Forte augmentation des indemnités des élus

Depuis plusieurs années, le Maire dénonce la réduction des aides de l’Etat, et son corollaire, la baisse très importante des moyens financiers d’une commune au faible revenu par habitant. La crise économique qui vient de commencer va impacter très fortement les Combs-la-Villais. La précarité sur notre territoire s’accentue et les besoins d’aide pour les plus démunis vont croître.
Dans le même temps, la majorité municipale a voté une augmentation de l’enveloppe des indemnités des élus de plus de 56000 euros par an soit une augmentation de 25% des indemnités totales des élus à la charge de la commune (+ de 336 000 euros pour 2020-2026).

Montant des indemnités durant les mandats200820142020
Montant indemnités sur 6 ans1 275 696 €1 315 008 €1 653 048 €

Elle s’explique en partie par le coût de l’alliance LR /LREM qui a nécessité la création d’un douzième poste d’adjoint, alors même que de plus en plus de domaines de compétences et de décisions sont passés sous l’autorité de l’agglomération. Une augmentation du nombre d’adjoint est donc peu raisonnable et pas utile dans ce contexte.

Elle se compose aussi par une augmentation des indemnités du Maire (+4.45%), du premier adjoint (+32.04%) des adjoints (+6.60%) et des Conseillers Municipaux délégués (+53.44%).

Et enfin par la création d’une indemnité, certes faible, aux simples conseillers municipaux mais dont le coût est d’environ 14700 euros /an (7 de la majorité, 8 des oppositions minoritaires).

Ainsi, si l’analyse porte sur les seuls chiffres de revalorisation des indemnités du maire, de ses adjoints et de ses conseillers ayant une délégation, l’augmentation à la charge de la ville est-elle de près de 20%.

D’aucun nous rétorquerons qu’ils en ont le droit et que la loi de 2015 sur la Dotation de Solidarité Urbaine permet une majoration supplémentaire de 15%. Mais un droit n’est pas une obligation et il eut été préférable de s’abstenir de percevoir cette majoration dans une période si difficile pour tous et en particulier pour les budgets communaux.

Notre proposition était de réduire au minimum de 10% cette enveloppe. Elle a été rejetée alors qu’en « bon père de famille », il eut été plus raisonnable de limiter les augmentations au seul indice de la fonction publique pour les indemnités brutes avant majorations et ne pas se précipiter dès le début de la mandature pour donner une majoration supplémentaire que la loi permet. Tout cela est à la charge de la commune. La réponse du maire au conseil municipal parle d’elle-même.