des libellules, des papillons…

A titre de comparaison, allons voir ce qui existe déjà dans notre région où la logistique règne en maître et regardons le plus grand hub UPS de Corbeil / Evry inauguré en 2018 et qui sera plus petit que celui projeté chez nous :

  • Occupation du site : 13 hectares ;
  • Emprise au sol des bâtiments : 30 000m2 ;
  • Hauteur : 2 étages à forte amplitude ;
  • 24 000 colis/heure ;
  • Nombre de zones de chargement pour conteneurs : 124 ;
  • Nombre de places de parking pour véhicules de livraison : 125 ;
  • Nombre de camions / jour : 700 ;
Centre de tri UPS à Corbeil /Evry

Quelles seront les conséquences pour les combs-la-villais ?

L’impact sera essentiellement écologique avec une détérioration de la qualité de vie pour les riverains et pour l’ensemble des habitants qui se trouvent dans la moitié sud de cette ville. Cela entrainera une chute de la valeur de leur propriété immobilière :

  • Aucuns travaux ni aucune nouvelle bretelle sur la francilienne ne sont prévus afin de desservir ce hub ;
  • +1000 camions / jour sur l’accès de la francilienne + les véhicules légers type camionnettes ;
  • Activités sur 16 heures donc de nuit (début souvent vers 4 heures du matin jusqu’au soir) ;
  • Les poids lourds vont longer la route qui borde l’allée des princes ;
Hub Collisimo de La Poste à Aubigny (77) :
loin des habitations et dans la campagne…
un impact déjà majeur !
  • Pollution sonore du trafic accentuée par les « bips » émis par les camions et les chariots élévateurs lorsqu’ils manœuvrent ;
  • Pollution lumineuse très intense pour éclairer le centre de tri qui polluera la vie des hommes et des êtres vivants et impactera également le Bois l’Évêque ;
  • Pollution atmosphérique (30% seulement de véhicules promis au gaz ou électrique en 2025)
  • Pollution visuelle d’un hub gigantesque ;
Hub Colissimo de La Poste d’Aubigny :
des camions un peu partout en attente
et en circulation à la queuleuleu !

Et cerise sur le gâteau : Chronopost sera juge et partie en menant elle-même les études d’impact Faune et Flore. Nous voilà totalement rassurés !

Quels sont les arguments du maire et de GPS pour faire accepter ce projet ?

Tout comme l’a fait le maire de notre commune, le président de GPS, Michel Bisson, a vanté la qualité de ce projet et son importance pour notre territoire communautaire.

Aux multiples questions posées par Gilles Prilleux,
élu d’opposition de Combs-la-Ville, M. Bisson répond :
 » Toutes les questions que tu poses sont légitimes (…) on n’a pas toutes les réponses aujourd’hui ».
Dans ce cas, soyons logiques : comment est-il possible de soutenir un tel projet dont on sait si peu de choses !
  1. Pour eux, c’est avant tout un projet d’intérêt national. Mais c’est oublier que Chronopost est une société filiale de La Poste qui a donc des capitaux privés. Elle n’a pas pour objet d’assurer des obligations de services publics. Chaque prestation est payante. Le premier client de La Poste est Amazon. En termes d’indépendance et de souveraineté nationale, on a fait mieux ! Cet argument est donc très contestable.
  2. Le deuxième argument concerne le nombre d’emplois créés : 1000 selon eux et le groupe La Poste. Or la création du Hub de Corbeil-Essonnes annonçait 986 emplois. Les résultats obtenus ne sont pas tout fait les mêmes que ceux vantés lors de la présentation du projet : transfert d’autres sites, multiplication des emplois précaires et des emplois d’intérimaires…Les chiffres et les études de Pôle emploi montrent qu’actuellement les postes proposés dans la logistique et le transport sont non pourvus à 50/60 % ! Et ce n’est pas nos habitants qui vont tous devenir des employés de Chronopost…
  3. L’argument que cette entreprise s’engage à se verdir et aura une charte bien écologique fait sourire. Un bel habillage écologique nous est proposé : une ferme urbaine (on détruit 20 hectares de terres agricoles), quelques moutons (combien de plantes, d’oiseaux, d’insectes vont disparaitre avec la seule pollution lumineuse ?!), quelques beaux camions tout neufs qui circuleront au gaz ou à l’électricité …100% en 2040 (Mais Chronopost sera-t-elle encore là ??)
Guy Geoffroy, devant les interrogations émises par Gilles Prilleux,
est parti dans une colère noire qui a pris tout le monde court, et n’a répondu à aucune question.
Il a préféré s’en prendre personnellement au conseiller communautaire d’opposition
et a refusé à des élus communautaires, qui contestaient la méthode et le calendrier,
le droit de s’immiscer dans la vie de « sa commune ».

Au loin, Hub d’Aubigny : à la tombée de la nuit,
les éclairages font penser à ceux d’un aéroport

Enfin, et surtout, et c’est la raison essentielle : la fiscalité. Selon les défenseurs du projet, ce dernier va générer pour notre commune et pour Grand Paris Sud qui en ont grand besoin en raison de leur endettement, de la taxe foncière (commune) et des taxes liées à l’activité (GPS). Beaucoup de taxe foncière paraît-il. Mais à quel prix et pour quel réel bénéfice pour les Combs-la-Villais ?

Mobilisons-nous ensemble contre ce projet

Mobilisons-nous car, dans cette affaire toute en secret, nous n’avons pas eu notre mot à dire (pas d’information dans Rencontre ni auprès des membres des conseils de quartier). Pas seulement nous, mais apparemment une partie des élus de Grand Paris Sud – et pas des moindres – qui ont découvert le nouveau caprice de notre maire lors du conseil communautaire seulement !

Je ne loupe pas beaucoup de conférences des maires. Non, je n’ai pas le sentiment que l’on ait débattu ce projet des heures et des heures alors que c’est un projet majeur !

Bruno Piriou, maire de Corbeil-Essonnes, Vice-président de GPS
Bruno Piriou, maire de Corbeil-Essonnes, Vice-président :
« Il faudrait peut-être revenir sur ce qui a été prévu par l’État ! »

Je propose que cette délibération on la reporte (…) On décide ce soir… en une demi-heure, d’urbaniser 20 hectares alors que les habitants n’en ont pas discuté (…) sinon il n’y a pas de pacte démocratique !

Bruno Piriou, maire de Corbeil-Essonnes, Vice-président
Intervention de Gilles Prilleux
A consulter sur You Tube et à partager
:
la délibération commence à 3: 36:55
Gilles Prilleux à 3:51:28
La fin du débat en  4: 21: 53

Dès qu’ils l’ont su, les élus du groupe « Agissons pour Combs » ont préparé une intervention pour le conseil communautaire du 28 juin. Ils ont par ailleurs alerté le groupe d’opposition « Combs à Gauche » mais également les associations écologistes dont les membres de la commission du pacte de transition écologique. Ceux-ci, comme pour le projet de création d’un champ de foire, n’avaient pas eu vent de ce projet anti-écologique et contraire au pacte et aux engagements pris par le maire lors de la campagne des élections municipales. Ils se mobilisent et c’est bien. Ils ont mis une pétition en ligne. Nous n’avons donc pas besoin de mettre la nôtre en œuvre.

En conséquence et dans l’urgence avant de participer à des actions que nous allons organiser, parce qu’il est nécessaire de faire entendre votre voix, nous vous demandons de bien vouloir :

RDV LUNDI 4 JUILLET A 19h15 devant la mairie de Combs

Que révèle l’herbe de nos espaces verts ?

Le maire de la commune est-il aussi attaché à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le réchauffement climatique qu’il nous le dit ? Président des éco maires de France, nous serions en droit de le croire. La simple gestion de l’herbe de nos espaces verts nous interroge …démonstration de ce qui est fait et de ce qu’il faudrait faire.

Tonte raisonnée ou… déraisonnable ?

La commission municipale d’appel d’offres se réunissait le13 juin dernier afin d’attribuer un marché public pour une partie des espaces verts de notre commune. Une part importante de la gestion de nos espaces verts est effet sous-traitée à des entreprises extérieures selon un cahier des charges défini par le service Espaces verts de la commune. Chacune a son secteur. L’entreprise retenue est payée pour effectuer au minimum 12 tontes /an.

Qu’avons-nous constaté sur le terrain le mercredi 15 juin 2022 au parc central ?

Il est près de midi et la température dépasse 32 degrés. Le soleil est au plus haut. Pourtant l’espace est envahi du bruit assourdissant des tondeuses qui, comme c’est devenu malheureusement une habitude, effectuent une coupe dramatiquement rase du gazon.

Quel intérêt, sous un soleil implacable,
à tondre ras la pelouse du parc Central ? Aucun !

La sagesse, la logique exigeraient, en période de sécheresse, pour les collectivités comme pour les particuliers, de laisser les tondeuses dans leur remise afin de conserver au sol le peu d’humidité qui lui reste grâce à une couverture végétale suffisamment haute (15 cm).

Coupe rase un jour de canicule :
c’est l’asséchement du sol assuré !

Au cœur de l’été, ne multipliez pas les tontes ; espacez-les le plus possible au contraire et ne tondez jamais court : un gazon court repousse plus vite et cause un dessèchement du sol accéléré.

Sans être affiliées à une quelconque association d’élus pour l’Environnement, il est des communes françaises, en particulier en Alsace et en Bretagne, qui se distinguent, en toute discrétion, sur le plan de la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité. Ces expériences sont pour la plupart totalement indolores sur le plan économique. Comme à Fougères, en Bretagne.

Sous un soleil de plomb, tonte contre nature…

Ainsi, serait-il logique que la mairie s’inspire de ces expériences vertueuses et montre l’exemple dans sa politique de gestion des espaces verts publics pour lutter contre les ilots de chaleur.

Le remarquable exemple de Fougères…

Pourquoi parler de Fougères ?

Fougères figure parmi les collectivités qui n’ont pas attendu les décrets « Sécheresse » pour réagir. Cette commune prend le temps de communiquer, de convaincre et d’interagir AVEC les habitants.

Ville comparable en importance à la nôtre avec ses 20 000 habitants, sa politique de gestion des espaces verts est beaucoup plus efficace, vertueuse et évoluée qu’à Combs.

Fougères : un exemple de préservation de la biodiversité
en milieu urbain dense…

Malgré une densification continue, Fougères possède 144 hectares d’espaces verts, de boisements et de zones humides naturellement protégées avec un personnel qui compte de précieux éco-jardiniers. Le cimetière de 5 hectares de la ville est végétalisé et 4 parcs publics sur les 7 que compte la ville sont labellisés LPO (Label de la ligue de protection des oiseaux). Ils seront 6 l’année prochaine.

En temps normal, Fougères pratique la gestion différenciée sur les 10 hectares de ses parcs publics dont la moitié est sous-traitée. L’éco-pâturage s’inscrit dans cette démarche. L’élagage, très responsable est interrompu en période de reproduction de la faune sauvage (15 avril au 15 juillet). Après cette période, ces élagages sont réalisés avec l’assurance de ne perturber aucune nidification. Les arbustes sont taillés au sécateur. Le recépage est un vrai recépage, par tiers (1 branche coupée sur 3 par an).

A Combs-la-Ville, le recépage est radical : toutes les branches sont coupées à la fois ! Les tontes sont rases faute de contrôle malgré le cahier des charges.

Parc Central : quel intérêt d’aller priver les arbres de leur tapis d’herbe ?
Ils en ont besoin pour bénéficier d’un peu d’humidité !

A Fougères, en temps normal, le gazon n’est jamais coupé court (15 cm minimum en période de sécheresse). Le produit des tontes n’est pas laissé sur place, permettant d’appauvrir le sol pour favoriser l’implantation naturelle d’essences pionnières qui, elles, nécessitent peu d’azote et possèdent un niveau d’adaptabilité optimum au terrain. Ces dernières remplaceront progressivement les semences industrielles dites « de jardinerie » qui disposent de capacités d’adaptation moindres. Enfin, en période de sécheresse, seuls les chemins et passages les plus fréquemment utilisés sont tondus. Les surfaces restantes sont laissées en friches herbacées. On ferait difficilement mieux pour la préservation de la biodiversité.

Pour quelles raisons le maire de Combs-la-Ville ne suit-il pas cet exemple ? Pourquoi nos parcs et leurs maigres zones de prairie naturelle sont-ils si maltraités par des jardiniers qui sont contraints de suivre des instructions héritées d’un temps révolu alors que beaucoup d’entre eux, nous l’avons constaté en discutant avec eux, aimeraient être écoutés et faire autrement ?


La solution trouvée par la mairie serait-elle d’utiliser du synthétique ?

Certes non, ceci est un clin d’œil à l’aménagement réalisé ces derniers jours !  En effet, nous avons tous constaté que notre entrée de ville a été « habillée » avec de l’herbe synthétique et quelques pots…une fois de plus, une fois de trop !

Une herbe bien verte et rase en synthétique…

Redevenons sérieux. Pour quelle raison le dialogue sur la gestion des espaces verts, qui devrait faire consensus, est-il impossible avec la mairie ? De nombreux Combs-la-Villais nous ont contacté à ce sujet et certains ont essayé de faire évoluer les choses.

De toute évidence, il serait plus judicieux de revoir notre copie en définissant mieux les zones qui nécessitent un nombre de tonte plus fréquent et celles qui doivent être mises en prairie. Le plan de gestion et le cahier des charges imposés aux entreprises doivent prendre en compte les conditions climatiques d’intervention en fonction de la température et de la sécheresse…

…vite arrachée par quelques réfractaires !

Le plan de gestion de nos espaces verts est donc entièrement à redéfinir en fonction des usages de nos espaces verts. Le plan et l’organisation même de nos espaces verts sont à redessiner : espaces pour les enfants, espaces de convivialité pour tous, espaces de jeux pour les adolescents, espaces à planter pour créer des bosquets, espaces de prairie pour développer la biodiversité. Et ne pas faire croire que la plantation de deux mini-forêt promises à un dépérissement programmé est LA SOLUTION.

« J’ai encore rêvé d’elle… »

Le maire en a rêvé de l’Assemblée Nationale depuis 5 ans. Laissez-moi y croire a-t-il probablement chanté à sa majorité municipale …Douche froide dimanche soir à 20 heures : l’Assemblée Nationale n’accueillera pas pour un quatrième mandat tant espéré du maire qui se voulait être un VRAI député. La raison ? Les résultats du premier tour des élections législatives successives de 2012 à 2022 révèlent un fait incontestable : l’usure du pouvoir de Guy Geoffroy après 30 ans d’une politique locale de plus en plus contestée !

D’une élection législative à l’autre : deux échecs successifs

En 2017, après 3 mandats à l’Assemblée Nationale, le maire candidat à sa propre succession a subi un premier échec n’obtenant que 45,73 % des suffrages exprimés au deuxième tour.

Un effondrement des résultats qui explique
l’élimination dès 2017 du « Vrai député »

Cet échec a été mal vécu par le premier magistrat de notre commune. Qu’à cela ne tienne : dimanche 12 juin 2022, Guy Geoffroy s’est présenté une nouvelle fois devant les électeurs. Éliminé dès le 1er tour, il n’est qu’à la quatrième place cette fois derrière les candidats de la NUPES, de la Majorité Présidentielle et du Rassemblement National avec seulement 4.94% des inscrits de la 9ème circonscription soit 11.66% des votants. Une véritable déroute !!

L’analyse de l’évolution de son électorat dans son propre fief communal est édifiante. Entre 2012 et 2022 le taux d’abstention passe de 46 à 56 %, soit une augmentation de 10 points, comparable aux taux nationaux. Dans le même temps, la baisse du nombre de voix obtenue par le maire est abyssale puisque son score est divisé par 2.2.

Pour l’expliquer, plusieurs paramètres sont en prendre en compte.

1 L’usure du pouvoir et le changement d’attitude de Guy Geoffroy. Il a cumulé députation et mandat de maire dès 2002. De plus en plus distant et sûr de lui, il a concentré ses efforts sur des catégories d’administrés et en particulier les personnes âgées. Et pour cause, ce sont des citoyens qui se détournent moins que les autres des urnes. En dépit de l’habituelle « prime au sortant » cela ne suffit plus !

« C’est une désillusion et une réelle déception »

Le parisien , 13 juin 2022, Guy Geoffroy

2 La prise de conscience par les Combs-la-villais que la ville part à la dérive : bétonnage massif, prix des services communaux en hausse, diminution de l’offre des services publics, disparition de l’offre médicale sans que rien ne soit fait depuis plus de 10 ans, destruction et vente du patrimoine communal (destruction du parc central, massacre au Haut du Breuil…), manque de transparence et de démocratie participative…La liste est longue et le mécontentement a été clairement exprimé sur les affichages libres présentant la candidature du « Vrai député ».

Panneau d’affichage libre :
de VRAIES affiches qui n’ont pas laissé
les électeurs indifférents…

3 L’évolution même de la population de notre commune avec de nouveaux habitants plus jeunes qui attendent des services, des aires de jeux, des équipements pour les adolescents, des centres de loisirs en bon état et équipés proposant de vrais projets éducatifs…

Une majorité municipale désavouée

Le maire, mauvais perdant, n’a pas appelé à soutenir la candidate de la majorité présidentielle pour le deuxième tour des législatives. De fait, sa campagne a ciblé essentiellement la candidate sortante qui l’avait mis en échec en 2017. Ses attaques contre Michèle Peyron, sa rancœur et son goût de la revanche mettent en lumière la personnalité de Guy Geoffroy qui ne supporte pas d’avoir des adversaires politiques. Il faut cependant reconnaitre que actions de cette dernière sont restées singulièrement discrètes sur le plan local !

Pas sûr que les vœux de la députée sortante ne se concrétisent tous. Guy Geoffroy, le maire LR de Combs-la-Ville, n’a pas l’air décidé à donner un coup de pouce à celle qu’il a attaquée tout au long de la campagne, martelant que c’était lui le vrai député.

Le Parisien, 13 juin 2022

Et pourtant, dans cette bataille, le maire avait mobilisé son équipe d’élus/es parmi lesquels, ô surprise, d’anciens membres de son opposition, transfuges du PS (comme MM. Samingo et Zaoui) qui, le vent tournant, ont rallié la LREM. Ces derniers ont toute honte bue soutenu le LR en participant au collage des affiches de Guy Geoffroy et non celles de Michèle Peyron, pourtant candidate officielle de la majorité présidentielle.

Source : Le Parisien du 13 juin 2022,
Pascal Novais est arrivé en tête
au premier tour avec 27,15% des voix.

Les résultats de Guy Geoffroy, ce dimanche 12 juin 2022, sont un désaveu de sa politique qui devrait conduire le maire à devenir plus humble car sa légitimité est fortement entamée. L’ensemble des élus de la majorité et des nouveaux ralliés devront prendre en compte cet échec et se souvenir qu’en 2026, les citoyens sauront leur rappeler qu’ils n’ont émis aucune remarque ni aucune réserve sur la politique conduite par Guy Geoffroy.

Avec un tel palmarès, il sera désormais difficile et, en tout état de cause, inapproprié au maire de notre commune de faire des déclarations péremptoires du type de celles prononcées lors du dernier conseil municipal :

il y a beaucoup plus de gens qui savent sur la commune que vous ne le pensez, (…que votre) liste qui a obtenu moins de 29% des voix, qu’il y a une majorité de gens qui ne pensent pas comme vous.

Conseil municipal du 30 mai 2022, Réponse du maire à monsieur Prilleux (Agissons pour Combs)

Un vrai DÉPITÉ encore 4 ans à la mairie ?

Cette cuisante défaite va conduire Guy Geoffroy à s’accrocher à son mandat municipal alors qu’il a tenté d’échapper, en participant à cette élection à haut risque, à l’opposition grandissante de ses administrés. L’alternative du « Courage, fuyons » n’en est plus une !

Cette défaite aura aussi des conséquences sur sa majorité. Entre la vieille garde de plus en plus âgée et des ralliés qui, après tant de reniements, espéraient bien prendre la place, les tensions vont être croissantes. Les résultats de dimanche 19 juin au soir ont été une deuxième défaite pour Guy Geoffroy. Sa rivale Michèle Peyron a été réélue alors que bien des députés de la LREM n’ont pas été reconduit.

Restent les sénatoriales de 2023. Guy Geoffroy aura, à 74 ans, une dernière chance pour conquérir un mandat national. Mais l’échec de juin 2022 ne va pas lui faciliter la tâche. D’autres ténors du département, comme Christian Jacob, seront probablement candidats à un mandat convoité par beaucoup d’hommes politiques vieillissant et en fin de carrière. On se demande bien pourquoi…

Mais si, mais si, Monsieur le Maire,
le « petit commerce » se porte très bien
à Combs-la-Ville !

Si vous demandiez à notre maire ce qu’il pense des activités « parallèles » et illégales dans nos cités, il vous répondrait que lui et son équipe ont obtenu des résultats significatifs. Dans les faits, cela ne nous apparait pas aussi VRAI que cela. Sans être un observateur attentif, il est impossible de ne pas remarquer que le « petit commerce » se porte bien à Combs-la-Ville. Très bien même !

Pour le maire, les résultats sont là…

Lors du conseil municipal du mai d’avril dernier, le groupe « Agissons pour Combs » a posé la question suivante afin de pouvoir répondre à des Combs-la-Villais inquiets :

Nous avons tous constaté que les points de vente sont toujours nombreux et que dernièrement est réapparue une signalétique fléchée, sur un mur de la rue Icare, au grand dam des riverains. Loin de reculer, ces trafics se sont enkystés dans le tissu urbain. Nous aimerions savoir quelles sont les actions menées pour endiguer ce phénomène. Notre police municipale est-elle à même de participer à la lutte contre ce fléau et de quelle manière ?

Question au maire, Compte rendu du conseil municipal du 19/04/2022 , p.36

Cette question fait suite à toute une série d’articles sur notre site et de questions posées lors des conseils municipaux de ces deux dernières années au sujet de la police municipale, de ses missions, des problèmes de sécurité et du trafic de stupéfiants sur notre territoire communal. A cette nouvelle question, le maire, Guy Geoffroy a répondu de la manière suivante :

Au risque de vous apporter une information qui irait en sens contraire de vos déclarations (…), les bilans réguliers qui nous sont fournis par la Direction départementale de la Sécurité Publique via, bien sûr, notre commissariat, attestent que parmi les 8 communes de Sénart, la commune de Combs-la-Ville est la seule bénéficiant d’une baisse de la délinquance sur notre territoire. Cette baisse est réelle.

Réponse à une question posée par le groupe « Agissons pour combs »,
Compte rendu du conseil municipal du 19/04/2022 , p.36

Cette réponse nous conduit à faire deux remarques. La première est que cette réponse ne répond pas à la question posée. Elle ne concernait pas les chiffres globaux de la délinquance et il est difficile de vérifier une telle affirmation car ces données ne sont pas consultables. La seconde est qu’une fois de plus notre premier magistrat communal est satisfait.

Le candidat VRAI député veut faire face à l’impunité

Pourquoi pas ! A la page 8 du long document distribué dans nos boîtes aux lettres, le candidat « Vrai » député nous dit ceci :

P.7 du document de campagne
du candidat Guy Geoffroy : faire face !

Or justement, notre question concernait la tranquille économie parallèle qui s’est enkystée dans de nombreux quartiers. Nous aurions aimé que ce problème soit traité avec le sérieux nécessaire d’un VRAI MAIRE soucieux de la qualité de vie de ses administrés. Le sujet n’est nullement de critiquer notre police municipale qui fait ce qu’on lui demande. Mais que lui demande-t-on au juste ? Nous n’en savons toujours rien !

Guy Geoffroy se dit régulièrement satisfait du « travail parfaitement accompli » ! Cela ne nous suffit plus.

Carte de visite des vendeurs
avec indication de localisation,
moyen de transport et prix

En effet, dans le quartier du centre commercial Picasso, les « petits commerçants » travaillent, eux-aussi, au vu et au su de tous, à 20 mètres à peine du poste de police municipale ! Un temps, une table avec les « produits » à vendre avait été installée au pied d’un immeuble de la rue du Montois, côté parc Central, et d’aimables – et très jeunes – vendeurs attendaient le client ! Sur le mur du bâtiment, un écrit annonçait, sans ambiguïté, quel genre de produit était en vente…

« KAIDOKEN – PARK CENTRAL »
Nos « petits commerçants » locaux font même dans la publicité !

Voici trois ans, le lancement des travaux des nouveaux immeubles qui bordent le centre aquatique, a un temps, perturbé les « petits commerçants ». Tout ce remue-ménage n’était pas favorable à leur petite entreprise. Aussi, ont-ils disparu de cet espace de vente. Mais une fois construit, ils sont revenus. Le jour, quelques « guetteurs » sillonnent les résidences et assurent un gardiennage de leur « marché ». Mais c’est la nuit que cela devient intéressant : De belles berlines immatriculées dans des départements limitrophes viennent alimenter les vendeurs. Résultat : les riverains ne parviennent plus à dormir !

Il faut bien avertir la « concurrence »
qu’elle se trouve sur un territoire « commercial »
déjà occupé !

Rue d’Icare, le ballet des « guetteurs » commence dès le milieu de l’après-midi. Le commerce est florissant : ces jeunes gens viennent d’investir massivement dans de superbes motos ! Et leur premier geste, lorsqu’ils sont debout (ils se lèvent très tard, vivant la nuit) est de les enfourcher et de montrer le plus total irrespect pour les usagers du parc Central et leurs enfants en pilotant ces engins particulièrement bruyants.

Un jour comme les autres
de mini-rodéo sauvage au parc Central…

Depuis quelques mois en plus de lieux habituels, de nouveaux quartiers sont investis. Au croisement de la rue Sermonoise et de la rue de la Grande ferme, par exemple. Aussi nous paraît-il légitime de ne pas accepter comme ça l’autosatisfecit du maire à propos du VRAI bilan de la politique municipale dans ce domaine.

La ville en mutation attire les trafics

Avec la multiplication des programmes immobiliers, la vie paisible de notre commune s’éloigne peu à peu. Les déplacements de population en provenance de cités connues des départements voisins de l’Essonne et du Val-de-Marne favorisent l’apparition de trafics en tout genre.

Ce phénomène ne se limite certes pas à notre commune. On observe depuis une vingtaine d’années un report vers l’Est des populations des départements de la petite couronne : Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Essonne. Désireux de disposer du foncier nécessaire à la création de lotissements de standing, ces départements abattent les tours de leurs barres HLM et de leurs cités. Conséquences : les villes occidentales de Seine-et-Marne offrent une destination à des habitants en quête de solution.

Au Sud de la Seine-et-Marne, les possibilités foncières de la ville nouvelle de Sénart présentent depuis toujours un attrait certain non seulement pour les promoteurs mais également pour les villes de l’Essonne. Et le phénomène s’est amplifié avec l’entrée récente des 8 communes seine-et-marnaises de Sénart dans un Grand Paris Sud qui est confronté à des situations explosives dans certains quartiers comme à Grigny (ville la plus pauvre de France).

Nous sommes conscients que ces problématiques sont complexes et qu’un travail de fond est à réaliser. Mais nous ne pouvons pas nous contenter de belles paroles rassurantes qui ne correspondent en rien à la réalité.

Il est constaté que les présences sont là, qu’elles sont gênantes, et les points (…) ne sont pas très vendeurs. Ce sont des points où il y a peu de va-et-vient de véhicules et de clients. il est constaté en moyenne une dizaine de transactions par jour.

Réponse à une question posée par le groupe « Agissons pour combs »,
Compte rendu du conseil municipal du 19/04/2022 , p.37

Béton : et ça continue, encore et encore …

La révision du Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) approchant, nul ne sera surpris par la multiplication frénétique des destructions de maisons en cœur de ville et l’apparition dans notre champ visuel de nouvelles grues annonciatrices d’autant de nouveaux programmes immobiliers. C’est le cas une fois de plus dans la rue Sommeville.

Maison du 90 rue Sommeville détruite
pour permettre l’accès aux parkings
et à l’immeuble qui se situera en fond de propriété

Autorisée par le PLU, une ancienne propriété de moins !

Le programme immobilier situé au 90 de la rue Sommeville a entrainé la destruction d’une jolie maison datant des années 30 (parcelle cadastrale 4089) mais également d’une maison très récente des années 2000 (parcelle cadastrale 4966).

Après la destruction de la maison

Il y a quelques années, la construction en lot arrière de cette maison individuelle ne posait pas de problème important et correspondait à une densification raisonnée de cette zone. Cela restait acceptable pour tous les voisins et surtout cela assurait la conservation de l’identité de ce quartier ancien de la ville. Nous n’aurions pas critiqué négativement la construction de cette maison.

Maison récente issue d’une
subdivision antérieure (année 2000)

Mais dans le cas présent, ce programme immobilier, autorisé par le PLU actuel, pose de nombreuses questions et ne permet pas de conserver le caractère identitaire de cette partie ancienne de la ville.

De la rue Sommeville,
l’immeuble sera mis en fond de parcelle

L’implantation en lot arrière de cet immeuble est problématique mais permise par le PLU (Plan Local d’Urbanisme). L’immeuble ainsi construit se retrouvera en plein milieu d’anciennes maisons individuelles. L’impact visuel de l’immeuble sera très fort sur les maisons voisines. Les jardins des maisons ne pourront plus conserver une quelconque intimité du fait de la vue plongeante des futurs occupants et de la hauteur du bâtiment.

Tout en étant déformée, la vue projetée sur le permis de construire est d’ailleurs significative. Le long de la rue Sommeville, la largeur d’ouverture n’est que de 9 mètres ! Cela n’affectera pas la rue Sommeville qui a été suffisamment massacrée sur toute sa longueur ces 15 dernières années.

Voie qui conduira à l’immeuble
des places de stationnement
et deux colonnes enterrées

De la rue Sommeville, la vue sera surtout marquée par les places de stationnement qui se trouveront d’un côté puis de l’autre du passage conduisant à l’immeuble.

Un programme immobilier de plus

L’étude du permis de construire peut se résumer à quelques chiffres. Ils permettent de comprendre cet immeuble qui sera réalisé sur un espace total de 1771 m2 :

  • Avant : 344 m2 habitable / Après : 1711m2
  • Avant : 2 logements individuels / Après : 26 logements assimilés logement social (T2 au T4)
  • Avant : 4 places de stationnement / Après : 33 places de stationnement (577m2)
  • Avant : 1 étage / Après : 3 étages (H max autorisé par le PLU 12.50m)
Élévation de l’immeuble :
façade Nord

Situé en en zone UA, cet immeuble de 26 logements sera accessible de la rue par un simple passage de 6.5m de large. Et étant assimilé à du logement social (20 logements locatifs intermédiaires + 6 sociaux), ce programme immobilier ne sera pas obligé de réaliser les 55 places de stationnement exigé par le PLU. Il se contentera de 33 places qui ne seront pas suffisantes et qui ne seront pas dotées de prises de recharges électriques. Faute de places, de nombreux véhicules devront stationner dans les rues adjacentes déjà bien encombrées !

Cette construction laissera également peu d’espaces disponibles aux espaces verts. Ce sont les parkings végétalisés sur le plan qui font croire que le programme sera « verdoyant ». Cheminement et places de stationnement utiliseront une place considérable.

P.4, Notice architecturale et paysagère
du permis de construire :
qui pourra croire que des arbres
de ce type puissent se développer
dans des espaces contraints ? Personne !

Pour que le projet respecte le PLU, le toit terrasse sera végétalisé. Le nombre d’arbres notés sur le plan correspond au nombre d’arbres à planter (40). Sauf qu’une fois de plus, ce ne seront pas des arbres qui seront plantés. Par exemple, les « arbres » numérotés 9 à 16 seront à moins de 3 m du mur séparatif. Ce qui est illégal. Ce ne seront donc probablement que des arbustes ! Mais qui ira contester cela alors que l’immeuble sera construit !

Plan masse du programme immobilier

Tout cela indique clairement que sur un espace réduit (le cheminement occupe une partie importante du projet), il est possible avec le PLU actuel d’intégrer un immeuble au beau milieu d’une zone pavillonnaire ancienne. Cela n’est pas sans nous rappeler ce qui vient d’être accordé pour la rue Paul Gauguin.

…c’est que le début, d’accord d’accord !

Le compte à rebours est lancé ! Nombreux sont les projets déjà autorisés et nombreux seront les projets déposés avant que n’entre en œuvre le nouveau PLU. Les combs-la-villais s’en inquiètent, et il est difficile de leur donner tort.

Vue perspective du projet, vue arrière

En signant le plan de Relance logement avec l’État, notre maire, loin de temporiser et de se laisser la possibilité de faire autrement, a donné aux promoteurs un signal fort pour poursuivre les destructions et la bétonisation accélérée. Notre commune a pour objectif de produire 291 logements et a donc la 1ère place dans ce contrat, devant Moissy et Corbeil-Essonnes.

Contrat de Relance Logement,
Article 2, P.1

SIVOM : Révélation sur le centre de méthanisation !

Lors du conseil communautaire du 7 avril 2022, Guy Geoffroy, président du SIVOM, nous a fait une révélation étonnante qui permet de mieux comprendre le coût du traitement des ordures ménagères sur notre portefeuille…

Un fleuron en manque de matières premières et de clients !

Le SIVOM, c’est le « bébé » de notre maire. Le centre de traitements de compostage et de méthanisation de Varennes-Jarcy est pour lui un objet d’orgueil qu’il ne cesse de mettre en avant. Pourquoi pas !

Le Journal du tri, n°64, été 2022, P.8

Et pourtant, l’histoire de ce centre, né en 2006, n’a pas été des plus joyeuses avec entre autres, en août 2013, un incendie retentissant qui a détruit cet équipement très novateur. Cet incident permettra la réalisation d’importants travaux afin d’augmenter la capacité de traitements des déchets. En janvier 2016, doté de trois broyeurs, le centre de tri-méthanisation-compostage est la seule usine de ce type de la région Ile-de-France.

Le Journal du tri, n°64, été 2022, P.8

Les objectifs de ce centre ont été rapportés par la presse locale et le site internet du SIVOM. D’après ces sources, les nouvelles capacités de traitement devaient permettre de répondre aux besoins des entreprises et syndicats voisins qui gèrent la collecte et le traitement des déchets. Autrement dit, ce centre devait, par sa dimension régionale, être capable de traiter de très grandes quantités d’ordures ménagères.

La réhabilitation permettra également la mise en service d’une ligne de traitement spécifique afin d’accueillir, dès le 1er janvier 2016, l’apport de déchets organiques de gros producteurs comme les restes de cantines des établissements scolaires de la Région Ile-de-France ou encore des déchets de marchés et de l’industrie agroalimentaire.

SiVOM, ACTU, 7 Octobre 2016

Or, depuis deux ans que nous consultons le très succinct rapport annuel du SIVOM qui est présenté au conseil municipal, c’est cette capacité d’accueil et de traitement qui nous a fait douter du bien fondé de tels objectifs. Et l’intervention de Guy Geoffroy a conforté notre analyse. N’aurait-il pas les yeux plus gros que le ventre ? A moins que ce ne soit l’inverse…

Sur les 3 digesteurs de déchets ménagers de Varennes-Jarcy, 1 seul est utilisé à l’heure actuelle pour nos besoins propres et pour les 18 000Tonnes venant des 6 autres communes

Intervention de Guy Geoffroy au Conseil communautaire du 07/04/2022

Ainsi, les équipements qui ont été mis en place au SIVOM avant même la création de GPS étaient totalement surdimensionnés. A tel point que les 18 000 Tonnes du syndicat SMITOM LOMBRIC provenant des communes de Cesson, Lieusaint, Nandy, Réau, Savigny-le-Temple et Vert-Saint-Denis ajoutées aux 44 000 tonnes des 15 communes de notre syndicat intercommunal, n’utilisent qu’un seul digesteur sur les trois prévus !

N’était-il pas possible, avant de décider d’un tel investissement, de procéder à une étude de marché et de faisabilité préalable ? Le président du SIVOM ne s’est-il pas laissé emporter par son attelage ?

Un surdimensionnement et un surcoût qui interrogent

Il ne s’agit pas dans cet article de faire une analyse critique du procédé et de la technologie de notre centre de méthanisation qui a des avantages reconnus par beaucoup de spécialistes. L’analyse porte plutôt sur la taille de ce centre de méthanisation et de compostage qui a couté très cher à la collectivité et donc aux citoyens.

Car ce centre n’accueille pas les restes de cantines des établissements scolaires de la Région Ile-de-France et encore moins les déchets de marchés et de l’industrie agroalimentaire. Depuis 2006, seul un syndicat a répondu favorablement à la proposition de méthaniser leurs déchets.

L’offre renouvelée par Guy Geoffroy lors du conseil communautaire en dit long sur l’échec d’un tel modèle économique de GIGA centre, unique en Ile de France, qui ne fonctionne qu’à moins de 30% de sa capacité totale pour 250 000 habitants.

Intervention de Guy Geoffroy ,
CR du conseil municipal du 14/12/2020

Et que dire des conséquences écologiques pour les habitants d’un tel giga centre qui se situe géographiquement au cœur d’un hyphotétique développement ? Il faut imaginer qu’il faudrait les déchets de 500 000 habitants supplémentaires pour rendre totalement fonctionnel les trois digesteurs. Il faut songer aux nuisances qui seraient causées par le va et vient des camions qui apporteraient à Varennes-Jarcy des tonnes et des tonnes de déchets d’ordures ménagères de communes lointaines (poubelles vertes). Le bilan écologique ne serait pas fameux !

Rapport 2021 du SIVOM, P.56 = 62%

A cela s’ajouterait le transfert des refus de traitement vers un autre centre pour les incinérer. Ce qui est déjà le cas pour les 21 communes (20 000t/an vers Vaux-le-pénil).

Rapport 2021 du SIVOM, P.58

Quant au compost produit, seule une petite partie est aujourd’hui utilisée par les agriculteurs et les habitants dépendant du SIVOM. Le rapport du SIVOM ne donne aucun pourcentage précis mais il semblerait que la part vendue aux agriculteurs est très réduite.

Rapport 2021 du SIVOM, P.52

Que ferions-nous de tout cela si ce n’est de le renvoyer par camion vers les autres syndicats ou encore de procéder à un enfouissement.

Rapport 2021 du SIVOM, P.61

Enfin, ce surdimensionnement et le coût d’une telle installation interrogent également quant au curieux modèle de gestion financier qui est appliqué ici. Le coût par habitant est de près de 25% supérieur à la moyenne nationale. Rien que ça ! Et qu’en dit la Cour des Comptes ? Le graphique montre également que le coût du traitement des ordures ménagères est supérieur à la moyenne dans notre giga centre de méthanisation.

Rapport 2021 du SIVOM, P.66

Le candidat G. Geoffroy qui pense être le seul à pouvoir être un VRAI député, a oublié d’être modeste. Une fois de plus, nous ne pouvons que déplorer sa vision politique qui consiste à avoir la plus grosse…usine de traitement, la plus grosse mairie avec un bureau de ministre, la plus grosse piscine avec son bassin nordique chauffé à 28°C en extérieur…

Son modèle économique de giga centre de méthanisation est contestable. Nous pouvons légitimement nous demander si le bilan de ce centre entre dans les critères de la transition écologique ? Ne serait-il pas préférable de multiplier pour chaque syndicat intercommunal des structures à taille acceptable et plus écologiquement compatibles ? C’est ce que nous aurions proposé.

La coulée verte une nouvelle fois menacée !

Décidément, le maire ne l’aime pas beaucoup notre coulée verte ! Après avoir projeté, en catimini, de stériliser 2 100 m2 de la plaine centrale, près de la piscine, au moyen d’une dalle bitumée, la majorité municipale, qui, comme vous le savez, a brusquement fait machine arrière sur ce projet, persiste et signe. Voici qu’ils s’attaquent à présent, sans l’avoir crié sur les toits, à une autre partie de notre coulée verte : le parc de l’Abreuvoir !

Pourquoi s’attaquer une fois de plus à la coulée verte ?

Au cœur de cette nouvelle attaque ressurgit la question de la vente du centre de loisirs du Chêne et de la création d’un petit centre périscolaire dans l’enceinte de l’école du Chêne.

Depuis les interventions au conseil municipal du groupe « Agissons pour Combs », nos multiples articles sur cette question, nos informations auprès des familles, notre rassemblement devant la mairie, la majorité fait profil bas sur cette question mais continue d’agir dans l’ombre. Tout en maintenant son objectif de vendre un équipement public indispensable, elle a été contrainte de répondre aux critiques des parents et des personnels municipaux animant les centres périscolaires ou de loisirs…

Permis de construire :
plan masse au 1/500e de mars 2021 :
pas d’espace de jeux ni d’espace vert !

En effet, le maire et sa majorité, coupés des réalités et des besoins des enfants, n’avaient pas pensé une seconde que les enfants devaient pouvoir jouer et s’amuser en extérieur.

Une entrée près des poubelles :
La création d’un nouveau cheminement dans la trame verte
va permettre de ne plus passer près des poubelles !

La preuve la plus évidente est le positionnement du nouveau centre périscolaire. Les fenêtres et la porte d’accès sont tournées vers les bâtiments du groupe scolaire « Le Chêne » et non pas vers l’espace vert. Même le plus mauvais des architectes n’aurait pas osé faire une implantation de ce type sans y être contraint par le maître d’ouvrage (le client) et sans émettre de fortes réserves.

Un centre tourné vers l’école :
aucune fenêtre ni porte côté espace vert
et cela n’est pas modifiable !

Un projet incohérent dès le départ

C’est surtout la preuve que l’intention initiale était la suivante :

  • Limiter l’emprise au sol de ce centre en restant dans l’enceinte du groupe scolaire
  • Limiter les frais au maximum (pas de budget prévu autre que quelques plantations sur les côtés du nouveau bâtiment)
  • Vendre au plus vite le centre de loisirs pour remplir les caisses défaillantes

Or, nos mobilisations ont eu des résultats :

  • La vente a été retardée, subterfuge couramment utilisé pour très probablement faire oublier ce scandale
  • Un espace de jeux pour les enfants et suffisamment spacieux pour faire oublier celui du Chêne (7 000 m2) a été mis à l’ordre du jour
  • Un effort de communication a été provoqué, insistant sur le bien-fondé d’un tel projet et la prétendue grande vétusté de l’ancien centre.
Nouvel accès et nouvelles limites :
il ne restera de cette partie de la coulée verte
qu’un simple cheminement !

La seule solution pour réaliser un espace de jeux était alors de s’attaquer à la coulée verte en la réduisant de 3 000 m2. Après tout, cet espace restera vert et qui ira se plaindre de cela ? Nous ! Pourquoi ? Parce qu’il suffisait de rénover le centre historique du Chêne et conserver cet espace ouvert à tous les habitants et non plus seulement aux enfants du centre périscolaire quelques heures par jour.

La protection de la coulée verte est un enjeu majeur

Cette nouvelle attaque de la trame verte se fait une fois de plus alors que la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) aurait dû inciter le gel de tels projets (champs de foire, centre périscolaire …) et une mise entre parenthèse du bétonnage. Or c’est le contraire qui s’est produit dès le début de ce 5ème mandat. Celui qui se présentait en 2020 comme un « vrai maire » avec un vrai programme (et qui veut demain être un VRAI DÉPUTÉ !) multiplie les projets incohérents et se précipite pour signer un plan de Relance Logement avec l’État dont les effets vont être dévastateurs.

Espace vert dédié au centre périscolaire :
que va devenir cette allée en enrobé ?

La coulée verte est la colonne vertébrale de l’urbanisation de notre commune depuis les années 60/70, c’est à dire au moment de la création de la ville nouvelle. La ville rue qui s’étirait de l’église Saint Vincent à la gare s’est alors étendue vers le sud autour de cette coulée verte. C’est dire combien elle est essentielle, véritable poumon ouvert à tous les habitants. Elle nécessite que s’engage une véritable réflexion globale pour la mettre en valeur et y favoriser la biodiversité (et ce n’est pas les mini-forêts qui sont la solution). Ce débat doit avoir lieu lors de la révision du PLU mais il semble d’ores et déjà bien mal engagé.

Devenir de la première clôture
installée il y a peu ?

En effet, les débats sont déjà orientés par la majorité pour détourner l’attention et ne pas trop évoquer la trame verte. Pour la majorité le cœur de la ville est situé à la Coupole afin de justifier la réfection du parking de Lidl.

Venez participez à nos futurs réunions-débats !

Et pourtant, la trame verte est un enjeu majeur pour repenser la ville frappée de plus en plus durement par le réchauffement climatique. D’ailleurs, la protection de la trame verte a été au cœur des débats lors de la simple modification du PLU en 2018.

Il pourrait d’ailleurs être préjudiciable de généraliser la mise en place de cette trame de protection sur tous les espaces verts de la commune car cela conduirait à interdire tous travaux…

Position du maire et de sa majorité dans le rapport du commissaire enquêteur lors de la modification du PLU, Juin 2018, P.27

La position du maire et de sa majorité était déjà sans appel :

  • Refus de réviser le PLU pour se donner encore du temps pour bétonner sans contrainte alors que cela était une promesse depuis 2014
  • Refus de protéger la coulée verte en mettant en avant des arguments qui ont été dénoncés par le commissaire enquêteur
  • Refus d’entendre les remarques faites par les habitants
  • Vente de 1,5 hectare du parc Central

 Ces espaces méritent cependant une règle de protection

réponse du commissaire enquêteur à la position du maire sur la question de la protection de la trame verte (juin 2018, P.27)

Nous ne pouvons que regretter que le projet initial si mal réfléchi dès le départ oblige la majorité à chercher une solution palliative qui au final s’attaque une fois de plus à la trame verte. Nous aurions fait autrement, dans la concertation, en rénovant l’ancien centre. Il ne restera qu’un cheminement pour passer de la rue du Chêne à la rue de l’abreuvoir.

Afin de mieux protéger la trame verte, il faut que le maximum de citoyens participe à la réflexion sur la ville de demain. Nous vous invitons dès à présent à des ateliers et des réunions publiques qui débuteront en septembre après les vacances scolaires. Nous vous y inviterons bien évidemment.

SCOOP : Guy Geoffroy vote pour l’augmentation de la taxe foncière !

Le 7 avril 2022, lors du dernier conseil communautaire de notre agglomération Grand Paris Sud (GPS), le ciel nous est tombé sur la tête ! Contre tous les principes qu’il clame haut et fort depuis 30 ans, le maire de notre commune a voté pour une augmentation de la taxe foncière. Petite histoire d’un renoncement caché …

Augmenter le taux de nos impôts, j’ai dit tout à l’heure que je ne formulais aucune remarque, aucune réserve »

Guy Geoffroy, Conseil communautaire du 07/04/2022

Une décision prise loin des oreilles des Combs-la-Villais

Pas de réserve, pas d’opposition, un accord franc et clair qui va coûter aux Combs-la-Villais une somme non négligeable. La maire de Moissy, Line Magne, a de son côté déclaré sa réticence pour une telle augmentation estimée à 120€/an/ propriétaire pour les Moisséens.

Pourquoi et comment le maire de notre commune peut-il être contre l’augmentation du taux de la taxe foncière attribué à la commune depuis près de 30 ans et dans le même temps être favorable à une augmentation du taux de la taxe foncière revenant à notre agglomération (de 0.279 à 1.13% soit une taxe multiplié par 4 ) ? Cette augmentation sera pourtant subie par les Combs-la-Villais !

Nous vous invitons à écouter les débats sur ce lien :
https://www.youtube.com/watch?v=fWo_5WuxDXA&list=PLHF8zmJiWvbQhc

Les combs-la-villais payeront plus d’impôt foncier mais le taux de la ville restera le même ! Qui ira dire que le maire de notre commune a participé à cette augmentation puisque tout cela se fait dans le cadre feutré de l’assemblée communautaire ?

Conseil communautaire du 07/04/2022

Ne vous attendez pas à ce que le magazine municipal Rencontre relaye l’information. L’édito du mois de mai 2022 ne nie-t-il pas lui-même la triste réalité !

Rencontre Mai 2022, édito p.3…

Et pour cause ! Guy Geoffroy a été celui qui a favorisé et organisé l’augmentation de dépenses conséquentes du budget de Grand Paris Sud (GPS). En effet, il a été, avec sa majorité, le maître d’œuvre chargé de la création d’un pacte de solidarité financier et fiscal de l’agglomération. Ce pacte a eu pour conséquence d’augmenter les dépenses de GPS dans le cadre des fonds de concours (Fonds financiers redistribués aux communes sur le budget de GPS) alors même que les dotations et subventions pour les collectivités territoriales se raréfient. Pour le financer, GPS a été contraint d’augmenter son taux de la taxe foncière.

Ne pas s’en glorifier et faire cela en catimini…

Conséquences de ce pacte : d’ici à 2026, une dépense supplémentaire de 10 M€ en investissement et de 6 M€ en fonctionnement. Cela, alors même que le financement du budget de GPS est problématique et que GPS cherche à réduire ses dépenses de fonctionnement de 15 M€ afin d’améliorer sa capacité d’autofinancement (Rapport critique de la Cour des comptes)

Initié par Guy Geoffroy, cette augmentation des dépenses communautaires a fait l’objet de vives critiques lors du conseil communautaire. Notre maire apparaît pour plusieurs de ses collègues de l’agglomération comme étant favorable à l’austérité dans sa commune mais pas à GPS :

Notre réserve, c’est l’avenant massivement haussier de 50% du dispositif des fonds de concours aux communes. Il passe de 10 à 15 M€ sur des critères par ailleurs très contestables...à destination de seulement 10 communes sur 23 et sur le motif fallacieux que les investissements ne ruisselaient pas assez sur les 10 communes concernées par ces fonds de concours.

Stéphane Baudet, maire d’Evry-courcouronnes, Conseil communautaire du 07/04/2022

Ces fonds de concours sont redistribués à chaque commune par GPS afin que les communes puissent investir ou mieux boucler leur budget de fonctionnement (Délibération n°DEL-2021/454).

Intervention de S Baudet,
Président délégué de GPS, maire d’Evry-Courcouronnes

Or ce pacte permet de servir seulement quelques communes…dont la nôtre ! Ainsi, ce que ne veut pas faire le maire dans sa commune, il le fait via GPS car la facture sera payée par l’agglomération et également par tous les propriétaires fonciers de notre commune. Il n’aura pas à justifier une augmentation de la taxe foncière qui s’appliquera sur la feuille d’imposition des Combs-la-Villais. Qui donc ira lui dire qu’il se renie ?

Des débats à l’assemblée communautaire qui interrogent

De nombreux maires de notre agglomération sont intervenus pour dire leur malaise face à cette augmentation. Ils ont exprimé des réserves politiques importantes tant au niveau de la forme que sur le fond.

Je n’ai pas envie de décider tout seul…Nous nous sommes fait élire avec l’engagement de ne pas augmenter les impôts…mais avec aussi l’engagement de réaliser pleins de choses. Qui doit choisir entre, je paye plus pour que les choses soient réalisées, c’est le débat démocratique avec la population….Ce qui me gêne et je ne sais pas vous, ce débat-là, je ne l’ai pas eu avec les Corbeil-Essonnois.

Bruno Priou, nouveau maire de Corbeil-Essonnes, Conseil communautaire du 07/04/2022

Ces mots en disent long sur la différence d’approche de notre maire et celle de plusieurs élus de GPS.

Cette question du débat avec les citoyens est essentielle pour redynamiser la vie politique à tous les échelons de la vie locale. Les élus du groupe « Agissons pour Combs » l’ont réclamé à plusieurs reprises depuis deux ans durant les conseils municipaux au sujet des choix budgétaires à faire et de leur financement.

Intervention de B Piriou,
Vice-président de GPS, maire de Corbeil-Essonnes

Être pour le maintien des services publics et son financement par une fiscalité plus lourde est un choix politique. Or notre majorité municipale a refusé de le faire depuis près de 30 ans.

Comment voter sans état d’âme une telle augmentation au sein de l’assemblée de GPS et affirmer être contre dans le cadre communal, sans aucun débat ?

Pour que le citoyen ait son mot à dire !

Guy Geoffroy ne cesse d’accuser le groupe « Agissons pour Combs » d’être favorable à l’augmentation de la taxe foncière et clame haut et fort qu’il le fera savoir…ce qu’il a fait à plusieurs reprises dans l’Edito de Rencontre. Mais est-ce constructif et démocratique ?

Nous ne sommes pas opposés au maintien de la dépense publique pour investir pour l’avenir et pour maintenir un haut niveau de service public dans une période de contraction des dotations et subventions. Nous ne cessons de le dire. Notre association, qui a publié plusieurs articles à ce sujet, considère que le débat doit être ouvert.

Dans une vraie démocratie, c’est aux citoyens de décider entre le maintien des services publics et le maintien des taux d’imposition en posant clairement les différentes options. Nous sommes d’accord avec le maire de Corbeil-Essonnes !

Législatives Guy Geoffroy : les mandats de trop !

Dans Le Parisien, nous avons découvert, sans trop de surprise, que notre maire, Guy Geoffroy se portait une nouvelle fois candidat à la députation sous l’étiquette de son parti Les Républicains (L.R.).

Il faut savoir s’arrêter à temps !

Maire depuis 1995, Guy Geoffroy en est à son 5ème mandat à la tête de la ville (2020: 66% d’abstention et vote favorable de seulement 17% des inscrits). Beaucoup de Combs-la-Villais, même parmi ses partisans, le qualifient de « mandat de trop ».

Côté députation, Guy Geoffroy a déjà effectué 3 mandats pour finir avec un échec aux dernières législatives de 2017 (45.7% des voix). Échec qu’il a très mal vécu et que, visiblement dépité et vexé, il a vécu comme du « dégagisme ». Depuis, il répète à qui veut l’entendre qu’il est « député honoraire », un statut accordé aux anciens députés qui ont effectué trois mandats ou plus et qui leur permet de conserver son droit d’entrée aux installations de l’Assemblée nationale, dont on sait qu’elle recèle, notamment, la meilleure cave de Paris. Ces princes qui nous gouvernent écrivait Michel Debré…

Côté cumul des mandats, Guy Geoffroy est connu pour être déjà un champion notoire : vice-président des maires de France, président des maires de Seine-et-Marne, président des Eco-maires de France, président du SIVOM, président de l’association Méthéor, président de la SAGE…

Certes à Droite comme à Gauche, d’autres que lui ont cumulé sans état d’âme. La maire de Moissy (Ex première-adjointe) a remplacé son mari à la tête de la ville …Ils sont dans la place depuis 1971 ! Alors pourquoi donc s’arrêter ?

Programme de Guy Geoffroy,
campagne des municipales de 2020, P.4

Et pourtant…Guy Geoffroy aura 73 ans à la fin du mois de mai. Il ne pense pas à la retraite et à laisser la place à des personnes plus jeunes et plus ancrées dans la réalité du quotidien des familles (Ce que vient de faire son ami C. Jacob). Ce sujet important pour les Français, qui est débattu au sein des partis, ne semble pas le concerner. D’ailleurs, il aime toujours se présenter comme étant proviseur, donc en fonction. Ce qu’il a inscrit dans son programme lors de la dernière campagne des élections municipales. Il est pourtant loin le temps où il dirigeait le lycée professionnel de notre commune.

Reste à savoir qui serait le maire de notre commune en cas de victoire de Guy Geoffroy. Et là, cela devient compliqué.

Incertitude et conjoncture sur son remplacement

En effet, la première adjointe (73 ans) devrait tout naturellement prendre la place. Mais elle n’habite pas à Combs-la-Ville depuis de nombreuses années. Madame Salles vivant près de Sens est donc fort éloignée de notre commune. C’est son droit et la loi le permet. Mais cela n’est pas très pratique pour diriger une ville de près de 23000 habitants. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle loue un logement communal, pied à terre utile, pour la modique somme de 238€.

Site de la mairie de Combs-la-Ville : Délégations actuelles

Les élus historiquement proches de Guy Geoffroy commencent à prendre de l’âge : J.M Guilbot (75 ans), M. Lafforgue (75 ans), F Savy (78 ans) Quelques-uns sont plus jeunes comme G. Alapetite (68 ans) ou encore P. Sedard (70 ans). Il y a également des adjoints beaucoup plus jeunes comme Madame Mollard Cadix, avocate parisienne,qui est déjà conseillère régionale d’Ile-de-France. Elle serait obligée de démissionner de son mandat. Cela est donc des plus hypothétiques.

Site de la mairie de Combs-la-Ville : Délégations actuelles

Reste alors l’accord passé avec les membres locaux de La République en Marche (LREM) en janvier 2020 qui a permis à Guy Geoffroy d’être réélu. Lui qui pourtant « déteste la politique menée envers les collectivités territoriales » par notre président E.Macron.

la limite est atteinte et qui si jamais elle est dépassée, ce ne sont pas des gilets jaunes qui seront dans la rue mais des gilets bleus, blancs, rouges et j’en ferai partie !

Déclaration de Guy Geoffroy contre la politique de l’État, Conseil communautaire, 7 avril 2022
De L.R, le voila insoumis…

En effet, derrière John Samingo (ancien du parti socialiste et membre de l’opposition municipale durant deux mandats), plusieurs personnes ont rallié la majorité en échange de deux mandats d’adjoint ainsi que des mandats en tant que conseillers municipaux, pour certains avec délégation. Ils sont d’ailleurs désormais de grands défenseurs de la politique menée par la majorité, , eux qui, même si c’était mollement, la critiquaient dans le passé.

Site de la mairie de Combs-la-Ville : Délégations actuelles

Lors de cet accord, notre maire avait semble-t-il l’intention de se présenter, soit aux législatives en 2022, soit aux sénatoriales de 2023. Première tentative donc en juin prochain et possible accord de passer la main à LREM et donc à J Samingo, en cas de victoire. En échange, il est probable qu’une certaine neutralité soit de mise du côté de nos acteurs locaux de LREM durant la campagne des législatives. Tout cela va apparaitre désormais au grand jour et nous saurons bientôt le fin mot de l’histoire.

Mais si ces incertitudes peuvent nous inquiéter, il faut toutefois savoir que l’interdiction d’être maire et député en même temps n’empêche en rien de continuer d’exercer le pouvoir véritable. Et cela ne nous étonnerait pas outre mesure. Guy Geoffroy se pense irremplaçable et aime tout contrôler. Il suffit de regarder dans les communes voisines. A Yerres, le député N. Dupont Aignan, simple conseiller municipal, tire toujours les ficelles dans sa commune…

Au final, pour les Combs-la-villais, c’est bien le mandat de trop aux vues de la politique mené par Guy Geoffroy ces 15 dernières années. Une politique qui a consisté à réduire les services publics, à augmenter les tarifs des services communaux, à vendre notre patrimoine, y compris nos espaces verts, à bétonner sans développer une ville vertueuse et équipée, à endetter davantage la commune, à oublier que les familles et la jeunesse sont l’avenir !

Alors briguer un mandat de plus comme député…ce serait effectivement un mandat de plus et encore un mandat de trop !

Notre association milite pour réduire le nombre de mandats électifs à deux pour les villes de notre catégorie et limiter drastiquement le cumul. C’est à ce prix que les citoyens reviendront vers les urnes.